WILLIAM, SCROOP, RICHARD
wiiuau, à part. Il parait que je n’ai que de» Intrea à porter. Seigneur Scroop, avez-vous vu Dighlon? J'ai ce billet à lui remettre.
scroop, U taisissant au collet. Au nom du roi, je l’arréte!
willum. Vous m’étranglez I scroop, bas. Laisse-toi faire ou lu es perdu ! william. Aht mon Dieu!
scropp. Traître! misérable! lu ne m'échapperas pis 1
richard, t'avançant. Qu'est-ce donc?
William, au comble de la terreur. Je ne le ferai plus, sire, je ne le ferai plus !
scroop. Emparez-vous de la lettre, milord, il y a du Ricbemond sous jeu.
ricua*[>, prenant fa lettre. Une lettre de Raoul de Kulke I
scroop. Eh! sans doute, milord, aans doute:
il ne s’est même pas donné la peine de contrefaire son écriture.
richard, lisant « Le moment décisif approche.
• Veille à tout, Dighlon, ne perds pas Hirhard de
* vue; je dois connaître tes moindres démarches ;
• le succès de l'entreprise en dépend Un homme » à moi te portera drus mille écus demain. — » Signé, Raoul de Fulke. »
scroop. Vous n'en aurez pas facilement raison. Richard, se parlant. Dcui mille écus! [Lisant.)
* Tu trouveras ci-indus une moitié de sequin, » notre signe de ralliement, que tu fera passer a » Stanlej. » Signé: Raoul deKulke! [A H'iUium.} As-tu recommandé tou Ame à Dieu?
william, d une cou étranglée. Je n'ai pas bien entendu, votre allcsie!
nicilAHD- Ah ! lu conspires aussi?
WILLIAM. Moi !
riciiard. Sur quoi compter, si celte face d'imbécile est uu mensonge !
William, turemenl. Ma figure ne ment jamais, milord-., je... si... mais... {Tombant sur scs ge noua.) Je suis mortl
scroop. Je l’ai interrogé, milord. Ce n’est ni un agent de Richement!, ni un émissaire de Raoul, ni même un espiou de Dighlon... C'est un imbécile, voilà tout.
william, toujours à genoux. Oj>, mon souverain,
oui !
scroop, continuant. (Joe brute...
William. Oui, oui!
scroop. A qui un inconnu...
VUJ. 1 AM. C'eat cela, voire altesse I
scroop. A donné une pièce d'or pour remettre cette lettre à Dighlon.
William, se levant. Voilà la vérité!
ricuard, à IViffiam. Comment était cet homme ? william. C’étsit une femme!... (Se reprenant sur u h signe de Scroop ) Non, un homme I... il avait une robe... non, un ceinluaon... avec des jupes blanches... — Je ne peui pas rassembler dcui idées, milord!
richard. Uu bon cachot te remettra l’esprit (finint un parchemin caché dans la ceinture de William.) Ah! ah! encore une lettre?
wu i.i am. l’our cette fois, voilà la vérité, milord. La reine m'avait chargé de remettre cette lettre à Hawkins...
scroop, à part. La reine!
william, continuant. Je me suis mélé aut archers, votre altesse m'a fait tirer à l'arc, et je l'ai oubliée! Mai» je vais la porter tout de suite... Richard, à l'un des factionnaires, en désignant i - i un. Au château d'Exbury!
William. Mon Dieu!
scRoor, bas à William. Va, je le sauverai william, à Scroop. Vous me sauverez?... (Au garde en te drapant .} Marchunsl