BIOGRAPHIES ET SOURCES
défroqué, passé au protestantisme; il mourut en 1563. Il se contenta de traduire, en langage violemment anticatholique, les renseignements laissés par l’honnête Leland'. Il y ajouta cependant quelques détails : par exemple, que Richard fit ses premières études à Oxford, puis séjourna à Paris, où il fut chargé de la censure de Pierre Olivi. Il complète également la liste des œuvres du franciscain, dressée par Leland. Il est difficile de déterminer exactement d’où Bale tient ces données complémentaires ?.
6. —- Quant à Sixte de Sienne, il s’est informé chez Trithème directement à.
7. — Henri Willot est un franciscain belge, mort en 1599; il n’a rien d’original. Il a réuni deux notices distinctes, sans les fondre {; l’une de ses sources est certainement le Firmamentum, qu’il nomme expressément; l’autre pourrait être Trithème, dont il parle dans sa préface 5.
8. — Quelques années plus tard, Possevin (f 1611) consacra quelques lignes à la mémoire de Middleton, mais il se contenta de mettre bout à bout les réflexions de Sixte de Sienne et de Willot 6.
1 BALE, Scriptorum illustrium Maioris Brittaniae Catalogus, Bâle, 1557, p. 350. Voir la sévère appréciation de HARDY, Descriptive Catalogue, p. x1. Nos conclusions particulières sur les sources des biographes de Richard, sont confirmées par les remarques générales de Hardy sur les biographes anglais, et de EHRLE, Studien der Handschriften, p. 7.
3 La publication des notes de Bale n’apporte aucune lumière à la question (Anecdota Oxoniensia, Index Brittaniae Scriptorum quos ex uariis bibliothecis non parvo labore collegit Iloannes Baleus cum aliis, edited bv R. L. PooLE, Oxford, 1902), sauf qu’elles contiennent un catalogue des bibliothèques franciscaines, P. 9.
5 SIXTE, p. 299.
* WiLLOT, p. 314. Sbaralea croit qu’il prit le distique célébrant Richard dans RODULPHE, Historiarum Seraphicae Religionis libri tres, Venise, 1586, t. III, fol. 333.
5 Ii cite cependant dans son catalogue deux ouvrages de Richard inconnus au Firmamentum et à Trithème.
# POssEvVIN, Apparatus sacer, Cologne, 1618, t. II, p. 325. Il est peu probable qu’il ait lu attentivement d’autres biographies, car il écrit : « Henricus Willot refert eum scripsisse in omnes epistulas D. Pauli, quod ali non referunt. » Or, les autres parlent des quatorze livres de Richard consacrés à l’Apôtre, comme
9. — Pits au contraire, un anglais, qui fit ses études à Oxford, puis passa sur le contment (+ 1616), dépend principalement de Bale, de Sixte de Sienne, de Willot et probablement, quoi qu’en pense Hardy, de Leland. Il n’a en propre que la mention des éditions de Richard, parues depuis la publication de ses sources. Lui-même eut entre les mains quelques-unes des œuvres de notre docteur, à l’abbaye de Gembloux ; nous ignorons lesquelles. Il indique aussi quelques manuscrits d'Oxford et de Cambridge !.
10. — Quant à Thomas Dempster, il ne mérite aucune créance ?.
11. — Dans son catalogue des écrivains franciscains, Wadding inséra un long article biographique sur Richard #. Malheureusement, l’érudit franciscain se contenta de reproduire Pits, en changeant à peine quelques mots. C’est vraiment regrettable, car avec les ressources qu’il possédait, il aurait pu faire œuvre scientifique. Le seul ajouté de quelque importance est la mention d’un Tractatus de clavium potestate. Les annales du docte franciscain nous fourniront quelques détails supplémentaires à propos de la controverse avec Olivi #.
12. — Le grave Du Boulay est tributaire principalement de Bale; il manque d’ailleurs de critique $.