Chapitre premier. — Première partie
une petite note précédant la note réelle. On comprend aussi comment le ralentissement soit marqué soigneusement par les manuscrits ; car si on l'exécute tant soit peu vite, il n'y a plus de charme et le rhythme semble écourté.
Cette première note de la clivis sera donc englobée comme note faible dans Yarsis, et la thesis contractée tombera sur la note qui précède le quilisma et qui est appuyée ou renforcée. Il faut éviter cependant de trop allonger cette dernière, mais lui donner naturellement un peu d'ampleur.
En résumé, je propose pour l'exécution pratique du quilisma :
a) d'appuyer la note qui précède la note tremblée ;
b) de ralentir un peu le neume qui précède ;
c) si c'est un groupe de 2 notes (clivis ou podatus) auquel est immédiatement soudé le qm lis m a, la ire note de ces groupes est faible et comprise dans Yarsis précédente ;
d) quant à la note tremblée elle-même : i° Ou de considérer la note dentelée comme une note ordinaire placée à la partie faible du temps dont la note précédente est la partie forte. Ex. :
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£-4^fw
Mari
20 Ou, si l'on veut mieux garder le caractère de cet ornement, il faut appuyer sur la note qui précède la note dentelée et glisser un peu plus légèrement sur celle-ci, en ayant soin de rallentir le neume qui précède, comme s'il y avait. Ex. :
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Mari
Un chœur aussi bien qu'un soliste peut chanter ainsi. Le trait — marque une petite prolongation ou appui , et la petite note indique l'exécution légère que l'on fait naturellement en glissant d'une note à une autre. L'effet d'exécution équivaut à :
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Ma -ri
Mais pour éviter toute idée de notation proportionnelle et toute raideur dans l'exécutionje préfère indiquer l'appui ou prolongement par le — plutôt que par une note pointée.
3° Enfin si le soliste chanteur ou instrumentiste veut orner cette petite note (la note dentelée) d'un battement, il atteindra une exécution aussi parfaite que possible. On pourrait la représenter ainsi :
Ce mode d'exécution semble en effet traduire exactement le -w des manuscrits.
On est toujours libre de s'en tenir à l'une des deux premières manières indiquées auparavant ; mais il n'y a aucun inconvénient, si l'on adopte en chœur la seconde manière,à laisser les instrumentistes, qui accompagneraient le chant, exécuter le petit battement ou la petite broderie que j'ai tout à l'heure proposée.
§11. Distropha et tristropha.
Le distropha est noté dans les manuscrits à neumes par ". Le Liber Gradualis le reproduit, comme les ma-