ACTE II, SGIiNE IV
Qui vous ôlera jusqu'à la chance d'être réélu.
RICHARD
Le peuple n'oubliera pas son défenseur.
TOMPSON.
Voire triomphe vous enivre, sir Richard; le peuple, il n'est puissant que pour renverser : c'est un élément; .sa colère peut elFrayer un ministre, je le conçois; sa faveur ne peut rassurer un ambitieux; l'or, les places, sont-ils entre ses mains? peut-il en disposer sans l'ap- I)robalion d'un ministre? Le peuple! mourez pour le défendre, et il n'aura pas même le droit de vous donner une pierre à Westminster. Parlons franc, sir Richard.
RICHARD
Bref, qui est venu près de vous?
TOMPSON.
Da Sylva.
RICHARD
Ce banquier portugais ?
TOMPSON.
Oui.
RICHARD
Quel intérêt prend-il au ministère!
TOMPSON.
Il a avancé des sommes considérables...
Qu'il craint de perdre...
TOMPSON.
Si le niinislèrc tombe.
RICHARD
El il vient en sou nom...
TOMPSON.
Proposer un traité de paix.
RICHARD
Ses conditions?
TOMPSON.
Vous les entendrez de sa proche bouche.
RICHARD
Vous avez pu lui laisser concevoir l'espérance que je consentirais même à un pourparler? Niais!
TOMPSON.
Je mériterais ce nom, sir Richard, si j'avais fait ce que vous dites.
RICHARD
Comment avez-vous donc arrangé cela?
TOMPSON.
De manière à ce que rien ne puisse vous compromettre.
Voyons.
TOMPSON.
C'est à moi que les propositions vont être faites.
RICHARD
Où.
TOMPSON.
RICHARD
Et je serai...
TOMPSON, ouvrant le cabinet.
Là.
RICHARD
Sans qu'on le sache?
TOMPSON.
Cela va sans dire.