ACTE III, SCENE IV
RICHARD
Saurai-je d'abord, milady, à qui j'ai l'honneur de de parler?
LADY WILMOR.
A lady Wilmor.
RICHARD, se levant.
Fille du marquis Da Sylva?
LADY WILMOR.
Elle-même; asseyez-vous donc.
RICHARD
Perraellez, milady...
LADY WILMOR.
Asseyez-vous, je vous en prie, sir Richard ; j'ai des choses de la plus haute importance à vous communiquer. Èles-vous sûr que personne ne peut nous entendre ?
RICHARD
J'en suis certain, milady.
Mon père m'a parlé hier des projets d'union qui existent entre nos deux familles.
RICHARD
Oui, milady.
LADY WILMOR.
Le roi lui-même veut bien s'intéresser au mariage de ma fille d'adoption.
RICHARD
Je connais les bontés de Sa Majesté.
LADY WILMOR.
Mon père, le marquis Da Sylva, donne cent mille livres sterling.
RICHARD
Ces détails...
LAD Y WILMOR.
Sont nécessaires , et préparent le secret que j'ai à vous révéler.
RICHARD
J'écoute.
LADY wiLMOR, lui prenant la main.
Sir Richard !
RICHARD
Milady!
Oh 1 je n'oserai jamais. Sir Richard, vous êtes honnête homme.
RICHARD
Jusqu'à présent, je n'ai donné à personne le droit d'en douter.
LADY WILMOR.
Vous, mon père et un autre, connaîtrez seuls ce que je vais vous apprendre,
RICHARD
Quel que soit ce secret, madame, il mourra là.
LADY WILMOR.
Peut-être avez-vous cru, monsieur, en épousant miss Wilmor, que, quoiqu'elle fût l'enfant du premier mariage de mon mari, l'amour presque maternel que je lui porte me déterminerait à joindre ma fortune particulière à la sienne.
RICHARD
Milady, peut-être aurais-je droit de me plaindre de votre persistance à revenir sur de pareils détails. Si l'on m'a peint à vos yeux comme un homme intéressé, permettez-moi de vous dire que le portrait n'est ni flatté ni ressemblant.
LADy,WILiaOR.
Oh! loin de là, loin de là, monsieur! je connais toute