SCENE XIII
RICHARD, SCROOP
?c.noop. De pauvres chasseurs pour ce fin renard !...
ricb « no. Tu crois?
Rcaoor. Ds observent le nez ou Tortille d’un homme, il ii’v a que le regard qui ne change pas.
ricuard. Tu gagnes dans mon e«prit. . Et lu ne «oupconne pas où ce misérable s'est réfugié?
scroop. Non, milord.
Richard. Tu le reconnaîtrait cependant?
ir roof. Je le reconnaîtrais!
riciiaud, observant. El comment ne l'as lu pas poursuivi f
s. roof. Je Fax voulu, quand j ai su à quel homme j'avais eu affaire, nuis U était trop tard.
richard. Maladroit!... .Non, je suis injuste enver* toi. Tu m'as rendu un grand service, que «rUl-tu pour récompense?
Scroop. Rien que I honneur de vous ivoir été utile.
richard. C’est peu... (A part.) Si c'était trop...
Il-iut.) Cherche.
senoop. Vuirv fou est mort, altesse.
Richard. Tu veux dire le fou de la reine douai rière !
scroop. La marotte d'un fou, e'est la boite do Pandore... il y reste toujours l’espérance.
richard. Oui, Scroop, l'espérance, et cent IL «re* pour ne pas desesperrr.
sciioop. Votp Grâce, j'ai tout ce qu'il faut pour ne pas mourir dans la peau d'an sage. Je serai aussi fou que votre Toby.
richard. Tu te méprends sur son compte.
scroop. C’est juste, c'était un homme renaé:
il était le fou de la reine ; mais il était aussi votre espion. . et au besoin...
richahd. Tu as de la sagacité et de l’esprit, tu ne dois plus me quitter. Je te prends à mon service. Je te présenterai moi-même à la veuve d Édouard... j ai plus que jamais besoin d'avoir à côté d’elle un homme qui seconde mes vues et surveille srs desseins. Tu ai ma confianre.
scroop, l'essaierai de la mériter, milord. et. Dieu aidant, j’y réussirai, je l’espère.
Ricii.tnn.Tu vivras à la guise Si tn aiirtri lé vin, même le vin des Canaries, tu en boiras; si tu veux de l’or, tu en auras ; si tu es joueur, tu joueras... Mais moi qui ne suif Di ivrogne, ni avare, ni joueur, je te ferai pendre la première
fuit que (a regardera* en arriére quand tu devrai* regarder en avant. — Acceples-tu?
scHotfc. J'accepte.
iHinn, lui frappant sur l ' épaule . Tu fera» ton chemin. ( Grand bruit de voix ou dehors .) Quel est ce tumulte?
scnoop.Ah! quelle cruauté', c'est une troupe de furieux qui ameutent la fouleconlre un pauvre alchimiste que j'ai connu autrefois, Hugb Ilavrkins ! Il es* avec «a fille l mens an. Bahl un sorcier! {Regardant avec tranquillité.'' On le tuera.
Rcnonp. (Il décroche une épée du mur et se pré cipite dehors .) Je le sauverai !... (flxorl.)