‹ Richard en PalestineChapitre 42 sur 54 · I. Salomon, Qls de David · texte numérisé non relu

I. Salomon, Qls de David

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murmui'es d'approbation, tantôt des expressions de surprise, tantôt des soupirs et des larmes , et quelquefois même , ce qui était plus difficile à arracher à un tel auditoire, des sourires et des éclats de rire bruyants.

Pendant ce récit , l'attention de l'exilé, occupé de ses propres chagrins, fut quelquefois distraite par le grondement plaintif d'un chien, enfermé dans un panier d'osier placé sur le dos d'un des chameaux. Eu chasseur expérimenté, il n'eut pas de peine à reconnaître la voix de son fidèle lévrier, et, d'après ses murmures plaintifs, il ne douta pas qu'il ne sentît que son maître était près de lui , et qu'il n'implorât son assistance pour lui rendre la liberté.

— Hélas! pauvre Rosswall, pensa-t-il, tu appelles à ton aide un homme dont l'esclavage est plus cruel que le tien. Je n'aurai pas l'air de faire attention à toi, ni de répondre à ton affection, car notre séparation n'en aurait que plus d'amertume.

Ainsi se passèrent les heures de la nuit et de cette lueur douteuse qui forme le crépuscule du matin en Syrie. Mais quand la première ligne du disque du soleil commença à se montrer à l'horizon, quand son premier rayon vint frapper obliquement les sables du Désert , dans lequel les voyagem's étaient alors entrés , la voix sonore d'El Hakim se lit entendre au-dessus de celle du conteur, et l'interrompit dans son récit, pour répéter la proclamation solennelle que font les muezzins chaque matin du haut des minarets.

— A la prière ! à la prière! il n'y a d'autre Dieu que Dieu. A la prière ! à la prière ! Mahomet est le prophète de Dieu! A la prière ! à la prière ! le temps fuit loin de vous. A la prière ! à la prière ! le jugement approche de vous.

En un instant, chaque musulman se jeta à bas de cheval, tourna le visage vers la Mecque , et fit avec le sable une imitation de ces ablutions qui, en tout autre lieu, doivent se faire avec de l'eau, tandis que , par quelques courtes mais ferventes exclamations , il invoquait la protection de Dieu et du Prophète, et le pardon de ses péchés.

Sir Kenneth lui-même , dont la raison et les préjugés se révoltèrent en voyant ses compagnons de voyage occupés à ce qu'il regardait comme un acte d'idolâtrie, ne put s'empêcher de respecter la sincérité de leur dévotion; et il fut excité par leur ferveur à offrir des supplications au ciel. Cependant il avait peine à concevoir qu'un sentiment tout nouveau pour lui le portât à joindre ses prières, quoique sous une invocation différente, à celles de ces mêmes Sarrasins, dont le culte profane lui avait paru déshonorer un pays dans lequel

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de si grands miracles s'étaient opérés, et où s'était levé l'astre de la rédemption.

Cependant cet acte d'une dévotion pure, quoique fait dans une compagnie si étrange, partait du sentiment naturel à l'homme de ses devoirs religieux , et il produisit son effet ordinaire sur le chevalier écossais, en portant le calme dans son esprit harassé par tant de calamités successives. Les prières sincères et ferventes que le chrétien adresse au trône du Tout-Puissant lui donnent la meilleure leçon de patience dans l'affliction; car pourquoi adresserions-nous à la Divinité des prières outrageantes , quand nous l'insultons en murmurant contre ses décrets? Comment, lorsque la voix de nos prières vient d'avouer le néant et la vanité des choses temporelles , espérerions-nous tromper le scrutateur des cœurs , en permettant au monde et aux passions mondaines de reprendre sur nous leur empire tumultueux dès que le moment de notre dévotion est passé? n y a eu, il y a peut-être encore des personnes assez inconséquentes pour permettre aux passions terrestres de reprendre les rênes de leur esprit, même immédiatement après une invocation solennelle adressée au ciel ; mais sir Kenneth n'était pas de ce nombre ; il se sentit consolé, fortifié, et mieux préparé à fau^e tout ce que sa destinée exigerait de lui , et à se soumettre à tout ce qu'elle pourrait l'appeler à souffrir.

Cependant les Sarrasins remontèrent à cheval , et Hassan avait repris le fil interrompu de sa narration ; mais il ne s'adressait plus à des auditeurs attentifs. Un cavalier qui avait gravi une hauteur à quelque distance sur la droite de la petite troupe en était revenu au grand galop, et avait dit quelques mots à voix basse à El Hakim; celui-ci avait dépêché quatre ou cinq autres cavaliers vers le même endroit, et toute la caravane, qui pouvait consister en une trentaine de personnes , les suivait des yeux , comme des hommes dont les gestes et la marche devaient leur annoncer de bonnes ou de mauvaises nouvelles. Hassan, voyant que son auditoire ne l'écoutait plus, ou occupé lui-même de ce qui se passait sur le flanc droit , interrompit de nouveau son récit, et la marche devint silencieuse, si ce n'est quand un chamelier adressait la parole à l'animal patient qu'il conduisait, pour l'encourager, ou qu'un homme de la troupe disait à son voisin d'un ah' inquiet quelques mots à voix basse.

Cet état d'incertitude dura jusqu'à ce qu'ils eussent tourné une chame de monticules de sable cachant à la caravane la hauteur d'où leurs vedettes avaient aperçu l'objet qui avait donné l'alarme. Sir Kennclh vit alors , à la distance de plus d'un mille , un corps noir

qui semblait se mouvoir au milieu du désert avec rapidité; son œil exercé reconnut bientôt que c'était une troupe de cavalerie bien supérieui'e en nombre à celle dont il faisait partie ; et , aux. éclairs fréquents que les rayons du soleil en faisaient jaillir, il ne put douter que ce ne fussent des Européens armés de toutes pièces.

Les regai'ds d'inquiétude que les cavaliers d'El Hakim jetaient alors sur leur chef semblaient indiquer de grandes craintes ; mais celui-ci, d'un air aussi tranquille que lorsqu'il avait appelé sa suite à la prière , détacha deux de ses gens les mieux montés, auxquels il donna ordre d'approcher, autant que la prudence le permettrait, de ces voyageurs du désert, et de reconnaître plus exactement leur nombre, leur nation et, s'il était possible, leurs intentions.

L'approche du danger, ou du moins de ce qu'on paraissait regarder comme un danger, fut pour sir Kenneth ce qu'est un breuvage stimulant pour un homme plongé dans l'apathie, et le rappela à luimême.

— Ces cavaliers me semblent chrétiens , dit-il à El Hakim ; que pouvez-vous en avoir à craindre ?

— A craindre ! répéta Adonebec. Le sage ne craint que le ciel j mais il attend des méchants tout le mal qu'ils peuvent faire.

— Ce sont des chrétiens, répUqua Kenneth ; la trêve dure encore ; pourquoi craignez-vous qu'ils la violent?

— Ce sont les prêtres-soldats du Temple, répondit El Hakim, et ils ont fait vœu de ne connaître ni paix ni trêve avec les adorateurs d'Allah. Puisse le Prophète faire tomber la foudre du ciel sur l'arbre, les branches et les rejetons ! Leur paix est la guerre, et leur foi n'est que mensonge. Les autres ennemis des vrais croyants ont leurs moments de courtoisie. Le lion Richard épargne ceux qu'il a terrassés, l'aigle Philippe ferme ses ailes quand il a frappé sa proie , môme le sanglier autrichien s'endort quand il est gorgé ; mais cette bande de loups toujours affamés ne connaît ni relâche ni satiété dans ses rapines. Ne voyez-vous pas qu'ils détachent de leur troupe un corps qui s'avance du côté de l'orient ? Ce sont leurs pages et leurs écuyers qu'ils instruisent dans leurs maudits mystères , et ils les envoient comme troupes légères pour nous couper le chemin de la fontaine ; mais ils ne nous tiennent pas. Je connais mieux qu'eux la guerre du désert.

Il dit quelques mots à son principal officier, et ses traits, ainsi que tout son extérieur, perdant tout à coup l'air de repos solennel d'un sage d'Orient, plus accoutumé à la contemplation qu'à l'action, prirent l'expression vive et fière d'un brave soldat dont l'énergie

est excitée par l'approche d'un (langer procliain qu'il prévoit et qu'il méprise.

Aux yeux de sir Kenneth, la crise qui s'approchait avait un aspect tout différent ; et lorsque Adonebec lui dit : — Il faut que tu restes à mon côté, — il s'y refusa positivement.

— Voilà mes compagnon d'armes, répondit-il, les hommes avec lesquels j'ai fait vœu de combattre, de vaincre ou de périr. Le signe de notre bienheureuse rédemption brille sur leur bannière : je ne fuirai pas la croix pour accompagner le croissant.

— Insensé ! dit El Hakim , leur premier soin serait de te mettre à mort, quand ce ne serait que pour cacher leur violation de la trêve.

— C'est à quoi il faut que je m'expose, répondit le chevalier; je ne porterai pas mi instant de plus les fers des infidèles quand je puis m'y soustraire.

— En ce cas, je saurai te forcer à me suivre, répondit Adonebec.

— Me forcer ! s'écria sir Kenneth avec fierté. Si tu n'étais pas mon bienfaiteur, ou du moins un homme qui a montré la volonté de Tètre ; si je ne devais pas à ta confiance la liberté de ces bras que tu aurais pu charger de fers, je te prouverais, sans armes comme je le suis, qnd ne serait pas facile de m'y forcer.

— Il suffit, il suffit, dit le médecin maure, nous perdons un temps qui commence à devenir précieux.

A ces mots, il leva le bras en l'air, et poussa un cri perçant, servant de signal aux gens de sa suite, qui se dispersèrent à l'instant sur la surface du désert, tels que les grains d'un chapelet dont le fil est rompu. Sir Kenneth n'eut pas le temps de voir ce qui s'ensuivit, car les rênes de son cheval furent saisies par El Hakiln, et il fut comme entraîné par lui avec une rapidité qui lui ôta presque la respiration, et qui l'eût mis hors d'état, quand il l'aurait désiré, d'arrêter son guide dans sa course. Quelque habile qu'il fût dans l'art de l'équitation depuis sa première jeunesse, le cheval le plus vif qu'il eût monté jusqu'alors n'était qu'une tortue auprès de ceux du médecin maure. Il faisaient jaillir le sable sous leurs pieds, et semblaient dévorer l'espace du désert devant eux. On aurait presque pu compter les milles par les minutes qu'ils employaient à lesparcourir, et cependant ils ne paraissaient pas plus fatigués, et ils respiraient aussi librement que lorsqu'ils avaient commencé cette course extraordinaire. Leurs mouvements étaient aussi doux que rapides. Sur ces animaux, on aurait cru voler dans l'air, au lieu de comir sur la terre ; et l'on n'éprouvait aucune sensation désagréable, si ce n'est l'espèce

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de vertige occasionné pas une rapidité si extraordinaire, et la difliculté de respirer.

Ce ne fut qu'au bout d'une heure, lorsqu'ils eurent tout lieu de croire qu'ils ne pouvaient plus être poursuivis, qu'El Hakim ralentit enfin la course de ses chevaux, et leur permit de prendre un galop ordinaire. Il commença alors, d'une voix aussi calme que s'il eût marché au pas pendant toute cette dernière heure, à faire l'éloge de l'excellence de ses coursiers au chevalier écossais , qui, étourdi, moitié sourd, moitié aveugle, comprenait à peine les paroles que son compagnon prononçait avec une aisance sans égale.

— Ces chevaux, dit-il, sont de la race de ceux qu'on appelle les Ailés, et ils ne le cèdent en rapidité qu'au Borack du Prophète. On les nourrit de l'orge dorée de l'Yemen, mêlée d'épices et d'un peu de chair de mouton séchée. Des rois ont donné des provinces pour en obtenir, et leur vieillesse a autant d'activité que leur jeunesse. Tu es le premier de ta croyance. Nazaréen, qui ait jamais pressé les flancs d'un coursier de cette noble race, don que le Prophète luimême fit au bienheureux Ah, son parent et son lieutenant, surnommé à juste titre le Lion de Dieu. Les pas du temps effleurent si légèrement ces généreux animaux, que la jument que tu montes en ce moment a vu cinq fois cinq ans passer sur sa tête, sans qu'elle ait rien perdu de sa vitesse et de sa vigueur, si ce n'est qu'elle a maintenant besoin d'être soutenue par une bride tenue d'une main plus expérimentée que la tienne. Béni soit le Prophète qui a donné aux vrais croyants les moyens d'avancer et de faire retraite avec le même bonheur, tandis que leurs ennemis, couverts de fer, sont accablés sous le poids de leurs propres armes! Comme les pauvres chevaux de ces chiens de Templiers ont dû souffler et renifler, après s'être enfoncés jusqu'au fanon dans les sables du désert, en avançant jusqu'à la vingtième partie de l'espace que ces braves coursiers viennent de parcourir sans être essoufflés, sans qu'un poil sur leur corps soit couvert d'écume !

Le chevaUer écossais, qui commençait alors à reprendre haleine et à se trouver en état de faire attention aux discours de son compagnon, ne put s'empêcher de reconnaître au fond du cœur l'avantage qu'assurait aux guerriers de l'Orient une race d'animaux également propres à l'attaque et à la fuite, et si admirablement adaptée aux déserts sablonneux de l'Arabie et de la Syrie. Mais ne voulant pas augmenter l'orgueil du musulman en convenant de cette supériorité, il laissa tomber la conversation, et jetant les yeux autour de lui , il s'aperçut , grâce au pas plus modéré dont il marchait alors,

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qu'il se trouvait dans une contrée qui ne lui était pas inconnue. Les bords stériles et les eaux sombres de la mer Morte, la chaîne des montagnes arides et escarpées qui s'élevaient sur la gauche, le groupe de palmiers formant le seul point de verdure qu'on aperçût au sein de ce vaste désert, c'étaient là des objets qu'on ne pouvait oublier quand on les avait vus une seule fois. Sir Kennetli reconnut donc qu'il approchait de la fontaine appelée le Diamant du désert, qui, quelque temps auparavant, avait été témoin de son entrevue avec l'émir sarrasin Sheerkof, ou Ilderim. Au bout de quelques minutes ils s'arrêtèrent près de la source, et El Hakim invita sir Kenneth à descendre de cheval, et à se reposer comme en un lieu de sûreté. Ils débridèrent lem's coursiers, et Adonebec dit qu'il était inutile de leur donner d'autres soins, attendu que ceux de ses esclaves qui étaient le mieux montés ne tarderaient pas à les rejoindre, et feraient tout ce qui serait nécessaire.

— En attendant, ajouta-t-il en plaçant quelque nourriture sur le gazon, mangeons, buvons, et ne nous décourageons point. La fortune peut élever ou abattre le courage d'un homme ordinaire ; mais l'esprit du sage et du soldat doit toujours être au-dessus de ses caprices.

Le chevalier écossais chercha à le remercier en montrant de la docilité; mais, quoiqu'il s'efforçât de manger par complaisance, le contraste affligeant qui existait entre sa position actuelle et la situation dans laquelle il se trouvait en ce même lieu quand il était l'envoyé des princes et vainqueur dans un combat singulier, était comme un poids accablant pour son esprit ; et un long jeûne, la fatigue et l'inquiétude, le privaient de l'usage de ses forces. Le médecin Mfiiarmia sa respiration gênée, lui tàta le pouls, qu'il trouva fort agité, Toucha sa main brûlante, et examina ses yeux rouges et enflammés.

— L'esprit devient sage par les veilles, lui dit-il ; mais le corps, son frère, étant composé de matériaux plus grossiers, a besoin de se fortifier par le repos. Il faut que tu dormes pour te rafraîchir; et pour que tu dormes plus facilement, il faut que tu prennes de cet éhxir.

A ces mots, il tira de son sein une petite fiole de cristal, entourée d'un filigrane d'argent, et remplissant d'eau une petite coupe d'or, il y versa quelques gouttes d'une liqueur de couleur noire.

— C'est une des productions qu'Allah a accordées à la terre pour le bonheur des hommes, dit-il, quoique leur faiblesse et leur cor** ruption en aient quelquefois fait une malédiction. Cette liqueur est

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aussi puissante que la coupe de \in du Nazaréen pour faire tomber le rideau des paupières sur les yeux qui ue peuvent se fermer, et pour alléger le fardeau d'un cœur oppressé j mais quand on s'en sert pour la débauche et la sensualité, elle relâche les nerfs, détruit les forces, affaiblit l'esprit, et dessèche les sources de la \ie. Ne crains pas de recourii* à ses vertus quand l'occasion l'exige, car le sage se chauffe au même feu dont le fou se sert pour incendier sa tente *.

— J'ai eu trop de preuves de ta science, sage Hakim, répondit sir Kenneth, pour hésiter à obéir ; et il prit la potion narcotique, mèjée à l'eau pure de la fontaine. S'enveloppant alors dans le liaïk, ou manteau arabe, qui avait été attaché au pommeau de sa selle, il s'étendit à l'ombre, suivant les ordres du médecin, pour y attendre le repos dont d avait besoin.

Le sommeil n'arriva pas sur-le-champ, mais en place il éprouvait une suite de sensations agréables, qui ne le tiraient pourtant pas de l'engourdissement qui commençait à s'emparer de lui. Il s'ensuivit un état pendant lequel, tout en gardant la conscience de sa position, il se trouvait capable de contempler toutes ses infortunes, non-seulement sans alarmes et sans chagrin, mais aussi tranquillement que s'il en eût vu représenter l'histoire sur un théâtre, ou comme s'il eût été un esprit passant en revue les événements arrivés à un corps pendant qu'il l'avait animé. De cet état de repos, qui allait presque à l'apathie relativement au passé, les pensées de sir Kenneth furent rapidement portées vers l'avenir ; et en dépit de toutes les causes qui devaient en rembrunir la perspective, il le vit briller de couleurs que, sous de beaucoup plus heureux auspices, son imagination, privée de stimulant, n'avait jamais été capable de produire, même •dans sa plus vive exaltation. La hberté, la gloire, l'amour heureux, paraissaient attendre, à une distance peu éloignée, l'esclave banni, ile chevaher déshonoré, l'amant privé de toute espérance, qui avait jplacé si haut ses désirs de bonheur, que le hasard, dans ses plus ibizarres combinaisons, ne semblait pouvoir jamais l'y faire atteindre. I Peu à peu ces visions joyeuses se dissipèrent et s'évanouirent dans îun oubU total, comme les teintes mourantes du soleil couchant. •^Enfin sir Kenneth resta étendu aux pieds d'El Hakim, dans une ^immobilité si complète que, s'il n'avait respiré , on aurait pu le :^prendre pour un corps que la vie avait cessé d'animer.

\ 1. Quelques préparations d'opium semblent être indiquées ici.

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