‹ Richard II (volume 2)Chapitre 17 sur 92 · Froissart. II · texte numérisé non relu

Froissart. II

Dans les lieux où elle procédait surtout de Wati Tyler, il était difficile qu'elle se soutînt après sa dél faite. C'est ce qu'on put voir à Saint-Alban. Nulle part ne se fit plus sentir le contre-coup des événements •' Londres dans leurs vicissitudes.

Le mouvement y avait éclaté sur l'injonction des insurgés eux-mêmes : dès le lendemain de leur entrée I Londres, ils donnèrent ordre à ceux de Saint-Alban ' (le Barnet de venir les y rejoindre tout armés, s'ils t' voulaient voir vingt mille hommes se rendre chez iix pour brûler leur ville. L'abbé de Saint-Alban, instruit de cette menace, avait tenté d'en prévenir les effets. Il avait rassemblé ses serviteurs et des gens ^lo la ville, et les avait envoyés à Londres, non [oint avec des armes, mais avec des paroles d'accommodement pour les insurgés : tentative fort aventuiruse; car, à peine partie, cette troupe avait formé deux bandes : les gens de l'abbaye, contraires au mouvement; ceux de la ville, prêts à le seconder. Et ces derniers, rencontrant aux portes de Londres I . Straw occupé à brûler une maison du maître des hospitaliers de Saint- Jean , avaient prêté dans ses lains serment au roi et aux communes^ c'était le mot (Tordre de l'insurrection*.

Cependant ce que voulaient ceux de Saint-Alban, «•'était avant tout leurs franchises. Pour arriver plus sûrement à leurs fins, ils députèrent tout à la

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