‹ Richard II (volume 2)Chapitre 92 sur 92 · SI · texte numérisé non relu

SI

Page 213, note a.

Sentence contre les capitaines de Vèvèque de Norwich. {Rot. Pari., t. III, p. 158, § 25.) Plusieurs s'y dérobèrent par la fuite. On trouve dans Rymer, à la date du 6 mars 1384, des lettres du roi à divers vicomtes pour la saisie des biens et l'arrestation de la personne des fugitifs. W. de Elmham est poursuivi pour 3400 fr. ; W. de Faringdon, Th. Trivet, H. de

Ferriers, chacun pour 1400 fr. ; Robert Fitz-Rauf, pour 400 fr. A la même date, Robert de Fulmère n'a pas encore fait la restitution des 5000 fr. qu'il disait avoir gardés pour le service du roi. Ordre est aussi donné de l'arrêter. (Rymer, t. YII, p. 424.) Un autre acte, du 14 mai, pardonne à W. deElmham à la condition qu'il paye lamême somme que les autres (1400 fr.). {Ibid.j p. 426.)

Page 215, note a.

Conférences de Leulinghem. Froissart, II, 216; Relig. de Saint-Denys, IV, 5; Wals., p. 308. — Trêve de Leulinghem^ 26 janvier 1384. Rymer, t. VII, p. 418-421. Elle devait durer du 26 janvier au l"*" octobre; elle fut prorogée jusqu'au V mai 1385, comme on le verra plus tard. Il n'est pas question de l'Espagne ; de telle sorte que Lancastre se réservait la faculté de faire son expédition en toute sécurité. Les actes de Rymer contiennent diverses autres pièces relatives à cette trêve : Ordre à Henri Percy, comte de Northumberland , de la publier (6 février 1384. Rymer, t. VII, p. 421). Thomas Percy et d'autres furent nommés conservateurs de la trêve pour la Guyenne; W. Beauchamp, capitaine de Calais, pour la Picardie; d'autres pour la Bretagne, la Normandie (8 février, ihid.,^. 422). — Formule de la proclamation de la trêve. Suppl. Rymer. Richard II, t. II, n° 107. Collection de Bréquigny, t.LXXVIII, 1° 165.

Page 217, note o.

Mort du comte de Flandre; succession du duc de Bourgogne. Relig. de Saint-Denys, IV, 6 ; Froissart, II, 216, etc. ■— Traité du roi d'Ecosse et du roi France. Rymer, t. VU, p. 406. — Incursion des Écossais malgré la trêve. Wals., p. 305 ; M. Evesh., p. 49 ; Otterbourne, p. 158. On trouve parmi les actes un ordre à l'évêque de Durham de tenir les laïques et les clercs prêts à résister aux Écossais (6 septembre 1383); ordre à tous ceux des comtés du Nord de se préparer à la résistance (8 septembre) ; ordre semblable aux ecclésiastiques, aux habitants de Kingstonsur-HuU (13novembre). (Rot. Scotiœ,t. II, p. 54, 55.)— Ordre de publication de la trêve de Leulinghem, 6 février 1384. (iiymer, t. VII, p. 43i.) ~ Sauf-conduit aux commissaires français, 13 février. (Ibid., p. 423.)

Page 217, note b.

Invasion de VÉcosse. Elle eut lieu le lundi de Pâques (11 avril), selon Knighton (p. 2674, cf. M. Evesh., p. 50). Froissart (II, 218) dit que les Écossais, quand ils furent envahis, se croyaient garantis par la trêve. Les Anglais avaient trop peu à gagner à cette guerre pour qu'on puisse croire qu'ils l'aient recommencée sans provocation. — Lancastre rentra en Angleterre, accablé des malédictions des gens du Nord qu'il laissait sans défense. (Wals., p. 308, 309.)

Convention de Lancastre avec le comte de Northumberland : Le comte devra rester sur la frontière du l'''" mai au 11 juin, et le duc lui assure pour les frais de ses garnisons, etc., 4000^ à payer en deux termes : le 30 août et le 15 mai. Les villes de Durham et de Lancastre, l'archevêque d'York, les évêques de Duijiam et de Garlisle doivent lui venir en aide avec toutes leurs ressources. Son frère Thomas Percy viendra aussi se joindre à lui. Les 6*^ par livre sur les marchandises, et les 2* par tonne de vin, votés pour la sauvegarde de la mer, seront appliqués à la garde des rivages du Nord, 23 avril 1384 (en français). (Rymer, t. VII, p. 425.)

Désastre de r expédition. Incursion des Écossais. Wals., p. 309.

Page 218, note a.

Discours du chancelier. Rot. Pari., t. III, p. 166, § 3 et 4. Les communes demandèrent, comme presque toujours, qu'on leur adjoignît un certain nombre de lords, désignés par elles : et le cas était assez grave pour justifier leur demande. Ce furent l'évêque de Winchester (W. de Wickham), l'évêque d'Ely (Thomas Arundel) et l'évêque d'Exeter ; le comte de Kent (frère du roi), les comtes d'Arundel et de Salisbury, Gui de Brian, J. Lowel, et J. Devereux, ancien capitaine de Calais. Les trois oncles du roi, Lancastre, Cambridge et Buckingham, et des seigneurs qui les avaient accompagnés en Ecosse y furent adjoints aussi à leur retour. {Rot. Pari., t. III, p. 167, § 9.)

Page 219, note a.

Subside. Rot. Pari. , t. III, p. 167, § 10. Un demi-quinzième voté éventuellement au dernier parlement restait à lever.

Il fut décidé qu'il serait perçu à la Saint-Michel, et on y ajouta un autre demi-quinzième pour l'Annonciation de l'année suivante (25 mars 1385), si dans l'intervalle la paix avec la France n'était pas faite, ou si la guerre avec l'Ecosse durait encore.

Plainle du clergé payant dixième et quinzième. Ibid.,\). 176, n° 4. — Réponse des communes sur la paix. Ibid., p. 170, § 16. — Question de la paix portée au parlement . Edouard III l'avait fait plusieurs fois, et toujours il avait trouvé la même répugnance des communes à s'engager par un avis. Elles se déclarent très-humblement incompétentes et s'en réfèrent à la décision du roi et des lords. Voyez pour les vingt-unième et vingt-huitième années d'Edouard III, Rot. Parl.^ t. II, p. 165, S 5, et p. 262, § 58; cf. Hallam, t. III, p. 184.

Page 229, note a.

Accusation d'un carme contre le duc de Lancastre. Wals., p. 309. Le moine d'Evesham nomme ce carme J. Latimer. Il dit que l'accusateur, caché derrière un rideau pendant la conférence du roi et de Lancastre, se précipita dans la chambre pour réfuter ]a justification de ce dernier; qu'il invoqua deux personnes en témoignage, mais sans être soutenu; qu'il fut alors torturé sans rien rétracter de ses paroles, et ensuite traîné sur la claie et décapité. Il ajoute que le roi ignora ces tortures. Quant à J. de HoUand, il ne joue aucun rôle dans son récit. (M. Evesh., p. 51.)

Page 229, note h.

Négociations. Elles avaient été précédées de mesures comminatoires. On trouve à la date du 17 avril 1384, un ordre d'arrêter les vaisseaux français en représailles de vaisseaux anglais qui avaient été pris pendant la trêve. (Suppl. Rymer, liirhard //, t. II, n° 113, Gollect. Bréquigny, t. LXXVIII, f' 196. — Pouvoirs à Lancastre et à Buckingham pour traiter (inrcla Flandre (27 mai 1384), Rymer, t. VII, p. 428; — avec r adversaire de France, ibid., p. 429. Les oncles du roi étaient d'ailleurs désignés pour ces négociations par leur rang. Des deux côtés, au défaut des rois, on prenait les premiers du royaume. L(; même jour que ces pouvoirs étaient donnés k Lancastre et à Buckingham, des sauf-conduits furent expédiés aux ducs de

Berri, de Bourgogae, de Bourbon et de Bretagne (27 mai 138 ibid., p. 431). Au 15 juillet, ou leur donne un nouveau sauf conduit pour eux et pour sept cents hommes de leur suin (ibid., p. 433). Le duc de Bourbon était l'oncle maternel du Charles VI; le duc d'Anjou, l'aîné des frères de Charles Vj avait des prétentions sur le royaume de Naples, comme Lan^ castre sur la Gastille. Il y faisait alors la guerre et y mourut en septembre 1384. (Voy. Relig. de Saint-Denys, V, 6 Froissart, II, 222; M. Evesh., p. 57.)

Page 230, note a.

Double invasion de Northumberland et des Ecossais. Wals., p. 310; M. Evesh., p. 52. — Chevaliers français en Ecosse (Geofïroy de Chargny, etc.). Froissart, II, 218. — Messagers français retardés en Angleterre, puis envoyés en Ecosse. Ibid. — Pouvoirs aux évêques de Durham et de Carlisle, à H. Percy, comte de Northumberland, et à J. de Nevil pour traiter avec l'Ecosse (12 juin 1384). Rymer, t. VII, p. 432. Les commissaires, nommés de part et d'autre, furent l'évêque de Durham, J. de Nevil, et J. Waltham, sous-doyen de l'église d'York, du côté des Anglais; le comte de Murray, Archibald et J. de Douglas, etc., du côté des Écossais. Ils se réunirent le 7 juillet et arrêtèrent la trêve, qui fut promulguée en Angleterre le 27 juillet. (Rymer, t. VII, p. 434.) — L'Ecosse comprise dans la Irêrr de Leuling lien {20 juillet). Ibid., p. 221.

Page 232, note a.

Publication de la trêve. La ratification à Paris est du 19 octobre, et à Westminster du 20. (Rymer, t. VII, p. 444.) Le lendemain, Richard nomme des conservateurs de la trêve pour ses diverses frontières. {Ibid., p. 446.) — Le roi à Varchevêque de Canterbury : « Licet multoties requisiti convenire penitus recusabant, jactantes se, ut dicitur, nedum hsereditatem nostram ultramarinam, sed regnum nostrum Angliae se velle hostiliter invadere, et nobis locum et gentem auferre , ac totam linguam anglicanam, absque consideratione status, setatis, sexus aut personae destruere, ipsumque regnum (quod absit) imbuere nova lingua. (20 octobre 1384; Rymer, t. VU, p. 445; cf. Relig. de îSaint-Denys, V, 8.)

Page 234, note a.

Subside. Deux quinzièmes : l'un à lever à l' Annonciation (25 mars), l'autre à la Saint-Jean (24 juin). Le second demiquinzième voté à Salisbury était annulé; le second quinzième devait l'être, si l'on faisait paix ou trêve avant ce temps (la cédule est en français). {Rot. Pari., t. III, p. 185, § 10.) La convocation du clergé pour le vote du subside est du 24 février 1 385. (Rymer, t. VII, p. 464.) — Pétition pour la garde de la frontière d'Ecosse. Rot. Pari., t. III, p. 200, § 20. — Berwick livrée et le comte de Northumherland condamné. Wals., p. 311, et M. Evesh., p. 55; Otterbourne, p. 159. Les registres ne portent aucune trace de cette condamnation, que Walsingham fixe au 15 décembre 1384. — Jean le Boursier à Gand. Froissart, II j 221. — Acte qui le nomme : « Rex dilecto et a fideli nostro Johanni Bourghcher salutem. (Jum liodierna die « patria Flandria?, qaœ de nobis in superiorilate tenetur, ut ad « noslram coronam et regnum Francise resortizans post obi- « tum et decessum Ludovici Namurensis, comitis Fiandriee.... « sit ad prsesens comitali gubernatione destituta, nec evidenter a appareat quod post ipsius obitum suus haeres hactenus .se « oblulerit vel offerat, homagium nobis exinde tanquam suo domino.... facturus, qui sumus, et semper fuimus, et erimus parati ad recipiendum ipsmn hxredem ad httjns niodi comiliil.us debitum homagium. » (18 novembre 1384. Hymer, t. YII, p. 448.) J. le Boursier avait avec lui une bonne escorte d'hommes de guerre : « armatam manum validam atque fortem. » (M. Evesh., p. 58; cf. Wals., p. 312.) A la date du 16 décembre 1384, le roi écrit : « A Jean de Bourghcher, reward de notre ville de Gand en Flandre : « Rex dilecto et « fideli suo Johanni de Bourghcher, rewardo villui nostrai de a Gandavo in Flandria. » Gomme le duc de liourgogne, soi-disant comte de Flandre, répand dans le pays de la monnaie frappée en son nom, et que cela est dommageable au commerce de l'Angleterre, il lui commande de l'interdire. (Rymer, t. Vil, p. 452.)

Page 236, note a.

Préparatifs des Français. Froissart, II, 224. Pour se préparer à la lutte, l'Angleterre avait doublé le subside. En France, ou ht de même, et on y ajouta un emprunt, qui, par la suite

480 LIVRE QUATRlÈxME.

(chose extraordinaire, dit le Religieux de Saint-Denys), fut remboursé. (Relig. de Saint-Denys, YI, 2.)

Lancastre et Richard. M. Evesh., p. 57 et 60; Wals., p. 314; Otterbourne, p. 160. Walslugham dit : « Orta est duci Lan- «t castria? inquiétude gravissima, juvene rege et juvenibus ejus complicibus in mortem illius conspirantibus. » Et le moine d'Evesham : « Gravis dissensio inter regem et ducem Lancas- (( triœ est exorta, instinctu juvenumqui cum rege nutritifuere, « conspirantium in mortem suam. » Le changement de rédaction est significatif. — Reprise de Berwick. M. Evesh., p. 56. — Pardon de Northumherland, 17 février 1385. Rymer, t. VII, p. 463. — Cherbourg confié à J. de Hollande 20 novembre 1384; Brest à Th. Percy, 7 décembre 13S4. Rymer, t. YII, p. 450 et 452.

Terreur en Angleterre : « Auditur in Anglia rumor iste scia licet sexcentarum navium istuc dirigendarum , cum exercitu a infinito, qui totum regni solum, sicut locustse, repleret; et « illico (quasi nulla spes salutis esset) non solum plebani, sed « et ipsi milites olim exercitati , sed modo effœminati, olim ania mosi, sed modo meticulosi, olim cordati, sed nunc excordes « et enervati, trepidare cœperunt, et non de resistentia, non « de bello modo, sed de fuga vel deditione tractabant. » (Wals., p. 315.) Walsingham ne parle pas mieux de la flotte confiée, dans ce même temps, au prieur de l'Hôpital et à Thomas Percy : « Qui per totum tempus eestivum observaturi maris semitas, vite dentés fréquenter classem gallicam, nunc eos prsetereuntem, a nunc etiam deridentem, nihil omnino contra eos, qui in illo « erant, agere slatuerunt , impediti vel privata discordia, vel ve- « cordia repercussi. » (Wals., p. 315.) Il y oppose la conduite des gens de Portsmouth qui, pénétrant dans la Seine, y coulèrent à fond quatre vaisseaux et en prirent quatre autres, et celui de Glisson lui-même. [Ibid.)

Nouveaux commissaires nommes pour négocier la paix • Ce sont l'évêque de Hereford, W. Beauchamp, capitaine de Calais, etc., 4 mars 1385. (Rymer, t. YII, p. 466. — Saufconduits en blanc pour les commissaires français, même date. Le 11 avril, on en expédie d'autres aux commissaires désignés, qui sont l'évoque de Bayeux, Arnaud de Gorbie, R. de Raineval, etc. (Rymer, t. YII, p. 467 et 470.) Walsingham dit que

l'évêque de Hereford fut joué par les Français, qui lui accordèrent une trêve de deux mois dont ils avaient besoin euxmêmes pour achever leurs préparatifs : trêve applicable à la terre et non à la mer, où Ton pourrait continuer de faire des prises. (Wals., p. 315.) Les actes ne gardent point trace de cette convention. On y trouve seulement les pouvoirs donnés au comte de Northumberland pour traiter avec l'Ecosse (24 février 1385, Rot. Scot.^ t. II, p. 79), et la transaction de Northumberland et d'Archibald Douglas, qui, pour préparer de nouvelles négociations, conviennent d'un armistice jusqu'au l*-- juillet. (15 mars 1385, Rymer, t. YII, p. 468.)

Convocation pour Vexpédition d'Ecosse à l'archevêque de Canterbury, etc. : « Vobis mandamus in fide et dilectione quia bus tenemini firmiter injungentes quod totum servitium, « quod nobis debetis, habeatis ad nos. » (4 juin 1385, Rymer, t. YII, p. 472.) — A tous les comtes^ barons, etc., même formule : homagium remplaçant dilectio. (13 juin, ibid., p. 475.) — Ajournement des cours souveraines: « A Robert Belknap et aux juges des plaids communs;» — « à R. Trésilian et aux juges du banc du roi ; » — « au trésorier et au baron de l'Échiquier » (Westminster, 20 juin 1385, ibid.y p. 476); » — « à l'abbé de Bury, pour la garde de la côte de Suffolk » (8 juin 1385, Rymer, t. YII, p. 474) ; — « à L. Glifford, pour la garde de sa mère : il l'excepte pour cela de la convocation générale. (2 juin 1385, ibid., p. 474.) — Le roi d'Ecosse de son côté avait convoqué son parlement; et ordre fut donné de s'armer pour la défense du pays. (Avril 1385, The acts of the parllam. of Scotlandj 1844, in-f", p. 188.) — Une endenture ou « acte fait double » entre le roi d'Ecosse et Jean de Yienne, règle les mesures disciplinaires et les rapports des hommes des deux nations pour la campagne. (13 juillet 1385, ibid., p. 190, 191.)

Affaire de J. de Holland. Il y a peu de tableaux plus dramatiques dans Froissart. La querelle de l'écuyer et de l'archer, la rencontre fortuite de R. de Staffbrd et de J, de Holland; l'enivrement de J. de Holland dans sa vengeance : « A la bonne heure, j*ai plus cher que je l'aie mort que moindre de lui : or ai-je tant mieux vengé mon écuyer ! » la douleur du père, et sa noble fierté quand il réclame justice, et sa mille constance à remplir

ses devoirs de baron dans la campagne, après que le roi s'est engagé à remplir envers lui ses devoirs de roi ; toutes ces péripéties et ces traits de caractère laissent une impression vive et profonde dans 1 ame du lecteur. (TT, 235.)

Sur la mort de la mère du roi, Wals., p. 316, et M. Evesh., p. 63. Elle mourut au commencement d'août.

Page 243, note h.

Armée de Richard. Froiss., II, 235. Le moine d'Evesham (p. bl), porte l'armée à plus de 100 000 hommes, Walsingham (p. 316) dit que, pour la former, le roi usa de la crainte de sa puissance ; et il n'y compte pas moins de 300 000 chevaux. C'est exagérer la force et dénaturer les motifs de cette grande levée. Otterbourne (p. 161), si le chiffre n'est pas ahéré, tombe dans l'excès contraire en la réduisant à 300O hommes.

Nous avons, par extraordinaire, le moyen de contrôler ces chiffres et de les ramener à la vérité, dans un état de l'armée de Richard pour sa campagne d'Ecosse, donné par plusieurs manuscrits et publié par M. N. Harris Nicolas. (ArchœoL, l. XXII, p. 13-19.) On y trouve le nombre d'hommes d'armes et d'archers fournis par chacun; ce qui donne, en récapitulant :

Avant-garde 1500 h. d'armes. 2100 archers.

Bataille du roi 2000 — 3730 —

Aile droite 250 — 260 —

Aile gauche 310 ~ 580 —

Arrière-garde 670 — 983 —

Total 4730 — 7653 —

sans compter les hommes d'armes et les archers amenés par l'archevêque d'York et l'évêque de Durham selon l'ordonnance : ils sont portés, sous cette désignation, dans le tableau, sans y figurer par des chiffres. Le no^nbie des archers est peu considérable relativement à celui des gens d'armes, qui représente communément cinq ou six fois plus de monde, si Ton joint à chaque lance tous les hommes qui s'y rattachaient.

Le beau manuscrit de Paris (B. imp., n° 6049), que M. Harris Nicolas ne paraît pas avoir connu, et qui donne cet état de l'armée du roi avec quelques variantes (f" 29 verso), contient en outre (f° 28), « les estatuts et ordonnances à tenir en l'ost, » règlement disciplmaire arrêté par le roi, le duc de Lancastre

sénéchal, le comte de Buckingham cunut'lable , le comte de NottiDgham maréchal , et autres seigneurs appelés au conseil , et publié avant l'entrée en campagne à Durham, le 17 juillet an IX (1385).

Page 245, note a.

Le moine d'Evesham (p. 63), dit que le roi revint aux lieux ordinaires de sa résidence vers la Nativité de la sainte Vierge. On voit, en effet, par un acte du 8 septembre, qu'il était alors à Westminster. {Rot. Scot.y t. II, p. 75.) Mais il était rentré déjà depuis trois semaines en Angleterre. Il était resté quinze jours à peine en Ecosse. La donation aux ducs d'York et de G-locester est datée de la Tweed, 6 août, comme il passait en pays ennemi ; la donation au comte de ÎSuffolk, de Newcastle, 20 août, comme il revenait. {Rot, Pari., t. III, p. 205, 206 et 208.) Par des lettres datées de Durham, le 22 août, il confiait à l'archevêque d'York le soin d'inspecter les places et les hommes qui détendaient la frontière. {Rot. Scot., t. II, p. 75.) — Henri Percy, his du comte de Northumberland, avait reçu, le 20 mai 1385, la garde de Berwick ; le 21 décembre on la lui confirma en y joignant toute la marche orientale. {Rot. Scot., t. II, p. 73 et 78.)

Page 250, note a.

William de Drayton envoyé au secours de Gand , 8 décembre 1385. (Uymer, t. VII, p. 488.) — Soumission de Gand : Traité de Tournai, 18 décembre 1385,Froissart, II, 241. Walsingham pourrait bien ici récriminer contre Richard ; mais il aime mieux encore tomber sur les Flamands : « Gaudavenses « lis diebus, non exspectato adjutorio quod lUis Rex Angliaj, non <( sine magnis sumptibus, pra^paraverat, innato more gentis suai « usi levi consilio, se Régi Franciœ dediderunt, manifeste « monstranles se non posse uniamico vel domino hdem diutius « conservare. »(Wals., p. 321, et Otterbourne, p. 165, qui le copie.) — Cet événement qui découvrait les possessions de l'Angleterre en Picardie, dut inspirer plus de crainte à l'égard de Calais. Pour s'attacher les habitants par de nouvelles faveurs, le roi, en date du 22 décembre, leur accorde l'exemption de tous droits d'entrée sur les comestibles, le bois et les matériaux de construction pendant la guerre. {Rot, Franciœ , 8 Rich. II, m. 13. CoUect. Bréquiguy, t. LXXVIll, f« 194.)

Page 252, note a.

Robert de Vère. Voy. Diigdale, Baronage, t. I, p. 189 et 194. Richard lui donna, entre autres domaines, le beau château de Queenborough, bâti par W. de Wickham (évêque de Winchester) pour Edouard III. (Godwin, Life ofChaucer, ch. XLV, t. II, p. 368.) Gower ne manque pas de signaler dans sa chronique cette prédilection du roi pour les jeunes seigneurs :

Stultorum vile sibi consilium juvénile Legerat, et sectam senium dédit esse rejectam.

(Gower, Chron. Trip., I, dans les Polit. Poems, 1. 1, p. 418.) Mais il est faux qu'ils composassent , comme il le dit , tout son conseil : Michel de la Pôle, Trésilian, Brambré, Burley, l'archevêque d'York, ses conseillers les plus intimes dans cette première partie de son règne, n'étaient pas des jeunes gens.

Page 254, note a.

Beauté et heureuses qualités de Richard. Voyez ce qu'en dit Hearne, dans sa préface à la chronique d'Evesham (p. vi) : « Ex omnibus satis liquet historicis.... eumdem fuisse omnium, ce qui unquam apud nos imperarunt , principum longe formo- « sissimum.... Quibus laudibus idcirco itidem cumularunt, Œ quod ipsi inessent mirificus animi candor moresque etiam « suavissimi. » Grodwin parle d'un portrait de Richard conservé à Westminster, qui, malgré l'imperfection de la peinture en ce temps-là, donnait encore l'idée de sa beauté. (Life ofChaucer, ch. XLii, t. II, p. 290.) On en peut juger aussi par la statue couchée sur le tombeau qu'il avait fait dresser, dans les dernières années de sa vie, à Westminster, pour la reine Anne et pour lui-même. Les traits sont réguliers et délicats, mais d'une beauté trop féminine. Voyez-en la gravure dans Gough, Se-

pulcfiral monum. in Great Britairij t. I, part, ii (xiv cent.), pi. Lxii et p. 163.

Luxe à la cour de Richard. Voy. Archœol., t. XX, p. 103. La reine Anne contribua beaucoup à introduire en Angleterre les modes qui faisaient alors fureur (l'expression convient bien ici) en France et sur le continent. « Sous cette reine, dit l'annaliste Stow, commença le détestable usage des souliers pointus, rattachés au genou par des chaînes d'or ou d'argent (souliers à la poulaine); et les nobles dames, à l'exemple de la reine, prirent la coutume de porter sur la tête de hauts ornements, des cornes pointues, de s'affubler de longues robes traînantes, et de monter à cheval sur des selles de côté. » Les lettres euren part aux générosités de Richard. Il continua à Ghaucerla pension qu'il avait reçue d'Edouard IIL En 1374, Edouard lui avait fait don d'une lagbne (un gallon) de vin par jour, ce qui pouvait valoir 10 1. par an. En 1378, ce don fut remplacé par une pension de 20 m. (13 1. 6 s. 8 d.). La reine Anne joignit sa faveur à celle de Richard. Aux fonctions de contrôleur des droits sur les laines, Chaucer joignit le contrôle d'autres menus droits dans le port de Londres, avec pouvoir de se faire suppléer (1382). Compromis dans les troubles de Londres qui amenèrent la condamnation de l'ancien maire, J. de Northampton, il se retira en Flandre; mais on lui maintint ses places durant cet exil volontaire. Il ne les perdit qu'après son retour, et par le fait du duc de Glocester, maître alors du gouvernement (1386). Voyez pour ces détails Godwin, Life of Chaucer, ch. xxxiv, XLiv, L, t. II, p. 162-167, 330, 359, 468, et les appendices n^^^ viii-xvii, t. II, p. 622-631.

Attachement de Richard pour la reine, « Et quelleque part le roi d'Angleterre allât, la roine sa femme et toutes les dames et damoiselïes le suivoient. » (Froissart, III, 73.) — Sa douleur (juand il la perdit. Ibid., IV, 39. — Calomnies contre le roi. Wals., p. 324. Il croit tout sauver en disant : « Prout fertur. >»

Page 255, note a.

Simon Burley. Le roi lui-même rappelle tous les titres de son fidèle Burley à ses faveurs , dans une charte qui lui fait don d'un château : « Pro bonis et magnis obsequiis, qua^ dilectus « et fidelis miles noster Simon de Rurley.... ab infantia nos- « tra tenera.... et tempore quo istum (militarem) ordinem sus-

« cepimus, ac post modum quando Princeps Walliae eramus.... « et specialiter pro eo quod, diversis vicibus, pro maritagio « noslro versus partes transmarinas in nuntium ibat, et abinde a cum carissima nostra Regina de patria sua ad praesentiam a nostram redibat. » Il lui donne ce château « de assensu et in ce praesentia carissimœ consortis nostrœ Annœ, reginae Ance gliae, » etc., 3 novembre 1382. (Rymer, t. YII, p. 370; cf. ibid., p. 348. Voy. aussi Godwin, Life of Chaucer, ch. XLV, t. II, p. 366.) — Robert Trèsilian. Voy. ci-dessus. Il figure presque constamment avec les plus hauts personnages , parmi les examinateurs des pétitions. — N. Brambré, maire de Londres. Wals., p. 308 : « Majorem, electum juxtamorem civitaa tis, » etc. Il avait prévalu sur J. de Northampton, fauteur des lollards, fort appuyé de la multitude : ce qui avait provoqué les troubles où Ghaucer se trouva compromis, et à la suite desquels il quitta pour un temps l'Angleterre. (Godwin, Life of Chaucer, ch. XLix; t. II, p. 438.)

Page 257, note a.

Michel de la Pôle. Ses antécédents et ses débuts comme chancelier. Voy. ci-dessus, p. 114 et 195.

Amnistie. Un acte du 18 mai de la vr année de Richard II (1383), aux débuts de radministration de M. de la Pôle, retendit à tout le monde, même aux hommes de S. Edmond's Bury, en appliquant toutefois à ces derniers la condition qui avait été primitivement commune à tous : qu'ils devraient individuellement demander leur grâce. {Stat. of Realm, t. II, p. 30, 31.) Au parlement de 1384, les gens de Bury donnèrent à l'abbé caution de 10 000 livres, qu'ils ne s'insurgeraient point par la suite. (Voy. lebill. Rot. Pari., t. III, p. 171, § 19.) Les habitants demandèrent et obtinrent que ceux qui, depuis l'insurrection, avaient vendu leurs terres pour échapper aux charges communes, y fussent obligés. {Ibid., p. 175, n° 2.) Dans ce même parlement, les communes d'Essex, de Kent, de Cambridge, de Huntingdon, demandèrent que Wat-Tyler, Jacques Straw, J. Hauchach et Robert Philippe, chefs de l'insurrection dans ces comtés, mis à mort sans jugement, fussent censés jugés, et par suite atteints de félonie et dûment frappés de confiscation : car leurs héritiers réclamaient leurs biens « comme ils eussent estez morts loiaux lièges du roi. » La réponse s'étendit à tous : « Est accorde en cest présent par-

lement que ceux queux furent mys à mort en temps de insurreccion soyent tenuz com félons convictes. » {Ibid., p. 175, n° 1.)

Vagabondage, brigandage (Parlement de 1383). Ibid., p. 158, §§ 28 et 29. — Que nul homme ne chevauc/ie armé, « Le roi le voet, sinon qu'il eut donne sa licence especiale au contraire. » Ibid.y p. 164, § 59. — Excès des agents royaux réprimés; pourvoyeurs. Ibid., p. 158, § 30. — Agents forestiers. Ibid.y p. 160, § 40. — Surtaxe sur les laines. Ibid., p. 159, § 35. — Déplacéments coûteux, pour répondre à la justice ecclésiastique. Ibid., p. 163, § 53. Le roi promet d'en parler aux prélats. — Bénéfices donnés aux étrangers. Ibid.j p. 162, 163, §§ 49 et 54. Le roi promet de ne plus donner licence aux étrangers, tant que dureront les guerres, « horspris au cardinal de Naples ou autre especiale personne à qui le roy soit pour especiale cause tenuz. » (Cf. Stat. 7 R. II, c. 12. Stat. ofRealm, t. II, p. 34.) Exception qui limitait l'abus, mais ne le supprimait pas absolument : le roi restait juge des cas. — Abus de la justice civile. « Que les juges ne tiennent pas les assises dans leur propre pays. » (Parlement de novembre 1384, p. 200, § 17.) « Que nul des justices ne des barons susdits (des deux bancs et de l'Échiquier) preigne robe, fee, n'empension, doun ne regard de nully, fors seulement du Roi, s'il ne soit manger ou boire, et ce de petite value. » {Ibid.j § 18.) — Altération des actes judiciaires. Ibid., p. 201, § 27. Ces pétitions furent converties en loi : Statut de l'an viii de Richard II, c. ii, m et iv. {Stat. of Realm, t. II, p. 36.)

Franchises de Londres (Parlement de 1383). Jbid , p. 160, § 37. — Libre élection (Parlement de 1384), p. 173, § 23 [24]. — Demande du parlement de 1383, touchant la nonwiation des officiers et en même temps la réforme de V hôtel du roi, p. 147, g 18. — Vicomtes et eschetours (Parlement d'octobre 138b), p. 159, § 34. (Parlement de 1384), p. 201, §25 : « Que plese que les ditz Estatutz soient tenuz, issint (ainsi) que visconts, south-visconts, et eschetours qui sont ore esluz a contraire des ditz Estatutz soient removez, et oustez, et autres suffisants esluz.... El la responce du chancelier fuist tiell : qu'il serroit trop préjudiciel au Roi et a sa corone d'estre eiisi restreint que quant un viscont s'ad bien et loialment porté en son office au Roi et au poeple par un an, que le Roi par avys de sfon conseill ne purroit reeslir et faire tiel bon officer viscont pur l'an en-

suant. Et par ce le Roi voet faire en tiell cas corne meullz semblera pur profit de lui et de son poeple. »

Page 258, note a.

Nomination des grands officiers en parlement. On a vu que le premier parlement de Richard n'avait revendiqué ce droit que pour le temps où le roi serait, par son âge, hors d'état de ^^ouverner lui-même. Il y avait bien eu, sous le règne précédent (1341), une tentative du parlement pour se le faire attribuer. Mais la mesure fut révoquée Tannée d'après, comme obtenue contre le gré du roi, et la révocation agréée du parlement suivant (1343). (Voy. ci-dessus p. 405, note a de la page 8, et Hallam, t. III, p. 182 et 183.) Quoi qu'on puisse penser de la convenance ou de Futilité de cette tentative, elle avait donc avorté, et ainsi la coutume du royaume maintenait la nomination des grands officiers au roi seul.

Page 260, note a.

Lancastre. Yoy. ci-dessus, p. 224. — Ses vues sur la succession de Richard; chronique supposée. Voy. Hardyng, Chron., cité par Turner, t. II, p. 281. Ce témoignage, venant des Percy, pourrait bien être suspect; mais ce qui le confirme, c'est que Henri de Lancastre, fils de celui dont il est question maintenant, parut invoquer précisément la même fable, quand il détrôna Richard II. Des deux fils de Henri III, dont il est question dans le texte, Edouard, qui lui succéda, était né en 1239, Edmond en 1245. (Voy. Matth. Paris, p. 488 et 654, éd. 1640, in-fol.) Edmond fut surnommé Crouchback, qu'on a traduit dans les records par Gibbosus, en français le Bossu; et comment douter après cela de sa difformité? Mais Grouchback, par corruption pour Grossback, ne voulait dire qu'une chose : c'est qu'il avait été croisé (la croix se portait sur le dos comme sur la poitrine). Ce contre-sens a fait toute sa difformité. Voy. Gough, Sepulchral monum., t. I, p. 69. Edmond avait reçu du pape à l'âge de dix ans (1255), le titre de roi de Sicile et de Pouille, en opposition à la race de Frédéric II, titre dont il n'usa guère. Il devint comte de Lancastre, etc., et eut trois fils dont l'aîné, Thomas, âe mit à la tête de la révolte contre les Spenser, favoris d'Edouard II, et fut décapité en 1321. C'est du second, Henri, que descendait la femme de Jean de Gand.

Page 265, note a.

L'Étaple. Rot. Pari., t. III, p. 204, § 12. — Le subside des laines. Ibid., § 11. — Le quinzième et demi. Rot, Pari., t. III, p. 204, § 10. — Le dixième et demi et le débat sur les biens du clergé. Wals., p. 320. Le procès-verbal du parlement ne dit rien de ce débat. Il mentionne seulement dans le mémorandum le dixième et demi (qui doit être ici l'impôt ecclésiastique). La cédule du subside, c'est-à-dire le vote du parlement, n*a de rapport qu'au quinzième et demi.

Page 269, note a.

Le comte de Cambridge, duc d'York; Buckingham, duc de Glocester; Michel de la Pôle, comte de Suffolk. Rot. Pari., t. III, p. 205-209, §§ 14-16. Les deux premières chartes sont, nous l'avons dit, datées de Heselovelogh sur la Tweed, 6 août 1385 ; la troisième de Newcastle sur la Tyne, 20 août. Elles furent publiées à la suite de la cérémonie d'investiture, le 12 novembre 1385. (Voy. Rymer, t. YII, p. 481 et 482.) Une partie de la dotation des ducs d'York et de Glocester, était prélevée sur le subside des laines. Une chronique anglaise, publiée par Leland, 1. 1, p. 678-715, ou p. 471-499 de l'édition de Hearne, chronique qui commence à la troisième année de Henri II et finit à la bataille de Towton (1461), dit qu'en ce parlement Richard fit désigner son cousin, Roger Morlimer, comte de la Marche (fils de Philippa, fille de Lionel, duc de Glarence), pour son héritier au trône, dans le cas où il n'aurait pas d'héritier. (T. I, p. 693.) C'est sur son autorité que Dugdale affirme la chose dans son article sur les Mortimer. {Baronage ^ t. I, p. 150; cf. Godwin, Life of Chaucer, c. li, t. II, p. 496, qui renvoie à Sandford, 1. III, c. xiv.) Il ne serait pas étonnant que les autres chroniqueurs partisans des Lancastres, eussent passé systématiquement le fait sous silence dans leurs histoires; qu'on l'eût même eflacé des actes publics. Toutefois, pour la chronique citée, il faut dire qu'on ne peut s'en rapporter beaucoup aux notions très-sommaires qu'elle renferme. Il y est dit qu'en ce parlement Richard créa deux ducs et cinq comtes : or, les cinq comtes sont avec Michel de la Pôle, Henri de Rolingbroke, comte de Derby, qui paraît avec ce titre dès la quatrième année de Richard (1380-1381); Thomas deMow-

bray, comte de Nottingham : il l'était devenu après la mort de son frère aîné, en l'an vi de Richard (1382), ayant alors 1 7 ans (Diigdale, t. I, p. 128); Jean de Holland, frère du roi, comte de Huntingdon, et Edouard Plantagenet, fils du duc d'York, comte de Rutland, titres qu'ils ne reçurent que plus tard : Jean de Holland, au parlement de 1388; Edouard Plantagenet en 1389. {Rot. Pari., t. III, p. 250, S ^^j «^ P- 264, § 23.) Knighton dit que Simon Burley fut nommé alors comte de Huntingdon, ce dont on ne trouve pas de trace ailleurs.

Robert de Vère. Rot. Pari., t III, p. 209, § 17. Selon Knigthon (p. 2675), Robert de Vère, comte d'Oxford, fut créé marquis de Dublin au commencement de l'expédition d'Ecosse, en même temps que les autres. Walsingham et le moine d'Evesham, qui le suit, ne parlent que des deux oncles du roi aux débuts de la campagne d'Ecosse, et reportent la nomination de Michel de la Pôle et de Robert de Vère à l'époque du parlement. Ils se trompent sur Michel de la Pôle, dont la charte est de quinze jours postérieure à celles des ducs d'York et de Grlocester, mais ils me paraissent avoir raison pour Robert de Vère, dont la charte est du 1" décembre. {Rot. Pari., t. III, p. 210.)

Murmures contre V élévation de Michel de la Pôle : « Vir plus « aptus mercimoniis quam militiae, et qui trapezitis in pace « consenuerat, non armatis in bello » (Wals., p. 321); « qui ce trapezitis in pace consueverat, non armis in bello. » (M. Evesh., p. 67.) « Vir plus aptus mercimoniis quam milia tise. » (Otterbourne , p. 162.) Leurs termes sont presque identiques : ils se copient, ils ne se confirment pas. — « Mera cator mercatoris filius. » (Wals., p. 323.)

Murmures contre Robert de Vère. (M. Evesh., p. 66.)

Page 270, note a.

Restitution du temporel de l'évêque de Norwich. Wals., p. 321. Le procès- verbal du parlement n'en parle pas, et il est probable que la chose fut résolue avant toute délibération de sa part. Le parlement avait été convoqué pour le vendredi après la Saint-Luc, 20 octobre : il se réunit de fait le lundi 23; et l'acte qui rétablit l'évêque dans son temporel, « à la prière de l'évêque d'Ély et des autres évêques, » est du 24. (Rymer,

t. VII, p. 480.) La dotation de Michel de la Pôle, comme comte de Suffolk, était, selon les actes, de 500 livres et non de 1000 livres, comme le dit i'évêque d'Ély dans Walsingham.

Page 271 , note a.

Les conseillers et V hôtel du roi au parlement dw 23 octobre 1383. Rot. Pari, t. III, p. 147, § 16. La réponse porte : « Le roi nostre seignour par l'advis des seignours de son roialme ferra ses principalx officers de tieux suffisantes persones come mieultz lui semblera a faire pur le bon governement de ses roialme et subgitz; lesqueux officers il n'entende mye remuer devant le proschein parlement, sinoun par cause re-

sonable. »

Page 272, note a.

Garde de la mer. Rot. Pari., t. III, p. 212, § 28. — Défense des frontières j §§ 33 et 45 ; — garde des places, p. 213 et 214, §§ 33, 35 et 45; — réclamations de divers comtés, p. 210, §§ 19-23 ; — taxe illégale à Londres, p. 212, § 30; — pourvoyeurs, p. 213, § 31 ; — saisies de terres, p. 212, § 26; — que tous les membres d'une commune contribuent aux frais des chevaliers de comtés envoyés au parlement, p. 212, § 24; — que si a nul escuable soit challangeable d pour l'expédition du roi en Ecosse, il soit pardonné, p. 213, § 40; — vilains ou natifs (serfs) des lords spirituels ou temporels fuyant dans les villes ou dans les franchises, p. 212, § 27\— prieurés étrangers, p. 213, § 39; — biens d'abbayes: les prieurs autorisés à accroître leurs domaines de 20 1. de rente les accroissent de 80 et de 100; y apporter remède : « Le roi soi avisera, » p. 213, § 36; — argent du prieur de V hôpital, p. 213, § 34 ; — premiers fruits des bénéfices pour le roi, p. 214, § 44 bis.

Page 273, note o.

Michel de la Pôle et le parlement (suite). — Point de dons avant un an. Rot. Pari., t. III, p. 213, § 42. — Inspection de niôtel, § 32. — Nomination des trésoriers du subside, p. 204, ,^ 10, et p. 213, § 41. — Noms des membres du conseil communiqués aux communes, p. 213, §43. — Noms des capitaines, des amiraux, des of/icier s, refusés, p. 204, § 10; p. 213, §§ 37 et 38. Les communes avaient introduit la demande relative aux cai)ilaines et aux amiraux dans la cédule même du sub-

side, comme pour rattacher leur requête à ce vote. Elles y demandaient aussi que ces bills fussent enregistrés tels qu'ils avaient été octroyés. Le contraire n'était pas sans exemple.

Page 274, note a.

Lq roi et V archevêque de Canterbury. M. Evesh., p. 57-58. Wals.,p. 315-316. Le dernier n'exprime pas l'objet de la colère du roi. Il dit qu'il s'agissait de choses futiles, « ob levés occa- « siones. »

Page 277, note a.

Affaires d'Espagne et de Portugal. Froissart, II, 144-147. Wals., p. 296 et suiv. — Jean d'Avis. Froissart, III, 3 et 4 ; Wals., p. 319; M. Evesh., p. 64; Otterbourne, p. 165. Selon Walsingham, Jean refusait la couronne, alléguant ses vœux monastiques, et, pressé plus vivement, il ne consentit à la prendre que jusqu'à ce qu'elle fût remise au fils du comte de Cambridge, fiancé à la fille du roi! Il n'est pas possible d'inventer plus effrontément. Le fils du comte de Cambridge ne pouvait avoir de droit que par sa fiancée : or, cette fiancée était femme du roi de Castille. Mais n'importe. Il suffit qu'elle ait été promise à un prince anglais pour que son trône , même après la rupture, soit réputé acquis à ce dernier !

Secours demandé aux Anglais. Froissart, III, 19. — Anglais au secours du Portugal: ordre d'arrêter des vaisseaux pour le passage de R. de Cobham, etc. (8 janvier 1385); — permis d'aller en Portugal à divers hommes d'armes (16 janvier) ; — ordre d'arrêter les vaisseaux et les marchands venant de Portugal, et de garder honorablement les équipages jusqu'à ce que le roi en ait décidé autrement (23 janvier) ; — revue des troupes (16 février), Rymer, t. VII, p. 453, 454, 455 et 463. — Volontaires des garnisons de Calais, etc. Froissart, III, 19. Cf. M. Evesh., p. 65.

Page 279, note a.

Expédition du duc de Lancastre; refroidissement pour la croisade, tt Sed ipsa frequens venisB et relaxationis concessio tan- « tum viluit et sordebat in populo, ut pauci forent qui huic « crucesignationi aliquid erogarent. » (Wals., p. 321; cf. M. Evesh., p. 71.) On trouve dans le volume des Fasciculi zizaniorum (p. 506-511) le sermon d'un carme qui fait effort pour

l'ëchauffer ce zèle, en énumérant toutes les grâces contenues dans les dernières bulles du pape. — Knighton (p. 2676) dit que le roi, avec la permission du parlement, donna à Lancastre 40 000 marcs. — Négociations poursuivies avec V Ecosse, 8 et 28 avril, 18 juin 1385. Rot. Scotiœ, t. II, p. 82, 83.--^c/es publics pour la campagne de Lancastre en Espagne. Rymer, t. YII, p. 490, 499, 501, 508. — Publication des bulles. Ibid., p. 507. — Couronne donnée à Lancastre par Richard. Knighton, p. 2676,— Traité de Lancastre avec Richard, 28 avril 1386. Rymer, t. YII, p. 510. A peu près dans le même temps, des traités de secours et de défense mutuels étaient conclus entre l'Angleterre et le Portugal (9 mai 1386). Rymer, t. YII, p. 515 et 521.

Forces de l'expédition, Knighton, p. 2676. — Vents longtemps contraires. Walsingham dit que quand le duc partit, il avait déjà presque consommé ses approvisionnements (p. 321). Cf. Knighton, p. 2676.

Page 280, note a.

Commissaires nommés pour traiter avec la France, 22 janvier 1386. Rymer, t. YII, p. 491. — Instructions aux commissaires, même jour. Ibid., p. 493. — Pouvoirs à W. Reauchamp, pour convenir d'une trêve, 11 février 1386. Rymer, t. YII, p. 496. — Sauf-conduit aux commissaires français, même jour. Ibid., p. 497.

Départ du chancelier pour le continent. « ....Super quibus- '« dam arduis negotiis dictum D. Regem tangentibus una cum « commissariis adversarii sui Franciœ tractaturos. » 9 février 1386. Il reprend les sceaux le 28 mars. (Rymer, t. ^'11, p. 495.)

Page 281 , note a.

Réclamations des Écossais. Froissart, II, 238. Le roi de France envoya en Ecosse 10 000 fr. d*or pour le roi, et 40 000 livres tournois pour être distribuées par lui k ses barons. Yoyez les quittances et l'état de répartition (16 novembre 1385). Rymer, t. YII, p. 484 et 485.

Page 288, note a.

Henri Percy à Calais. Wals., p. 322; M. Evesh., p. 73. 11

lit de là des excursions vers Boulogne, et fut pris par les Français, 31 mai 1386. (Knighton, p. 3678.)

Trêves avec V Ecosse, 27 juin 1386 (en anglais). Rymer, t.Yll, p. 526. Le sire Jean de Nevil, gardjen des marches d'Ecosse, reçut mission de confirmer cet accord et de le faire respecter. 11 juillet. Ibid.^ p. 538. — Vaisseaux mis en réquisition (28 mars 1386). Rymer, t. VII, p. 507. Dans le même temps, Philippe de Gourtenai ayant été chargé de châtier des violences commises en Irlande , même exception en faveur de Lancastre fut faite dans l'ordre de réunir des vaisseaux à son service. (27 mars. Ihid., p. 506.) — Appel aux armes : « De arraiatione « contra invasionem Grallicorum, » adressé à tous les vicomtes. (1 1 août. Ibid. , p. 540.) — Les pêcheurs des deux nations. Froissart, III, 45.

Page 290, note a.

Départ du roi de France, etc. Froissart, III, 44. Selon le Religieux de Saint-Denis, le roi différa son départ jusqu'au mariage de sa sœur Catherine, âgée de neuf ans, qui épousa, le 5 août, le fils du duc de Berri ; il partit deux jours après, visitant à loisir Senlis, Amiens et d'autres villes, et ne fut à Arras que vers la mi-septembre. (75i'/., YII, 7.)Voyez ci-après (p. 496) une note générale sur les dates et sur l'itinéraire du voyage du roi d'après les actes publics. — Renchérissement des vivres en Flandre. Ibid., 45. Knighton dit qu'un pain de la valeur d'un denier en Angleterre se payait là 17 deniers. (P. 2680.)

Page 290, note b.

Le roi d'Arménie. Froissart, III, 46 ; Relig. de Saint-Denis, VII, 1. Cf. Wals., p. 321; M. Evesh., p. 69 et 76. C'était Léon VI, de la maison de Lusignan, roi de la petite Arménie, colonie dArméniens établie dans le Taurus. Il fut pris par le Soudan d'Egypte, mené au Caire, et mis en liberté en 1381, après six ans de captivité. Il vint en France en 1385, et s'entremit dès lors entre Charles VI et Richard IL Richard lui accorda un sauf-conduit pour lui et sa suite (24 octobre 1385), et un laisser-passer pour cinquante couples de vin de France, à son usage (28 octobre). Rymer, t. VII, p. 480 et 481. Pour le récompenser de ses peines dans la médiation qu'il essaya (il en est parlé dans la nomination des commissaires chargés de traiter avec laFrance, le 22 janvier 1386), le roi d'Angleterre, à la date

du 3 février 1386, lui accorda une pension de 1000 liv. {Ibid., p. 496.) — Nouveau sauf-conduit, 18 mars 1386. Jbid., p. 502. Walsingham et le moine d'Evesham ne pardonnent pas au roi exilé ces faveurs. Ils Taccusent d'avoir extorqué des dons aux princes chrétiens, et disent que sa fuite lui devint plus profitable que n'eiitété la conservation de son royaume.

Page 291, note a.

Retards du duc de Berri, Froissart, III, 44. — Naufrage de la ville de bois. Ibid.; Kuighton, p. 2679; Wals., p. 321 ; M. Evesh., p. 74. Walsingham et le moine d'Evesham disent qu'on la dressa près de Sandwich ; Knighton, autour de Winchester. Une grande partie fut d'ailleurs sauvée avec le reste de la flotte. Le Religieux de Saint-Denis (YII, 10) dit que le roi, quand il eut renoncé à l'expédition , la donna au duc de Bourgogne , et qu'on la dressa autour de l'Écluse pour y loger les ouvriers.

Page 292, note a.

Arrivée de Clisson. Selon dom Morice, les seigneurs qui accompagnaient Glisson déclarèrent au roi que le duc de Bretagne était très-porté à lui rendre service dans cette guerre, mais qu'il était sur le point de se marier (il épousa la fille du roi de Navarre, le 11 septembre), et qu'il craignait d'ailleurs, en se rendant à la convocation, de préjudicier à ses droits : et le roi répondit, à la date du 8 septembre, qu'il acceptait volontiers ses offres , sans que cela tirât à conséquence pour l'avenir. (Dom Morice, Hist. de Bretagne^ 1. VIII, p. 395.) — La députation et la réponse du roi doivent être antérieures à l'arrivée de Glisson : car le roi, à la date du 8 septembre, n'était pas encore à l'Écluse où Clisson le vint rejoindre. Voy. la note suivante. — Nouveaux retards. Dispositions hostiles des Flamande. F roissart, III, 46.

Page 294, note a.

Délibéî'ation sur le départ. Froissart, III, 47. — L'expédition abandonnée. Ibid., 48.

Froissart fixe la résolution et le temps du départ en décembre. Le récit du Religieux de Saint-Denis ne comporte guère une date postérieure à novembre. Knighton dit qu'il eut lieu h la (in de novembre (p. 2679); Walsingham (p. 325) et le moine

d'Evesham (p. 76) aux premiers jours de ce mois. C'est en novembre, non pas aux premiers jours ni aux derniers non plus^ qu'il en faut marquer l'époque, selon les actes publics.

Les actes publics donnent en effet le moyen de rendre plus précis, quant aux dates, l'itinéraire de la campagne de Charles YI. Froissart, d'accord avec le Religieux de Saint-Denis, dit qu'il partit de Paris vers la mi-août. On trouve plusieurs ordonnances de Charles VI, datées de Paris, du mois de septembre ou plus précisément du 5 septembre, et même du 20 septembre 1386 ; mais ces actes, donnés par le roi à la relation du conseil, paraissent avoir été passés, lui absent. (Trésor des chartes, registre cxxx, acte xii, f" 9, verso; Parlement de Paris, registre A, f"' 116 et 117.) D'autres actes donnent au contraire la preuve positive de la présence du roi à Amiens le 9 septembre, à Arras le 21. Ce sont d'abord des lettres du roi adressées d'Amiens, le 9 septembre, à la relation du duc de Bourgogne, aux vicomtes de Normandie, pour payer un mois de gage à des arbalétriers qui doivent être de l'expédition ; lettres reproduites dans un ordre publié en conséquence à Rouen, le 15 septembre (Archives, Trésor des chartes, carton K, n° 54); puis des lettres adressées d'Arras, le 21 septembre, à N. Plancy, maître des comptes, afin qu'il enjoigne aux élus sur le fait des aides et emprunts pour le passage du roi en Angleterre , de contraindre à y satisfaire au plus vite ceux qui doivent y contribuer. (Lettres de Charles VI, reproduites de même dans l'acte de N. Plancy; ibid., n° 57.) Le duc de Bourgogne, qui se trouvait à Amiens le 9 septembre avec le roi, est le 13 à Arras, lieu et jour d'où est daté son testament. (B. imp., Collect. Brienne, t. CCGXI, f** 91.) Il est probable qu'il y ramena le roi avec lui. (Le Religieux de Saint-Denis en fixe en effet la date à la mi-septembre.) Charles VI y était encore le 28, date de lettres expédiées de là, par lesquelles le roi accorde un don au sire de la Ribeaupierre. (B. imp., Collect. Decamps, t. XLVIII, pièce 54, f° 248.) Au commencement d'octobre, il est à Lille. Plusieurs pièces de cette même collection sont datées de ce lieu et de ce mois, sans autres indications de jour. {Ibid., pièces 55, 56, 58.) Une d'elles porte la date du 12 octobre. (Pièce 57, f** 290.) (Ce ne sont que des copies dont je n'ai point trouvé les originaux.) On ne peut supposer que Charles VI soit parti pour l'Écluse plus tard que la mi-octobre. Selon le Religieux de Saint-Denis, à cette époque, le roi était depuis quelques jours déjà à l'Écluse , et le duc de

Berry, qu'il y attendait si impatiemment, arrivait (le 14). Le duc de Berri y était sûrement dans les premiers jours de novembre. L'acte par lequel il dispose de son duché en faveur du roi, dans le cas où il ne laisserait pas d'enfant mâle, et l'acte du roi, qui accepte les conditions de ce don, sont datés de l'Écluse, 4 novembre. (B. imp., Gollect. Brienne, t. GGGX, f°* 48 et 52.) Le roi quitta l'Écluse en novembre. A quelle date? on ne le peut dire. Mais dans le cours de ce mois on le retrouve à Lille, avec ses oncles les ducs de Berri et de Bourgogne ; ils sont témoins dans l'acte « donné à Lille en Flandre, l'an de grâce 1 386, au mois de novembre, » par lequel le roi constitue le duché de Touraine en apanage à son frère Louis. (Ordonn., t. Yll, note c; l'original est aux Archives, Trésor des chartes, K, n*' 61.)

Troupes cantonnées autour de Londres. Knighton, p. 2679. Wals., p. 323. Walsingham veut en faire un grief contre le chancelier; il dit que le pays fut ravagé à vingt milles îi la ronde, traité comme il l'eût pu être par les ennemis, si on excepte les incendies, Knighton se plaint seulement que ces hommes aient été renvoyés sans indemnité; mais il ajoute qu'au retour ils pillèrent le pays. — Approvisionnements, 18 septembre 1386. Rymer, t. Yll, p. 545. — « Contre le renchérissement des armes, » etc., 25 septembre. Ibid., p. 546. — Emprunt au clergé, 22 septembre, ibid., p. 543. — L'impôt payé par le peuple, Froissart, 111, 45.

Page 306, note a.

Pamphlet du xvir siècle ^ sur les ministres de Ric/iard II. « An historical narration of thaï mémorable Parliament^ wich lorought ivonder,eic., by Th. Fannant, clerk, 1641. « — Il commence ainsi : « This présent occasion so opportunely befilting

498 LIVRE SIXIHME.

me, I am resolved to treat of that which halh beene omitted and slipped out of the meniorie long since , concerning divers and sundry changes and altérations in England, in former times. »

Les procès qui eurent lieu dans l'Admirable Parlement sont le point de départ de la grande collection de Hargrave, Coll. of State trials, etc., 4" édit., Lond., 1776, 11 vol. in-fol. On y retrouve l'analyse exacte des pièces de cette procédure, avec l'esprit qui l'inspira.

Le récit de Froissart sur toutes les révolutions qui vont suivre est d'une inexactitude extrême. (Voy. 1. III, ch. lxii et lxxii- Lxxxi ) Il n'en a retenu que l'impression générale. Les faits qu'il a reproduits sont singulièrement altérés, ou par sa mémoire, ou, ce qui est plus probable, par une tradition qu'il a recueillie sans l'avoir pu contrôler, comme il ne manque pas de le faire quand il en a les moyens.

Refus d'impôt. Wals., p. 324. Il ajoute cependant que le duc de G-locester lit revenir le parlement sur cette résolution, disant qu'il valait mieux tomber entre les mains des hommes qye de manquer au commandement de Dieu ! — Prétendu projet de massacre des principaux du parlement. {Ihid., et Knighton, p. 2681.) C'est un des articles de l'accusation des conseillers de Richard au parlement de la onzième année. {Rot, Pari., t. III, p. 231, art. 15 et 16.) Le moine d'Evesham (p. 75) rapporte le* fait après la condamnation de Michel de la Pôle et sa rentrée en faveur. Gela n'est pas plus vraisemblable après que devant.

Députation de Glocesier et de Vèvèque d'Ely. Walsingham et Knighton, Le. — Glocester. On a vu sa conduite dans les années antérieures. Jusqu'au départ de Lancastre pour l'Espagne, il ne paraît que comme son second. Il commence ici à prendre le premier rôle : « Quoiqu'il fust mains-né de messire Aymon son frère le duc d'York , si le tenoient toutes gens à vaillant homme, sage, discret et arrêté en toutes besognes. » (Froissart, III, 72, t. II, p. 608.) — Vévêque d'Ely. Thomas .Fitz-Allan, troisième fils de Richard, comte d'Arundel , par Éléonore, sa seconde femme, fille de Henri, comte de Lancastre; il était frère du comte d'Arundel , alors vivant ; il avait été fait évêque d'Ely en 1374, à l'âge de vingt-deux ans. (Godwin, De prxsulibus Angliœ, p. 265, 266.)

Page 309, note a.

Ohservalîons au roi sur la tenue du parlement. Knightou , p. 2681 et 2682. D'après \q Modus tenendi parliamentum, le roi était obligé d'assister au parlement , à moins d'être retenu par une maladie. Douze personnes devaient attester son état; et alors il devait déléguer ses pouvoirs à l'archevêque de la province ou à son principal justicier, pour qu'il tînt le parlement en son nom. {Mod. tenendi parliam , , p. 35, 36.)

Page 311 , note a.

Destitution du chancelier. Knighton, p. 2683 ; Wals., p. 324: M. Evesh., p. 75. Le procès-verbal de la remise des sceaux est du 23 octobre; le 24, le roi les donna à l'évêque d'Ely. (Rymer, t. VII, p. 548.) Quand les procès-verbaux du parlement recommencent, à la suite du discours du chancelier et de la liste des examinateurs des pétitions , Michel de la Pôle est qualifié « ancien chancelier. » {Rot. Parl.^ t. III, p. 216, § 5.)

Page 312, note o.

Robert de Fère, duc d'Irlande^ 13 octobre 1386. Knighton, p. 2680; Wals., p. 323, 324; Otterbourne, p. 166. 11 n'en est pas question dans les Rôles du parlement. — Pétitions contre N. Brambré. {Rot. Pari., t. III, p. 225-227.)

Page :U5, note a.

Prétendus aveux de Suffolk. Knighton, p. 2685; Wals., p. 324; — sa défense devant le parlement {Rot. Parl.^ t. III, p. 216, § 7); — réplique des communes {ibid., p. 217, §§ 8 et 9); — de Suffolk {ibid., p. 318, §§ 10 et 1 1); — condamnation (p. 219, §§ 13-16). — Il est étrange que l'auteur de VHiS' loire parlementaire, au lieu de résumer ces documents selon le plan de son livre, se soit borné à reproduire les assertions de Knighton et de Walsingham. Knighton (p. 2683) ajoute à ce qu'on trouve dans les Rôles, qu'il fut condamut' à la })rison et k une amende de 12 000 livres, indépendamment de la conliscatien des biens qu'il avait reçus, étant chancelier, et qui sont éva-

lues à 1000 livres de revenu). (Cf. Wals., p. 324.) Le moine d'Evesham (p. 74), comme Olterbourne (p. 166), porte l'amende à 20 000 marcs; il ajoute : a Hœc autem omnia, quana quam Summo Régi placuisse debuerant maxime, tum (ut « praefertur), displicebant régi terreno : tantum rex innocens « fidebat in infideli, tantum coluit nebulonem. >»

Page 316, note a.

Pétition des communes sur les grands officiers et le conseil. Rot. ParL, t. III, p. 221, § 20. — Menaces au roi. C'est un des articles de l'accusation de Glocester. {Rot. Pari., t. III, p. 374.) — Le statut de la déposition cV Edouard IL Le fait est allégué dans la consultation de Nottingham, que l'on verra plus loin. {Rot. Pari., t. III, p. 233.)

Commission du conseil. « Le roi le voet, forspris que la commission et estatut demandez en cest pétition ne durèrent (dureront) forsque par un an entier. Et quant al seneschal de son hostell, il ordenera un sufficeant par advis de son counseill. » {Rot. Pari., t. III, p. 220, § 20.) Le texte du statut n'est pas dans les Rôles du parlement de cette année ; mais on le trouve dans les Statuts {StatofRealm, t. II, p. 40) et dans l'acte d'accusation de Grlocester, etc., en la vingt et unième année de Richard. {Rot. Pari., t. III, p. 375.) Elle a été reproduite dans son texte français par Knighton (p. 2685-2689). Knighton, dans le résumé qui la précède, ajoute, comme compris dans le serment du roi, que si plusieurs du conseil étaient empêchés, six, avec les trois grands officiers, auraient pouvoir de décider (p. 2685). — Voyez aussi l'acte du conseil pour l'exécution de cette commission. {Proceedings, t. I, p. 3.)

Page 319, note a.

Octroi du subside. Rot. Pari., t. III, p. 220, § 12. — Publication du subside, 28 novembre. (Knighton, p. 2690-2692.) Knighton, dans son résumé (p. 2686), dit que le dixième regarde le clergé, et le quinzième les laïques; mais le dixième et le quinzième, compris dans la cédule du parlement, ne peuvent

concerDer que les laïques, avec la distiuction, que l'on a vue déjà, des villes ou bourgs et des campagnes. Le clergé dut voter son dixième hors du parlement.

Page 3'20. note a.

Serment des membres du conseil et du roi. Knighton, p. 2685. — Serment et protestation de Varchevêque de Canterbury (Rot. Pari, t. m, p. *223, § 3k.)— Protestation du roi. {Ibîd ,]). 224, § 35.) Hallam approuve cette violente usurpation du parlement. « Il y a, dit-il, quelque chose de plus sacré que la Constitution, c'est le bien public! » Argument dangereux et qui, dans tous les cas, laisse à prouver que le bien public y ait été pour quelque chose. Mais que penser des fondements de son argumentation et de son impartialité , quand il s'écrie : « Treize parlements avaient déjà siégé depuis l'avènement de Richard; tous avaient répété les mêmes remontrances et reçu les mêmes promesses. Il fallait que le peuple élevât une voix tonnante pour arrêter.... » (T. II, p. 208.) Il oubho que Richard avait alors dix-neuf ans; que, de ces treize parlements, la plupart s'étaient tenus sous le gouvernement des hommes conjurés maintenant pour ressaisir le pouvoir qu'il leur avait repris depuis quatre ans à peine; et que, si ces remontrances étaient légitimes, ce sont eux-mêmes qui, pour le temps le plus long , les avaient méritées. Les trois dernières années de l'administration de Michel de la Pôle sont précisément celles où l'on trouve le moins de plaintes contre les abus.

Page 320, note b.

Clôture du parlement. Rot. Part., t. III, p. 224, § 36, Plusieurs pétitions de divers caractères furent encore présentées à l'acceptation du roi dans ce parlement : ce sont les réclamations qu'on a déjà vues sur les bénéfices des cardinaux et autres, résidant à Rome (§ 21); sur les prieurés (§ 22); les dons faits aux juges (§ 24) ; les dommages apportés aux recettes des vicomtes, par les donations de châteaux, etc. , à divers seigneurs (§ 25) ; en outre, des plaintes contre le nombre et les excès des sergents d'armes (§ 28) ; contre les exactions des contrôleurs ayant leur charge à perpétuité (^ 32). On prie le roi d'encourager la marine (§30); de défendre rirnixjit.-ition des vivres en Ecosse

(§ 27); d'ordonner aux seigneurs qui ont leurs retenues dans les comtés de cette frontière d'y résider pour la défendre (§31); enfin d'abolir toutes les chartes publiées par le dernier chancelier, contrairement k la loi (§ 33). On ne dit pas en quoi elles consistaient.

Page 321, note a.

La flotte de V Écluse. Froissart, III, 63 et 64; Knighton, p. 2692. — iri/nde/ et Notti7igham.Wa\s.,i[>. 326; M. Evesh,, p. 77, 78 ; Otterbourne, p. 167. Des prières furent demandées à l'occasion de l'expédition du comte d'Arundel, 20 mars 1387. (Rymer, t. VII, p. 554.) — Henri Percy. M. Evesh., p. 79.

Nouveaux préparatifs de la France. Froissart, III, 62 et 63, et Relig. de Saint-Denis, VIII, 4 ; V^als., p. 325. — Le duo de Bretagne et Clisson. Froissart, III, 64, et Relig. de Saint-Denis, 1. c. —Suite des affaires de Bretagne. Ibid., 65 et 68, et Relig. de Saint-Denis, VIII, 5-7. Les affaires de Bretagne ne furent définitivement arrangées que le 24 juin 1388, par la soumission du duc au roi. Voyez Froissart, III, 71, 103, 105, 108, 110, 111, 117, et Relig. de Saint-Denis, IX, 1.

Page 323, note a.

Le duc d'Irlande, Les 30 000 marcs qui devaient être donnés pour la rançon des deux fils du comte de Blois , demeurés en otage à sa place, lui furent attribués. (Wals., p, 324.) Cette somme devait servir à son expédition d'Irlande. (M. Evesh., p. 76, 77.) Sur cette rançon, on trouve divers actes dans Rymer, t. VII, p. 455, et dans D. Morice, Hist. de Bretagne, Preuves, t. II, p. 529. — Les anciens conseillers de Richard. Wals., p S25 ; M. Evesh., p. 77. Il faut dire que les nouveaux conseillers ne repoussaient pas plus que les autres les faveurs du roi, On se rappelle que la grande accusation des communes contre Michel de la Pôle, c'est qu'étant chancelier, il avait reçu des dons du roi ; ce qu'on prétendait être contre son serment. Son successeur, l'évêque d'Ely, ne montra pas plus de scrupules. Un acte du 20 février 1387 lui assigne des villages (villas) et des paroisses pour sa livrée, « pro liberata sua. » (Rymer, t. VIT, p. 553.)

Page 324, note o.

Le duc d'Irlande et la nièce de Glocester. Wals., p. 328; M. Evesh., p. 84; Otterbourne, p. 167. La nouvelle femme qu'il épousa est nommée Lancecrona. — Départ du roi avec le duc: « et plures alii qui susd pelli timentes, non segnius quam rex et « dux Hiberniae, in necem prœdictorum procerum conspira- .< bant. » (Wals., p. 329, et M. Evesh., p. 84. Cf. Otterbourne, p. 168.) — Consullation des shériffs à Nottingham. (Walsh, |>. 329 ; M. Evesh., p. 85.) Les shériffs lui répondent, selon les mêmes chroniqueurs, que les communes sont pour le Conseil et ne lèveront pas de troupes contre lui, et, d'autre part, qu'elles tiennent aux anciennes coutumes, qui veulent qu'elles nomment elles-mêmes leurs députés. Il y a divergence d'opinion sur la nature de l'ancien droit électoral en Angleterre: selon les uns, les électeurs étaient uniquement les vassaux immédiats du roi, et l'on invoque pour le prouver les pétitions qui, sous Edouard III et sous Richard II , demandent que l'on restreigne à eux seuls l'obligation de payer Tindemnité des députés; mais les communes finirent par obtenir que tous y contribuassent. (Statut de la douzième année de Richard II, c. xii.) De plus, comme le principe était que les taxes fussent votées par la nation, le droit électoral corrélatif à ce droit dut s'étendre à la plus grande masse. (Voyez Hallam, l'Europe au moyen dge, t. III, p. 132-134.) Il n'en est pas moins vrai que les élections étaient fort irrégulières, et que plus d'une fois les shériffs reçurent l'ordre d'envoyer, sans élection nouvelle , ceux qui avaient siégé au dernier parlement. (Hallam, i6i',/., p. 161.) On cite, en la septième année de Richard II, une réclamai ion contre un faux procès -verbal. (Grianvil, Reports of elect.^ éd. 1774, introd., p. 12, cité par Hallam.)

Page 3'i6, note a.

Départ du roi pour York. Knighlon , p. 2Gv»2. Le roi était encore à Londres le 5 juillet, comme le prouve un acte daté de Westminster, ie5/g rege. (Rymer, t. YII , p. 566.) — Le roi à Shrewsbury. (Knighton, p. 2693.) Les noms des magistrats qui y figuraient ne sont pas donnés par Knighton; mais on les trouve dans les actes du procès de 1388. f^of. Pari,, t. III, p. 238.)

504 LIVRP: SIXIEME.

Consultation de Nottingham^ 25 août. Voyez le mémorandum conservé par Knighton, p. 2694-2696; par Otterbourne, p. 168; et par le Moine d'Evesh., p. 86-89. La pièce est donnée dans l'acte d'accusation de Trésilian et des autres au parlement de 1388. {Rot. Pari, t. III, p. 233.) — Signature de la consultation. (Ibid., p. 2694.) Le chroniqueur dit qu'on força les juges à la signer : « Ut exinde seductores sœ- (' pedicti caperent occasionem occidendi ducem Gloverniœ et a omnes reliquos qui in ultimo parliamento constituti sunt ad « gubernationem régis et regni, et omnes in parliamento con- « sentientes in hac parte; » et, peut-être sur cette assertion, Turner regarde la consultation de Nottingham comme un jugement anticipé, qui permettait dès lors au roi de mettre à mort les membres du parlement (t. II, p. 301). C'est une interprétation que rien ne justifie. La consultation de Nottingham autorisait le roi à mettre en jugement les coupables, nullement à les mettre à mort. Cette opinion est condamnée d'ailleurs par Tarticle même de l'acte d'accusation contre les conseillers du roi, où le fait est rapporté. A la suite de la consultation de Nottingham, on ne leur impute qu'une chose : c'est d'avoir voulu faire arrêter les principaux seigneurs pour les mettre en jugement. « Ordeigneront (ordonnèrent) que ascuns des ditz seignours et communes serroient primerement arestez et puis par faux enquestes endites et atteintz de certains tresons par eux fausement ymaginez sur mesmesles seignours et communes, et issint (ainsi) estre mys h malveys et honteus mort, et eux et leur sank perpetuelment déshéritez. » (Rot. Pari., t. III, p. 234, art. 26.) La mort et la confiscation sont le terme où l'on dit que le procès doit aboutir ; mais toutes les formes de la procédure sont réservées. La teneur du bill du roi au maire de Londres, qui est relaté plus bas et sur lequel tout se fonde, ne parle que de l'arrestation et de la mise en jugement : « Soient privement enditez de conspiracie et confederacie. » (Ibid.)

Page 329, note a.

Opinion de Hallam.. Hallam, t. III, p. 239. — Dilemme. J'en prends les éléments dans le procès : à Shrewsbury et à Nottingham, les questions et les réponses furent les mêmes : « A Salopesbury;... lesquelles questions et responses feuront mys en escript, et les avant ditz sire R. Bealknap, etc.. mystront lour

sealx amesmerescript.... A Nottingham : Et illeoques en présence du roi les questions sus ditz feuront rehercez.... As quelles questions ils responderont (répondirent) en manere corne feust respondu a Salopesbury. (Rot. Pari., t. III, p. 238.) — Justification du ministère de Michel de la Pôle. « Il paraît, dit Lingard, que les commissaires (les membres du conseil) commencèrent leurs travaux par l'examen des comptes des officiers employés à la recette des revenus ; et les résultats amenèrent la forte présomption que l'administration royale avait été calomniée. Nous ne connaissons ni la découverte d'aucune fraude, ni la punition d'aucun coupable, ni le redressement d'aucun abus. » (T. IV, p. 335.)

Page 330, note a.

Th. Uske, sous-shériff de Middlesex ; N. Brambré et J. Blake. Le fait est tiré de l'acte d'accusation où l'on donne le bill remis au maire. {Rot. Pari., t. III, p. 234, n" 26.) Uske ne le nia point en ce qui le concerne, disant qu'il n'avait rien fait que par la volonté du roi. {Ibid., p. 240.) Il n'avait d'ailleurs eu le temps de rien faire.

Page 331 , note a.

Retour du roi à Londres. Knighton, p. 2696. Ce qui fait croire qu'il était depuis quelque temps au voisinage, c'est qu'il y a des actes datés du V, du 7 et du 12 octobre , de Westminster, teste rege, ou per ipsum regem. (Rymer, t. VII, p. 563- 565.) Walsinghara, et après lui le moine d'Evesham, fidèles k leur système, disent que le roi avait fait lever des troupes. (Wals., p. 329; M. Evesh., p. 89.) Otterbourne (p. 169) et Knighton n'en disent rien. — Révélation de la consultation de Nottingham. {Rot. Pari., t. m, p. 239.) — Glocester, Warwick et Arundel aux portes de Londres. Voyez l'acte d'accusation de Glocester, etc. Rot. Pari., t. III, p. 376, § 5; Knighton, p. 2696; Wals., p. 320; M. Evesh,, p. 90. Les deux derniers ne parlent pas de l'armement de Glocester, sans avoir dit par quels témoignages de fidélité il avait cherché à désarmer la colère du roi. (La suite montrera bien ce qu'il en faut penser.) Il avait juré devant l'évêque de Londres qu'il ne voulait que tirer satisfaction du duc d'Irlande, et, quand l'évêque apporta au roi ses protestations et ses excuses, Michel de la Pôle ayant voulu lui répondre : <r Taisez -vous, Michel, s'écria le prélat, vous qui, con-

damné par le parlement , ne vivez que par la grâce du roi ! » Paroles , dit Walsingham , qui excitèrent l'indignation de Richard. Mais on sait que Michel de la Pôle n'avait pas été condamné à mort par le parlement , et qu'ainsi ce n'est pas au roi qu'il devait la vie. Au rapport des mêmes historiens, Glocester et Warwick prennent les armes les premiers; Arundel, que le roi avait voulu faire arrêter par le comte deNorthumberland, vient les rejoindre à Haringhay-Park, Les trois conjurés sont désignés par leurs emblèmes, le cygne (Glocester), l'ours (Warwick) et le cheval (Arundel), dans la Chronique tripartite de Gower. {Polit, poems, 1. 1, p. 489.) On les retrouve, sous la même figure, dans le poëme anglais sur la Déposition de Richard IL (Ibid., p. 368.) — Terreur des amis de Richard. (Knighton, p. 2696.) — Députation au roi. (Knighton, p. 2697.)

Page 332, note a.

Projets de résistance du roi. Knighton, p. 2698. — Proclamation de Glocester. Ibid., p. 2G99. — Bruits répandus contre le roi. Ibid., p. 2697, 2698. — « Que le roi, sous le prétexte d'un pèlerinage à Ganterbury, avait voulu passer à Calais pour livrer la ville à Charles VI. » Wals., p. 330 ; M. Evesh., p. 90. C'est, disent-ils, l'armement de Glocester qui l'avait empêché. Gomment ne l'en point bénir?

Page 334, note a.

Le roi et le maire de Londres. Knighton, p. 2698. — Le fou Hugues de Lyn. M. Evesh., p. 91. — Raoul Basset; Northumberland. Knighton, p. 2698. La situation de Richard ne fut pas mieux appréciée en France. Froissart (II, 62) ne voit auprès de Richard que le duc d'Irlande, « qui était, dit-il, tout le conseil du roi; » et le Religieux de Saint-Denis (VIII, 9) n'est pas mieux informé quand il dit : « Rumor publicus referebat dis- « cordiam motam esse inter regem Angliœ et avunculos ipsius, « quia spretis nobihbus , omnia regni ardua ignobilium con- « silo pertractabat. »

Page 336, note a.

Richard à Westminster. Knighton, p. 2700; Wals., p. 331; M. Evesh., p. 91, 92; Otterbourne, p. 170; et l'acte d'accusa-

tion de Glocester, Rot, Parl.^ t. III, p. 376, § 5. On y place leur arrivée à Haringhay-Park le 13 novembre. — Injures attribuées au roi : » Putatisne me perterruisse cum tanta vestra preett sumptione? An non armatos habeo, si voluissem qui vos cir- « cumseptos ut pecudes mactavissent? Profecto de vobis omnibus « non plus in hac parle reputo quam de coquinœ meœ infimo « garcione. » (Wals., p. 331.) Il ajoute : « Quum hœc et plura « alia perorasset, levavit ducem Grloverniœ (qui haclenus genu « flexerat), et reliquis jussit ut se érigèrent. Post hœc amicabi- « liter duxit illos in cameram, et pariter potaverunt. » Knighton donne ce dernier trait; mais il ne le fait pas précéder d'un semblable discours. Cf. M. Evesh., p. 93 : c'est la copie littérale de Walsingham.

Page 337, note a.

Proclamation de Richard en faveur de Glocester, Warwick et Arundel, 19 novembre. Knighton la donne, p. 2701. — Fuite (les appelés. Knighton, ibid.; Wals., p. 332; M. Evesh., p. 96; Otterbourne, p. 170. — Suffolk. Wals., M. Evesh., et Otterbourne, 1. 1. Knighton (p. 2702) dit tout simplement qu'il fut arrêté par W. de Beauchamp.

Les poètes du temps ont eu le triste courage d'insulter aux vaincus." Qu'on juge s'ils furent bien inspirés par cette tirade de Gower, Témule de Ghaucer.

Voici d'abord l'archevêque d'York :

Nil odor incensi tune profuit Eboracensi ,

Sed nec mitra choris, nec opes, nec cuimen honoris;

Ad regale lalus cum plus sit ad alla levatus

Corruit a sede, sic transit praesui ab aede.

Curae mercator primas fuit et spoiiator,

Pauper et abscessit, quem prœviaculpa repressit.

Sic fugit hic praedo

Quem quia sic vixit, pater ecclesiae maledixit.

Puis Michel de la Pôle, comte de Suflolk :

Est cornes elatus, fallax, cupidus, scélérat .s Fraudes per mille stat cancellarius ille. Hic proceres odit, et eorum nomina rodit Morsibus a ter^o; fit tandem jtrofugus ergo. Sic Deus in cœlis mala de puteo Michaeiis Acriter expurgat , ne plus couies ille resurgal.

(Gower, Chron, Trip., ap. Poliiical Pocins, t. I, |». 421.) On

trouve dans le même recueil un pamphlet contre les mœurs du temps, mi-parti de vers anglais et de vers latins, qui paraît se rapporter à cette époque; mais personne n'y est nommé.

Page 338, note a.

Projet de déposer le roi. a Item, les avant ditz Duc, Countz d*Arundell et de Warwick, et Thomas Mortymer, continuantz lour malicious, faux et traiterons purpos, et force des ditz gentz a Huntyngdon, le joefdy prochein après le fest de Seint-Nicholas le dit an unszisme (12 décembre 1387), traiterousement purposerent et accordent d'avoir aie a Vous ovesque lour dit force , en queconque lieu ils Vous purroient aver trove deinz vostre Roialme, pur avoir susrendu a Vous lour homage liège, et puis Vous avoir dépose de vostre Roial Estât et Mageste, et pris vostre coronne en lour gard. Et le dit purpose vorroient avoir perfourme traiterousement, s'ils n'iussent este destourbez par Henry de Lancastre Gount de Derby, et Thomas Moubray Gount de Notyngham. « (Acte d'accusation de Glocester, etc.; Rot. Pari., t. III, p. 376, § 7.) G'est un point que Glocester avoue dans sa déclaration : « Also in that that I was in place ther it was communed and spoke in manere of déposai of my liege Loord, trewly I knowlech wele that we were assented therto for twe dayes or three; and than we for to hâve doue our homage and our oothes and put hym as heyly in hys estate as ever he was. » (Rot. Pari., t. III, p. 379.)

Le duc d'Irlande lève des troupes. Knighton, p. 2702; Wals., p. 332; M. Evesh., p. 94 et 95.

Page 339, note a.

Bataille de Redecot-bridge (veille de la Saint-Thomas, 20 décembre). Knighton, Walsingham, le moine d'Evesham, Otterbourne, aux lieux cités, et Froissart, III, 79; — Th. Molineus; Wals., p. 332; M. Evesh., p. 95; Otterbourne, p. 170. Ce combat ne pouvait pas manquer de fournir des traits à Gower. Le duc d'Irlande figurait dans son poëme sous le nom de « sanglier ; » il est changé en lièvre :

sic aper in leporem mutatus perdit honorem, Amplius et certus locus est sibi nulliis apertus.

{Chron. Trip. t, dans les Polit. Poems, t. I, p. 420.)

Page 340, note o.

Us lords appelants à Londres. Knighton, p. 2704; Wals., p. 333. Walsicgham prête encore au roi des paroles de mépris et de folle confiance : « Sinantur hic jacere cum turba, donec '« expenderint omnia bona sua; et tune demum vacui rever- « tentur et egentes in domos suas, et lune loquar cum illis « judicium singillatim. » Le moine d'Evesham (p. 98) et Otterbourne (p. 1 73] ne manquent pas de reproduire cette invraisemblable bravade.

Page 342, note a.

Menace au roi s' il ne vient pas à Westminster. Wals., p. 333; M Evesh., p. 100; Otterbourne, p. 173. — Maison du roi renouvelée. Wals., p. 334; M. Evesh., p. 100. On expulsa encore les seigneurs de la Souche, de Haryngworth, deBurnel et de Bemond; Albred de Vère, Baldwin de Bereford, Richard Adderbury, J. Worth, Th. Ghfford, J. Lovel, chevaliers; et, parmi les dames, la dame de Ponyngs, femme de J. Worth, les dames de Mowen et de Molyng. (Wals. et M. Evesh., ibid.; Otterbourne, p. 174; Knighton, p. 2705.) « And so, » dit le passionné Fannant sur toutes ces expulsions , « ihis hideous « brod of monsters, so often shaken, was quite overthrown » (p. 20). — Arrestations. (Wals., ibid.; M. Evesh.; p. 101, et Fannant, 1. 1.) Les ordres d'arrestation désignent les proscrits pour divers châteaux : Simon Burley, W. Elmham, N. Dagworth, J. Golofre, lequel n'était pas encore revenu de France, devaient être gardés à Noltinghara; J. Beauchamp (J. de Holt), J. Ghfford, clerc de la chapelle, J. Biake, doyen de la chapelle, Th. Trivet, J. de Salisbury, à Douvres (Thomas Trivet mourut d'une chute de cheval durant ce parlement; Wals., p. 335), J. Bernyrers et un clerc nommé Wedeford, à Bristol ; l'archevêque d'York et Michel de la Pôle (Suffolk) à Rochester (ils avaient fui tous deux; ; Robert Trésilian, N. Brambré à Glocester;maisTrésilian n'avait pas été pris. (Knighton, p. 2705.) L'ordre au capitaine de Glocester, pour recevoir et présenter sur réquisition Trésilian et Brambré, est du 4 janvier 1388. (Rymer, t. VII, p. 566.) A la même date, le roi somme de comparaître les cincj appelés, et ordonne d'arrêter le duc d'Irlande, Suffolk et Trésilian, fugitifs. {Ibid., p. 567.) (^elui que Knighton appelle Jean Beauchamp est .1. de lloll , créé

lord Beauchamp de Kiddermeister en la dixième année dv Richard (1386). On le cite comme le premier exemple d'un lord créé par lettres-patentes du roi. (Voy. Hallam, t. III, p. 295.)

Page 343, note o.

Lettres de convocation, a Licet nuper per Brevem nostrum in- « ter caetera tibi prœcepimus firmiter injungentes quod de comi- « tatu tuo duos milites gladiis cinctos magis idoneos et discrètes a comitatus prsedicti, et in debatis modernis magis indifferen- « tes, eligi, et eos ad parliamentam nostrum, [quod] apud West- « monasterium, in crastino Purificalionis beatse Mariae proximo a futurœ teneri ordinavimus, ad eosdem diem et locum venire « faceres : Nos tamen, attendentes dictam clausulam « in debatis « modernis magis indifférentes » contra formam electionis antice quitus usitatam ac contra libertatem Dominorum et commu- « nilatis regni nostri Angliae hactenus obtentam existere : Voce lentesque providere prsedictos milites libère eligi, modo et « forma prout antiquitus fieri consuevit, tibi praecipimus fircc miter injungentes quod de comitatu tuo praedicto duos milice tes,... prout fieri consuevit, eligi.... facias,... dictam clausu- « lam penitus omittens. » (A tous les vicomtes), 1" janv. 1388. Bot. Pari., t. III, p. 400, append., et Rymer, t. VII, p. 566.)

Parlement du 3 février 1388, onzième année de Richard. {Rot. Pari., t. III, p. 228.) — Les lords appelants, (Voy. Fannant, p. 21.) — Les appelés; le duc d'Irlande. Il se réfugia en France, où il fut reçu avec honneur à la cour de Charles VI. (Froiss., III, 104, et Relig. de Saint-Denis, VIII, 9, Pour les autres, cf. Knighton, p. 2705.)

Page 344, note a.

Glocester aux pieds du roi Rot. Pari., t. III, p. 229, § 6. — Menace de déposition. {Ibid., p. 376, § 7.) a Et les ditz Duc, et Gountes d'Aïundell et de Warr', contmuantz lour trailerous purpos et force sus dite, par commune accord entre eux, firent sercher Recordes deins vostreTresoree,de temps le Roi Edward vostre besaiel, coment vostre ditbesaiel soydemist de sa coronne : Et monstrerent en escript a Vous, Très redoute Seignour, les causes del demyse de sa coronne sus dite deinz vostre Roiale Paloys de Westin' a dit Parlement, l'an unzisme. Et disoieut

fauxement et traiterousemeut, qu'ils avoient cause souffisant pur Vous déposer, mes que al révérence del très noble Roi vostre Aiel, et vostre très noble Piere, queux Dieu assoille, ils disoient, Qu'en espoir de vostre meilioure Governance ils Vous voudrent suffrer continuer vostre Roial Estât et Régal te. »

Page 345, note o.

Pétition des cinq appelants. Rot. Pari., t. III, p. 229. Elle contenait le procès-verbal de l'appel formé par eux le 14 novembre à Waltham-Gross, devant le conseil, présenté au roi par ce conseil , et renouvelé le dimanche suivant par eux-mêmes à Westminster, devant le roi. On y constatait de plus que le roi avait reçu l'appel, qu'il avait renvoyé au prochain parlement pour y faire justice, et que le lundi après Noël (la bataille de Redecot-bridge avait eu lieu dans l'intervalle), sur un nouvel appel des cinq lords, il avait, par des proclamations, assigné les appelés à venir au jour fixé pour y répondre. Après quoi venaient les articles.

Page 347 , note a.

Arti,cles de V accusation, liot. Parl.^ t. III, p. 229-236. Kuightou les a aussi donnés (p. 2714-2726), avec quelques différences dans les chiffres, à partir du 5*. La principale diversité consiste en ce qu'il a rejeté les art. 21 à 25 k la lin. Plusieurs historiens se sont appuyés de ces articles pour donner force aux dires des chroniqueurs sur les projets de massacre du parlement par le roi, dès 1386. C'est bien là que les chroniqueurs ont dû puiser leurs informations; mais il est clair que ces accusations n'ont ni plus ni moins de valeur que celle d'avoir voulu livrer Calais, et Douvres même, aux Français.

Page 349, note a.

Lesliommes de loi consultés. Rot. Pari., t. 111, p. 236. — Arrestation des jwjes accusés. <^i^i'\mo die parliamenti arestali suul « omnes jusliciarii, excepto domino W. Skypwilh, scilicet doa minus RogerusFulihorp, dominus Robertus BeaJknappe, do- € minus J. Holte, dom.W. Borowe, J. de Loklon, servions re- <i gis ad legem. Isti omnes cipti suiit sedentes in officio suo tt judiciali, et ducli sunt apud Turrim, et separalim posili suut

« in cuslodiam. » Skypwith, qui fut excepté, n'avait pas été h Nottingham. (Knighton, p. 2706.) — Le Parlement se déclare indépendant de la loi civile. {Rot. Pari,, t. III, p. 236.) Hallam (t. III, p. 263) reconnaît que cette mesure fut toute révolutionnaire.

Page 350, note a.

CondamncUion par défaut contre quatre des appelés. Rot. Pari., t. III, p. 237. — Nomination de l'archevêque d'York au siège de Saint-André. Elle est rappelée dans la nomination de son successeur, 3 avril 1388. (Rymer, t. VII, p, 573.) Walsingham et le moine d'Evesham reconnaissent que cette translation était une destitution pure et simple : « Quanquam nonhabilu- « rus eum, quia Scoti pro tune fuere schismalici. » (Wals., p. 336; M. Evesh., p. 106.) L'archevêque d'York fut d'abord arrêté dans sa fuite. Une gratification de 30 1. est donnée à deux hommes qui, l'ayant pris, refusèrent de le laisser aller, malgré ses offres de récompense; 4 juin 1388. (Rymer, t. VII, p. 589.)

Page .352, note a.

N. Br ambré : pétitions contre lui au Parlement de 1386. Rot. Pari., t. III, p. 225-227; — articles de V accusation {ibid., p. 230-235); — bruits répandus contre lui: « De quo fertur, « quod dum faerat in sua plenaria potestate majoratus, fieri fe- « cit unam stipitem communem et unam securim communem, a ad amputandum colla sibi adversantium.... >» (Knighton, a p. 2727.) « Hic, ut fertur, [nomen Londoniarum delevisse a meditatus fuerat et apposuisse] nomen novae [novum?], a scilicet parvœ Trojœ, cujus urbis et nominis ipse dux creari a statuit et nominari, ad perducendum ad effectum facilius « cogitata, tabellos sive rotules conscribi fecerat, in quibus a plura millia nominum suorum civium exarala fuerant, quoa rum in hac parte resistentiam verebatur, qui omnes repente a jugulati fuissent; sedtamen an te suspensus est (ut prsefertur) a quam ad effectum perduceret meditata, » (Wals., p. 334 ; cf. M. Evesh., p. 102.)

Page 354, note a.

V affaire remise. Rot. Pari., t. III, p. 238. — Trésilian dé-

couvert, Stow (p. 303) dit que la maison où il fut arrêté était comprise dans les limites des franchises de l'abbaye de Westminster, et que J. Gobham se fit donner pardon de l'abbé pour cette violation du lieu sacré : les Rôles constatent que ce fut peudant qu'on était occupé de Brambré, et le mercredi 19. {Rot. Pari., t. III, p. 238, et Knighton, p. 2726.) — Son déguisement. Knighton, p. 2726; cf. Fannant, p. 26. — Condamnation. Rot. Pari., t. III, p. 238.

Page 355, note a.

Supplice de Trésilian. Rot. Pari., t. III, p. 238, et Knighton, p. 2726. Pour les détails, Fannant, qui paraît reproduire un récit du temps, mais n'en indique point la source.

Page 355, note h.

Supplice de Brawbré. Rot. Pari., t. III, p. 238. Nous ne donnons ces détails que sur l'autorité de Fannant, p. 28.

Ces supplices sont pour le poëte Gower une source intarissable de quolibets. Ainsi Trésilian :

Ad furcas tractus fit ibi pendendo subactus : Pendula sors tristis morientibus accidit istis, In manibus quorum pendebant jura virorum.

(Gower, Chron. Trip. ,1, ap. Polit. Poems, t. I, p. 423.)

Brambré a pareille oraison funèbre à la même page.

Page 363, note a.

Rumeurs diverses contre Burley: « Gustos castelli de Dove- « ria quod ad nutum régis consenserat Gallicis vendidisse. » (Wals., p. 334; cf. Otterbourne, p. 175.) « Immo vendidit « Francorum régi, inito inter eos pacto, pro certa pecunia om- « nés terras transmarinas cum villa de Cakys, castrum Dovoriic a cum omnibus villis et castris usque ad pontem Roffensen,qua' « omnia scripto regio et quorumdam aliorum fraudulenterfecit « roborari. » (W. Thorne, Chron., p. 2183.) — La chasse de saint Thomas et l'île de Thanet. Jbid., p. 2181 et 2182. Froissart parle aussi des bruits répandus contre Burley, à l'occasiou de cette châsse (II, 45).

Page 366, note a.

Serment. Rot. Pari., t. III, p. 244, § 13; — expédié aux shériffs, 20 mars 1388. (Rymer, t. VII, p. 572.) « Vous jurrez que vous garderez et ferrez garder la bone pees, quiète et tranquillité du roialme.... Et si ascunz gentz veullent riens faire encontre les corps de les parsones des cynk seignours, c'est assavoir, Thomas duk de Gloucestre, Henry count de Derby, Richard count d'Arundell et de Surrey, Thomas count de Warrewic et Thomas count mareschall, ou ascun de eux, vous esterrez ove les ditz cink seignours jesques al fin de cest Parliament, et eux maintiendrez et sustendrez a tout vestre dit poair, a vivre et morir ove eux encontre toutz »

Page 368, note o.

Condamnation de Burley. Rot. Pari., t. III, p. 243; Fannant, p. 32; cf. Lingard, t. IV, p. 351, 352. — La reine et le comte d'Arundel. « La Royne fut une fois trois heures à geT noulx devant le comte d'Arondel pour le prier pour un sien chevalier appelé Jehan Garnaillay (il se trompe sur le nom), lequel eut ce nonobstant la teste coupée , lequel comte respondit à la Royne : M'amye, priez pour vous et pour vostre mary, il le vault mieux. » (Ms. de la Bibl. imp., F.Fr. 3884, f"" 1 14 verso et 115.) Gower fait aussi allusion aux larmes de la reine, et, comme on le peut croire, elles ne l'émeuvent guère :

Lacryma reginae dum poscit opem medicinae, Obrutus amittit caput et sua funera mittit,

(Gower, Chron. Trip., I, dans les Polit. Poems. , t. I, p. 422.)

Condamnation et exécution de Burley, sans le consentement du roi. Rot. Pari., t. III, p. 376, § 6.

Page 369, note a.

Condamnation du confesseur. Rot. Pari., t. III, p. 243. L'évêque de Ghichester, confesseur du roi, qui était moine, remue tout particulièrement la bile de Gower :

Mollis confesser blandus scelerisque professer;

Extitit hic frater qui stat foris intus et ater, Cujus nigredo fœdat loca regia, credo.

(Gower, Chron. Trip. , I, ap. Polit. Poems, t. I, p. 421.)

Sur ces jugements en général et leurs effets, voyez encore le statut de Tan xi. (Stat. of Realm, t. II, p. 43-51.)

Page 369, note h.

Le confesseur et les juges relégués en Irlande. M . Evesh . , p . 1 0 2 , et Gower, 1.1., p. 423, 424. L'évêque de Chichester fut relégué à Gork;Belknapet J.Holt àDrogheda; Fullhorp et Burgh à Dublin; Gary et Lokton àWaterford, avec ordre de partir avant le 1*'" août et d'arriver avant la Saint-Michel, et défense expresse de s'occuper de loi. Belknap, Fulthorp eurent pour vivre 40 1. de rente; J. Holt, W. Burgh et Tévêque de Ghichester, 40 m., J. Gary et Lokton, 20 1. Rappelons que la livre est de 20 s., et le marc 13 s. 4 d. (les | de la livre). {Rot. Pari, t. III, p. 244; Rymer, t. YII, p. 590 et 591, 8 et 13 juillet 1388.) L'ordre pour leur passage est daté du 13 juin 1388. (Rymer, t. VIII, p. 591 .) Le parlement accorde encore un manoir à la veuve de Berners, pour l'aider à vivre (Rot. Pari., t. III, p. 245, § 18), 40 livres de terre au fils de R. Fulthorp, à prendre sur les terres confisquées (§ 19), et à la bru de Michel de la Pôle, quelques manoirs qui lui avaient été enfie/J'és par le comte de Sufl'olk avant sa condamnation (§ 20).

Page 370, note a.

Vote final du subside des laines y le mardi 2 juin; part aux lords appelants. La taxe, ancienne coutume et nouveaux droits compris, était de 50 sous par sac de laine ou par 240 toisons, et de 7 marcs 1/2 par last de cuir pour les indigènes (4 marcs et 8 marcs pour les étrangers). Il fut entendu que les cinq lords appelants prendraient 20 s. par sac de laine et 40 s. par last de cuir, jusqu'à concurrence de 20 000 livres. (Rot. Pari , t. III, p. 245, § 16.)

Page 373, note a.

Pétitions des communes; biens échus au domaine. « Le roi le veut, » sauf les droits des tiers. (Rot. Pari. y t. III, p. 246, § 24; cf. Stat,of Realm, t. II, p. 52.) On peut voir dans le Calcnda-

rium inqulsltionum post mortern la longue liste des domaines qui avaient appartenu aux condamnés : Simon de Burley, n« 129; Robert Belknap, n° 130, t. III, p. 99; Roger Fulthorp, Jacques Berners, R.Trésilian, n"* 87, 88 et 89, p. 106; N. Brambré, J. de Beauchamp de Holt, J. de Salisbury, J. de Lokton, Th. Trivet, n°^ 90, 91, 92, 93 et 103, t. III, p. 107; et aux pages 257, 258 , comme supplément, un Bundellus foris facturarum de anno xi R. II, où figurent Michel de la Pôle, Alexandre, archevêque d'York, et Robert Trésilian.

Annulation des pensions. Rot. Pari., t. III, p. 247, § 30. — Expulsion des Bohémiens. Ibid., § 28. — La reine payant sa dépense dans Vhôlel du roi. Ibid., p. 246. § 25. — Privilège pour les 20 000 /. des lords appelants. Ibid., p. 248, § 35. — Réclamation en faveur du nouvel archevêque d'York, chancelier, Ibid., p. 250, § 43. — /. de Rolland, créé comte deHuntingdon. Ibid., p. 250, § 44. — Les dîmes de la province d'York. Ibid., p. 247, § 27. — Les revenus du pape. Ibid., § 26. Le roi dit qu*il écrirait au pape de ne pas lever de nouvelles taxes, et de le laisser jouir des mêmes droits que ses prédécesseurs.

Page 374, note a.

Épuration des hautes cours. Rot. Pari., t. III, p. 250, §40. — Toute V administration aux mains du parlement. Les communes en usèrent pour reproduire en toute autorité plusieurs requêtes déjà présentées aux parlements antérieurs: — obligation aux seigneurs des marches d'Ecosse de défendre la frontière; « car il leur semble clairement que marche doit suffire encontre marche » {ibid., § 45); — réparation du domm^age causé aux vicomtes par l'aliénation de biens ou de profits dont ils doivent compte au trésor {ibid., § 32); — tenue des assises, non aux chefs-lieux de comtés, mais aux endroits qui sont le plus à la portée des justiciables (i6M., § 33); — suppression des offices à vie parmi les contrôleurs des subsides (§ 42); — confirmation des franchises accordées aux marchands étrangers (§ 29). — Les communes demandèrent de plus qu'on ne mît aucune taxe nouvelle sur les laines, tant que devaient courir les taxes présentes (§31), et que l'étaple (ou marché des laines, etc.) fût reportée de Middelbourg à Calais. Le roi dit que le conseil aviserait s'il valait mieux la ramener à Calais ou en Angleterre (§41). On retrouve plusieurs de ces demandes converties en loi dans le sta-

tut de l'an xi (Stat. of Realm, t. II, p. 53 et suiv.). Le parlement reçut en outre un grand nombre de pétitions particulières : plusieurs, des mariniers, demandant un supplément de solde ou de garanties (Rot. Pari., t. III, p. 253, n°' 1-3); une autre des marchands de la Hanse teutonique, qui se plaignaient que, malgré les franchises , on les contraignît k payer quinzièmes, dixièmes et autres subsides, et qu'on eût saisi plusieurs d'entre eux avec leurs biens et marchandises , sous le prétexte que des marchands anglais avaient été arrêtés en Prusse. On ordonna de relâcher tous ceux qui n'étaient point de la domination de la Prusse (chevaliers teutoniques). {Ibid.f n" 4.)

Approbation et garantie pour les actes de la révolution. Rot. Pari. y t. III, p. 248, § 37. — Amnistie : pour toutes les trahisons {ibid., § 34 bis) ; — pour Londres en particulier (§ 36) ; — pour les partisans des condamnés (§38). — Confirmation des jugements: « Purveu toutefoitz que ceste acceptation, approve, affermance, et establissement, touchant les assembles, appelles, pursuites, accusementz, processes, juggementz, et exécutions susditz , eont et tiegnent force et vertue en cestes cases issint eschuz et avenuz ou déclarez soulement, et qu'ils ne soient treitz en essample n'en consequencie en temps a venir; ne que la dite Commission faite a darrein Parlement soit trete en essample n'en consequencie en temps a venir; mes quan que est fait touchant les matires susdilz estoise fermement, desicome eles estoient si profitables au Roy, sustenance et mayntenance de sa Gorone, et salvation de tout son Roialme, et faitz de si grant nécessite. Et coment que diverses pointz sont déclarez pur Treson en cest présent Parlement, autres que ne furent déclarez par Estatut devant, que nuU Justice eit poair de rendre juggement d'autres cas de Treson n'en autre manere, qu'ils n'avoient devant le comencement de cest présent Parlement. » (not. Pari., X. III, p. 250, § 38 bis.)

Page 377, note b.

Pas de grâce aux condamnés. « Que null des traitours atteintz par l'appell susdit.... ne soient reconseillez ne restilulz alaLey ))ar pardon n'en autre manere.... Et si ascun pursue de les re-

conseiller ou les faire pardon avoir.... et ceo duement et overtement et par record prove, soitajugge et eit exécution corne traiteur et enemy du Roy et de Roialme. » Ceux qui n'étaient que relégués devaient de même être exécutés comme traîtres, s'ils dépassaient la limite fixée à leur relégation. (Ibid., § 39 ; cl". Lingard, Hist. cC Angleterre, t. IV, p. 354.)

Page 382, note a.

L'impitoyable Parlement. Le mot est aussi du temps et du parti. Knighton, qui le reproduit, ne lui en fait pas une injure. « Et vocatur parliamentum istud, parliamentum sine miseritt cordia. » (Knighton, p. 2701.) Les partisans les plus déclarés des prérogatives du Parlement ont de la peine à justifier les actes de ce parlement, dit V admirable. « Je passerai légèrement, dit Hallam, sur une époque orageuse, qui ne fournit aucun précédent légitime à nos annales constitutionnelles. Des cinq lords appelants (c'est ainsi qu'on désignait Glocester, Derby, Nottingham, Warwick et Arundel), les trois premiers au moins ont peu de titres à notre estime ; mais de tout temps la malignité et l'envie ont prétendu imputer à la cause de la liberté les motifs intéressés qui ont souvent dirigé ceux qui en furent les défenseurs ostensibles. Le Parlement, qui avait la nation pour lui, agit avec des intentions pures, sans doute, bien qu'en négligeant de se conformer aux règles de la loi ; négligence coupable, il est vrai, mais dont les Parlements suivants, même les plus civilisés, n'ont pas toujours su se garantir dans la chaleur de la passion et dans l'enthousiasme de la victoire. Tous ceux qu'il traita sévèrement, et dans le nombre il en éiait qui paraissent avoir joui d'une bonne réputation, méritaient-ils un pareil traitement? C'est une question qu'un historien moderne ne saurait avoir la prétention de décider sur des preuves incertaines. » Et il ajoute en note : « Le jugement de Simon de Burley, un de ceux qui furent alors exécutés sur la poursuite des communes , fut annulé sous Henri IV {Rot. Pari., t. III, p. 464); ce qui prouverait assez qu'il fut injuste. » (Hallam, t. III, p. 212.)

Page 1