‹ Rhythme, exécution et accompagnement du chant grégorienChapitre 49 sur 190 · Chapitre premier. — Deuxième partie · texte numérisé non relu

Chapitre premier. — Deuxième partie

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8 tem - pus 9

Au n° i, les deux derniers neumes sont marqués dans les mms : le premier, bref ; le second, ralenti, à cause de l'ampleur que doit avoir la cadence. L'accentuation de ce dernier fait paraître le Ier anacrouse.

L'ex. 2 se rencontre fréquemment sous diverses formes; presque toujours la clivis suivie d'un cliniciens est ainsi rhythmée. Si dans les mms. elle est marquée longue, c'est qu'exécutée au mouvement ordinaire elle produirait un effet étriqué et quasi badin ; mais son exécution posée, si elle importe à l'ampleur de la période et au caractère de la mélodie, ne change pas son caractère rhythmique intrinsèque.

Les ex. 3 et 4 montrent comment se rhythment (d'après les indications mêmes des mms.) ces finales où la succession d'un rhythme de 4 notes à un de 3 notes créerait une difficulté. On pourrait parfois subdiviser le dernier neume; mais il est souvent plus naturel d'exécuter comme ici(i6).

Dans les ex. 5 et 6, les 2 neumes sont bien chacun de 3 notes, mais le dernier est final, et par suite plus ample et principal.

Dans l'ex. 7, sur la syllabe : tis, on devrait avoir :

ut ré mi ré : mais le neume final attire le rhythme précédent et absorbe sa thesis.

L'ex. 8 a un qûilisma dont la note appuyée attire la clivis précédente, bien que celle-ci soit ralentie pour préparer l'exécution du quilisma.

Enfin la double note de l'ex. 9 forme un point central dont l'accent affaiblit la thesis précédente.

Du principe que nous venons de voir et de ses diverses applications, il est facile de déduire que tout ce qui relève l'importance de Yarsis ou de la thesis d'un rhythme fait disparaître au même degré, et sauf autres motifs, la possibilité de l'équivalence signalée dans ce paragraphe.

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2 prudén-ti - um 3

Ainsi la double note dans l'ex. i, renforçant Yarsis donne du même coup plus de poids à la thesis qui est toujours en proportion. S'il n'y avait ici que 2 clivis, la ire serait anacrouse. La note double en fait un rhythme de 3 temps qui l'emporte sur le second, ou du moins l'égale. Quand de 2 neumes le Ier est plus important que le second, ou que les deux sont égaux, la thesis est toujours sensible, et il n'y a pas d'équivalence, comme on peut le constater dans les ex. 1, 3 et 4.

L'ex. 2 suffit pour montrer comment la thesis suivie d'une anacrouse, reste également intègre et ne prête pas flanc à l'équivalence, que l'anacrouse soit naturelle, ou bien artificielle par suite d'une subdivision indiquée par les manuscrits dans ces passages et les endroits similaires. On comprend aisément que la thesis ne puisse se lier à Yarsis suivante, à cause de l'anacrouse qui les sépare. Observez encore qu'une anacrouse est prise sur la valeur de la thesis précédente, ce qui la suppose longue et par suite nettement distincte.

— Une troisième sorte d'équivalence est fondée sur le fait suivant. Quand des rhythmes de 2 ou de j notes se succèdent avec une thesis minime, ou d'un seul temps, la

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