‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 50 sur 190 · Chapitre premier. — Deuxième partie · texte numérisé non relu

Chapitre premier. — Deuxième partie

succession de ces rhythmes distincts ressemble assez à celle de rhythmes contractés. La raison en est assez facile à donner, d'après ce que nous avons déjà vu. Plus un rhythme est étendu, plus sa force d'élan doit être considérable et l'attaque de son arsis plus forte. Dans les rhythmes de 2 notes, X arsis est assez faible ; elle est un peu plus forte dans ceux de trois notes ; mais elle atteint son maximum dans ceux de quatre ; c'est pourquoi ces derniers ne prêtent pas à l'équivalence. Ceux de 2 et de 3 notes au contraire s'enchaînent très facilement d'une part (en formant des spondées et des iambes toniques) ; et de l'autre, ont une reprise de mouvement assez faible pour laisser croire à l'équivalence; car au cours général de la phrase mélodique ni Y arsis, ni la thesis, dans les cas précités, ne sont grandement différenciées. Il arrive donc que, soit dans la succession de deux neumes, soit dans la subdivision des neumes conjoints, on peut user par équivalence de la contraction au lieu de la disjonction ou succession distincte. Cette équivalence profite surtout à la théorie de l'accompagnement.

te

te

fte-

f^Sft

nos - ter

Je termine ces observations sur les principes généraux qui servent de base aux équivalences en signalant les mêmes faits dans le chant syllabique. Qu'on examine ces exemples :

fr

fc:

Ji>j-A

1 dédit (5mni-a 2 flâmma rûbi 3 tel- lus âequora 4 nârdus méa

78 Rhythme du chant grégorien.

et l'on verra que, pour les mêmes raisons que celles exposées dans le second § ci-dessus, la thesis du Ier mot est affaiblie au point de paraître supprimée; d'où il résulte une anacrouse ou une contraction.

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