F. — CANONISTES
Les citations canoniques sont particulièrement nombreuses. Le code de Justinien, les collections des Décrétales sont largement mises à contribution, ainsi que les Gloses qui commentent ces œuvres. Les ouvrages du cardinal d’Ostie, Henri de Séguse, de Raymond de Pennafort, de Godefroid de Trani, de Guillaume Durand, ont été consultés. Richard appuie également ses décisions sur des conciles. récents. Comme on a pu le voir 1, il a souvent cité la condamnation portée par l’évêque Étienne de Paris en 1277.
Combien de ces auteurs ont été consultés directement par notre docteur, il est difficile de le dire. Beaucoup de textes patristiques étaient fournis aux théologiens par les Gloses bibliques, par les recueils canoniques, par les Sententiae de Pierre Lombard. Comme tous ses contemporains, Richard a trouvé là une partie de sa documentation. Nous croyons qu’il a au moins lu les œuvres d’Aristote, une partie au moins de celles de saint Augustin et de saint Bernard, ainsi que les textes de droit canonique et civil.
1 Voir plus haut, p. 94-95, etc.
Les trois sermons de Richard et celui de Henri de Gand dont nous donnons l'édition, nous sont parvenus dans une collection de sermons conservée par deux manuscrits de la Bibliothèque Nationale !, fonds latin, n. 14947 et n. 15005.
Les deux manuscrits sont, au jugement de Delisle, du xI11® siècle.
I. — Le manuscrit C est un assemblage de pièces qui n’ont rien de commun et d’écritures différentes. On trouvera une description sommaire du manuscrit dans Delisle; une description plus détaillée dans Hauréau ?. Au début du manuscrit il y a une table des matières datée de 1329: on y lit: «9°, plures bont sermones ». La collection des sermons, la seule partie du manuscrit qui nous intéresse, se trouve du folio 87 au folio 194.
La collection commence sans titre; il n’y a qu’une invocation au haut de la page : « Sancti Spiritus adsit nobis gratia ». Elle se termine brusquement avec le feuillet 194"; au bas du feuillet, qui est le dernier d’un cahier (pecia), on lit : « WIIv de anno isto.» Le dernier sermon, pour la fête de saint Mathias, est d’ailleurs achevé. Le texte est disposé en deux colonnes.
La collection se divise nettement en deux séries de sermons rangés selon l’ordre du calendrier. La première série commence au premier dimanche après l’octave de saint Remi et se poursuit régulièrement jusqu’à l’octave de l’Ascension. Suit un sermon «#n festo unius confessoris ». Cette première série se termine au folio 128". Elle est séparée de la seconde série, qui commence au fol. 130", par un feuillet et demi, folio 129 et folio 129°!5. Ce dernier est coupé en deux dans le sens de la hauteur de sorte qu’il n’y a qu’une colonne. Le folio 129' a été utilisé pour des notes tirées des Pères, sur la Sainte Vierge; elles ont pour titre : « De Beata Virgine annotationes usque ad illam: quedam mulier ». Suivent au folio 129" 2 col. et folio 129°!:, des extraits de saint Jean Chrysostome, commençant par ces mots : «Quedam mulier ». Le