‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 73 sur 135 · ACTE II, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE IV

RICHARD

Il est trop tard.

TOMPSON.

Comment cela?

RICHARD

Demain le bill sera refusé.

TOMPSON.

Eh bien !

RICHARD

Après-demain le ministère tombe.

TOMPSON.

Que VOUS en reviendra-t-il?

RICHARD

Rien.

TOMPSON.

Le roi protège trop l'aristocratie pour choisir un nouveau ministère dans l'opposition de la chambre des Communes.

RICHARD

Je le sais.

Vous n'avez donc aucune chance?

RICHARD

Aucune.

TOMPSON.

Tandis que si le ministère reste...

RICHARD

Eh bien !

TOMPSON.

Je vous l'ai dit, il est à vos pieds.

RICHARD

Je ne le relèverai pas.

106 RICHAUD nAULlNGTON.

TOMPSON.

Vous avez lort.

Et mon mandai!

Et votre ambition !

RICHARD

TOMPSON.

Je suis arrivé à mon but.

TOMPSON.

•le croyais que vous n'en étiez qu'à moitié chemin.

RICHARD

J'ai réfléciii.

El votre position

TOMPSON.

RICHARD

Me paraît glorieuse; je me la suis l'aile par mon talent.

TOMPSON.

Et vous la soutenez par votre fortune. Deux années (le séjour à Londres avaient déjà épuisé vos deux mille livres sterling; la mort du docteur, puis celle de sa lémme, sont venues soutenir d'un raisonnable héritage le luxe que vous êtes forcé de déployer. Aujourd'hui votre plus beau diamant est la franchise des lettres que vous vendez à votre banquier ; la retraite où vit misiress Richard vous permet , je le sais, de réunir toutes vos lessources sur un seul point, mais elles ne sont pas inépuisables. Vous avez encore trois ans à siéger sur les bancs de la chambre, et elles ne vous conduiront pas jusque-là. Que vous reslera-l-il alors?

UIOHAlîD.

Une pauviele huiu'raljlc.

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