v^ vy W V^j j
^, -^ V> w> W ^ «^ — — S-> — Vi/ ^ w> -~
fi ' '
Les cinq premiers dimètres sonl composés de peons; le di- Irochée 'dans vers 2 est un XQrjtixog ncxtoç^ c'est-à-dire que le second pied doit être considéré seulement comme un ft^^
yed'og oiôr^iov (- ^ == 2). Les trochées des vers 4, 5 sont des dipodies de 6 temps envisagées par les rhythmiciens comme ^eyéd"!] é^doij^a daxtvhxa. Le rhythme a quitté le mouvement péonique et par un changement aippelé ustapoXrj xatà yévog a adopté la mesure trochalque.
Ce qui précède nous aidera à mesurer les périodes appelées glyconiques. Comme elles sont composées de fiLxroi^ les anciens les divisaient, comme \en ^ixrol en général, en pieds de deux syllabes. La période glyconique, qu'ils désignaient par le nom fiaxxBtog ành tqoxcclov^ était décomposée par eux ainsi: *
.Pour flous elle se décompose en un XQtjttxog ntxtog et un âdxrvXog xat* taiifiov, c'est-à-dire une dipodie iambique régulière. Nous la mesurons exactement comme les anciens rhythmiciens:
2 l IH I 1 2 1 2
âocxt, ncct
£n suivant l'analogie du dilrochée, nous trouvons que
2° Viambe double {diiambus) est un ditrochée catalectique précédé d'une. anacrouse. Quand il est régulier ou rationnel (pi^TTOg), il représente la dipodie iambique:
Lorsqu'il est irrationnel ou semi-rhythmique il se mesure:
11 a cette mesure dans des vers glyconiques précédés d'une anacrouse :
V> — V./ —««^ S^ — ^/ aB^
3° Le choriamhe rationnel se divise en pieds [qv^ilov), et alors il a une étendue de 6 temps :
OU bien il est simplement àvalvô(i€vog êlg XQ^'^^^S^ ^^ <iui arrive lorsque dans des vers glyconiques sa première longue
est irrationelle :
Dans ce dernier cas le choriamhe s'appelle choriamhe cyclique, nom qui nous est transmis par le scoliaste d'Héphestion. Présentant une étendue rhythmique moindre que le choriamhe rationnel, il est aussi plus rapide que ce dernier, comme les dactyles et les anapestes cycliques sont plus rapides que les dactyles et les anapestes rationnels.
4° Vantispasie est soluhle en pieds et en rhythmes, lorsque se^s longues sont rationnelles:
{tQOXcctog ano la^^ov chez les anciens). On le divise seulement en temps, lorsque la deuxième longue «st irrationnelle :
5° et 6° Le ditrochée et le âiiamhe au levé irrationnel (voyez plus haut) sont divisés en pieds et en rhythmes, lorsqu'ils représentent des dipodies trochaïques et iamhiques rationnejles, ce qui arrive toujours, lorsqu'ils figurent comme double
base dans des vers glyconiqiies :
— ^— .W— ww/— Q|] ^— ^ — «^-^ —
Lorsque de deux trochées ou de deux iambes l'un seulement a un levé irrationnel:
ce rapport n'est plus celui de régalité, puisque l'un des deux pieds a un demi temps de plus que l'autre — mais la dipodie n'en passe pas moins pour un ôdxrvkog (c'est-à-dire pour appartenir au yévog î6ov), parcequ'il est de la nature des pieds semi-rhythmiques Xçvd^ftoei^âetg) d'affecter la forme ou des jteQLJtkeœ ou des énirçoxoi»
Iph. Aul. 1063: naîÔBç BeaaaXal fiiya (pôSç,
Pind. Olymp. 4> 4*. ^elvœv d ev Ttçaoaovzmv eeavav.
Mais souvent ces dipodies ou Sàxrvkoi ne sont divisibles qu'en temps, comme dans les périodes que voici:
La première est un vers glyconique précédé d'une base spondaîque, la deuxième est le même vers, ayant avant le spondée encore une anacrouse. Les quatres premières syllabes sont envisagées par les rhythmiciens comme une dipodie. Mais comme le second frappé est irrationnel (semi-rbythmique),e lies ne peuvent être divisées en pieds rhythmés, mais seulement en temps.
Chap. VII. PERIODES GLYCONIQUES ET
LOGAÉDIQUES.
Nous avons vu régner dans ces périodes le même principe que dans les rbytbmes complexes {^vxtoi); principe, d'après lequel une longue et deux brèves qui la suivent, peuvent être réduites à la valeur rhythmique d'une longue complète rationelle, suivie d'une seiile brève. Ces périodes étaient considérées par les rhythmiciens comme une seule mesure, comme un
seul rhythme, dont une partie constituait un frappé de plusieurs syllabes, et dont l'autre formait un levé composé de même. Ils indiquent toutefois les moyens et les lois d'après lesquelles les syllabes, qui prises rationnellement et conservant la valeur d'un temps ou de deux, auraient empêcbé une étendue rhythmiquc de se former, devaient se subondonner au mouvement général. C'est là précisément ce qu'ils appelaient fir^tg, âi* "^g Tcig açôstg tatg ^é<SB6i nçënàvrcDg àno6i6o]Lev. Lorsque plusieurs dactyles ou anapestes se suivent, et qu'à leur tour ils sont précédés ou suivis d'un trochée ou d'un iambe, les dactyles ou les anapestes sont considérés comme dac-. tyles ou anapestes éoliens ou logaédiques, termes qui signifient la même chose que abdique, c.-à-d. fugitif. Mais lorsqu'un dactyle ou un anapeste se trouve isolé au milieu d'autres pieds, on ne le considère plus comme tel ; on envisage alors le vers entier comme un vers glyconien^ à la forme choriambique ou antispastique :
^ .^-ww- vers glycon. choriamb. o(ûO£xaôrinog
~î^ — s^ s> — w — ,, ,, antispast. ,,
^ s^ - ^ - „ „ choriamb. „
Dans ces vers à 12 temps aucune syllabe n'est irrationnelle. II n'en est pas de même des glyconiens suivants, qui
eux aussi sont âœdsxdOtifiOL:
— >mf w» — w» s^ — v> — v>
Le trochée, qui dans ces vers est suivi de»la brève, n'est un pied *qu'au point de vue de la métrique. La rhylhmique n'y voit qu'un XQ^'^^S de 2 temps, dont la longue est irrationnelle (un temps et demi), et dont la brève est le XQ^'^^S
^Qccxéog PçaxvtSQog (^ temps).
Il s'ensuit, qu'une période glyconienne ou logaédique est envisagée par la rhythmique comme étant égaie à une période trochalque, qui aurait le même nombre de frappés. Le dernier levé manque-l-îl? On y supplée par la pause {À€t(i(ia), ou en allongeant le dernier frappé, et en lui attribuant trois temps :
Période trochaïque : -^-w-^i— ou bien -^-.^ \
Pér. glyc. équivalente: -w»^ -w.v>^*^i— ou bien -^>^ -s^s^ - w - ^.
On voit aisément, que les périodes glyconiques ont 12 temps, comme les périodes trochaîques, qui les précèdent.
Lorsqu'une période logaédique commence par une anacrouse, cette période a la même valeur rhythmique qu'une période iambique pourvue du même nombre de frappes. Quand cette anacrouse n'a qu'une syllabe, il* n'y a pas de difficulté; quand elle en a deux, elle forme avec la longue suivante l'anapeste cyclique qui, comme dit Denys, est l'inverse (àvtéôtQOifos) du dactyle cyclique:
w ^ - (anapeste) - ^ »> (dactyle).
L'anacrouse à deux syllabes est -elle suivie d'un trochée? le premier frappé de l'anapeste cyclique sera rationnel comme dans Pindare 01. IV, 1 :
Leg anapestes cycliques, qui se trouvent au milieu d'une période, se distinguent de ceux, qui se trouvent à leur commencement, par 4'ordre différent des deux brèves. Dans les premiers c'est la brève- abrégée {xQOvog fiçccxéog fiQà%vxsçog), qui précède la brève (Pqccxvq) rationnelle, exactement comme dans le dactyle cyclique. Sans cela le rapport de 2:1 {^oyoç âiTCÀdôvoç) serait troublé. Ainsi:
Lorsque Tanacrouse est une syllabe longue, elle est irrationnelle ou semi-rhythmique comme dans un vers iambique, c'està-dire qu'elle a un temps et demi, en sorte qu'elle équivaut à Tanacrouse qui se compose de deux brèves.
Enfin il résulte de ce que nous avons dit plus baut sur les mètres catalecliques, que dans les cas, où une période glyconienne ou logaédique, précédée d'une anacrouse, se termine par un levé, elle est mesurée comme une période iambique. qu^se terminerait de même, c'est-à-dire qui serait catalectiqu».
. CiUP. VIII. LA BASE RHYTHMIQUE (ANTISPASTES ET CHORIAMBES CYCLIQUES).
Lorsque dans la même période un frappé est suivi immédiatement d'un autre, il naît le plus souvent ce que les anciens ont appelé le pied antispastique. C'est ce qui arrive dans les vers suivants:
Les quatre premières syllabes du premier vers forment un cboriambe cyclique, celle du deuxième un xçrjtixoç ^ixrog c. àd. que le chortambe et le crétique contiennent chacun 5 temps. Comme Aristide voit dans ces deux vers des périodes de 12 temps (âaâsxéarj^oi), les quatre dernières syllabes dans cliacune devront former 7 temps. Il s'ensuit, qu'un deg deux derniers frappés a la valeur d'un XQ^'^^^S tçéarj^og — et ce sera nécessairement celui, qui est privé de levé:
XOQ, nvnXmoç nQrjTinoç,
Il en est exactement de même dans les vers de 12 temps appelés par les anciens rçoxcctog àno fiaxxaCov et paxxeiog
Les anciens semblent avoir considéré la base [pdôiç) comme nne variante de Tantispaste. Mais ils ne l'envisageaient pas comme une petite période, indépendante des rbythmes qui la suivent. C'est là le système de Bœckh et de Hermann (^ ,: i w, ^ - ^ ) etc. Us partaient plutôt de la forme iambique de la base; les autres formes leur en paraissaient être les diverses modifications. Aristide voit dans tous ces vers, dont la base fait selon lui une partie intégrante, de simples âcDÔêxdôrifioi, Les voici tous:
Le spondée au début est le même* que nous avons rencontré au commencement des périodes trochaïques, c'est-à-dire le tQv0rjiiog TteçÏTtXecoç au levé irraléonnel. 11 donne de l'énergie à la marche du rhythme. Le second pied aussi peut êlre un spondée, par exemple (Antig. 827):
nezQciicc ^XafSxci ôcifiaCEv,
Aristoph. Vesp. 1459: •
oiaitoi TtoXlol xavx enu^ov.
Alors le vers peut revêtir les formes suivantes:
Aristide fait resisortir la circonstance, que le frappé est réso- Uible en deux brèves, doù il suit, qre dans une base anapestique cest la première brève, qui est marquée de Yicius:
Iph. Taur. 1120:
• jjLSrajîaAAft ôvçôaifioylcç,
Aristoph. Vesp. 1473:
N'oublions pas, que toutes ces fo;*mes peuvent être précédées de Tanacrouse, et alors les anciens rhythmiciens appellent la première dipodie ddxrvXog xar' la^poevdrj.
II faut en distinguer soigneusement la base iambique propre-
ment dite. Celle -ci fait naître Tantispaste, dont le premier frappé forme certainement un xçovog rçiari^og^ au moins dans des slrophes, dont les autres vers ont aussi un caractère iambique. Par exemple (Choëph. 46):
xoictvÔB ^dcçiv it%aQixov ctTCOxqonov TiuKœv,
Mais cette base peut aussi être mesurée autrement. Comme le premier frappé est le plus décisif et le plus énergique, une brève qui commence peut 'être envisagée comme frappé, et porter l'ictus en cette qualité. Dans la poésie ëolienne nous' trouvons une base formée par un simple pyrrhique, •dont la première syllabe est certainement- relevée par une forte tension de la voix (Sappho fragm. 40):
yXvy>vni.%Qov afiaxccvqv OQTtetov,
11 s'ensuit que, lorsque dans cette poésie le pyrrhique est remplacé par l'iambe» c'est la brève et non la longue, qui représente le frappé, et qui reçoit l'ictus. C'est ce qui a eu lieu dans le vers qui précède le vers cité par nous plus haut:
"E^og d^ ttvté ft^ o IvOifiglrîç 86vii,
C'est par ce moyen et par ce moyen seul, que i'on peut expliquer les changements fréquents de la base dans les chœurs tragiques, qui trochaîque dans la strophe, se trouve être souvent iambique dans Tantistrophe, et réciproquement. Les trois temps de ce çvd'fiog rçiôrifLog sont trois syllabes indépendantes. Dans le trochée les deux premières sont réunies et forment la longue; dans la* base iambique ce sont les deux dernières:
Chap. IX. CHANGEMENT DE MESURE.
L'unité du rhythme est la règle, le changement du rhylhme n'est donc qu'une exception. Cette exception très-rare dans la musique moderne a été *plu^ fréquente chez nos ancêtres. Une transition brusque d'une mesure à une autre ne saurait être due au hasard. 11 faut qu'elle soit motivée par la nature des sentiments que la poésie et la musique veulent exprimer.
Les anciens rhythmiciens Bacchius, Euclide, Aristide ont examiné en détail et même systématisé ces {Lëxa^oXav^ comme ils les appellent. Nous n'aurons pas besoin de les suivre sur ce terrain, d'abord parceque notre intention n'est pas de réproduire ici le système entier de la rhythmique grecque; puis parceque nous avons rencontré dans notre étude rapide des rhythmes, la plupart des changements possibles et admis. Nous
indiquerons seulement en courant la marche suivie par les anciens.
Ils admettent le changement, chaque, fois que l'extrême simplicité du rhythme est troublée. Cela arrive dans les rhythmes, que nous venons de traiter dans le chapitre précédent sous le nom de rhythmes complexes, par exemple:
Car ici on passe d un rhythme simple à un rhythme complexe (ft^xro^). Cela arrive aussi, lorsqu'on passe d'un rhythme complexe à un autre, qui l'est également (par exemple:
. ^ .>^^ w ), ou lorsqu'on joint ensemble des rhythmes,
dans lesquels l'ordre des frappés et des levés est opposé {ilbtccpokij nat* àvtid'eôvv xccl xccrà 0vvd'sôiv), par exemple des trochées et des iambes (- ^ - ^, ^ ^ - on - -^, ^ v^ -; ^ - s- -, - ^ - v^ ou ^ -, - ^ - ^) , ou des hexamètres suivis de trimètres iambiques:
Les rhythmiciens anciens appelaient (letapoki^ xar' dXoyCav le passage d'un rhythme rationnel à un rhythme irrationnel ou semi-rhythmique, ou réciproquement, par exemple: -1^-:^ ou -£^-v., et d'un rhythme semi-rhythmique à un rhythme également semi-rhythmique : JiSLj.SL,
Un changement de rhythme véritable est celui, que les anciens ont désigné par le mot àvdxXaôig , puisqu'il fait alterner la mesure à trois -quatre avec la mesure à six -huit, ou des ioniques avec des dipodies trochaîques. Ce changement pouvait se produire plusieurs fois dans le même poème, et il est indubitable, qu'il ne se rencontrait pas seulement dans des rhythmes ioniques, mais aussi ailleurs, par exemple dans les chants composés à la fois dans le rhythme péonique . et dans le rhythme trochaîque.
Le dochmiaque aussi pouvait être considéré comme un ^v--
d'fioç iistafiaXlcav, composé d'un bacchius et d*un ïambe et soumis à un frappé princi^l unique:
bacchius iambe
Le rapport de la thésis et de Tarsis y est comme 5:3, circonstance qui lui donne un caractère insolite, contraire à toutes le» lois de l'harmonie. Aussi lorsque les autres rhythmes poîtent le nom de rhythmes droits (^v^ftol oçd'oC), celui-ci est-il appelé Sox^iog^ c'est-à-dire oblique. On le trouve surtout dans les monodies du drame, où la passion se sert du langage le plus violent, où se font entendre les accents les plus, déchirants de la douleur et du désespoir. La dissonance rhythmîque y exprime admirablement les dissonances* du cœur humain, si Ton peut parler ainsi. Car le changement de genre n a pas lieu dans le dochmia(|ue d'un vers à l'autre ; il se répète à cljaque mesure, puisque chaque mesure contient le passage du genre péonique au genre iambique. Ce qui fait ressortir davantage le contraste d'une agitation extrême et d'une prostration absolue, qui se peint dans le mouvement de ce rhythme, c'est que les deux brèves qu'il renferme, peuvent être allongées et les longues résolues en deux brèves. Le dochmiaque dont les brèves restent brèves, s'appelle 86%- ^log XQLTiKog (rationnel), celui dont les brèves peuvent s*allôn^er, doXiii'Og cckoyog (irrationnel). Ce dernier a trois formes principales (nous ne comptons pas celles qui* naissent de la résolution des longues):
q ' ce
Dans la- première forme c'est la première brève qui s'allonge, dans la deuxiàme, c'est la deuxième; epfin dans n° 3 les deux brèves ont été remplacées par dès longues. — ^ Après le
dochmiaque rationnel, qui est le plus fréquent, c'est la première forme du dochmiaque irrationnel, que Ton rencontre le plus souvent.
On le voit: si l'unité de mesure est une règle observée aussi bien par les anciens qut par les modernes, cette règle a ses exceptions. Nous venons d'en signaler une importante dans la rbythmique grecque. Les chants d'église du seizième et dix;septième siècles peuvent nous en fournir d'autres. Voici la mesure d'un quintetto de cette époque (1):
^ J ^ J ci si ci
d J el ^ si — ■^ \ si é ^ é
si é si é ai
é é é é aà é é
é é é é si si ^ é si é
=jj