VI PRÉFACE
avait reconnu en moi une amie commune et une admiratrice de Richard Cobden. Le télégramme que j ai ajouté dans l'appendice prouvera que le souvenir de cet homme éminent était associé intimement à la sympathie que me témoigna alors l'honorable M. Scialoja. L'automne dernier, j'avais achevé enfin la préparation de ce petit volume, et j'étais heureuse de penser que le nom vénéré de Cobden serait lié pour toujours avec l'Institution de Naples, lorsque j'appris, et avec une grande satisfaction, que M. John Morley avait commencé une œuvre plus étendue et plus complète sur Cobden. M. Morley pensant que la publication de ces souvenirs de Cobden pourrait diminuer l'intérêt du portrait entier qu'il doit faire du grand homme, je me décidai à ne pas les publier en Angleterre. Cependant, les fragments dont il s'agit ici montrant Richard Cobden autant dans sa vie intime et dans ses relations de famille que dans sa vie publique, M. Renan et d'autres amis de l'éducation et du progrès m'ont encouragée à publier mes souvenirs de cet homme illustre dans la langue française, — la langue universelle ! — Ils seront ainsi à la portée de tous ceux qui n'auront pas l'occasion de lire l'œuvre importante de M. Morley, mais qui partagent notre admiration pour le caractère public et privé de Richard Cobden.
« Je crois que vous avez foi comme moi dans le bon résultat des principes des sciences sociales et de l'économie politique, mieux enseignés. Le libre-échange moral de même que le libre-échange matériel reconnus partout, l'homme travaillerait en harmonie avec les