SCÈNE V
RICHARD, MAWBRAY, TOMPSON.
MAWBRAY.
Pourquoi donc ma présence a-t-elle l'air de l'embarrasser, Richard ?
RICHARD
Vous vous trompez , M. Mawbray.
MAWBRAY.
J'aurais dû peut-être , pour l'entretenir du motif qui m'amène à Londres, l'attendre chez loi ; mais ayant ap-
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plis que lu élaisà la chanibie, j'ai voulu leulciidie , je l'ai entendu.
Eh bien !
MA\VBRAY.
Sais-tu rien de plus beau qu'un député incorruptible, que l'élu de la nation , qui la détend comme un enfau i sa mère, dont la vois est toujours prèle à flétrir le pouvoir, si le pouvoir tenie quelque chose contre ses inlérèls et son honneur : qui use sa fortune privée pour la fortune de tous, et, la session Gnie, sort pauvre et nu de la chambre comme un lutteur de l'arène ! Le peuple, Richard... le peuple n'a ni or ni emplois à donner, mais il dresse ses autels et il y place ses dieux.
RICHARD
Cette gloire est belle, n'esl-ce pas ?
MAWBRAY.
Cette gloire est la tienne; celle que ion génie s'était promise, celle que je n'osais rêver pour loi, celle qui aujourd'hui aurait payé de sou adoption le vertueux Grey, car il aurait pu dire en mourant: J'ai donné à mon pays un grand citoyen.
(Tandis que Richard écoule Maivhray avec altenlion et plaisir, Tompson s'approche et lui dil à demivoix : )
TOMPSOX.
On attend.
RICHARD
Qu'on atlende!