‹ Rhythmes français et rhythmes latins pour servir d'appendice aux traités deChapitre 38 sur 56 · JJ JJ · texte numérisé non relu

JJ JJ

et avec une note lactée :

^ etc.

Le spondée simple a notre mesure à quatre quatre:

j J J J ou bien j J j

Les spondées qu'on nous cite comme constituant un^hythme dans les hymnes sacrés et les nomes, par exemple dans le voiiog nvd'iog^ sont à considérer comme spondées doubles (Pollux 216, 213, 217 avXri^a ivànXiov etc. etc.).

Si Ton se bornait à doubler le trochée et Tiambe, comme le spondée a été réellement doublé par les anciens musiciens, on n'obtiendrait que des xôdeg é^d0i]^OLj des molosses, des choriambes, des ioniques. Aussi le arj^avrog et Voçd'iog ne sont-ils pas le double, mais bien le quadruple du simple trochée et du simple ïambe. Aristide dit formellement, que ces pieds contiennent 12 temps, dont 8 appartiennent au frappé, 4 au levé. On pourrait être tenté d'admettre, que les huit temps du frappé fussent compris, comme les quatre du levé, dans une même syllabe; mais outre que la rhythmique des anciens n'admet pas de syllabe renfermant 8 temps, Aristide dit expressément (1), qu'il y a 2 frappés [dixkaôidlcDV xàg %'éiSeigy On se souvient, que les anciens attribuaient deux orj^sta au trochée simple; réuni dans un pied multiple à d'autres trochées, il n'en recevait plus qu'un seul. Mais deux TQOXcttov Orj^avtoi ne peuvent jamais être combinés en une période, parceque cette période aurait une étendue de 24

(1) Aristide 38, 98. Mart. Capella 195, 196.

temps, 8 de plus que n'en peut renfermer la plus longue période du yévog tcov. Ce trochée constitue donc une mesure à lui seul, et pour mieux le distinguer du trochée ordinaire, on lut donne une notation {ai](ia0ia), qui n'appartient qu'à lui. De là son nom: (Sr^Lavroç, Le témoignage d'Aristide est formel à cet égard. Ml porte le nom de aTjfiavtoSy ditil, parceque les syllabes {xqovol), qui le composent, sont relevées par une notation artificielle {ôrjiiaôiaig i7tits%vrixatg). Car les. frappés {d'édêig) sont redoublés par le chef d'orchestre {i^yefiœv), afin que les autres chantres puissent suivre la mesure plus aisément (TCaçaxoXovdijasœg svexcù) (1). Dès lors la forme du trochée OriyLavxôç est celle-ci:

et celle de VoQ^iogi

» ttr tt

Leur mouvement répond à la mesure à trois-deux. On pourrait noler le trochée ôrjuavrog:

cJ <J <r! e) cJ <s/

L'iambe oçd^Log n'en différerait que par la note tactée:

jjj

etc.

.tir rr

Ces deux rhythmes ne sont donc que des molosses du mouvement le plus lent ou des molosses doubles. Lorsque ces molosses se frappent sur la première longue, on les appelle TQOXcctoi ôrj^avtOL^ lorsqu'ils se frappent sur la seconde, oçd'Loi (2). Les moftsses ne sont pas des pieds imaginaires, inventés par la subtilité des grammairiens. C'était un rhythme

(1) Mar. Viclorin. 2483.

(2) Aristide p. 38.

fort en usage dans la composition des chants sacrés, surtout dans ceux de Dodone, au pays des Molosses, d'où il tire son nom (1).

Ce sont probablement ces pie*ds à 12 temps, que Denys a voulu désigner par le terme molosses (2), et le fragment tiré de l'hymne sacré écrit en l'honneur des Dloscoures a dû èlre composé en ôrni^avxol ou içd'ioti

SI Zrjyoç \ %(n Arjôccç ] 'KiXXiaxoi ( aœTtJQEç,

L'inventeur de la poésie nomique, ainsi que du vo^iog OQ%^iog et tQO%alog^ est certainement Terpandre (3). C'est dire, qu'il ne faut pas entendre par oq%'ioç et Cri^avtOQ des pieds isolés perdus dans d'abtres rhythmes, mais un rhythme indépendant, formant le mouvement d'hymnes et des chants entiers, constituant des dimètres, des trimètres, des tétramètres métriques. Seulement, pour la raison indiquée plus haut,' ce rhythme ne saurait se mesurer que par monopodies.

TABLEAU DES qv^iloI ànkoï OU DES PÉRIODES

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