ACTE It, SCENF. V. Hi
RICHARn.
(^oiiimeiil?
MAWIIRAY.
Tu as oublié ces prières de ton père adoptif , de sa femme, quand ils l'ont donné leur fille; quand ils l'ont dit : Rends notre Jenny heureuse!
RICHARD
Ne faites point un crime à mon cœur <\n tort des cir- '"onstances.
MAWDRAY.
Nous ne sommes plus au temps où les talents dispensaient des vertus, et la gloire va bien avec la bonté.
RICHARD
Il y a de l'amertume dans vos éloges.
MAWERAV.
C'est que je viens le parler au nom d'une femme souffrante, d'une femme que lu as reléguée loin de toi, dans une obscure campagne; qui depuis trois ans gémit de ton absence, sans autre consolateur qu'un vieillard qui pleure avec elle.
RICHARD
Et pourquoi tant de larmes ?
MAWBRAV.
Parce quelle l'aime, parce que tu la dédaignes.
Peut-elle le croire?
MAWBRAV.
Elle le croit, et pourtant elle ignore un cruel affront
RICHARD
Oiie Miiihv-vous dire ?
112 KICIIARD DARLINGTON.
MAWBRAY.
Chez toi, lorsque je me suis présenté, lesdomesticiues, dans leurs réponses , m'ont fait voir que tu cachais ici ton mariage; et pour t'épargner le blâme de tes valets, il m'a fallu, par de honteux détours, expliquer mes premières paroles, et m'associer à ton mensonge.
RICHARD, à Tompson.
Ne m'avez-vous pas dit que l'on m'attendait?
TOMPSON.
Depuis longtemps.
MAWBRAY.
Je vous gêne, Richard.
RICHARD
Je suis obligé d'entrer ià; des affaires importantes...
TOMPsoN fa parler à l'huissier.
Prévenez le marquis.
MAWBRAY.
N'oubliez pas que Jenny attend dans la plus vive inquiétude la décision de son mari. Quand pourrons nous reprendre cet entretien?
Mais tantôt.
Quelle froideur!
RICHARD
{Il entre dans le cabinet.)
MAWBRAY.