II
La pentapodie péonique exprimée en termes de musique moderne serait une mesure quintuple comptée de cinq me-
sures à f .
Le hacchius [^^-), à ne le considérer que du côté de rétendue, est l'équivalent du péon. On ne le trouve mentionné que dans les écrits des métriciens; dans la rhyth-
mique pro)>rement dite, H n'en est pas question. C'est que la période bacchique y était considérée comme un rhythme composé (voyez au livre II), tlont les éléments étaient Tiambe et le péon. Le vers d'Eschyle:
s'analysait par conséquent comme il suit:
Cette analyse devrait nous amener à parler du vers dochmiaque, qui n'est qu'une dipodie bacchique abrégée par la catalexe. . Mais ce sujet se traitera plus naturellement dans le chapitre intitulé ^Changement de mesure'.
Voilà toutes les données que nous avons pu réunir sur la sémasie des vers antiques. Comme l'ordre des frappés ne nous est pas connu d'une manière absolue, nous aurions pu nous dispenser de les marquer. Nous avons préféré, pour ne pas déroger aux habitudes contractées par les hellénistes allemands, conserver la notation invariable, quelque arbilrjaire qu'elle soit de la première longue du frappé et du levé dans des périodes d'une certaine étendue.