Froissart. II
Dans les lieux où elle procédait surtout de Wati Tyler, il était difficile qu'elle se soutînt après sa dél faite. C'est ce qu'on put voir à Saint-Alban. Nulle part ne se fit plus sentir le contre-coup des événements •' Londres dans leurs vicissitudes.
Le mouvement y avait éclaté sur l'injonction des insurgés eux-mêmes : dès le lendemain de leur entrée I Londres, ils donnèrent ordre à ceux de Saint-Alban ' (le Barnet de venir les y rejoindre tout armés, s'ils t' voulaient voir vingt mille hommes se rendre chez iix pour brûler leur ville. L'abbé de Saint-Alban, instruit de cette menace, avait tenté d'en prévenir les effets. Il avait rassemblé ses serviteurs et des gens ^lo la ville, et les avait envoyés à Londres, non [oint avec des armes, mais avec des paroles d'accommodement pour les insurgés : tentative fort aventuiruse; car, à peine partie, cette troupe avait formé deux bandes : les gens de l'abbaye, contraires au mouvement; ceux de la ville, prêts à le seconder. Et ces derniers, rencontrant aux portes de Londres I . Straw occupé à brûler une maison du maître des hospitaliers de Saint- Jean , avaient prêté dans ses lains serment au roi et aux communes^ c'était le mot (Tordre de l'insurrection*.
Cependant ce que voulaient ceux de Saint-Alban, «•'était avant tout leurs franchises. Pour arriver plus sûrement à leurs fins, ils députèrent tout à la