‹ Richard 3. drame en cinq actesChapitre 35 sur 80 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

soioop, sm joiin slanghter.

scroop, barrant le passage à sir John. On ne pssve pas 1

sir joiin, riant. Décidément, tu joueras bientôt ton rôle au naturel, tu es fou !

scroop. Ah: c'est vous, sir John, je ne vous reconnaissais pas. Vous n’avez pas perdu de temps.

sir joiin. On ne se marie pas tous les jours. Où est la princesse?

scroop. La princesse?... Gravement.) Là, sérieusement, la mam sur la conscience et devant Dieu, vous l'épouscrc»?

sir joiin. J'aurais mieux aimé l’hôtesse de la taverne d'à côté. Mais h la guerre comme à la guerre .

scroop. C’esl cela, on prend ce qn’on trouve... Ainsi, vous y êtes décidé, vous l'épouserez!

sir john. H le faut bien.

scroop. Et l'on vous a remis l'act« de déchéance ?

sir joiin. Oui, je l'ai là.

scroop, te palpmt. Là, sur votre cœur?...

c'est vrai! Ainsi, vous allez dire adieu a Londres, à Daynard, à toutes les tavernes appétissantes et mal famées de la Cité et au» joyeuses comméres de Lud-Gate?

sir joiin. Que veut-tu? j'aurai deux mille couronnes et une bonne ferme pour tnc consoler.

scroop. Deux mille couronnes et une bonne ferme, ça ne se trouve guère dans les pus .. de la [ vertu. [Montrant le tableau de droite.) Voilà un [ certain seigneur qui n'a pas l'air d’être de mon avis... [lui prenant le bras) ni du vôtre, sir John.

sir joiin. Je te crois. CVst un Wydcville, à qui l'on avait confié un coffret rempli d’or et de pierres précieuses; il a mieux aimé mourir de laim sur uu grabat que d’y toucher. L'imbécile I Adieu.

scroop, le retenant. Elle va venir. Vous êtes amouieux. Mais si riolent que soit votre amour, j vous laisserez bien à votre fiancée le temps Je changer d'habits. Vous n’aimez donc pas la peinture?

sm joun. La peinture? Si, si.

scaocr, montrant le tableau de l'oubliette. Tenez, voilà un chef-d’œuvre. Vous connaissez cette histoire? Approchons, vous verrez mieux.

mr joun J'en ai une vague idée... C'est un fou...

scroop. Sir John, vous n'y êtes pas. C’«t une histoire curieuse et qui mérite toute votre attention.

sin joiin. Hirioirc curieuse, histoire longue. J’écouterai après la nore.

scroop, le retenant. Non, c'est l’affaire de deux minutes. (Montrant le tableau.) Ce fou n’e»t rien moins qu'un gentilhomme qui a pris ce déguisement pour sauver deux femmes que poursuivait un tyran.

mb joun. Ah ! c'est juste, la mémoire me revient...

scroop. Tout en parlant avec ce misérable...

sir john. Il pose ia main sur un bouton...

scroop , posant la main sur le boulon. Caché dans la colonne.

mr john. Puis...

scroop, le poussant dans f oubliette. Voilà ! sir joiin, poussant un cri en ditparaissant.

Ah !... [Scroop ferme V oubliette.)

scroop. Ah: le dernier cri d’un homme est terrible ! ( La Heine et lady Elisabeth accourent en désordre et sans se roir.)

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