‹ Richard de Middleton, sa vie, ses œuvres, sa doctrineChapitre 17 sur 228 · CATALOGUES DES ŒUVRES · texte numérisé non relu

CATALOGUES DES ŒUVRES

scripta egregia super IV Sententiarum libros » : fait-il allusion au Commentaire abrégé dont parlent d’autres catalogues ? C'est probable. |

c) Bale reproduit l’ordre de Leland, sauf qu’il rétablit l’ordre de Trithème par rapport aux Évangiles et aux Épîtres. Il ajoute, outre les numéros 7, 8, 9, 10: « aliasque lucubrationes et postillas conflavit sed titulos amisi». Ces mots insinuent qu’il eut une liste plus complète ou qu’il a vu un bon nombre de manuscrits.

d) Willot s'inspire du Firmamentum. En effet, après avoir signalé, en suivant Trithème: « Scripsit super quatuor libros Sententiarum », sans voir qu’il se répète en partie, il ajoute le texte même du Firmamentum : «Item duo diversa scripta et egregia super quatuor libros Sententiarum,.… ut auctor Firmamenti testatur.» Suit la liste, mais il omet les Quodlibeta.

e) Pits a un ordre à lui. Il a vu un certain nombre de manuscrits du Commentaire sur les Sentences; il signale l’existence d’un manuscrit d'Oxford contenant des Opuscula, différents des Quodhibeta : ce sont nos Quaestiones disputatae.

f) Bellarmin ne se porte pas garant pour le De ordine iudiciorum, ni pour les Commentaires sur saint Paul, ni, chose curieuse, pour les Quodlibeta. Ce qui laisse croire qu’il juge les autres œuvres, qu’il cite, authentiques.

g) Possevin se contente de reproduire la liste de Willot.

h) Wadding emprunte sa nomenclature à Pits. Il ajoute seulement le « Tractatus de clavium potestate, quem citat autor Defensorii pacis, par. 2, cap. 6». Il s’agit de Marsile de Padoue, mort vers 1342. Celui-ci, en effet, à l’endroit indiqué écrit :

«a His itaque sic praemissis, ad propositum accedentes, secundum mentem Magistri Sententiarum.…. et etiam intentionem Ricardi in

quodam libello quem fecit intitulatum De clavium sacerdotalium potestate, dicamus quod... 1»

1 L'édition de Marsile de Padoue, faite par les soins de Zwingli, est intitulée : « Opus insigne cui titulum fecit autor defensorem pacis, quod quaestionem illam am olim controversam de potestate Papae et imperatoris excussissime tractat, profuturum theologis et iureconsultis, in summa optimarum litterarum cultoribus omnibus. Scriptum quidem ante annos ducentos, ad Ludovicum Cacsarem.…. at nunc in lucem primum editum perquam castigate et diligenter », sans nom de lieu, ni date, sans pagination: il n’y a que la numérotation, par

Étant donné que Wadding signale l’existence de cette œuvre, attribuée à notre Richard uniquement sur la foi de Marsile, il nous faut conclure qu’il ne l’a pas eue entre les mains. En outre le bibliographe franciscain croit que le quatrième livre sur les Sentences n’a pas été achevé par Richard lui-même : « Circa hibrum quartum, quem auctor non absolverat, complendum suas operas adhibuerunt Franciscus Georgius et Dionysius Bononiensis minoritae»; ce sont les premiers éditeurs. Il remarque enfin que quelques-uns prétendent que Richard a commenté toute l’Écriture.

Page 1