‹ Richard Darlington; drame en trois actes et huit tableaux, et en proseChapitre 9 sur 135 · scène · texte numérisé non relu

scène

ANNA

C'est quelque grand seigneur... est-ce qu'il gardera toujours son masque? Il a l'air de bien aimer sa femme. Pauvre petite , puisse-t-elle, plus heureuse que moi , conserver l'enfant que Dieu lui aura donné , elle ne connaîtra pas une des plus grandes douleurs de ce monde !

ROBERTSON , rentrant.

Mistress, comment vous nommez-voiis, sMI vousplaît, mislress ?

ANNA

Anna Grey.

ROBERTSON

Mistross Grey, à peine ai-je eu le temps de parler à voire mari ; j'allais le faire quand Télat de ma femme a reclamé ses soins : mais com.me lui, mistress, vous avez une Ggure qui commande la confiance, et je vais mettre en vous une partie de la mienne.

ANNA

Parlez , monsieur.

ROBERTSON

Des motifs qui pour vous n'ont aucun intérêt me forcent à tenir mon visage caché; ne vous inquiétez donc pas de ce masque; il couvre la figure d'un honnête homme.

ANNA

Je le crois , monsieur.

ROBERTSON

Quil vous suflise de savoir, madame , que le bonheur de deux existences tout entières serait compromis si j'étais reconnu, et je vous dis cela, mistress, parce que deux choses vont arriver : ou nous serons forcés de partir aussilùt Taccouchement...

ANNA

Mais ce serait risquer de tuer cette jeune dame'

ROBERTSON

Aussi est-ce la moins probable des deux hypothèses; ou nous resterons ici jusqu'à son rétablissement.

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