RICHARD , STANSON ET LEURS AMIS
Oui, oui; ils sont prêts.
PLUSIEURS PERSONNES, près dcs tablcs.
Nous voici.
LE HAUT-BAILLI , aux officicrs du poil.
Messieurs, vous pouvez ouvrir le scrutin : quand un
86 RICHARD DARLI^iGTON.
(liiart triieure se sera passé sans qu'un électeur se soit présenté jiour voter, le scrutin sera fermé; que ceux (jni veulent contrôler les droits des électeurs s'approclieiil des barrières.
{Muui'cment général, Richard, Slanson et leurs amis descendent sur la place; les balcons qu'ils occupaient sont aussitôt remplis par les curieux. On voit Tompson au mili( u des partisans des deux candidats se diriger vers les tables du scrutin et s'établir sur un des gradins qui les dominent; d'autres électeurs se cramponnent aux barrières pour surveiller les voles. Pendant ce temps, toute la foule est en mouvement; on s'arrache les bannières au milieu d'une lutte presque générale à coups de poings.
Lorsque le calme est un peu rétabli, on voit, après bien des efforts, quatre électeurs pénétrer dans l'intérieur des barrières ; parmi eux est le docteur Grey. Chacun d'eux jure, en baisant la Bible, qu'Une s'est pas laissé corrompre; ils donnent leur nom, leur demeure et leur vote qui sont inscrits par un des officiers; d'autres électeurs les remplacent. Ceux qui sont montés sur les balustrades comptent les suffrages, et de temps en temps en font connaître à haute voix le résultat.
TOMPSON , à un électeur qui se présente.
Vuus n'êtes pas électeur; vous êtes domestifjue chez lord Derby.
LE DOMESTIQUE
C'est vrai; mais je suis propriétaire d'un bien qui donne quarante schellings.
TOMPSO.V.
Où est votre ternie?
ACTK I, SCKM'; XIV. 87