SCENE III
Les Mêmes, RITI.ÀND, WILLIAM.
aoTt-AND, , fermant la porte. Ah!
William. Jésus! qu'o t ce que ça?
rutlanp, sc jetant aux pieds d' Hawkins, fis ont perdu me» traces!... sauvez-moi, sahvcz-mmi > il aw ki vs. Qui êtes-vous?
■mun. La nuit est-elle si épaisse que voune puissiez me reconnaître? Mon Dieul je suis Samuel 1... Ah! sauvez-moi. sauvez- moi!... an asile pour celte nuit cl un déguisement; au point du jour, je quitte Nottingham.
iiawkins. Un déguisement?., mais voiusêtcs assez déguisé comme cela, Samuel; c’est à peine si je vous ai reconnu.
rittland, à pari. Diable ! (ITaul.) Ma vif (St dans vos mains, sauvez-moi 1 hawkins, fui fendant la main. Vous êtes rbez vous, Samuel.
rltlano, fui baisant la main. Cœur d’or, homme généreux. I
hawkins. En vérité, la peur a produit presque un miracle chez vous; vous m 'entendez comme si vous n’aviez jamais éié sourd.
•utland, d part. Je l’avais oublié ! (Vaut.) Sauvez-moi, sauvez-moi!
hawkins. Vous connaissez Richard?
niTMNn. Oui, j'entends; vous me demandez quel déguisement je veux avoir?... Une perruque rousse cl un costume d'archer, voila tout.
William, à Xelly. Bon, le voilà redevenu sourd. hawkins, élevant ta voix. Vous les aurez. Je vous ai fait une question, Samuel : connaissezvous le roi Richard?
rutland, se faisant un cornez de sa main. Si je le connais?...
iiawkins. Richard!
William. Richard I
nurLAND. Pas si haut, j'entends bien. — Non.
je ne l’ai jamais vu.
hawkins. Eb bien, écoulez-moi, Samuel, ce n’est pas un homme qu’on trompe; prévenez tes v oeux ; et pour quelques centaines de couronnes rutland. Cent couronnes? et où voules-vous que je les prenne? Tenez, je ramasse de vieux clous pour vivre. Cent couronnes?... Dieu d'Israël 1 mais si je les avais, vous ne me verriez pas ces chaussures et eet habit troué; je n’habHerai» pas une maison malsaine et enfumée ; je ne aérai» pas exposé chaque jour à mourir de faim au coto d une rue, ou de froid dans un galetas... Ceot couronnes I Ah!
William, à part. Ah ! quel sourd I hawkins. Enfin, réfléchissez. ( A part.) Je ne me fie qu’à moi. (A lYiffiatn.) Va me cherchez le reste des plantes. (M'i/fiuro sort en yromirutant.)