SCÈNE XII
Les M&mm, JOHN SLANGHTER, PATRICK, LElâlEREY.
riciurd. Consultez vos tablettes... Raoul de Fulke!
leixrriv, feuilletant ses tablettes. Ab I voilà I Raoul de Fulke : soixante à soixante-cinq ans; vigoureux, grand, vuôlé; cheveux blancs roulant sur l'épaule; aucun signe distinctif au visage; yeux gris.
PAVRim, lisant. Raoul de Fulke : vingt-cinq a vingt-huit ans; brun de peau et trapu; cheveux noirs, barbe noire, œil noir, borgne.
slanghter, 1«mmz. Raoul de Fulke : trente-cinq a quarante an»; barbe rousse, cheveux ras et roux; Normand d'origine; une cicatrice au front; des yeux bleus, très-grands.
nictiAHD. A merveille 1 trois au lieu d'un!
scroop. Quatre, milord! le mien n'est ni roux, ni blanc, ni noir... il est chauve... le creux de la main, quoi I
ionN. Mon rapport est sérieui, votre altesse. , . il s’appuie sur des faits.
lgimpri v. Gomme le mien, milord!
PATRtrK. Comme le mien I JOHN, conlinManl rirruirnt. Rirhemond est en vue de Devon, — tin seul vaisseau. — nous le tenons ! tout à coup un homme s'élance dans une mauvaise chaloupe .. I.a tempête redouble d'énergie. n'importe I... Deux cents flèrhes volent autour de sa tête. Bagatelle ! Enfin, aborde le vaisseau... une mannmvre s'exécute... le vaisseau vire de bord, et Riclicmond est sauvé... Voilà l’homme hardi que je signale à votre altesse : trente-cinq à quarante ans. barbe rousse et cheveux roui, une cicatrice au front.
t.F.iucRRr, rirement. Je ne serai pas moins concis : 26 décembre 1 1S3, les partisans de Richemond sont en déroute; Saint Léger et Buckingham, décapites; à Pnnfret, Gilbert Talbot attend l'heure de son esécution : un courrier arrive avec sa grâce signée et scellée aux armes de votre altesse... il la remet au gouverneur... on les laisse partir... Deux heures après on trouve ce billet dans le cachot : « Raoul de Fulke a délivre Talbot. » Voilà l’homme redoutable que je dénonce : soixante a soixante-cinq ans, grand et voûté, yeux gris.
Patrick, de même. Je garantis mon récit sur ma tète. Deux de vos navires chargés de bijoux, d'ormes et d'étoffes précieuses ont été captures presque dans le p<>rt de Douvres... Un coup de riiam hardi : trente contre deux cents! Brefl ce* bandits eurent le dessus ; la cargaison fut vendue; l’argent envoyé à Ricliemond, qui grâce n ccl appoint a pu mettre sur pied l'armée qui nous menace aujourd'hui l.r chef des corsaires, Raoul de Fulke, vingt-cinq à vingt-huit ans, brun, trapu et borgne.
richard. Ces trois hommes n’en font qu'un.
Raoul do Fulke est à Londres, je veux salétcdans trois jours... Al'ei ! .. {Ils sortent .)