Wals., p
la fois au roi et à Wat-Tyler. Wat-Tyler ne fit pas at] tendre sa réponse; il promettait de leur envoyer, s'il le fallait, vingt mille hommes pour raser l'abbé, 1< prieur et les moines; c'est-à-dire pour leur couper h tête, dit Walsingham : le sort de Tarcbevêque^ décapit( le jour même, ne justifiait que trop cette interprétation.
Ceux de Saint-Alban n'en demandaient pas tant, et ne voulaient pas d'ailleurs aller si loin. Ils se] bornèrent à envahir l'abbaye , comme ceux de Londres la Tour (le prieur et plusieurs moines avaient pris la fuite); ils ouvrirent la prison, firent comparaître devant eu'x. les prisonniers, les renvoyèreni pour la plupart : mais l'un d'eux, jugé coupable (oi ne dit pas de quel crime), fut décapité avec les crisj sauvages qui avaient salué à Londres de pareilles exécutions \
Les choses en étaient là, quand arriva William Grindecobbe que Ton avait envoyé au roi. Il avait reçi comme les autres sa charte et sa bannière : c'était la] liberté sous la sanction royale, c'est-à-dire ce qui devait satisfaire les honnêtes gens; et Grindecobbe sutl décider le peuple à revenir à ces voies légales. On mande] aussitôt Tabbé, on le somme de se conformer auxl prescriptions du roi, de livrer toutes les chartes an-1 ciennes qui liaient la ville à Fabbaye ; et en attendant, la multitude, pénétrant dans le cloître, enlevait duj