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lis Mun-dum vin- censjûnctus cœ-li-co - lis Co-ro-nâ - tur
Il semble que mesure et rhythme vont bien. Pas toujours ; car l'accent de Swn, Marlinus, Vincens, qui est à la fois tonique et rhythmique pour la poésie, doit coïncider avec un temps fort de la mélodie, d'après les lois du rhythme en général, et du rhythme tonique de la poésie, en particulier. Or ici, il coïncide avec la partie faible d'un temps. La mesure ne traduit donc pas exactement le rhythme ; si on donne la séquence ainsi notée aux choristes, il faudra leur marquer soigneusement l'accent métrique et le leur faire observer. Quant à la direction, je préfère de beaucoup la marquer d'après ce schéma :
rV==*=rî
148 Rhythme du chant grégorien.
Mettez #s = 1 1 6 pour tout le schéma ; la noire est évidemment le double. On peut la décomposer en 2 croches, comme elle l'est dans la séquence. D'après ce schéma, je marquerais ainsi le rhythme :
Gau-de Si - on qui di - em ré - co - lis qua Mar-ti-nus compar A-pos-to-lis
rail, poco
Mun-dum vin - cens jun-ctus cœ - M - co - lis Co - ro - nâ - tur
Pour bien comprendre ce rhythme, il faut observer que l'accent métrique est le principal, comme force et ampleur, il devra donc l'emporter sur l'accent des arsis secondaires. Ainsi des 2 premières, sur: Gaude, Sion : la ire arsis est secondaire et prépare la seconde ; le rhythme de : gaude n'a donc pas l'importance de celui de Sion, ni pour Y arsis, ni pour la thesis qui sera à peine sensible. Pareillement, l'accent de diem n'est que celui d'une partie forte de temps, et non celui du temps fort réservé à récolis. Tout cela n'est pas indiqué par la mesure ternaire. C'est pour le rendre plus sensible que j'ai usé d'équivalences rhythmiques, au lieu de mettre :
Gau- de Si - on, qui di- em ré - co - lis.
"ëîc.
On ne s'étonnera pas de voir une thesis sur : Qua Martintts. Dans le rhythme libre du chant grégorien, ce serait une scission mauvaise du mot. Ici, bien que cette disposition du texte ne soit pas aussi bonne que : Gaude, Sion