‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 66 sur 135 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MAWBRAY, UN HUISSIER.

VarnssiER, regardant Mawbray.

Bien! il a été fidèle à ma recommandation, et n'a pas

tiré les rideaux. Avec ses habits de voyage, je ne me

serais pas soucié qu'on le vît dans la tribune des minis-

98 RICHARD DARr.I>GTON.

très; mais il ne peut plus rester ici. Sir Richard est à la lin de son discours; aussitôt qu'il aura terminé, il va se faire un mouvement d'entrée et de sortie dans la chambre, il faut que je l'avertisse... Monsieur!

MAWBRAY , presque sans se déranger.

Je suis à vous.

l"huissier.

11 parait qu'il a un grand intérêt au bill que l'on discute; c'est quelque fournisseur. — {On entend dans la chambre des applaudissements et des bravos.) Sir Richard a fini. — {Voyant Mawbray applaudir.) Eh bien! eh bien! que faites-vous donc là? Est-ce que l'on peut applaudir dans les tribunes?

MAWBRAY.

Ah! pardon, je n'ai pu résister à l'entraînement général : j'étais subjugué par une raison si éloqueule... Quel talent! quelle énergie !

l'ulmssier.

C'est un homme qui depuis trois ans nous a fait bien du tort!

{L'huissier va au fond et regarde par une parle latérale.

MAWBRAY.

Pauvre Jenny, que n'élait-elle là! elle eût oublié son abandon pendant quelques instants peut-être; car les plaisirs de l'amuur-propre ne cicatrisent pas pour longtemps les blessures du cœur! Il faut que je parle à Richard, et...

LHUissiER, revenant en scène.

On vient de ce cùié...

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