‹ Richard Cobden, notes sur ses voyages, correspondances et souvenirs. Avec une préf. de M.G. De MolinareChapitre 3 sur 30 · PRÉFACE, VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE, VII

lois divines, qui commandent avant tout la fraternité universelle. C'est dans cette conviction que je vous envoie, cher Monsieur, ces lettres et ces papiers, en vous priant de présenter au public ces souvenirs du grand apôtre du libre-échange. Aux lettres que j'ai eu le bonheur de recevoir de M. Cobden, j'ai joint quelques copies que j'avais faites, avec sa permission, des lettres qu'il écrivait pendant les négociations préliminaires non officielles qui se rattachaient au traité de commerce entre la France et l'Angleterre, signé à Paris en 1860. A cette époque, M. Cobden et sa famille, ainsi que moi et les miens, nous logions dans la même maison.

« En recherchant dans mes papiers et mes lettres les matériaux destinés à ce petit livre, j'ai trouvé les copies de quelques lettres adressées par mon mari à ma chère et bien regrettée amie M™" Eich (la fille de sir James Mackintosh) sur la concurrence, le droit d'association et le socialisme, ainsi qu'une lettre du R°^ F. D. Maurice sur le même sujet et quelques notes que mon mari a écrites à la suite d'entrevues avec les hommes les plus distingués de Paris en 1850; puisque ces lettres et ces notes traitent des mêmes sujets et de problèmes semblables à ceux auxquels M. Cobden a dévoué l'énergie de sa vie, problèmes qui possèdent un si grand intérêt général, je les ai ajoutées à ces souvenirs de Cobden. Les amis de Cobden, ainsi que le public, s'intéresseront peut-être au court récit d'un voyage que M. et M"^ Cobden, M. Schwabe et moi, nous avons fait ensemble en Espagne en 1846 ; c'est pourquoi j'ai donné ces quelques extraits des lettres que j'écrivais alors à ma famille.

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