Anderson, t. 1, p
4. L'étaple avait été rétablie à Calais le 1" mars 1363 (an 37 M. III). Le fait est attesié dans le statut de l'an 43 d'Edouard III (1369), (c. i, Stat. of Realin, 1. 1, p. 390.); et ce statut témoigne que, malgré ce qui avait été ordonné l'an 38 (1364) {Stat. of Realm, t. I, p. 384.) elle n'en avait pas été retirée. La permission d'exporter des laines devait dès lors être rendue aux Anglais, au même titre qu'aux étrangers. C'est ce que fit le statut de
Mais ce retrait avait un autre péril. GJalais , privé de ses avantages, atteint au cœur dans l'existence qu'on lui avait faite, pouvait reporter ses regards vers la France, et rendre moins sûre la domination des Anglais, Edouard III voulut regagner les habitants par un nouveau sacrifice; et en 1376 il leur rendit l'étaple, exclusivement à tout autre lieu, non-seulement pour les métaux et les laines, mais pour les humbles produits de l'industrie anglaise ou de son régime agricole, draps et vêtements de laine, fromage et beurre, plumes et miel *.
C'est donc à Calais que Richard II avait retrouvé l'étaple à son avéuement; mais, comme au temps d'Edouard III, c'était toujours pour le commerce anglais un grand péril. Plus d'un vaisseau allant porter à Calais les matières de l'étaple, rencontrait au passage quelque vaisseau picard ou normand qui le dispensait du reste du voyage, et saisissait les cargaisons les mieux enregistrées. Des plaintes se produisirent un an à peine après cette translation , dès le premier parlement de Richard , et nous avons dit comment il y fut donné satisfaction.
Page 23 , note a.
Incursions des Français en Angleterre. Voyez la chronique de W. deThorn, p. 2153; Walsinghain, p. 198-201; Otterbourne, p. 148-150. Des mesures nombreuses furent arrêtées pour la défense des côtes. Dans les derniers mois de la vie d'Edouard III, les habitants de l'ile de Wight avaient été dis-
l'an 38 (1364), (c. vi, ibid., p. 384.). — L'étaple ramenée de Calais en Angleterre : « Comme naguère etoit ordonné pour profit du royaume et aise des marchands d'Angleterre, que l'estaple des laiues, peaux lanuz et cuirs seroient tenus à Calais, et illec a este puis le l"' jour de mais l'an de nostre règne 37, et ore pour cause que la paix autrefois pris par entre les royaumes d'Angleterre et de France, est i)ar les François enfreinte, et grand péiil de perdre pourroit avenir as biens du royaime illec estants et venants par mer a mesme l'estaple hors d'Anj-leterre, si mesme l'estaple le feust illec continué : L'estaple de Calais soit de tout ost6. » Les villes d'estaple seront, en Angleterre, Newcastle sur la Tyne, Kingston surHuU, Saint-Botolph (Boston), Yarmouth, Queenhoiough, Westminster, Chichester, Winchester, Exeter et Bristol ; pour l'Irlande et le pays de Galles, « où ils étaient premièrement ordonnés. » {Slul. uf lîealin, t. 1, p. 190, et Anderson, t. 1, p. 305.) Vers 1360, on ii'ex|)ortait pas moins de lOUOOU sacs de laine, le sac pesant 364 livres. (Anderson, t. I, p. 342.)
1. 23 juillet 1376.Rymer, t. VII, p. 116: aApuU villam nostram Calesii et non alibi in partibus transmarinis aliqualiter existât; »et la proclamation du roi (24 juillet). (Ibid., p. 118.)
pensés de venir aux assises, afin de demeurer entièrement défense de leur île (30 mai 1377. Rymer, t. VII, p. 147. Voyez encore ibid. p. 154-156, juin-juillet 1377). A la reprise des hostilités, les Français débarquèrent à Hastings et pénétrèrent jusqu'à Lewes.Dans leur retraite, ils emportèrent leurs morts, dit le moine d'Evesham (p. 3), ou leur brûlèrent la face, de peur de laisser aux Anglais la consolation d'avoir tué des Français. Au commencement de 1378 on alla, par crainte des invasions , jusqu'à fortifier Oxford : « Si inimici nostri « Francité in regnum nostrum Angliae applicuerunt, quod ab- « sit, sicutraro fecerunt. -o (Rymer, t. VII, p. 185.) Un acte de l'année suivante prouve que ces incursions ne furent ni rares ni sans dommage pour l'Angleterre, dans ces deux premières années de Richard II. « Quum Gallici inimici nostri cum mul- « titudine armatorum et vasorum de guerra in partibus borea- « libus et prœcipue versus costeraiîi et villam de Scardeburgh a (quœ super mare, aperta insultibus inimicorum nostrorum, M periculose estsituata) continue extiterint et existant, acgentes « ejusdem villae per captiones inimicorum et graves redemp- « tiones summam mille librarum attingentes quœ intra duos « annos elapsos solutae fuerunt, sic sunt quasi destructse, et « quam plures dictarum gentium in Bologne et aliis locis trans- « marinis in prisona detineantur, ita quod de finali destruc- « tione ejusdem villae et costerse adjacentis infra brève verisi- « militer est timendum, nisi citius per nos inde remedium « congruum apponatur.... » (16 juin 1379. Rymer, t. VII, p. 220.)
Brest et Cherbourg engagés à V Angleterre. Brest, 5 et 15 avril 1378. Rymer, t. VII, p. 190 et 191. Gf. D. Morice, Hist. de Bretagne, Preuves, t. II, p. 196.. Des châteaux et des terres furent plus tard encore donnés au duc de Bretagne pour l'attacher à cet arrangement et entretenir ses bonnes dispositions (26 juin 1382, Rymer, t. VII, p. 3Q0). — Cherbourg, engagé pour trois ans, à la condition que l'Angleterre fournirait au roi de Navarre 500 hommes d'armes et 500 archers pour le servir pendant q uatre mois aux frais des Anglais (l*"" août 1378, Rymer, t. VII, p. 201.) Les conventions furent prorogées le 20 juin 1381. {Ibid, p. 315.)
Page 24, note a.
Les subsides remis à Lancastre, Walsingham, p. 210. On le fit lieutenant du roi sur la marche d'Ecosse, 19 février 1 378. {Rot. Scotide, t. II, p. 14.) — Revers des amiraicx anglais et succès de Jean PhiUpot, Wals., p. 208, 210 et 211; M. Evesh., p. 6. — Succès de R. Knolles et de H. de Calverley^ Wals., p. 200 et 209. — Siège de Saint-Malo, Wals., p. 213; M. Evesh., p. 7, etFroissart, II, 32-36. De part et d'autre on fit à ce siège grand usage de l'artillerie (Ibid., 32). Froissart dit que les Anglais n'avaient pas moins de quatre cents canons (Ibid^ 36), ce qu'il faut entendre de canons à la main, sorte de coulevrines. On sait que l'emploi de l'artillerie avait commencé presque avec la guerre de cent ans. (Voyez le savant mémoire de M. Lacabanne sur Vartillerie, la poudre à canon et son introduction en France. Bibl. de l'École des Chartes, 2*= série, 1. 1, p. 28.) On en trouve des mentions de plus en plus fréquentes sous le règne de Richard II {Archœol, t. XXVIII, p. 383 et suiv.) ; mais ce n'est pas le temps encore où elle décide du sort des batailles.
A plusieurs reprises, des commissaires furent nommés pour traiter de la paix, 16 janvier 1378; 26 septembre 1379; l*^*" avril 1380. Rymer, t. VII, p. 183, 229 et 248.
Page 26, note a.
Violation de l'asile de Westminster, Wals., p. 213-215. — Projet de Lancastre. Il voulut, selon Walsingham, dépouiller l'Église de plusieurs de ses possessions. Wicleff", qui fait allusion à ces desseins, ne parle que des franchises de l'Église, et notamment du droit d'asile, ce que les habitants de Londres eussent été en effet plus disposés à défendre que les biens de l'Église. (Wicleff, de Ecclesia; Ms. Denis GGGGV, fol. 1 66, cité dans l'introduction des Fasciculi zizaniorwn, etc., p. 36.) — Walsingham (p. 215} et le moine d'Evesham (p. 9) disent que Lancastre n'osa point accomplir ses desseins.
Page 27, note a.
Parlement de Glocester. Rot. Pari., t. III, p. 32-35, §§ 2-20.
Par une étrange confusion, l'Histoire parlementaire place cl parlement après le suivant. Gotton {Abridgmentf p. 167 et 1731 était déjà tombé dans cette erreur, amenée sans doute par uni inadvertance sur le commencement des années de Richard! Tous les deux en effet sont de la deuxième année de Richard I l'un du 20 octobre; l'autre du 15 avril : mais le 20 octobré| précède le 15 avril, l'année de Richnrd commençant le 22 juin. Il était facile de se garder de cette confusion en observant la concordance des jours et des dates : c'est en 1378, et non en 1379, que le 20 octobre, jour de l'ouverture du parlement de Grlocester, tombe un mercredi [Rot. Pari., t. III, p. 32); et c'est en 1379, et non en 1378, que le lundi de la quinzaine de Pâques fut le 25 avril, et le mercredi le 27. {Rot. Pari., t. III, p. 55.) Ge qui rend Terreur moins excusable, c'est que plusieurs des actes du parlement de Westminster (25 avril) se réfèrent à des actes du parlement de Glocester (20 octobre) : et que, par exemple, on rappelle le ^subside voté alors pour le remplacer par un autre système d'impôt {Ibid., t. III, p. 57, § 13, et p. 58, S 18.
Page 29 , note a.
Production des comptes. Rot, Part., t. III, p. 36, § 21. — Commission mixte. Ibid, $ 23.
Débat sur le subside. Ibid., §24-26. Le subside des toisons, cuirs et laines, voté au parlement de la cinquantième année d'Edouard III (1376), (et l'on ne faisait qu'y reprendre un vote antérieur,) était de 43 s. 4 den. par sac de laine ; 43 s. 4 den. par 240 toisons; 4 1. 6 s. 8 d. par last de cuir, pour les nationaux comme pour les étrangers : outre l'ancienne coutume pour les étrangers, qui était de 6 s. 8 d. par sac de laine; 6 s. 8 d. par 240 toisons ; 13 s. 8 d. par last de cuir. D'après le 2" statut de la quatorzième année d'Edouard III, le sac de laine contenait 26 « pères » ou pierres (stones), et la pierre était de 14 livres (Stat. of Realm,, t. I, p. 291). Ainsi le sac pesait 364 1. Au temps d'Edouard III, l'équivalence du sac de laine en toisons, à l'égard de l'impôt, est de 300, au lieu de 240.
Ge subside, voté pour trois ans à partir de la Saint-Michel 1376, devait finir le 29 septembre 1379 : on le prorogea jusqu'à Pâques de l'année suivante ; et on y ajouta 13 s. 4 d. par sac de lame, 13 s. 4 d. par 240 toisons, 26 s. 8 d. par last de cuir, pour un an à partir de Pâques ; et une taxe de 6 d. par
livre (monnaie) sur toute marchandise importée ou exportée depuis le 26 novembre de la présente année jusqu'à la quinzaine de la Saint-Michel 1379. {Rot. Pari,, l III, p. 37, §29.
Page 30 , note a.
Pétitions pour les libertés, etc., Rot. Pari., t. III. p. 40 et suiv., §§ 40, 49-52; — mesures contre les laboureurs, §§ b0,62 ; — exactions, etc., §§51, 73 ; — fonctions annuelles, § 56. Le roi l'accorde pour le vicomte et le sous-vicomte; il le refuse pour le sous-eschetour et même pour Veschetour, pour qui cela avait été accordé, déclarant qu'il y aurait dommage à les laisser moins de trois ans dans leur office ; — étaple de Calais, § 54 ; les communes font seulement exception pour les draps appelés worsted, fabriqués dans le pays. — Exception pour Gènes, Venise, la Catalogne^ V Aragon, et « les pays vers le West (appelés ainsi sans doute parce que, remontant la Manche, leurs vaisseaux venaient par l'Ouest en Angleterre.) » On leur permet de vendre en Angleterre leurs marchandises.... Et illocques recharger leursdits vaisseaux de laines, cuirs, peaux lanutz (toisons), plomb, estain et d'autres marchandises de l'étaple, et franchement les amener en leur paiis vers le West, payant es ports où ils les chargeront, toutes maneres des coutumes, subsides et autres devoirs de Calais, aussi avant comme en paieront s'ils amenassent mesmes les marchandises à l'estaple de Calais, pourvu qu'ils trouvent seurete (caution) suffisante, qu'ils amenèrent (amèneront) devers le West, et nulle part ailleurs devers l'Est sinon qu'à Testaple de Calais. » (Stat. de la deuxième année de Richard II, c. 3. Stal. ofRealm, t. II, p. 8.)
Bénéfices aux étrangers. Rot. Pari., t. III, p. 46, § 71. — Biens des cardinaux scfiismatiques , § 78. — Divers prieurés, situés en Angleterre, relevaient d'abbayes situées en France. Par lettres du 1" février 1378, Richard avait accordé la sauvegarde royale à des moines étrangers qui les avaient pris à ferme (Suppl. Rymer, Rich. II, t. I, n° 57, Coll. Bréquigny, t. LXXVIII, f*»71.)
Protection des frontières, etc. Rot. Part., t. III, p. 46, §§ 64, 67, 72, 77. Une demande (§ 74) semble contraire à ce qui est réclamé pour le marché de Calais : c'est celle qui veut que les marchands étrangers ou nationaux puissent commercer librement dans le royaume; mais il ne s'agit que du
commerce intérieur : l'ordonnance du roi. rendue en conséquence, réserve expressément les règlements du marché de Calais, Stat. of Realm, t. II, p. 7 et 8, c. ii et m; — contre l'abus du droit de maintenance et les associations armées, ihid., p. 8, c. vi; — pour la confirmation du statut des laboureurs, ibid., p. 9, c. VIII.
Parmi les pétitions particulières enregistrées au parlement, se trouve celle des deux chevaliers détenus à la Tour par le fait de Lancastre, et qui, s'élant sauvés à Westminster, avaient donné lieu à la violation de l'asile. L'un avait péri alors. On ne voit pas qu'il ait été répondu à l'autre {Rot. Pari., t. III, p. 50, n"* 2). On peut voir dans le statut qui suivit ce parlement une trace de riniluence de Lancastre : c'est l'article à l'adresse de ceux qui répandent des calomnies contre les prélats et les grands du royaume (c. v. Stat. of Realm , t. II, p. 39). Il voulait par là se couvrir contre les malédictions populaires soulevées par la violation de l'asile de Westminster. Ordre était donné d'emprisonner le coupable, jusqu'à ce qu'il eût dénoncé l'auteur du bruit réputé calomnieux.
P. 31 , note a.
Défection de la Bretagne. Froissart, II, 59; Wals., p. 219. — • Intervalle du deuxième au troisième parlement. Voyez l'exposé de Richard le Scrop au parlement du 25 avril (Rot. Pari., t. III, p. 55, § 5). Il y revient dans son discours au parlement du 14 janvier 1380, et il ajoute quelques détails, notamment sur l'emprunt de 20 000 marcs et le produit du subside voté à-Glocester {Rot. Pari., t. III, p. 72, § 10).
P. 32, note a.
Richard le Scrop, chancelier. Rymer, t. YII, p. 206. — Parlement de Westminster de la deuxième année de Richard II (15 avril 1379. iîo^. Pari., t. III, p. 55). — Exposé du chancelier. Rot. Pari., t. III, p. 55, § 5, complété par l'exposé fait au parlement suivant, p. 72, § 10. — Comptes des trésoriers de la guerre, § 7. — Commission d'enquête, §. 12 : elle comprend l'archevêque de Ganterbury, les évêques de Londres et de Rochester, les comtes de la Marche, de Warwick et de Stafford; les sires de Latimer, de Brian, J. Gobham et R. de Beau champ {Ibid., p. 37).
P. 33, note a.
Suite du parlement du 15 avril 1379. Sur les pétitions des Communes et leurs réponses, Rot. Pari., t. III, p. 61 et suiv., § 28. — Rigueurs et faiblesses de V administration, §§ 29, 32, 33, 35 ; — suppression des commissions judiciaires, § 46 : « que cette horrible et grevouse ordonnance soit repellée. » Le roi y consent. — Juges pour la paix; serfs et laboureurs, § 48; — Suppression des trésoriers des guerres : accordée, § 53 ; — ^ Emprunt forcé, § 30; — Expulsion des religieux étrangers y § 40 ; — Fraude sur les laines, § 36 ; — Taxe et ordonnance sur les objets de luxe, § 54 : le roi avisera; — Protection des frontières; taxe sur les vaisseaux; marine, §§37, 38, 50; — La pétition demande pour encourager les marins, qu'on leur donne la même solde qu'aux archers.
Les communes, s'attachant à cette idée que la manière de limiter les abus des agents du pouvoir, c'était de réduire leurs fonctions à un an , demandèrent que , de même que les vicomtes, les contrôleurs fussent changés chaque année. Le roi réserva la question à la décision du conseil, p. 62, § 30.
La ville de Calais, dans sa pétition particulière, invoquant la loi d'Edouard III qui veut que toute marchandise soit amenée à son port, se plaint qu'une grande partie du beurre, du fromage, du plomb, de l'étain et autres marchandises du pays de Cralles et d'Irlande, sont expédiés directement en Flandre. Elle demande qu'on fasse chaque année le rapprochement des déclarations d'embarquement et des permis, afin de trouver les coupables, et que les étrangers ne puissent embarquer des marchandises en Angleterre que sur vaisseaux anglais et sous la caution des Anglais. Le roi promet de maintenir le privilège pour toutes les choses qui n'en ont pas été exceptées. {Rot. Pari., t. III, p. 67, § 57. C'est à grand'peine qu'au parlement suivant (1380) les communes obtiennent, et seulement pour une année, permission de vendre le beurre sans le porter au marché de Calais. {Ibid., p. 93, § 40.)
P. 35, note a.
Réconciliation des Rretons et de leur duc. Walsingham, p. 21 9 et 225; M. Evesh., p. 11 ; Froissart, II, 59 ; D. Morice, Hist.
de Bretagne, Preuves, t II, p. 214 et 218; — pleins pouvoirs donnés à Lancastre (12 juin 1379), Rymer, t. VII, p. 218; — pouvoirs pour traiter avec le duc de Bretagne (9 juillet 1379). Ibid.j p. 225; traité entre le roi d'Angleterre et le duc de Bretagne, 13 juillet 1379; D. Morice, Hisl. de Bretagne, Preuves, t. II, p. 220. — Excès de Jean d'Arundel, Wals., p. 232, 233; M Evesh., p. 16; Otterbourne,p. 150. Hugues de Galverley et Thomas Percy, qui s'étaient gardés d'y prendre part, échappèrent au naufrage. Cf. Froissart, II, 59; M. Evesh., p. 17. — Détresse du gouvernement anglais, Rot. Pari., t. III, p. 72, §. 10 (exposé du chancelier).
P. 36, note a.
Parlement de Westminster, troisième année de Richard II (16 janvier 1380), Rot. Pari., t. III, p. 71 ; — discours de Vorateur (J. de Gildesburgh, chevalier), §§ 11-13, p. 73; — les cinq grands officiers, § 34.
P. 36, note h.
Commission d* enquête. Elle comprend les évêques de Hereford et de Rochester; les comtes d'Arundel, de Warv^^ick et de Stafford; W. de Latimer, Gui de Brian, J. de Montaigu, bannerets; R. de Hastings, J. de Gildesburgh, Ed. Dalingrugge, chevaliers; W. Walworth et J. Philipot, citoyens de Londres; Th. Graa, citoyen d'York. — C'est Walsingham qui rapporte que Thomas Beauchamp, comte de Warwick, fut choisi, de comment con5m5U,pourdemeurerauprès du roi. (Wals., p. 235.) Il n'y en a point trace dans les actes. L'archevêque de Ganterbury, Simon Sudbury, remplaça Richard le Scrop comme chancelier, le 30 janvier 1380. (Rymer, t. VII, p. 233.) Un trouva, malgré le grand exemple, oublié sans doute, de Thomas Becket, qu'il rabaissait sa dignité : a Gontra gradum dignitatis, ut plurimiconclamarunt. » (Wals., p. 236.)
P. 37, note a.
Subside : « Un quinzisme et demy par dehors citées et burghs, et un disme et demy par dedeins mesmes les citées et burghs; a avoir, c'est assavoir les dites quinzisme et disme de
lour doun , et la dite moitee de quinzisme et disme par voie d'apprest tant qu'ai proschain Parlement : a lever ladite disme et demy et quinzisme et demy de lours chateux (biens mobiliers) et biens, et des biens de chescun de eux et auxintdes biens provenants des terres et tenements appropriez as religiouses (religieux) depuis l'an xx le R. E. filzle roi Henry, etc. (Rot. Pari., t. III, p. 75, § 16.) Sur l'impôt da dixième et du quinzième, voyez ci-dessus, p, 410. — Convocation du parlement'. « Que nul Parlement soit tenus deins ledit Railme pur pluis charger sa poevre commune par entre cy et le dit leste de saint Michel proschein venant en un an. » {Ibid., § 17.) — Plaintes diverses , §§ 27, 28 et 36. — Prieurés ou bénéfices donnés par le pape à des étrangers, § 37. Pour y mettre un terme, le roi défend que personne reçoive procuration pour administrer ces bénéfices ou en faire passer les revenus aux titulaires, sous les peines du statut de la vingt-septième année d'Edouard III (1353). — Nomination des juges, § 39 . — Les pétitions de toute nature venaient au parlement. Dans le nombre il en est une des habitants des rues de Smithfield et de Holborn, qui se plaignent d'être empestés par les déjections des boucheries voisines de Saint-Nicolas de Newgate. (S 49.)
P. 38, note a.
Affaires d'Espagne. Voy. Froissart, II, 40-44. — Traité avec le roi de Portugal, 15 juillet 1380 (ère d'Espagne, 1418). Rymer, t. VII, p. 264 et 265; cf. Froissart, II, 103, et M. Evesh, p. 22. L'alliance du Portugal atténuait les périls dont l'Angleterre était menacée par celle de la France et de la Castille : elle rendait plus difficile la traversée des vaisseaux qui de la Méditerranée venaient inquiéter les Anglais dans l'Océan. (Wals., p. 247.)
P. 40, note a.
Expédition du comte de Buckingham. Rymer, t. VII, p. 256, 259; Wals., p. 239, 242; M. Evesh., p. 19; Froissart, II, 71-83. Religieux de Saint-Denys, Chron. de Charles VI, I, 8 et 9. - Les flottes de la France maîtresses de la mer. « Destinati in auxilium Ducis Britanniae, quum recto cursu, propter galeas régis Francis, in Britanniam navigare mm poterant, transjecti sunt Galesiam, a quo loco snam in-
choantes equitationem, per girum Franciae, nullo resistente, equitaverunt in Britanniam, etc. (M. Evesh., p. 19; cf. ibid., p. 17; Wals.,p. 239, et Otterbourne, p. 152.) — Mot des Bretons sur Brest. Froissart, II, 77. — Traité du duc de Éretagne avec la France (15 janvier 1381). Relig. de Saint-Denys, I, 8; D. Morice, Hist, de Bretagne, Preuves, t. II, p. 274 et 298. — Retour de Buckingham en Angleterre. Wals., p. 243 ; Froissart, II, 59.
Parlement de Northampton, 5 novembre 1380, Rot. Pari. t. III, p. 88; Wals., p. 245. Le meurtre qu'on voulait punir était celui d'un marchand génois, qui offrait de faire de Hampton, si on lui permettait de s'y établir avec ses marchandises, le plus grand port de commerce de l'Occident. Les marchands de Londres le tuèrent par envie (1379). (Wals., p. 227.)
P. 41, note a.
Troupes destinées au Portugal, sous le comte de Cambridge. Rymer, t. VII, p. 264 et 265; cf. Otterbourne, p. 154.
Lancastre à la frontière d'Ecosse. Rymer, t. YII, p. 269, 274, 276, 288; Rot. Scotiœ, t. II, p. 27, 29 (6 septembre et 2 octobre 1380). Wals., p. 284. Il y fit arrêter, comme coupable d'intelligence avec la France, Raoul de Ferriers, qui comparut au parlement de Northampton et y fut déclaré innocent. (Wals., p. 244, et Rot. Pari., t. III, p. 90-93.)
Exposition du chancelier. Rot. Pari., t. lil, p. 88, §§ 2-9. — Incursion des Ecossais et des Français. M. Evesh., p. 19-21 . Un peu plus tard, le 20 mai 1381 , on donne à des commissaires des pouvoirs pour traiter avec la France, et des sauf- conduits aux envoyés français. (Rymer, t. VII, p. 308, 309.) Gela n'eut pas de suite.
P. 42, note a.
Débats au Parlement. Rot. Pari., t. III, p. 88 et suiv. L'orateur élu fut J. Gildesburgh.
Le mode du subside, § 11-14. — Capitation, § 15. Cette taxe a inouïe », au dire de quelques auteurs, n'était pourtant pas sans précédents. Une capitation proportionnelle avait été votée, on l'a vu, au parlement de Westminster (25 avril
1379) ; et antérieurement, une autre de quatre deniers par tête au dernier parlement d'Edouard III (cinquante-unième année , 1377). (Rot. Pari., t. II, p. 364, § 19.)
Le clergé s'imposa la même taxe : aConclusûm est ut singuli praelati, etiam regulares cujusque status, ordinis, sexus vel conditionis, œtatis sexdecim annorumet ultra, qui mendicantes notorienon fuerunt, lYQ^grossos régi solverent (l**" décembre 1380; Conc. Brit.y t. III, p. 150.) Walsingham (p. 245) dit que les religieux ou religieuses et les prêtres séculiers payèrent un demi-marc ou 6 s. 8 den. (cf. M. Evesh., p 22). Knighton (p. 2633) présente ainsi la taxe : « De quolibet viro cum uxore 2 sol. De aliis non conjugatis singulis 12 den. De religiosis possessionatis 6 s. 8 den. ; de singulis beneficiatis 6 s. 8 den. » Le registre du parlement fait foi contre lui en ce qui touche les laïques, et le Recueil des conciles en ce qui regarde l'Église.
Dans le rôle de leurs pétitions, les communes réclamaient avant tout la confirmation des chartes de liberté et de la loi des laboureurs {Rot. Pari., t. III, p. 93, § 27), loi d'oppression pour les campagnes; et après leurs plaintes ordinaires contre les abus du fisc, de la justice ou de l'Église (§§ 35, 37, 44), elles demandaient que l'enquête votée fût accomplie (§ 28) ; que les shériffs qui, selon la règle établie, ne pouvaient être renommés qu'après trois ans, ne le fussent plus jamais dans le même lieu (§ 47); que les cinq grands officiers demeurassent en charge dans l'intervalle des deux parlements (§ 22). Dans les assemblées précédentes on avait maintenu le privilège de l'étaple ou marché public de Calais, source de revenus pour le trésor. Cette fois les communes semblent s'être préoccupées davantage des entraves qu'il apportait au commerce du pays. Elles demandent que les produits du bétail, principale ressource de l'Angleterre, comme le beurre et le fromage, puissent être vendus librement partout ailleurs excepté à l'ennemi; elle roi l'accorde pour un an (§ 40). Elles insistent pour que le dernier subside soit exclusivement consacré à l'expédition de Buckingham en Bretagne, et à la défense du rivage (§ 30), et que nul pays n'en soit exempté (§31). — Le roi l'accorde pour les cinq ports sans réserve ; pour le comté de Chester et l'évêché de Durham, pays privilégiés, autant qu'on le pourra sans violer leurs franchises. — Quant au maintien en charge des cinq principaux officiers dans l'intervalle des deux parlements, « si défaut espécial ne soit trouvez en aucun de eux en le moien temps, come
l'en espoire que ae serra mye , si dieux pleist ; » qq répoud : «Le roi ent ferra par l'advis de sou conseil, selonc ce que mieulx lui semblera qui soit a faire pour le profit de lui et de son Roialme. » p. 96, § 48. La suppression du conseil de gouvernement n'empêchait pas que le roi n'eût des conseillers particuliers.
Page 47, note a.
Donation du roi Jean. Matth. Paris, ann. 1213, t. I, p. 247. (Lond. 1640). — Réaction dès le temps de Henri III. Matth. Paris, ann. 1231, t. II, p. 371.
L*Évêque de Lincoln Grosteste, fut, au sein même de l'Église, le chef de la résistance aux prétentions du saint siège. Matth. Paris, ann. 1253, t. II, p. 875, etc. — Actes du règne d'Edouard I. Statut de la mainmorte (7 Ed. I.) Stat of Realm, t. I, p. 51. Le clergé refusant les contributions qu'on lui demande, est mis hors de la protection de la loi et livré aux insultes du peuple. — Statut des proviseurs, voyez ci-dessus, p. 413.
Page 49, note a.
Wicleffj voyez les histoires de Lewis (1720), de W. Grilpin (1766) et de R. Vaugham (1829), et la vie de Ghaucer par Godwin (1803). Voyez aussi les documents produits dans les procès intentés à ses doctrines de son vivant ou après lai, à Londres, à Oxford, à Rome, à Constance. Knighton, Walsingham et le moine d'Evesham, en ont recueilli plusieurs.
Quant aux ouvrages mêmes, vrais ou supposés, de Wicleft, dont Lewis après l'évêque Baie et Gilpin (p. 85-88), ont donné une longue liste, on en trouvera un catalogue mieux raisonné dans l'introduction de l'ouvrage suivant : An apology for Loilards attributed to Wicliff, with an introduction and notes by James Heathorn Todd. Lond. 1842. — Le même éditeur a publié : Thelast âge of the Church. Dublin, 1840. Si l'ouvrage est de Wicleff, comme on l'a dit, ce serait un des premiers qu'il
eût écrits (1356). Mais l'autheuticité en est fort douteuse. C'est une courte lamentation sur les vices de l'Église, sur l'abus des réserves, des dîmes, des premiers fruits, avec grand renfort de citations de Bède et de saint Bernard, des livres saints, de Merlin et de la Sibylle.
On lira avec plus de fruit les Fasciculi zizaniorum magistri Johannis Wycliff, que nous avons mentionnés dans la liste des principaux ouvrages à consulter. Au texte du livre même où l'on trouve une réfutation des doctrines de Wicleff, avec des détails curieux sur le jugement qui les condamna en 1382, l'éditeur, M. Waddington Shirley, a joint plusieurs pièces inédites et une introduction qui présente un aperçu de la vie et de l'œuvre du novateur.
Gomme on le peut voir plus au long dans ces livres, Jean Wicleff, né, selon Leland, à Spreswell (Hipswell), dansl'Yorkshire, vers 1324, et originaire du bourg de Wicleff, élevé à l'université d'Oxford, y devint maître du collège de Balliol en 1361, sur la présentation de la couronne. Il avait, en effet, de puissants protecteurs à la cour. Lorsque le duc de Lancastre, investi par Edouard III de la direction des affaires, eut fait écarter des grands offices J. de Wickham, évêque de Winchester, ainsi que les autres prélats, et étendu la levée des décimes ecclésiastiques aux petits bénéfices épargnés jusqu'alors, Wicleff écrivit en faveur des taxes; et le prince ne manqua point de s'attacher un homme qui semblait si propre k seconder ses attaques contre la puissance de l'Église. Quand s'ouvrirent les conférences de Bruges, pour le règlement des difficultés pendantes entre la cour d'Angleterre et celle de Rome, Wicleff fut un de ceux qu'on y envoya (26 juillet 1374. Rymer, t. VII, p. 41). Docteur en théologie depuis 1363 environ, il s'était déjà fait remarquer par diverses propositions hétérodoxes, lorsqu'il fut l'objet des poursuites dont nous parlons ci-après.
Quant à ses doctrines, si on ne les prenait que dans les articles qui les résument et dans les auteurs qui les condamnent (Wals., p. 191 ; Knighton, p. 2644; Conc. Brit., t. III, p. 123), on les pourrait croire mal entendues ou altérées ; mais nous les pouvons tirer d'actes émanés de lui-même. Dans deux réponses (vers octobre 1377) qui paraissent avoir été destinées l'une au parlement (elle est donnée à la suite des Fasciculi zizaniorwn^ p. 245), l'autre peut-être au public (on la trouve dans Walsingham, p. 206), il reproduit ces propositions, non pour les ré-
cuser, mais pour les expliquer. Il les avoue donc authentiques j en les reproduisant, et il ne les dément pas par les explications i dérisoires qu'il en donne. On en trouvera un échantillon plus | loin. Du reste, les apologistes de Wicleff ne nient pas le caractère révolutionnaire de ses principes, et le péril qu'ils pouvaient avoir pour la société établie. (Voy. l'Introd. aux Farcie, zizan.., p. 26, et pour ses doctrines réalistes sur Dieu, le monde, etc., ihid.^ p. 45 et suiv.) La bulle du pape Grégoire XI k l'archevêque de Ganterbury (31 mai 1377), tout en signalant les erreurs de Wicleff, en marque les rapports intimes avec les doctrines déjà condamnées de Marsile de Padoue et de Jean de Gand : « Nostris est auribus intimatum Johannem de Wicklefe, recto- « rem ecclesise de Lutlerworth, Lincoln, dioces., sacrse paginas « professorem, inillam detestabilem erupisse vecordiam, ut edi- « derit nonnullas propositiones , quae statum totius ecclesiae, a ac etiam secularem politiam subvertere et enervare nituntur, « quarumque , licet quibusdam mutatis terminis, sentire vi- « dentur perversas opiniones et doctrinam indoctam damnatae ce mémorise Marsilii de Padua et Johannis de Gandavo. » {Conc. Brit., t. III, p. 116, etWals., p. 204. Voir les deux traités de Marsile de Padoue, De translatione imperii et Adversus usurpatam romani pontifias jurisdiclionemj ap. Goldast, Mo7i. S. Romani imperii, t. II, p. 147 et 154.)
Page 51 , note a.
Faveur des grands et du peuple pour les lollards • « Eo nempe « quia polestatem tribueruntlaicis, suis assertionibus, ad aufe- « rendum temporalia a viris ecclesiasticis ac rehgiosis. » (Wals., p. 191. — Pratiques des lollards: «Principales pseudo-lollardi, « prima introductione hujus sectae nefandse, vestibus de russeto « utebantur pro majore parte, morum quasi simplicitatem « cordis ostendentes exterius, ut sic meutes intuentium se subti- « liter sibi attraherent. » (Knighton, p. 2663.)
Le savant éditeur des Fasciculi zizaniorum, y voit une tentative d'établir un ordre religieux, des réguliers mêlés au siècle, qu'il rapproche des Jésuites, ou, plus justement sans doute, des prêcheurs de J. Wesley. Les novateurs, si on en croit un document curieux, commençaient même à faire une Église en dehors et sur le modèle de l'Église : un mandement de l'évêque d'Ély (Thomas Arundel). en date du 4 mai 1380, en signale
qui portent l'anneau d'évêque, administrent la confirmation, donnent des dispenses. {App. à la Chron. du moine d'Evesham^ p. 390.)
Page 52, note a.
Wicleffà Londres, devant V archevêque de Canterbury ; sédition populaire. Wals.,p.l91,et Stow, C/iron. ann. 1377, p. 592. Voyez aussi Godwin, Life of Chaucer, c xl, t. II, p. 251-254 et rintrod. aux FascicuU zizaniorum^ p. 27. — Bulles du pape (Grégoire XI). Elles sont datées du 31 mai 1377, mais n'arrivèrent qu'après l'avènement de Richard II (Wals., p. 202-203, etConc. Brit., t. III, p. 116). — Mandement j)our informer contre Wicleffà 28 décembre 1377, ib., p. 123.
Consultation adressée par la cour à Wicleff. Elle nous est connue par sa réponse : Responsio magistriJoh. WiccUffad dubium infra scriptum quœsitum ab eoper Dominum Regem Anglise, Ricardum secundum, et magnum suum consilium : anno regni sui primo : « Dubium est utrum rep:num Angliae possit legi- « time, imminente necessitate susc defensionis, thesaurum regni « detinere ne deferatur ad exteros, etiam domino papa subpœna « censurarum et virtute obedientiœ hoc petente. «
Il est superflu d'insister sur le sens et la portée de sa réponse. Il établit que le roi n'est tenu à laisser aller l'argent à Rome, ni par les principes de l'Évangile, ni par la loi de la conscience , « nos pères, dit-il, ayant donné des biens, non à l'Église en général, mais à l'Église d'Angleterre en particulier. » Y a-t-il péril à refuser? Le pape ne voudra point excommunier l'Angleterre : car les Anglais sont ses enfants et il connaît leur piété. S'il le faisait d'ailleurs, Dieu n'en tiendrait pas compte. Les chrétiens sont tenus de donner au pape le nécessaire et non le superflu, la pompe extérieure, etc.: la gloire de l'Église n'est pas là. Après quoi, il croit bon de montrer que cet argent ne nuira point à l'Angleterre; qu'il n'y engendrera point la corruption, le luxe, etc. {FascicuU zizaniorum magislri Wiccliff, p. 258 etsuiv.)
L'université d'Oxford hésite à recevoir la bulle du pape. Wals, p. 201. — Wicleff devant le primai à Lambethy ibid.y p. 205.
Page 52 , note a.
Explications de Wideff. Wals., p. 206-208, ei FascicuU zi-
zaniorum, p. 245. Qu'on en juge par le début de ce demie morceau, qui est, à peu de chose près, la répétition du texte Walsingham :
Libellus magistri J. Wycclyff, quem porrexit parliamento régis Ricardi contra statum Ecclesiœ.
« Protestor publiée quod propono et volo esse christianus ex a integro.
a Totum genus humanum (hominum) , concurrentium , cia tra Ghristum , non habet poteslatem simpliciter ordinandi ut « Petrus et omne genus suum dominetur in perpetuum politice « super mundum. — Istud concedo ex fi de Scripturse : quum « oportet omnem civilitatem cessare ante finale judicium (I Cor. « XV, 24) ; qui ergo crédit carnis résurrection em, crédit illum « articulum, quum ampli us non erit exactio vel conversatio secu- « laris. Nemo ergo habet potestatem ordinandi quicquam con- « tra decretum Domini in hac parte.
ce Deus non potest dare homini pro se et haeredibus suis in oc perpetuum civile dominium. — Pro isto suppono quod in perc petuum sumitur proprie et famose, ut rotatur in ore [utatur « more] Ecclesiae orantis ut Trinitati sit gloria nunc et in perce petuum. Suppono secundo quod civile dominium intelligatur « tormaliter pro illo quo quis civiliter dominetur. Et tertio quod a sit locutio de Dei potentia ordinata, et tune conclusio ista se- « quitur a priori. Loquendo autem de Dei potentia absoluta, a videtur mullis probabile quod Deus non potest continuare a aeternaliter viationem sponsae suae, eo quod tune Iraudaret o eam prœmio , aut corpori Diaboli injuste differret dare pœ- « nam quam meruit, etc. (Fasc. zizaniorum, p. 245 et suiv.)
Page 52, note b.
Suite du procès de Wicleff. La mort de G-régoire XI (26 mars 1378) et le schisme qui suivit paraît avoir interrompu les poursuites. Quand Urbain VI les voulut reprendre, Wiclefflui fit remettre une protestation où il se défendait contre ses accusateurs . Gela résulte d'un passage de son traité de Veritate sacrée Scripturse^ cité dans rintrod. aux Fasciculi zizaniorum, p. 33, n" 2.
Page 53 , note a.
John Bail. Walsingham, p. 275; Knighton, p. 2634 et 2644;
Froissart, II, 106; Fasciculi zizaniorum, p. 273. Indépendamment des passages cités, voyez le mandement de l'archevêque de Ganterbury en date du 26 avril 1381 : « Jamque « more vulpino insidias fugiens venatorum, ad nostram diœceo sim se divertit, ibique aliquando in ecclesiis et cœmeteriis, « prœter et contra ipsarum ecclesiarum prëesidentium volunta- « tem, aliquando ad macellas in publicis mercatis et aliis locis « profanis, aures mulcendo laïcorum opprobriis, et scandala tam « de persona nostra, quam aliorum praelatorum et virorum ec- « clesiasticorum, et, quod nequius est,.... de ipso summo pon- « tiiice, sinistra et piis auribus detestanda.... praedicare et dog- « matizare nullatenus pertimescit. » {Gonc. Brit., t. III, p. 153.)
Page 57, note a.
Wat-Tyler. Knighton dit que le soulèvement éclata dans u* lieu nommé Fobbingges à la voix de Thomas Baker ou le Boulanger, ainsi nommé de son état (p. 2633). Il nomme plus tard parmi les chefs Watte-Tyler, qui, dit-il, prit le nom de Jakke Strawe (p. 2636). Ceci est une erreur. La pétition des communes au parlement de Salisbury (29 avril 1 384) nomme distinctement les deux chefs : « Wauter-Tylere del countes de « Kent, Jakke Strawe en Essex. » {Rot. Pari., t. III, p. 175, n° 1 .) Walsingham fait commencer le mouvement dans l'Essex : (Cf. Leland, Coll., t. I, p. 382.) Wat-Tyler, ou, comme il l'appelle, Walter HéUer ou Tyler, n'apparaît, dans son récit, à la tête des révoltés, que quand ils sontàLondres (p. 252). Froissart lui assigne le même rôle, en traduisant son nom : Vautre Tuilier ou Tuilier. «Ce Vautre (Walter) était un couvreur de maisons de tuiile. »• (Froissart, 11,107.) Le moine d'Eveshamlenomme Watte Taylor, en le comprenant parmi les autres chefs (p. 24).
Loi des laboureurs ; hommes libres asservis; serfs fagitifs. \oy. ci-dessus (an. 137 7 et 1380) /foi. PaW., t. III, p. 17, §54; p. 21, §88; p. 45, § 60 et 62; p. 93, § 27. — Rassemblements : Knighton, p. 2633, W. Thorn , p. 2156; M. Evesh., p. 24; Froissart, II, 107 : « Et bien sachez que les trois parts de celles gens ne savoient que ils demandoient ni que ils queroient, mais suivûient l'un l'autre ainsi que bètes et ainsi que les pastoureaux. — Marcher sous peine de mort : « Ut omni excusatioue « postposita, omnes, tamsenes quam llorentesœtale, ad eosdem « confluèrent armis instructi prout quisque poterat , scieutes
a eorum bona, qui venire supersederent, négligèrent aut con- « temnerent, dissipanda, domos conflagrandas vel deponendas, « capita amputanda. » (Wals., p. 247.)
Sur l'époque du soulèvement, on lit dans Knighton: « Anno « supradicto (1381), mense mail, feria III, quarto post festum « Trinitatis, cœpit convenire plebs illa nefanda de Gantia, etc.» (p. 2633.) Il y a plusieurs confusions dans cette phrase incorrectement reproduite, comme cela n'est que trop fréquent dans l'édition de cet auteur. Le soulèvement éclata en mai : l'amnistie comprise dans le premier statut de la sixième année de Richard II (1382), s'étend aux événements accomplis du 1" mai à la Saint-Jean-Baptiste {Statuts of Bealm, t. II, p. 29, § 13). Ce sont les événements de Londres que Knighton veut marquer à la quatrième férié, troisième jour après la Trinité (les nombres sont intervertis dans le texte de Knighton). Or le dimanche delà Trinité était, en 1381, le 9 juin.
C'est à propos de cette insurrection que Gower composa son poëme latin Vox clamantis. Il commence par décrire l'été (l'insurrection sévit surtout en juin). Il rêvait qu'il était dans une prairie, cueillant des fleurs, quand il vit arriver une multitude de monstres sous forme d'ânes, de chiens, de renards, etc. Ils prennent pour chef un geai appelé Watle ; parmi eux est un prophète, J. Halle (J. Bail), qui les pousse aux crimes. L'auteur, ou, si Ton veut, le songeur, fuit dans les bois. Il voit le vaisseau de l'État ballotté par les vents; une voix lui dit d'écrire ce qu'il a vu. C'est la conclusion de son premier livre. Voyez Turner, t. II, p. 261, note.
M. Augustin Thierry a donné une grande place à la révolte de Wat-Tyler dans la conclusion de son Histoire de la conquête de V Angleterre par les Normands (t. IV, p. 244-262). Il l'a racontée avec tout l'éclat de son talent; mais il me paraît s'être trop préoccupé d'y retrouver l'influence des races. Il suppose une conjuration préalable, « des conciliabules pohtiques » de serfs, ce une grande association dans le but de forcer les gentilshommes à renoncer à leurs privilèges. » Mais les faits qu'il rapporte sont du temps oii le mouvement avait éclaté et où l'on cherchait à le répandre. Tout ce que l'on peut dire^ c'est que lorsqu'il éclata, les esprits y étaient préparés. Dans son récit, l'illustre historien me semble de même avoir singulièrement adouci les traits des révoltés. Il dit qu'ils ne pillaient et n'enlevaient rien ; que, « excités par un sentiment de vengeance po-
litique sans mélange d'aucune autre passion, ils mirent à mort, avec un appareil bizarre et un simulacre des formes judiciaires, plusieurs des officiers du roi ; » que « ils ne firent aucun mal aux hommes de la classe bourgeoise et marchande, de quelque opinion qu'ils fussent, excepté aux Lombards et aux Flamands. » (P. 252.) On peut voir (ci-dessus, p. 72) les formes suivies par eux dans l'exécution du primat-chancelier, du trésorier, etc., et ce qu'il faut penser de leur discernement dans les massacres.
Page 58, note a.
Soulèvement au nom du roi. « Primo ut régi Richardo et «< communibus fidelitatem servarent, et nullum regem qui voca- « retur Johannes acceptarent, ob invidiam videlicet Johannis a ducis Lancastriae. » (Wals., p. 248.) Ce fait est confirmé par le discours du nouveau trésorier d'Angleterre, remplaçant le chancelier, à l'ouverture du parlement qui suivit l'insurrection (4 novembre 1381) : « Combien que mesme les communes colurerent leurs ditz malfaits en autre manere, en disantz qu'ilz veulloient avoir nul Roi, sinoun nostre sire le roi Richard. » {Rot. Pari, t. m, p. 99.)
Les révoltés à Canterbury. Knighton, p. 2634; Froissart, II, 108, et le mandement du prieur et du chapitre de Canterbury contre les meurtriers du primat, Conc. Brit. t. III, p. 152 : a Palatium archiépiscopale.... violenter intrarunt , ac vinum « dicti archiepiscopi in doliis.... in palatio existentibus cona sumpserunt et nequiter effuderunt, bonaque nonnulla ejusdem « archiepiscopi.... rapuerunt et abstulerunt,... carceremque « archiepiscopalem in villa de Maidestone Cant. diœces. situa- « tam fregerunt, et incarcérâtes in eodem ceperunt et abire « compulerunt; necnon chaceam archiep.Cant. vulgariter nun-
« cupatam Le Bruyll et parcos ejudem arch. adjacentes ei-
« dem fregerunt, et feras bestias in eisdem existentes ceperunt, a fugarunt et penitus quasi interfecerunt. »
Appel à V insurrection. Nous traduirons quelques-unes de ces lettres, quoique la version en efface le caractère :
« Jacques le meunier {mylner) vous demande aide pour tourner bien droit son moulin. Il a moulu menu, menu. Le fils du
roi du ciel payera pour tout. Veillez à ce que le moulin aille droit avec ses quatre ailes, et que le pivot tienne en toute solidité. Avec droit et avec pouvoir, avec adresse et avec vouloir; que le pouvoir aide au droit, que l'adresse aille devant le vouloir, et le droit devant le pouvoir, et notre moulin ira bien ^aright). Si le pouvoir va devant le droit, et la volonté devant l'adresse, alors notre moulin ne va plus. »
« Jacques Carter vous prie de bien finir ce que vous avez commencé, de faire bien et même de mieux en mieux. Car c'est le soir qu'on juge du jour. Si la fin est bien, tout est bien. Laissez Pierre le laboureur jdésignation générale], mon frère, rester à la maison et nous procurer du blé; et j'irai avec vous et vous aiderai afin que vous trouviez à manger et à boire, et que rien ne vous manque. Ayez soin que Hobbe le larron soit bien châtié pour avoir perdu votre grâce : car vous avez grand besoin de prendre Dieu avec vous en toutes vos actions; car c'est le temps d'être en garde. »
a J. Bail vous salue tous, et vous fait savoir qu'il a sonné votre cloche. Maintenant droit et pouvoir, adresse et vouloir. (Now right and might, will and skill) Dieu vous hâte en chaque chose. C'est le temps que notre Dieu vous aide auprès de Jésus son fils, et le fils auprès du Père, pour faire au nom de la Sainte- Trinité une bonne fin à ce qui est commencé. AmeUj Amen, pour charité. Amen. »
« J. Bail , prêtre de Sainte-Marie , salue toute manière d'hommes, et leur demande, au nom de la Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, de se tenir virilement ensemble en vérité. Soutenezla vérité, et la vérité vous soutiendra. Maintenant l'orgueil est en puissance et en estime ; la convoitise est tenue pour sagesse, l'impudicité est sans honte et la gloutonnerie sans blâme, l'envie règne avec la trahison, et l'insulte est fort de saison :
Now regneth pride in jjrice And covetise is holden wise, And lechtery without shame, An gluttony without blâme; Envye regneth vith treason, And floulhe is take in grete season.
Dieu donne aide, car il en est temps. Amen. s> (Knighton, p. 2637, 2638; Cf. Stow, p. 294 )
Inaction de la noblesse. Elle est constatée par tous les chro-
niqueurs anglais. « His animo voient! serviebat nobilitas et a prona administrahat digna potestas. » (W. Thorn, p. 2156.) « Necdum evigilare voluere domini ad obviandum tantis ne- « quitiis, sed velut stertentes domi quiescentes, immobiles perce manebant : donec Kentenses et Est-Saxones appropinquantes « sibi unum confiassent exercitum quasi de centum millibus «c communium et rusticorum. » (Wals., p. 248.) L'auteur, on le voit, montre aussi les bandes de Kent et de l'Essex se rejoignant avant de marcher sur Londres. Des vers du temps signalent de même cette inertie de la noblesse :
a Proh! dolor accrevit nuper confusio rerum,
a Dum virtus procerum silet, et vulgus maie saevit,
a Servit nobilitas et rusticitas dominatur. »
(Polit, poems and songs, t. 1, p. 230.)
Ces auteurs sont des moines. Froissart, qui reproduit les traditions des seigneurs tout en reconnaissant la terreur générale, dit que les nobles cherchèrent à se réunir : a Les gentilshommes du pays se commencèrent à douter quand ils sentirent le peuple élever et rebeller; et si ils en furent en doute, il y ot bien raison : car pour moins s'efTraye-t-on bien. Si se commencèrent à mettre ensemble au mieux et au plus bel qu'ils purent. » (II, 107.) Mais il constate qu'ils se soumirent presque partout : « Tout en telle manière avoient fait ceux des autres contrées d'Angleterre.... et mis les chevaliers et les gentilshommes en leur obéissance.... et les faisoient venir avec eux. » (II, 108.)
Arrivée à Rochester. Froissart, II, 108. — Guerre aux gens de loi, ibid. — « Omnes et singulos juris terrse peritos, tam ap- « prenticios quamsenes, justiciarios et cunctos juratores patriae M quos apprehendere poterant, sine ullo respectu pietatis, capi- « tis truncatione mulctare,asserentes non priusquam illis occisis a terram ingenua libertate posse gaudere.... Staluernnt omnes « curiarum rotulos et munimenta vetera dare flammis, ut, ob- « soleta antiquarum rerum memoria, nullum jus omnino ipso- « rum domini in eos in posterum vendicare valerent. » (Wals., p. 248; cf W. Thorn, p. 2156.) Ils s'en prenaient aussi surtout aux gens du duc de Lancastre. (M. Eve^h., p. 24.)
/. Newton, Froissart, II, 108.
P^ge 63, note a.
Détresse du roi; ses oncles. Froissart, II, 109. — Dispositions de Londres, Wals., p. 249; Froissart, II, 107 et 109. — Discours de John Bail. Wals., p. 275. — Députations de J. Newton, Froissart, II, 109. — Un des griefs contre l'archevêque et les principaux ministres du roi, c'était, selon le religieux de Saint- Denis, qui était à Londres à cette époque, l'intention qu'on leur prêtait de vouloir faire une paix perpétuelle avec la France (1. III, c. I, p. 34). Il y avait eu récemment des pouvoirs, des sauf-conduits donnés pour entrer en négociation avec elle (20 mai 1381; Rymer, t. VII, p. 308, 309); mais ces raisons, qui eurent tant de part aux mouvements postérieurs, ne paraissent point avoir eu d'influence alors.
Page 64, note a.
J, Newton devant le roi. Froissart, II, 109. — Thomas de Holland, comte de Kent, et Jean de Holland étaient, nous l'avons dit (p. 400), nés du premier mariage de Jeanne de Kent (depuis épouse du prince de Galles et mère de Richard) avec Thomas de Holland. Thomas, le fils aîné, hérita du titre de son père, l'an xxxiv d'ÉdouardlII (1360), épousa, quatre ans après (1364), Alice, fille de Richard comte d'Arundel, et sœur de cet autre Richard, comte d'Arundel après son père, qui va jouer un si grand rôle sous Richard II. Il fut fait chevalier par le prince de Galles en 1366, l'année où naquit Richard, et fit en 1375 la campagne de Rretagne avec le comte de Cambridge. En l'an III de Richard II (1379- 1380), il fut chargé des fonctions de maréchal, qu'il exerça jusqu'au jour où elles furent remises (1385) à Thomas deMowbray, comte de Notlingham, dont nous avons dit le droit héréditaire. En 1381, il fut un des commissaires pour le mariage du roi. Il mourut en l'an xx de Richard II (26 avril 1397); et ce sera son fils que l'on retrouvera sous le nom de comte de Kent, dans les dernières scènes de ce règne.
Jean de^ Holland avait, de très-bonne heure, pris part aux guerres d'Ecosse. Il aura un rôle important dans cette histoire. Pour ces notions biographiques, voy. Dugdale, Baron., t. II, p. 74 et suiv.
Page 65, note a.
Entrevue sur la Tamise, Froissart, II, 1 10 ; M. Evesh., p. 25 ; Stow, Ann.y p. 285. — C'est au chancelier et au trésorier, présents sur le bateau du roi, que le moine d'Evesham rapporte l'ordre de la retraite (M. Evesh., p. 25.) Walsingham, que ce chroniqueur suit d'ordinaire, passe sous silence cette entrevue. Il ne parle que du conseil donné au roi par le primat et le trésorier, de ne point conférer avec ces « rihauds va-nupieds, » et rapporte à ce refus la rage des rebelles contre ces deux dignitaires (p. 248). Le comte d'Oxford dont parle Froissard est-il Robert de Yère, personnage si considérable un peu plus tard? Robert avait alors vingt ans à peine. Il ne fit « preuve de son âge, » c'est-à-dire n'atteignit sa majorité et ne fit hommage au roi que l'année suivante. (Voy. Dugdale, Baronage, t. I, p. 194). II avait un oncle, Albéric de Yère, à qui ce rôle conviendrait mieux. Mais Froissart, ne distinguant pas, croit évidemment qu'il s'agit de Robert de Vère.
Entrée à Londres, Voyez Knighlon, Walsingham, Froissart, aux beux cités. Knighton fixe au mercredi, veille de la Fête- Dieu, la rupture des portes de la prison de la maréchaussée, et au vendredi l'entrée des paysans à Londres (p. 2634). Walsingham dit qu'ils entrèrent à Londres la veille du Saint-Sacrement, et il place comme Froissart les scènes de destruction qui suivirent au jour de la fête (p. 249). Froissart (II, 110) témoigne de la faveur du peuple pour les paysans , et aussi Walsingham^ p. 249 : <r Animavit communitatem Londoniarum et « etiam totius regni ad favendum eis, quod asserebant eorum « esse propositum regni tantummodo proditores scrutari, et « postea cessaturos. » Le même Walsingham dit que les paysans n'abusèrent pas de l'hospitabté; qu'ils ne volèrent rien et payèrent comptant tout ce qu'ils prenaient (p. 249). Il ne dit pas où ils avaient pris cet argent.
V hôtel de Savoie. Froissart, Knighton, Walsingham, M. Evesham, 1. 1. — Le justaucorps oujaque du duc. Wals., p. 249. — Les rebelles dans les caves : «... Zelatores veritatis et justitiae , « non fures aut Jatrones. Fertur quosdam intrasse cellariam vini
a ibidem, et tantum de diilci vino bibisse, quod egredi quidem « non suffi ciebant.... donec ostium obturatum fuit igné et lapi- « dibus,... usque ad mortem. » (Knighton, p. 2635.) C'est l'histoire de l'incendie du château de Neuilly en 1848, écrite en 1381.
Page 68, note a.
Pillage de Templebar, de Clerkenwell. Froissart, II, 110; Wals , p. 249 ; M. Evesh., p. 26; Knighton, p. 2636.— Livres brûlés. « Gistas in ecclesia sive in cameris apprenticiorum in- « ventas fregerunt et libres qiioscunque inventes, sive ecclesiasa ticos, sivecartas et munimentaincistis apprenticiorum, secu- <r ribus scindebant et in cibum ignis dederunt. » (Knighton, p. 2636; cf. M. Evesh., p. 26.) — Maisons de légistes : « Quas « senes et quasi decrepiti, quod dictu mirumest, tanta agililate a ascenderunt ac si essent ratones vel spiritu aliquo vecti. » (Knighton, p. 2636.) — Poi7it de vol. Le moine d'Evesham dit pourtant : « Bonaque multa secum auferentes abibant » (p. 26). — Les légistes tués; les maîtres, etc. Knighton, p. 2636. — Les Flamands. Froissart, II, 110; Wals., p. 251. — Les Lombards; Richard Lyons. Froissart, ibid. Gf. Knighton, p. 2636.
Page 69, note a.
Les révoltés devant la Tour. « Si pouvez bien croire et savoir que c'étoit grand hideur pour le roi et pour ceux qui dedans avecques lui étoient, car à la fois cil méchant peuple huoit si haut que il sembloit que tous les diables d'enfer fussent entie eux. » (Froissart, II, 111.)
Page 69 , note 6.
Avis du maire. Froissart, II, 111. — Les caves ouvertes aux rebelles. « Nam Londoniarum majores et plebs communis « cuncta cellaria illis aperta reliquerant. » (Wals., p. 249.)
Page 70, note a.
Rendez- vous de Mile' s End. Au moment où Richard entre en scène, on voit se trahir l'esprit de dénigrement et de mensonge dont les historiens de la maison de Lancastre sont
inspirés à son égard. Walsingham dit que le roi permit aux rebelles d'entrer dans la Tour et d'y chercher le primat : « Rex igitur in arcto constitutus permisit eos in turrim in- « trare et loca secretissima pro sua voluntate nequissima per- « scrutari : qui nihil negare tute potuit quod petebant. » (Wals., p. 250.) Mais, s'il les avait laissés entrer à la Tour, s'en serait-il allé lui-même , les laissant à leurs perquisitions? et faut-il croire qu'il eût abandonné sa propre mère à leurs outrages? L'imputation choque par son invraisemblance ; et Knighton, quoiqu'il ait été lui-même (plusieurs traits en fourniront la preuve) du parti hostile à Richard, montre ce qu'il en faut croire quand il dit, comme Froissart, que le roi provoqua l'entrevue de Mile's End et alla trouver les révoltés, pour sauver l'archevêque et les siens : « Volens igitur Rex ar- « chiepiscopum et socios suos de ore luporum liberare, misit * ad communes, mandans eis ut ad locum qui Myltros vocatur, a extra civitatem, convenirent , cum rege locuturi » (p. 2634). On peut donc suivre le récit de Froissart. Froissart, qui vint peu après en Angleterre et conversa avec les témoins de ces scènes, est assurément mieux informé que des auteurs qui ont écrit du fond de leur couvent.
Page 71, note o.
Les rebelles à la Tour. « Erant eo tempore in ipsa turri sex- « centi viri bellici, armis instructi, viri fortes et expertissimi, et « sexcenti sagittarii, qui omnes (quod mirum est) animo ita con- « ciderant, ut eos sirailes magis mortuis quam vivis reputares.... « Emarcuerat a facie rusticorum pêne totius Loegriae omnis au- « dacia militaris. Nam quis unquam crediderit non solum rusti- « eos, sed rusticorum abjectissimos.... audere thalamum régis « vel matris ejus cum baculis subintrare vilissimis, et unum- « quemque de militibus deterrere minis, et quorumdam nobi- « lissimorum militum barba suis incultissimis et sordidissimis « manibus contrectare, demulcere, et verba modo faraihariase- « rere de socialitate cum eisdem habenda de cetero , modo de « fide servanda ipsis ribaldis?... Et quum sedendo, jacendo, « jocando, super lectum l'egis insolescerent, et insuper matrem « régis ad oscula invitarent quidam , non tamen (quod mirum « dictu est) audebant plures milites et armigeri unum de tam « inconvenientibusaclibuscouvenire, » etc. (Wals., p. 250.) — « Encore entrèrent ces gloutons en la chambre de la princesse
et dépecèrent son lit, dont elle fut si épouvantée qu'elle s'en pâma, » etc. (Froissart, II, 112.)
Page 72, note a.
Mort dô rarcJievêque.... a Glamorhorrendissimus.... quipos- « set assimilari ululatibus infernaliuin incolarum.... Replehan- « tur guttura multisonis mugitibus, vel quod est verius vocibus « pavonum diabolicis.... Percussus in coUo securi sed nonlea thaliter, apposita manu vulneri, ita dixit : « Ah ! ah ! (inquit) « manus Domini est. » Nondum man^m amoverat, et secundo « percussus, summitatibus digitorum amputatis et arteriarum <r parte, cecidit, sed non occubuit donec octavo ictu miserabilia ter mutilalus in collo et in capite, dignum (ut credimus) mar- « tyrium complevisset. » (Wals., p. 250, 251 ; cf. M. Evesh., p. 26; Knighton, p. 2635; Froissart, II, 112).
Voyez aussi le mandement du prieur et du chapitre de Ganterbury, sur la mort du primat: i Gaput quoque ejusdem super a unam hastam per vicos et plateas civitatis Londoniœ publice « deferendo et clamando : « Hoc est caput proditoris^ » ac capela lum episcopale cum uno clavo, quod horribile est dictu, eidem ce capiti per cerebri médium affixerunt, et demum caput hono- « rabile, in signum proditionis, supra pontem Londoniee dam- « nabiliter posuerunt. » {Conc. Brit., t. III, p. 153.) Gf. M. Evesh. p. 27 : « Et capellum suum supra caput clavis fronti « infixis apposuerunt. » On lit de même dans une pièce de vers, écrite par un contemporain, sur la mort de l'archevêque :
Insuper a lixis caput est in ponte levatum, Atque capellatum clavis in vertice fixis.
{Polit, poems and songs ^ 1. 1, p. 227.)
Le Religieux de Saint-Denis, qui était à Londres, dit : « Quum « indignanter audirem ipsa die per villœ bivia illius archiepi- « scopi caput sacrum plebem pedibus hue illuc projecisse. » (III, I, p. 34.)
Page 73, note a.
Le roi à Mile* s End. Froissart, II, 1 13. Le moine d'Evesham, k son tour, nous donne à juger de l'esprit qui Tanime. Il dit que ce fut Richard qui fut sommé par la multitude de se ren-
dre à Miles' End, et qu'il s'y rendit tremblant : « Mittunt qui a ad regem clamarent et dicerent, prœcipiendo sibi, quod sine a mora ad eos inermis.... Qui inito consilio, quia tune non fuit a ausus prœceptis eorum resistere cum paucis sine armis versus « eos valde timidus equitavit.... populum circumstantem supa pliciter adoravit. » (M. Evesh., p. 27.) Ce n'est pas ainsi que parle Knighton. Il met en regard la lâcheté des chevaliers qui reculent et la fermeté du jeune prince qui va en avant : a Milites a vero qui ituri erant cordis strenuitatem quasi tabescentes ve- « corditer amiserunt, et mentis audaciam, quod dolendum est, « sub calle dederunt, nec egredi quasi timoré femineo percussi ce ullatenus audebant, sed se in turri continebant. Rex vero perce rexit ad locum assignatum. « (Knighton, p. 2634.) On peut donc ici encore suivre Froissarl, qui ne craint pas d'accuser de désertion le comte de Kent et Jean de Holland, deux des plus puissants seigneurs de la cour. (II, 113.)
Page 74, note a.
Lettres de manumission. Voyez le texte dans Walsingham, p. 254. L'acte porte la date du lendemain, samedi, 15 juin 1381. C'est du même jour que sont datées les lettres qui ajournent les plaids à l'octave de la Saint-Michel (Rymer, t. YII, p. 311).
Page 77 , note a.
Les révoltés qui restent à Londres. Froissart, II, 113; — Projets de Wat-Tijler. VVals., p. 252. — Continuation des massacres. Wals., p. 251 ; Knighton, p. 2636. — Réunion à Smithfield. Froiss.,II, 115.
Les textes de Walsingham et de Knighton montrent si la révolte fut aussi tempérée et aussi soigneuse des formes qu'on l'a dit : « Erat enim eis solemnis ludus, si quem apprehendere ce poterant qui eis fidem non fecerat aut cum eisdem pari « mente non gradiebatur,... repente tali detrahere caputium ce cum clamore consueto, et mox in plateis certalim ruere ad u decollandum eum, etc. » (Wals., p. 251). « Nec aliter quos- « que interficiebant, nisi solum capitis obtruncatione ; in quem ce ante dirigebant clamosum sonitura, mox accurrebant cseteri, ce scientes eum decollandum. » (Knighton, ''p. 2636). — Nuit du 14 au 15. « Tanlo labore fatigati et immoderamine vini
« insoliti inebriati.... viros eorum jacentes sparsira in plateis a et sub mûris soporatos veluti porcos interemptos. » — Le massacre continua d'ailleurs çà et là : ils tuaient les autres ; ils s'entre-tuaient eux-mêmes : « sicque in illa nocte strages magna tam ab invicem quam ab aliisfacta est. » (Kmghton,p. 2636).
Page 77, note b.
Le roi à Smith field, Walsingham (p. 252), rapporte un peu différemment l'entrevue. Il dit que le roi, le matin, fil appeler à lui Wat-Tyler, et qu'il lui envoya jusqu'à trois fois, pour l'en prier, J. Newton, un de ses officiers : comme J. Newton insistait : « Si tu es si pressé, dit Wat-Tyler, retourne au roi ton maître. J'irai qaand il me plaira. » Il vint unpeu plus tard, etc. — Mais si le roi veut faire venir Wat-Tyler pour traiter avec lui, comment se trouve-t-il lui-même à Smithfield? Le récit de Froissart a encore ici le plus de vraisemblance, et se trouve au fond d'accord avec celui de Knighton (p. 2636), et du moine d'Evesham (p. 28.) Ge dernier place la scène après dîner.
Page 79, note a.
Wat-Tyler devant le roi. Froissart, II, 115. Quoique dans une forme un peu différente, le récit de Froissart a, même dans les plus petits détails, des analogies avec ceux de Walsingham et de Knighton. « Rex igitur videns militi periculum immi- « nere, ut mitigaret animum pro tempore ganeonis, miliiem « jussit equo descendere et cultellum quem extraxerat reddere « nebuloni (Wals., p. 253). » « Cultellum evaginatum, quem « dagger vulgus vocant, in manu gerens, de manu in manum « jecit quasi puerili ter ludens, et opportunitatem capiens, si rex « ei petita negaret, qua ipsum subito, utcredebatur, percuteret : « unde maxime timuerunt qui régi assistebant, quid in facto a eveniret (Knighton, p. 2636). » Froissart n'exprime pas ce soupçon ; mais il put naître, comme ledit Knighton, parmi ceux qui entouraient le roi. Knighton rapporte ici une nouvelle demande faite au roi par Wat-Tyler (J. Siraw comme il l'appelle) au nom de ses compagnons : « que toutes les garennes fussent ouvertes à tous, ariu que partout dans le royaume on pût, riche ou pauvre, chasser, pêcher à sa guise. » Gomme le roi hésitait, il lui saisit le cheval par la bride : ce fut ce geste
que Walworth prit pour une menace de mort et qu'il punit par le meurtre du chef des révoltés. {Ibid.y p. 2637.) — On montre encore à l'hôtel des Poissonniers de Londres, corporation considérable à laquelle appartenait W. Walworth, l'arme dont on prétend qu'il frappa Wat-Tyler.
Sur le meurtre de Wat-Tyler, M. Augustin Thierry dit : a Un écuyer de naissance normande nommé Philipot, descendant de cheval, enfonça son épée dans la poitrine du couvreur en tuiles et le tua d'un seul coup i> (p. 256). Je ne retrouve celte indication que dans une note de l'histoire de Richard II d'après Daniel (t. I, p. 246), et on n'y cite aucune autorité. Froissart et Knighton donnent à l'écuyer le nom tout anglais de Standwich ou Standich. J. Philipot, bourgeois de Londres, dont on a vu le rôle considérable dans les communes, au parlement, est seulement nommé par Knighton avec Walworth et Standich, parmi ceux que le roi créa chevaliers en cette occasion (p. 2637).
Waisingham, sans craindre de contredire (il l'en faut louer) ce qu'il a insinué plus haut du roi, rend hommage à sa présence d'esprit et à sa vigueur en cette circonstance: « Quibus « auditis Rex (quanquam puer esset, et tenerioris œiatis) con- « cepta audacia, jussit majori Londoniarum ut eum arrestaret (p. 253). »
Page 80 , note a.
Inlrépidilé du roi. Ici encore, Waisingham et le moine d'Evesham s'accordent avec Froissart pour mettre en reHef l'héroïque inspiration du jeune roi : « Uex vero ultra œtatem « mirabiliter ingenio prœventus et audacia concitus, calcaribus « urgens equum, ad eos accessit, et in circuiiu eorum equilans, « dixit eis. Quid est hoc, homines mei? yuid agitis? Numquid « sagittare vultis regem vestrum? Non causemini, nec sitis irisa tes de morte proditoris et ribaldi.. Ego enim ero rex vester, « ego capitaneus et ductor vester. Sequimini me in campum, « habiluri omnia quœcumque vos petere deleclabit. » (VVals., p. 253.) — a Undecitopost populo clamauli: Ubi est dux nosler? a Rex, prout iJeus voluit, inter eos equitando, insilieus res- « pondit clamando : Ego sum dux vester, sequimini me. Et lo- « tus populus, quasi vir unus, extra Londouias in campe stria a sequebatur. » (M. Evesh., p. 29).
Une courte pièce de vers alternativement anglais et latins sur celle révolte, pièce qui est évidemment du temps, rend
aussi hommage à l'intrépidité que le jeune roi montra entre tous :
Owre Kyng hadde no rest :
Alii latuere latentes; To ride he was fui prest,
Recolendo gesta paterna.
Jak Straw down he kest ,
Smythfeld virtute superna.
Lord, as thou may best,
Kegem défende, guherna.
{Polit, poems and songs, t. I, p. 224.)
On voit que Jack Straw est aussi confondu dans ce passage avec Wat-Tyler. Les noms des principaux chefs sont ainsi donnés vers la fin de la pièce latine sur la mort de l'archevêque :
Jac Chep, Tronche, Jon Wrau, Thom. Millere, Tyler, Jak Strawe, Erle of the Plo, Rak to, Deer, et Hob Carter, Rakstrawe; Isti ductores in plèbe fuere prières.
{Ibid., p. 230).
Page 88, note o.
Jean Wraw; J. Cavendish. Wals., p. 261 ; M. Evesh., p. 30 ; Knighton, p. 2638; Otterbourne, p. lbb;Rot. Pari., t. III, p. 103, § 32. — Il y a, ou il se peut faire quelque confusion sur deux des chefs rebelles. Walsingham distingue Jean Straw et Jean Wraw, et désigne ce dernier comme prêtre et chef des rebelles à Mildenhale et à S.Edmond's-Bury (p. 265.) C'est donc J. Wraw qu'il appelle Jean Straw dans le récit de cet épisode, p. 261 : « Duce quodam sceleratissimo presbytero a dicto Joanne Straw, qui et ipse Londoniis fuerat pridie et « instructus a ganeone prsefato Waltero Tylero; >» et c'est de lui qu'il parle encore, lorsque, rapportant son supplice à l'époque du parlement tenu vers la fête de Saint-Jean-Porte-Latine (6 mai 1382), il dit que plusieurs étaient d'avis de se borner à le mettre à l'amende : « In quo petitione militum comitatuum « Joannes Straw, presbyter, qui ductor fuit eorum qui insur- « rexerant apud Bury et Mildenhale, tractioni et suspensioni a adjudicatur, licet multi putassent eum fuisse pecunia redia mendum. » (p. 287). Il ne faut donc pas le confondre avec cet autre Jean Straw dont le même auteur rapporte la confession et le supplice dans les premiers jours de la répression, et qui fut le principal chef après Wat-Tyler (p. 265). Ce Jean Straw
est probablement le Jacques Strawde Froissart (II, 107) et des actes du parleraient (/îoi. Pari., t. III, p. 175). Le moine d'Evesham l'appelle aussi Jak Straw en un lieu (p. 24) où il le nomme avec Jean Wraw; un peu plus bas (p. 31), à propos de la confession que l'on a vue, on le trouve appelé Jean Straw comme dans Walsingham. Voyez sur Jacques Straw ce qui va suivre.
Page 92, note a.
Vêvêque de Norwich. « Vir idoneus satis armis gerendis belce licis et ipse armatus ad unguem » (Wals., p. 263). — Exécutions. « Tertium ipsemet requirere studuit, ovem suam « quœ perlera » {ib'ul. , p. 264). — Supplice de Littestei'. « Quem auditum et absolutum virtute officii ipsemet prose- « quebatur ad furcas, demonstrans in eo , quanquam vicisset o: eum, opus mausuetudinis et pietatis, sustentans videlicet ca- « put ejus, ne coUideretur a terra, dum ad suspendium trahe- « retur » (ibid.). Ils voulaient détruire l'Église et les gens d'Eglise, dit l'impitoyable Knighton, ils devaient périr par l'Église et par les gens d'Église : « Nam manu ejus (de l'évêque « de Norwich), in ultionem eorum valde lœtanter erat extensa, « et absolutionem gladialem episcopalis dignitas eis impendere « in extremis non dedignabatur pro suis deliclis : ut adimplere- « tur quod dictum est per Prophetam : Reges eos in virga ferrea, « et tanquam vas figuli confringes eos » (Knighton, p. 2639).
Page 94, note a.
Causes de la révolte. Wals., p. 266. « Sed ne videamur livore « scripsisse prœsentia, fateamur nos omnes in culpa,et emende- « mus inmelius {ibid.). — Guerre àCart d'écrire : « Magistros « scholarum jurare compulerunt scnunquam parvulos instruc- « turos inarte praifata.... Periculosum eratagnosci pro clerico; « sedmulto periculosius si adlatus alicujusalramentarium in- 'i ventumfuisset. » (Wals., p. 265; M. Evesh., p. 30.)
Shakespeare a introduit dans son tableau de la révolte de J. Gade sous Henri VI (1450), des traits qu'on pourrait croire empruntés h l'insurrection qui nous occupe :
Richard (un des parlisans de Jack Cade). Que la première chose que nous ferons soit de tuer tous les gens de loi, Cade. C'est bien mon intention. IS'est-ii pas déplorable que de la peau
d'un innocent agneau on fasse un parchemin, et que ce parchemin, sur lequel on aura griffonné quelque chose, suffise pour consommer la ruine d'un homme? !1 y en a qui disent que l'abeille pique, et moi je dis que c'est la cire de l'abeille. Pour mon compte, je n'ai jamais qu'une seule fois en ma vie attaché un sceau à un acte, et depuis cette époque je ne me suis plus appartenu. — Eh bien! qu'y a-t-il? Quel est cet homme?
(Arrive une troupe de gens du peuphy conduisant le maître d'école de Chatam).
Smith, C'est le maître d'école de Chatam : il sait lire, écrire et compter.
Cade. Quelle abomination!
Smith. Nous l'avons surpris écrivant des modèles pour les enfants.
Cade. En voilà un scélérat!
Smith. Il a dans sa poche un livre sur lequel il y a des lettres rouges.
«'ADE. C'est à coup sûr un sorcier.
Richard. Il sait faire des contrats et écrire par abréviation.
Cade. J'en suis fâché pour lui : il m'a l'air d'un honnête homme, sur ma parole. A moins que je ne le trouve coupable, il ne mourra pas. —Approche, mon ami, je veux t'interroger. Quel est ton nom?
Le maître d'école. Emmanuel.
Richard. H a coutume de l'écrire au bas des lettres. — Tes affaires vont mal.
Cade. Qu'on me laisse lui parler. Est-ce que tu écris ton nom? ou bien as-tu ta marque particulière, comme doit l'avoir tout homme honnête et loyal?
Le maître d'école. Je remercie Dieu d'avoir été assez bien élevé pour savoir écrire mon nom.
Tous. Il a avoué : qu'on l'expédie; c'est un scélérat, un traître,
Cade. Qu'on l'emmène, et qu'il soit pendu avec sa plume et son écritoire au cou.
(Shakespeare, Henri VI, partie II, acte iv, se. 2; traduction de M. Benjamin Laroche.)
Une autre insurrection de paysans sous Edouard VI, en 1559, insurrection qui éclata dans le Norfolk et prit pour chef Robert Kett, corroyeur, offrit aussi des analogies avec celle de Wat-Tyler : haine du servage, tendances communistes, arrestation, jugement et exécution des nobles; la terreur répandue parmi eux, jusqu'à ce que la victoire du comte de Warwick leur donnât toute liberté de s'envenger. (AL Nevil, Retins, sïve de furoribus Norfolcensium Ketto duce. Lond., 1582, in-12.)
Page 99, note a.
Traité de Lancastre avec les Écossais. Knighton, p. 2641, et Wals., p. 278. Voir le traité dans Rymer, t. VII, p. 312 (8 juin), et un acte subsidiaire pour l'ajournement du payement de la rançon de l'ancien roi d'Ecosse David (19 juin 1381),
ibid.^ p. 314. Walsingham dit que les Écossais, apprenant, après la conclusion, que les rebelles étaient maîtres de Londres, eurent grand regret de s'être engagés; Froissart, au contraire, et avec moins de vraisemblance, qu'ils étaient instruits de tout aussi bien que Lancastre, et ne s'en montrèrent que plus empressés à traiter, ofirant même de mettre cinq ou six cents lances à son service. Lancastre les refusa, se bornant à demander un sauf-conduit pour en user au besoin (Froissart, II, 116). — Les villes du Northuiaherland fermées à Lancastre, Knighton, p. 2641, et Froissart, II, 116. Les pouvoirs extraordinaires donnés à Lancastre sur la frontière du nord, dont le comte de Northumberland avait la garde {Rot. Scotise, t. II, p. 21, 24, 36, 41, 43), amenèrent peut-être ce changement dans les rapports du comte avec le duc. (Voy. Godwin, Life of Chaucer, t. II, p. 321.) — Bruits répandus sur Lancastre jusque parmi les siens : « Quia dubiam cernebat lidem multo- «« rum.... utputa comitis Northumbrorum... insuper et suorum « militum commensalium.... Audierant nempe regem, timoré « ductum, corpus domini sui ducis douasse commumbus id pe- « tentibus. » (Wals, p, 279.) — Marche des rebelles contre Lancastre, Knighton, p. 2641. — Lancastre en Ecosse, Knighton, Froissart et Walsingham, 1. 1. — Message de Lancastre au roi, Wals., p. 279.
Lettre du roi en faveur de Lancastre : « Rex universis et sin- « gulis archiepiscopis, etc.... Quia vero praefalum avunculum « nostrum, qui nobis tam propinquus existit, nobis et regno « nostro probavimus et semper novimus fuisse et esse hdelem ac « status et honoris nostri praecipuum zelatorem, nolentes quod « hujusmodi falsa diffamatio, sibi per prœfatos insurgentes ini- « que et malivole sic imposita, praevaleat aliqualiter veritati : « y obis.... mandamus quatenus ipsum avunculum nostrum « innocentem penitus et immunem reputantes et acceptantes, a eidem avunculo nostro.... sitis auxiliantes, obedientes et in- « tendentes. (3 juillet. Rymer, t. VII, p. 318.)
Lettre du roi à Lancastre : « Rex carissimo avunculo suo.... « Considérantes turbationem detestabilem per certos ligeos a nostros.. .. horribihter factam, qui eorum malitia et iniquiiate « propria certos magnâtes.... et inter alios personam vestram « de culpa infidelitatis erga nos et regnum nostrum nequiter et « l'also diffamarunt, ac volentes proinde pro securitate et sal- « vatione person.x' vestra» providere .... Volumus et vobisman-
« damus auod quum pênes nos et alla loca vos accedere con- « tingat, tam fordler et potenter cum hominibus armatis et a sagittariis in comiliva vestra, per médium regni nostri, et
alibi ubi vobis placuerit, veniatis. » (5 juillet 1381. Rymer, t. VII, p. 319.)
Lettre du roi au comte de Northumberland : « Quia ordi- « navimus et oneravimus vos ad veniendum in comiliva caris- « simi avunculi nostri Johannis,... qui pênes nos de mandato a nostro est venturus, pro securitate personœ ipsius avunculi ce nostri contra malitiam ipsorum qui contra eum insurgere « voluerint,assignavimus vos ad potestatem hominum ad arma, «« armatorum et sagittariorum.... cum omni celeritate congre- « gandum.... eteosdem homines in comiliva sua, percomilatus M Northumbriœ, Eborum et Notynghamiae, vel ulterius, prout « placuerit avunculonostro,ducendum. » (Rymer, t. YII,p.319.)
Le même ordre était donné à J. de Nevil, un des grands seigneurs du Nord {ibid.). On peut croire, d'après l'accusation portée par Lancastre contre Northumberland, que ce dernier avait mis peu d'empressement à accomplir cet ordre. — Le roi donna aussi à son oncle des pouvoirs pour poursuivre comme juge ceux dont il avait eu tant à souffrir. (18 août 1381. Rymer, t. VII, p. 323.)
Page 100, note a.
Lettre du roi contre les insurgés. — « Quia vero malafac- « tores prœdicti falso et mendaciter asseruerunt.... ipsos mala a. homicidia et dampna prœdicta ex nos! ris auctoritate et voce luntate fecisse et perpétrasse.... ad vestram et aliorum fide- « lium ligeorum nostrorum volumus pervenire notitiam quod « prœmissa mala ex auctoritate seu voluntate nostris minime a processerunt. Ne qui.... insurgere seu congregaliones vel « conventicula hujusmodi facere vel levare.... prsesumant,... a sub forisfactura vila^ et membrorum et omnium aliorum « qnœ nobis forisfacere poterunt in futurum. » (23 juin 1381 ; Rymer, t. VII, p. 316.)
Mouvement de Billerica, Wals., p. ^68.
Page 101, note a.
Abrogation des chartes de liberté : Rymer, t. VII, p. 317. Cf., p. 314 (30 juin): « Quod nativi et alii tenentes faciant con-
« sueludines et servitia consueta; » et Wals., p. 269. Le statut de la cinquième année de Richard menace de la peine des traîtres ceux qui feraient encore de pareils rassemblements. (Stat. of Realm, t. II, p. 20.) — Résistance des serfs : « Unde « nativi et alii opéra et consuetudines débitas dominis suis pro « terris, quas tenebant de eis, illo anno reddere nolueruut, « nec aliqualiter operari, nec [nisi] stipendiis forent conducti. « Sed in pluribus locis insurrexerunt.... Et ideo domini timena tes sustinuerunt ad tempus. » (M. Evesh., p. 32.) Le roi dans VEssex, Wals., p. 269.
Page 105, note a.
Le roi à Sainl-Alban, Wals., p. 274. — Supplice de John Bail: (iTractusetquarteriatus. » (M.Evesh.,p. 33.)» Etcadaver a ejus quadripartitum quatuor regni civitatibus missum est. » (Wals., p. 276.) L'auteur du Liber Zizaniorum ne manque pas de rattacher Wicleff au mouvement qui venait d'éclater, disant même que l'on craignait qu'il ne le renouvelât : « Omis- « sum superius unum quod est notatione dignum, quod tanta « divisio facta estubique etdissensio in Anglia per J. Wycclyfî, a et suos complices, ut etiam eorum praedicationibus timebant « catholici novam esse futuram insurrectionem contra dominos « et Ecclesiam. » Gela résultait, selon lui, des aveux de J. Bail. J. Bail, « dilectus sequax Wycclyft", » au moment de mourir, avait déclaré : « Quod erat certa comitiva de secta et « doctrina Wycclyff, qui conspiraverant quamdam confedera- « lionem et se ordinaverant circuire totam Angliam pniîdicando a praedicti Wycclyff materias quas docuerat. » Le prisonnier nomme Wicleff comme auteur principal, et pour ses complices N. Hereford, J. Ashton et Laurent Bedena (Bedeman), maître ès-arts. Il ajoute : « Quod nisi foret resistentia facta pncdictis, « ipsi infra biennium destruerent totum regnum. « Ista confessio « redacta est in formam sub instrumente publico, sicut in fine « patebit. « Ce texte officiel n'est pas donné. {Fasciculi zizaniorum, p. 273, 274.)
Procès et supplice de Grindecohhe et de ses compagnons : « Gompulsi sunt propriis manibus suos concives resuspendere « catenis ferreis, quorum jam corpora tabe fluenlia, scatentia « vermibus, putrida etfœtentia odorem ipsis teterrimum refundebanl. » (Walsingham, p. 278.) L'auteur ap})rouve, et trouve
bon que par là les chiens aient obtenu la liberté qu'avaient voulu leurs maîtres, et que les maîtres fussent traités comme les chiens : a Gonsequuti quoque sunt canes eorum quod do- « mini non merebantur, dum per dominos (extractis catenis a quibus ligati fuerant) libertati donati sunt. » (Ibid.)
Page 108, note a.
Parlement de la cinquième année. Rot. Parl.^ p. 98 et suiv. Les sceaux, après la mort du primat Simon Sudbury, avaient été remis en garde au comte d'Arundel, et bientôt après à Hugues Segrave, alors sénéchal de l'hôtel. Le 10 août, ils furent donnés à W. Gourtney, évêque de Londres, qui ne tarda point à être élu archevêque de Ganterbury, et recueillit ainsi toute la succession de Simon Sudbury. (Rymer, t. YII, p. 3J0.) C'est lui qui ouvrit le parlement, le samedi 9 novembre 1381, par un sermon sur ce texte : Rex convenire fecit consilium. Hugues Segrave, de sénéchalde l'hôtel, était devenu trésorier.
L'orateur des communes fut Richard de Waldegrave. 11 voulait s'en excuser * mais le roi dit qu'étant élu ij devait accepter. (Ibid. y p. 100, § 9.) — Richard le Scrop , chancelier. L'archevêque de Ganterbury avait rendu les sceaux le 30 novembre; Richard le Scrop les reçut le 4 décembre. (Rymer, t. Vn, p. 336; cf. Rot. Pari., t. HI, p. 100, § 12.) — Les chartes de manumission déclarées 7iulles : « Que tiele manumission ou franchise des neifs ne poast estre fait sans lour assentment qu'ont le greindre interesse : a quoy ils n'assenterent unque de lour bone grée, n'autrement ne jamais ne ferroient pur vivre et murrir touz en un jour. Et ce estoit grantez et assentuz illoecque de touz a une voice. » (Ibid., § 13.)
Page 114, note a.
Débat sur le subside. Rot. Pari., t. UI, p. 102, § 35 et 36. — Demande d'ajournement. Ibid. y § 37. — Prochain mariage du roi. Ibid. Il avait été question de marier Richard, d'abord avec la fille de Barnabas Visconti, seigneur de Milan (18 mars 1379), puis avec Gatherine, fille de Louis de Bavière (12 juin 1380). Les négociations avec la cour de Bohême commencèrent en décembre L)80. Lu ti-aiié de mariage est du l*"*" février 1381, ratifié en Angleterre le 29 mars; et les pouvoirs pour le contracter,
du 12 mai 1381. (Voy. Rymer, t. VII, p. 213, 257, 280, 290 et 300.) Walsingham ne pardonne pas à Richard d'avoir choisi la sœur de Wenceslas, au prix, dit-il, de beaucoup d'argent et de peine, quand il pouvait obtenir la fille de Barnabas avec une somme inestimable d'argent. (Wals., p. 281 .) Knighton (p. 2644) porte à 10 000 1. ce que Richard donna à Wenceslas ; et un fragment de chronique publié par Leland (t. I, p. 383) à 22 000 marcs. L'auteur prétend qu'on lui avait offert la fille du comte de Flandre, mariage qui lui aurait donné la Flandre. Cette dernière assertion nous permet de voir ce que vaut cette chronique Depuis treize ans, l'héritière de Flandre était femme du duc de Bourgogne, quoi qu'eût pu faire Edouard III, qui aurait voulu lui faire épouser le comte de Cambridge. Quand prévalut le mariage français, Richard avait deux ans (19 juin 1369.)
Page 115, note a.
Les gouverneurs du roi. Rot. Pari., t. III, p. 102, §38; — Richard, comte cVArundel. Voy. Dugdale, Baronage, 1. 1, p. 318 etsuiv.; — Michel de la Pôle. Ibid.,x. II, p. \%\-\^2>\~ Question de Vamnistie. Ibid., § 39; — Subside voté. Ibid., §40. Qu'arrivait-il de cette interruption de la taxe pendant huit jours? tout le monde en devait profiter pour exporter. Il est probable que l'exportation n'était permise à personne : la suspension des droits entraînait une suspension du commerce. Le trésor, en somme, n'y perdait rien.
Page 116, note a.
Amnistie: « Al'révérence de Dieu et de sa doulce mère, sainte Marie, et a l'especiale requeste de noble dame Dame Anne fille a noble prince Charles , emperour d'Allemagne , roigne d'Englelerre , si Dielx pltst, proscheinement a venir. » {Rot. Pari., t. m, p. 103, § 32; cf. Rymer, t. VII, p. 337.) La publication s'en fit après le mariage (14 février 1382; Rymer, t. Vil, p. 345). Pour les exceptions, voyez Rot. Pari., t. III, p. 103, § 32, et les listes, p. 111-113, § 63. Elles comprenaient encore quatre noms pour le comté de Cambridge; onze pour Essex, quatre pour Hertford, huit pour Winchester, huit pour Sussex, treize pour Sommerset et huit pour Canterbury. L'amnistie s'étendait à tous les actes accomplis du
P"" mai au l'"'' novembre. Elle n'éteignait pas les actions en dommage de ceux qui avaient été lésés. {Ibid.y p. 103. § 32.) Quant aux félonies étrangères à l'insurrection, l'amnistie les comprenait toutes, hors les vols et les homicides, pour le temps antérieur au jour de la proclamation, 14 décembre {Ibid., § 33).
Loi contre les rassemblements séditieux. « Et le roi défende estroitement a toutes maneres des gents, sur peine de quanque ils purront forfaire devers lui en corps et en biens, que nully desore face ne recommence par voie quelconque celles riot et rumour n'autres semblables. Et si nully le face et ce prouvez duement, soit fait de luy come de traître au roi et à son dit Roialme. (I"" Stat. de la 5^ année, n" 6. Stat, of Realm, t. II, p. 20.)
Commission pour réprimer les rebelles. Rot. ParL, t. III, p. 105, § 41. — Le parlement ajourné, ibid., p 113, § 64.
Page 117, note a.
J. de Holland, etc., à Calais. Rymer, t. VII, p. 336. Leur commission est du V décembre. — Arrivée à Douvres : « Girca « festum sancti Thomse apostoli. » (21 décembre.) (M. Evesh., p. 35. Otterbourne, p. 155.) — Les fêtes du mariage. Wals., p. 281.
Deuxième session du parlement : le vendredi 24 janvier 1382, ajournée au lundi suivant, 27. Bot. Pari., t. III, p. 114, § 65. Dès le 14 janvier, l'archevêque de Ganterbury, de son côté, avait convoqué son clergé pour accorder un subside au roi contre les Français, « qui menacent, dit-il, par terre et par mer. » (Rymer, t. VII, p. 341.)
Page 119, note a.
Exception autorisée au règlement de Vétaple. Rot. Pari., t. III, p. 1 14, §§ 68, 69. Le dernier article (§ 72) fait retour aux choses de la dernière sédition. Geux qui ont perdu des titres (on sait avec quel zèle les insurgés les avaient recherchés pour les détruire) devaient en réclamer une expédition nouvelle avant la Saint-Jean.
Page 120, note a.
Pétitions. Extension de T amnistie. (On l'accorda, à l'exception
de Bury.) Rot. ParL, t III, p. 118, §§ 95 et 96; p. 119, § 106. — Pouvoirs des juges; titres détruits; procès repris j p. 11 6, § 85. Par une équitable mesure envers les agents du gouvernement, décharge est demandée pour les vicomtes et les autres comptables que l'insurrection aurait empêchés de recevoir ce qu'ils devaient verser au trésor (p. 1 15, §§ 78 et 79). — Serment des officiers, p. 1 15,§ 75. — Dons, p. 115, § 74. — Exportation de r argent, p. 107. Une exception est faite pour la solde des garnisons. Le roi étend Texception aux seigneurs et aux prélats qui ont des payements à faire ; aux marchands pour les nécessités de leur négoce. (Ibid., p. 119, § 107.)
Sortie du royaume : interdite « horspris les seigneurs et autres grants personnes du roi aime, et horspris verrois (vrais) et notables marchantz, et les soldeours le roi. » La licence n'était accordée que pour certains ports désignés. Il y avait pour le marinier qui eût enfreint la défense confiscation de son vaisseau. (Ibid.) — Cherté du vin; emploi de vaisseaux anglais, ibid., p. 120et 121. Cf. le statut de l'an v de Richard II, c. ii, m etiv. {Statuts of Realm, t. II, p. 19.) Les autres pétitions regardent les pourvoyeurs (§ 76), l'Échiquier (§^ 81-83, 97, 99-105), la chancellerie (§ 88), et les agents des forêts (§ 84) ; les provisions ecclésiastiques, les bénéfices donnés aux étrangers elles biens de main-morte (§§ 90-92) ; les gages des gens d'armes (§§ 93, 94-98).
Page 123, note a.
Nomination des grands officiers en parlement. Elle fut réclamée et plusieurs fois pratiquée sous Henri III (Voy. Matth. Paris, an. 1223, 1236, 1248); mais on sait quel fut sous ce prince l'abaissement du pouvoir royal. Hallam reconnaît que tel n'était point le droit du royaume (t, III, p. 80).
G*est à cette période du règne de Richard que paraît devoir se rapporter une délibération du conseil dont voici l'analyse. On y demande que le roi s'en rapporte à son conseil des choses qui touchent le gouvernement; qu'il y renvoie ceux qui voudraient en traiter; qu'il n'accepte rien des parties, au détriment de la bonne justice; qu'il donne convenable temps et audience au conseil; qu'il ne confie qu'à des gens capables les offices de sénéchal de l'hôtel et de gardien du sceau privé, sauf les droits du comte d'Oxford à l'office de chambellan ; qu'il fasse examiner les comptes de l'Échiquier, afin de régler son état
sans être à charge au peuple; qu'il écarte de son hôtel ceux qui ne seraient pas trouvés suffisants et « profitables; » qu'il s'abstienne de donner les terres ou profits du domaine, et qu'il les garde pour payer ses dépenses et acquitter ses dettes; qu'il soit sobre de lettres de pardon pour meurtre, rapt ou vol; qu'il attire à lui les gens honorables, et écarte les autres, afin de se gagner les cœurs de son peuple; et que ceux qui, attachés à sa personne, abuseraient du droit de maintenance, soient dégradés et mis hors de l'hôtel. {Proceedings^ t. I, p. 84-86.)
Page 128, note a.
Nouvelles propositions et prédications de Wicleff. Wals., p. 283 et 284 : « Quod rex aut regnum uulli sedi vel prselato « obediat, nisi de quanto ex fide Scripturœ sonat in obedien- « tiam Ghristo.... Nullus est dominus, simul nullus episcopus, « nullus est preelatus, dum est in peccato mortali. Ubi leges ^c humanee non fundantur in Scriptura sacra, subditi non te- « nentur obedire. Nunquam erit bona pax in regno isto, quous- « que istatemporaliaauferantur a viris ecclesiasticis. » Et ideo « rogabat populum (raanibus expansis) . . . . ut unusquisque ada juvaret in ista materia. » L'historien continue : « Rêvera lo- « quebatur eis placentia, et quidquid proferre noverat in dero- « gationem praelatorum, detrectationem magnatum, quœ vulgus «i commune solet libenter audire, lingua protulit venenata, capce tans per singula verba sermonis sui favorem, laudem quoque a vulgi. » (Wals., p. 283 et 284.)
Prédications des disciples de Wicleff. Wals., p. 284 et 285; Knighton, p. 26bS-26Q2. — Troubles excités par les prédications de Wicleff ou de ses adhérents : « Qui semper dissensionem prœa tendebant, et plebem ad insurrectionem provocabant : ita ut « vix ahquis eorum preedicaret, quin ad pugnam inter se aa- « clientes provocarentur, et schismata in villis fièrent. >• (Fasciculi z izaniorum , p . 272.)
Page 129, note o.
William l'ermite. Knighton, p. 2665-2671; cf.Wals., p. 284 et 285. — Ses prédicalions : « Se posse et velle in strata regia, « invitis dentibus episcopi , prœdicare , dum tamen benevolen- « tiain populi obtineret » (Knighton, p. 2667). — Le duc de Lancastre : « Sed casu affuit eodem die dux Lancastriae, qui Lol- <« lardis omnibus semper affuerat cum subsidio. Gredidit nama que eos sanctos Dei, propter blandiciem sermonis et vultus ; « tamen deceptus sicut et multi. » {Ibid., p. 2668.) — Mandement de révêque de Lincoln pour la réconciliation de William, contenant ses propositions condamnées et son abjuration, ibid., p. 2669, et Fasciculi zizaniorum, p. 334. « Sic enim a « prœdicatione solita cessante fragor et favor populi cœpit c tepescere et de die in diem magis ac magis frigescere. » (Knighton, p. 2671.) — Retour à Vhérésie : « Ubi infra bene a a laïcis in majori honore quam antea fuerat ibidem habebatur. » {Ibid., cf. Wals., p. 284.)
Page 131, note a.
Décret du chancelier de V Université d'Oxford, W. Berton, contre les doctrines de Wicleffsur r Eucharistie. Fasciculi zizaniorum magistri Wycleff, p. 120; Knighton, p. 2654; Conc. Bi'itan., t. III, p. 170. — Lettre de douze docteurs aux pères du concile de Londres contre les livres de Wicleff, ibid., p. 171.
— Appel de Wicleff au roi et déclaration du duc de Lancastre, Fasciculi, p. 1 14. — Confession de Wiclefi, ibid., p. 119-121.
— Élection de W. Rugge, partisan de Wicleff, à la dignité de chancelier d'Oxford Fasciculi, préf., p. xliv. — Concile de Londres. Conc.Brit., t. III, p. 157 et suiv., cf. p. 498, append. n° 5. Le concile, ouvert le 17 mai, condamna les propositions incriminées le 21. {Fasciculi zizan., p. 272 et suiv.) Nous insistons sur ce point que nous avons signalé dans le texte, et qui prouve les ménagements dont on usait à l'égard de Wicleff : Wicleff n'est pas même nommé. On parle de ses propositions abstractivement , et on les condamne sans en rechercher l'auteur, sur ce fondement que certaines personnes les enseignent : ce Et quia per sufficientem infonnalioneni invonimus « dictas conclusiones in multis locis nostra? proviuciaî fuisse,
a ut pni'mittitur, prjudicatas, et certas personas aliquas illaruin a tenuisse et docuisse et de haeresi vehementer et notorie fore « suspectas, processus fecimus lam in génère quam in specie « infra scriptos. » {Conc. Brit., t. III, p. 157.) II y eut ce jour-là (mercredi 21 mai) un tremblement de terre. Plusieurs voulaient y voir un signe qui leur commandait d'ajourner; mais l'archevêque pressa la conclusion. — Sentence du concile (publiée par l'archevêque de Ganterbury, le 30 mai 1382). Wals., p. 286 et 289. M. Evesh.,p. 37-41 ; Knighton, p. 2652. Conc. Brit., t. III, p. 158; cf. Fasciculi zizan., p. 498, append. n° 5.
P. Stokys, carme, chargé de porter à Oxford les actes du concile, ne rencontra dans sa mission que difficultés et périls même. Le chancelier refusait, sous divers prétextes, de reconnaître ses pouvoirs et de publier les décrets. Chargé par le primat de soutenir l'envoyé, il souleva l'Université contre lui (Fascicul. zizan. y p. 297, 298 et 300), et il allait avec tous les joroc^ors (procurateurs ou syndics) entendre solennellement un sermon que Philippe Repyngdon, un des principaux champions de l'hérésie, à qui l'archevêque avait voulu interdire la chaire, devait prêcher le jour même de la Fête-Dieu. P. Stokys, qui voulait soutenir la controverse contre lui, fut menacé par des gens armés. {Ibid., p. 302.) — Le chancelier W. Buyge mandé près de l'archevêque, etc. Conc. Brit., t. III, p. 159; Fasciculi, p. 304-311. Gomme il s'excusait de n'avoir pas publié la lettre du primat par crainte de mort : œ L'Université, dit le prélat, est donc fautrice d'hérésies, puisqu'elle ne permet pas de publier les vérités catholiques. »
Monition adressée au chancelier (12 juin). Conc. Brit., t. III, p. 160. Lettres remises au chancelier (12 juin) : elles interdirent de laisser prêcher J.Wicleif, N. Hereford, Ph. Repyngdon, J. Ashton et Laurent Bedman. {Conc. Brit., t. III, p. 159-160.) Ordre du roi d'arrêter ceux qui prêchent ou maintiennent les propositions condamnées (12 juillet 1382, ibid., p. 156). Assignation de N. Hereford, de Ph. Repyngdon et de J. Ashton, etc. {Ibid., p. 289, 318, 319; Knighton, p. 2655-2657, et Conc. Brit., t. III, p. 160-165.) Ils commencèrent par remettre une profession de foi équivoque, sur laquelle ils refusèrent de s'expliquer davantage. Ashton, au lieu de parler en latin, comme il lui était commandé , répondait en anglais et en des termes qui cherchaient à soulever le peuple contre le primat; il fut condamné sans plus attendre (20 juin) ; Hereford et Repyngdon
furent remis à huit jours, et alors condamnés par défaut {Conc. Brit., t. III, p. 160 et 165; Fasciculi, p. 209 et 290; cf. p. 33; sur ces derniers voir encore p. 296 et 297). — Ashton, après avoir fait afficher dans Londres une confession qui reproduisait ses erreurs, se soumit et abjura {Fasciculi, p. 329-331). Quant aux deux autres, dont la sentence fut notifiée le 13 juillet par l'archevêque à l'évêque de Londres {Conc. Brit., t. III, p. 168), l'un, Ph. Repyngdon, abjura et fut réconcilié {ibid., p. 168 et 172, 23 octobre et 24 novembre 1382); l'autre. Nie. Hereford, vint à Rome présenter au pape les propositions condamnées en Angleterre. Le pape les fit examiner par les cardinaux : elles furent condamnées encore, et le docteur aussi. Mais, comme il était Anglais, dit Knighton, le pape adoucit la sentence et se borna àl'eavoyer en prison. La prison ayant été forcée dans une des émeutes si fréquentes à Rome en ce temps-là, N. Hereford revint en Angleterre, où il se fit condamner de nouveau par l'archevêque de Ganterbury. (Knighton, p. 2657.) N. Bedman abjura, comme J. Ashton et Ph. Repyngdon, 18 octobre 1382 {Conc. Brit., t. III, p. 168). Pour Wicleff, un édit du roi se borna à lui appliquer comme aux autres l'interdiction de prêcher à Oxford. {Lettres du roi au chancelier d'Oxford, 13 juillet 1382, Fasciculi, p. 312 ; Conc. Brit., t. III, p. 166; Rymer, t. YII, p. 363.)
Voyez aussi Wood, Hist. et Antiq. Univ. Oxoniensis, Oxon. 1674, in-f°, p. 189-193. L'auteur suit généralement le récit de Kyningham, tel qu'on le trouve dans les Fasciculi.
Wicleff assigné à Borne. Sa lettre au pape. Fasciculi, p. 341. — Mort de Wicleff (31 décembre 1384). Wals., p. 312; M. Evesh , p. 58. Otterbourne, p. 162.
La querelle des lollards ne pouvait pas manquer d'inspirer maintes pièces de vers ou chansons dans les deux sens. On en trouvera plusieurs dans les Political poems and songs, t. I, p. 231 et suiv. : sur le tremblement de terre de 1382; sur le concile de Londres qui s'ouvrit à cette époque même ; contre les lollards ; contre les moines. Les pièces latines sont généralement contre les lollards (la langue en trahit l'origine) ; les pièces anglaises, contre les moines. La pièce sur ou plutôt contre le concile de Londres, est en latin mesuré et rimé à la façon des vers modernes, avec une sorte de refrain populaire qu'on retrouve aussi dans la pièce anglaise contre les frères mineurs. La pièce contre les lollards, qui n'a pas moins de cinquante-six
stances de douze vers , reproduit, en les développant , la plupart des griefs qui leur sont imputés :
5. Sub sanctitatis specie Virus vomunt malitiae Cunctis qui ipsos audiunt.
Zelatores Ecclesiae, Sectatores justitiœ Se ipsos esse garriunt.
Sic simplices decipiunt Et mobiles inficiunt Sub simulata facie.
Vulpes incautos rapiunt, Lupi in agnos sseviuiit, Hostes omnis clementiae.
8. Villarum in exitibus Se nudant sotularibus Gum populum ludificant.
Nudis incedunt pedibus Cum appropinquant foribus Locorum quibus prsedicant.
12. Hi sunt auctores odii Cleri, vulgi dissidii, Et regni perturbatio.
Hinc clades, homicidii, Venit et fax incendii, Servi lis ac rebellio.
13. Johannes Balle hocdocuit Quando morte succubuit Propter suam nequitiam.
Monstrans Wycleff familiam Causam brigse primariam Ouse totum regnum lerruit.
15. Vêtant dari stipendia Décimas et novalia Curatis, dum sunt miseri , Nec dominis servitia, Redditus vel homagia, Quandiu se dant sceleri.
Non médium plus repperi Per quod sic possent conteri Cuncta jura civilia.
Regnarent sic pestiferi Fine claudentur céleri Cuncta mundi dominia, etc.
(Political poems, t. I , p. 231-250).
Page 132, note a.
Faveur des lollards dans le peuple : A Oxford, même après l'abjuration du chancelier W. Rugge, un docteur fut retranché de l'Université pour avoir appelé les lollards hérétiques. Il ne fut rétabli que par l'intervention du chancelier d'Angleterre et du primat. (Fasciculiy p. 311 et 315; Conc. Brit», t. III, p. 167 : 14 juillet). — Troubles à Londres. Wals., p. 288. Le maire J. de Northampton est peu en faveur auprès de nos historiens. Walsingham se fait un malin plaisir de l'appeler, défigurant son nom, Gombartown ou Trouble-ville (p. 308, 312).
Page 136, note a.
Parlement de Westminster, v^ année de Richard II, le lendemain de la Saint- Jean- Porte-Latine (7 mai 1382). Rot. Pari., t. III, p. 122, § 1. V Histoire parlementaire a omis ce parlement, qui est pourtant indiqué par les historiens (Wals., p. 287; M. Evesh., p. 36), et dont le procès- verbal est en sa place dans les Rôles. Gotton, ce qui est plus grave, ne remarquant pas que dans les années de Richard, qui commencent en juin, le mois de mars suit le mois de novembre, l'a placé avant le parlement du 2 novembre 1381. (Abridgm,, p. 193.)
Discours du chancelier. L'objet de la convocation était double : donner une garantie suffisante à l'emprunt, et pourvoir, en l'absence du roi, au gouvernement du royaume ; « Et le roi nostre sire vous emprie moelt chèrement que ceste vostre charge veuillez prendre tendrement. » {Rot. Pari, t. III, p. 122, § 4.)
Demande d'emprunt; « Et le roi voelt que auxi boue et suffisante seuretee soit faite as creanceours de la dite somme pur lour repaiement. » {Ibid., § 9.)
Page 137, note a.
Mesures financières. « Puis après, quant le roi estoit apris
que les marchants ne lui voloient chevir la somme demandez
D'autrement que par chevance, homme ne savoit comment avenir a tielle somme, si furent faites en ce Parlement certaines ordmances de la passage desleynes, esperantz partant d'avenir le pluis bien et le pluis eu h.iste grant quautilee de monoie, »
{Rot. Pari., t. III, p. 123, § 12.) On invitait tous les marchands de pays amis à venir commercer librement en Angleterre. {Ibid.^ § 13.) On permettait d'expédier la laine des ports d'Angleterre sans aller à Calais, à la condition de payer les droits du tarif de Calais ; et l'on faisait remise d'un demi-marc par sac de laine ou par 240 toisons , à ceux qui payeraient avant la Saint-Martin pour les laines dont l'expédition se devait faire entre le I'"'' septembre et la Saint-Michel de l'année suivante. {Ibid., p. 124, S 14.)
Proposition des mariniers de VOuest. {Ibid., § 15.) La côte fut divisée en deux régions à partir de Southampton , et des commissaires, pris dans les communes, furent chargés de veiller, pour chacune des deux parties, à la recette et à l'emploi des sommes octroyées.
Ce parlement, réuni sitôt après l'autre, paraît avoir été peu nombreux. Un article des résolutions , reproduit dans le statut qui suivit, menace de punir ceux qui désormais ne se rendraient pas à la convocation , et aussi les shériffs qui auraient négligé d'expédier les brefs ou de convoquer aux élections les cités ou les bourgs accoutumés à envoyer des députés au parlement. {Ibid.j § 16. Cf. pour ces diverses mesures, le statut de laiii^ année de Richard II, c. i, ii, m, iv, Statuts of Realm, t. II, p. 24, 25.)
Au rôle des pétitions, on trouve un long mémoire des officiers de la monnaie de la Tour de Londres, sur la disparition des espèces d'or et d'argent. L'Angleterre frappant une monnaie meilleure que celle des pays d'alentour, on l'exportait dans ces pays, ne lui laissant que les pièces usées ou rognées. Les maîtres de la monnaie et autres, invités à venir au parlement donner leur avis sur les moyens à prendre pour remédier au mal, en signalent plusieurs. Dans le nombre, on peut remarquer les suivants : que tout marchand soit tenu d'emporter d'Angleterre autant de marchandises qu'il y en apporte du dehors; que nul clerc ni proviseur ne puisse envoyer d'argent à Rome; que le collecteur du pape soit Anglais, et que les redevances lui soient payées en marchandises. Pour remédier à la rognure des pièces, ne les prendre qu'au poids ; et pour encourager la refonte des monnaies, réduire le droit du roi et des maîtres de la monnaie sur cette opération. {Rot. Pari., t. III, p. 126, 127.)
Page 138, note a.
Conférences projetées avec la France. Le duc de Lancastre et le comte de Buckingham, oncles du roi, et le comte de Kent, son frère utérin, étaient désignés pour s'y rendre. (Rymer, t. YII, p. 347.) — Suspension (f armes en Aquitaine. Ibid., p. 351. — Sauf- conduit pour les envoyés français. Ibid.j p. 358. — L'insurrection de Paris (Maillotins), V mars 1382, Religieux de Saint-Denis, III, 1; — de Rouen, ibid.j 2; — Soumission dt" Rouen, ibid,, 3 ; — c?e Paris, mai 1382. Ibid., 4.
Page 139, cote a.
Insurrection de Flandre. Froissart, II, 52 et suiv. ; Religieux de Saint-Denis, II, 5et suiv.; Wals., p. 286; M. Evesh., p. 36. Voyez, pour plus de détails sur cette insurrection, V Histoire de Flandre, de M. Kervyn de Lettenhove, 1. XII. — Sentiment de Philippe d'Arteveld pour les Anglais. « Philippe d'Artevelle avoit le courage (le cœur) plus anglois que françois, et eust volontiers vu que ils fussent ahers et alliez avecques le roi d'Angleterre et les Anglois.» (Froissart, II, 165.) — Ménagement des Flamands pour les Anglais au rnilieu du pillage. Wals., p. 287.
Page 142, note a.
Archers anglais auprès d'Arteveld : « lesquels s'éloient emblés de leurs garnisons de Calais et là venus pour.gagner : desquels archers, ils avoient grand joie; et étoient cils payés toutes les semaines. » (Froissart, II, 165.) — Appel d'Arteveidà l'Angleterre. Ibid., 166. — Sauf-conduit do7iné par le roi d'Angleterre pour douze hommes de F/a/irfre, trois de Gand, trois de Bruges, trois d'Ypres et trois du Franc (7 octobre 1382j. Froissart (II, 167) dit qu'ils étaient dix-huit. — Pouvoirs donnés aux députés par les éclievins de Gand, de Bruges et d'Ypres, 14 octobre 1382. Rymer, t. YII, p. 367. — Réclamation d'une dette d'Edouard III. Froissart, II, 166. — Accueil au conseil. Ibid., 168.
Page 143, note a.
Libéralités du roi et résistance du chancelier . « Qnibusrex, ut- « pote puer nihil moratus, postulata concessit.... Gaucellarius « autcm....negavit eis plane pelila : asserens regem, îi'realionu
« miiltum praeûrravalum, opus habere talia coutiugentia peuos a se detinere, » etc. (Wals., p. 290.)
L'auteur accuse le roi de ne pas mieux respecter les autres statuts du parlement. Il juge inutile de les rappeler, attendu, dit-il, que le roi se faisait un jeu de les changer ou de les abolir (p. 281). On reconnaît ici toute sa partialité. Il faut ajouter que les domaines qu'on accuse le roi d'avoir ainsi prodigués, sont principalement ceux qu'avait possédés Edmond Mortimer, qui venait de mourir en Irlande, au commencement del382 (Rymer, t. VII, p. 352, à la date du 19 mars). Or, Edmond Mortimer laissait un fils, Roger, qui, par sa mère Philippa, fille de Lionel, duc de Glarence , était l'héritier direct du trône. Il ne s'agissait dans cette succession (les historiens le reconnaissent) que de l'administration de ses biens pendant sa minorité ; et elle fut remise peu de temps après aux comtes d'Arundel, de Warwick et de Northumberland, les hommes les plus opposés aux familiers de Richard (Bibl. Cott.Ms. Titus, B, XI, f" 7, cité dans VArchœoL, t. XX, p. 41 , note m.) Il y a donc encore une grande exagération dans ce reproche.
DestituI ion de Richard le Scrop.Wails. p. 290; Otterbourne, p. 156, et Rymer, t. VII, p. 362.) Le roi ordonna à Richard le Scrop de remettre les sceaux à Jean de Montaigu, sénéchal de l'hôtel, frère du comte de Salisbury, le II juillet 1382. N'ayant pas encore fait choix d'un chancelier (cela marque bien que la reprise des sceaux était une disgrâce), il les confia à Hugh Segrave, trésorier, à W. de Dighton, garde du sceau privé, et à J. de Waltham, archiviste de la chancellerie, jusqu'au samedi 20 septembre. C'est ce jour-là, presque à la veille de l'ouverture du parlement, qu'il les donna, avec le titre de chancelier, à l'évêque de Londres, Robert de Braybrook.
Page 150, note a.
Pétition des communes 5itr les dons du roi. Rot. Pari., t. III, p. 139, § 42 ; — sur le pillage des côtes et la ruine de la marine, ibld., p. 138, §§ 30 et 37. Nonobstant la mesure prise au dernier parlement (pour la défense du rivage), on déclare que rien n'est changé à la juridiction des deux amirautés du Norc et de l'Ouest. {Ibid., $ 29.) — Exportation du blé défendue* Jbid.j p. 141, §54. — Vaisseaux anglais. Ibid., p. 137, §27. — Liberté d'échange. Ibid., p. 138, § 37. — Bénéfices m
c (rangers. Ihid., g 31. Prernirrs fruits. Ibici, g 51. — Abus de justice. Ibid., §§ 38-41, — Édit contre les hérétiques^ au parlement du 7 mai 1382. Rot. Pari. t. III, p. 125, § 17. Cf. le 2" statut de la v* année de Richard II, c. v, Statuts of Realm, t. II, p. 25, et Conc, Brit,, t. III, p. 156. — L'édit révoqué. Rot, Pari. y t. III, p. 141, § 53.
Page 151 , note a.
Suites de l'insurrection. Plusieurs demandes en réparation avaient déjà été faites au précédent parlement. Les chapelains, maîtres et écoliers du collège de Corpus-Christi , à Cambridge, disent que comme le maire et les baillis de la commune sont venus à main-forte dans ce collège pendant les derniers troubles , ont cherché le maître et les écoliers pour les tuer, et ont brûlé la maison et tout ce qu'elle contenait, ils demandent que le maire et les baillis de la commune soient tenus à réparation. — L'abbé de Samt-Alban expose comment les gens des comtés de Buckingham et de Hertford, aussi bien que ceux de la ville, ont envahi l'abbaye, et contraint l'abbé à leur donner des chartes de liberté dont ils ont pris des copies. Ils demandent que le roi abolisse ces chartes. {Rot. Parl.^ t. III, p. 128, 129.)
Dans le parlement de novembre 1382, on régla plusieurs points relatifs à l'amnistie. Villes mises à rançon : York paye 1000 marcs; Scarborough, 900; Beverley, 1100, et quelques personnes sont exceptées. (Rot. Pari .^ t. III, p. 135, §§4 8 et 19.) — Extension de l'amnistie. « £t por ce grant nombre des gentsqui sont enditez de treson par cause de le rumour sont laborers et tielx qui riens n'ont et ne furent pas de poair de purchacer lours chartes, issint qu'ils sont hors de mesme la pardon; et a cause qu'ils se doutent d'estre mis en exigend' et utlagarie, et en cas qu'ils soient prises d'estre myses à mort, s'enfuent ensemble as boys et autres lieux; et auxint grant nombre des autres qui ne sont pas enditez , se doutent d'estre en mesme le cas, dont purra sourdre grant meschief. {Ibid,, p. 139, §43.)
Pendant qu'on parlait d'amnistie , les ressentiments nés de l'insurrection se faisaient jour au sein même du parlement. Sur la de:nande du maire et des aldermen de Londres, on avait révoqué le privilège des poissonniers, privilège dommageable à la ville, sans doute (et c'étaient là les raisons qu'on en donnait},
mais que l'on révoquait surtout pour la part que plusieurs avaient prise aux derniers troubles de Londres. {Rot. Pari. t. m, p. 141, S 55, et Wals., p. 289.) L'un d'eux, Wauter Sybill (il est exclu nommément de l'amnistie (§ 43), et il paraît au Parlement 1), se plaignit des vieilles rancunes qui amenaient la ruine de sa corporation, ajoutant qu'elle avait grand besoin d'avoir bonne sûreté pour la paix. « Les bonnes gens de cette cité, répliqua un mercier, J. More, sont assez forts pour maintenir la paix contre vous tous, à moins que vous ne fassiez encore venir dans la ville les communes (le peuple) de Kent et d'Essex, comme naguère vous fîtes en la traîtreuse rumeur. » Wauter pria les lords d'ordonner que J. More répétât ces paroles, afin qu'on sût s'il le mettait personnellement en cause. « Messeigneurs, dit J. More, je ne dis point expressément qu'il en est ainsi, mais je dis que le bruit commun dans notre cité est que J. Horn, poissonnier, et Adam Garlisle, de Londres, furent les principaux qui encouragèrent les communes de Kent et d'Essex à entrer dans la ville , et que ledit Wauter fut le premier des opposants à William Walworth, alors maire, pour l'empêcher de clore les portes, de lever le pont, et de défendre la ville contre les traîtres; » et il obtint qu'on en fît enquête. {Rot. Pari., t. III, p. 143, §§ 62-64.) Ce Wauter Sybill figure en tête des contrôleurs du subside à lever dans le port de Londres, d'après l'avis des marchands, auparlementdu 25 avril 1379. {Rot. Pari., t. III, p. 63, S 37.)
Page 172, note a.
Nouvelles propositions de Vévêque deNorwich, et débat qu* elles suscitent. Rot. Pari., t. III, p. 147, § 20: « Et promist oultre ledit evesque que si deins ledit an avenoit que le roiaume de France se voroit convertir al fori del verroi pape Urban, mesme l'evesque serroit tenuz deslors de compliquer et ouster tantost la banere de la croiserie, et deslors servir a nostre dit Sr le roi en dite guerre avec sa propre banere, et par le nombre des gentz dessus limitez lan qu'ai fin de l'an dessus dit.
Vopposltion des barons vaincue. « Tandem post multas tera giversationes per duces regni factas, post plures altercationes « interpositas per comités barones et magnâtes terrse plurimos, « sed omnino Dei virtute et laudabili constantia militum par- « liameutalium conquassatas, ipsa die sabbati boraque quibus
« sancta Ecclesia Vexilla cracis prodissc décantât, omnis re- « pente turba quîe illi concilio velparliamento interfuit, et qusB « maxime steterat contra crucis negocium, consentit tanquam <K percussa tonitru solemnis illius antiplionœ. » (Wals.,p. 297.)
Page 174, noie a.
Pétilion des communes en faveur des négociations avec l'Espagne. Rot. Pari., t. III, p. 148, § 22. Pouvoirs donnés à l'évêque d'Aix et à Florimond de la Sparre, etc. l^"" avril 1383, Rymer, t. VU, p. 386-390. — Lancastre chargé de négocier avec r Ecosse. Il avait déjà reçu en 1382 (20 mai) de grands pouvoirs avec le litre de lieutenant du roi sur les marches d'Ecosse. {Rot. Scotiœ, t. II, p. 42 b.) Le 7 mai 1383 il avait été nommé gardien des marches avec d'autres (ibid., p. 51). Il eut, le 1" juillet 1383, une conférence avec le fils aîné du roi d'Ecosse; et, par un traité du 12 juillet, il fut convenu que la trêve serait prorogée jusqu'à la Purification (2 février). Avant le 8 août, le roi d'Ecosse devait déclarer s'il entendait que la paix suivît, et dans ce cas des négociateurs devaient être nommés de part et d'autre avant la Saint-Marlin d'hiver (1 1 novembre). (Rymer, t. VII, p. 403.)
Bulles du pape pour la croisade. Wals., p. 293, Froissart, II, 207; — Mandement de Vévî'que de Nonvich, comme légat du saint siège pour la publication des bulles (9 février 1383.) Wals., p. 294. — Instructions de Vèvéque deNorwich. Knighton, p. 2673-2674 : elles sont en français. — Mandement dQ V archevêque de Canterbury^ demandant des prières pour l'évêque de Norwich, 10 avril 1383. Conc. Drit. , t. III, p. 1 76 ; — Permission à tous de se joindre à la croisade, 6 décembre 1382. Rymer, t. VII, p. 372. — Édit contre ceux qui détournent les fonds de la croisade, 15 mars 1383; Rymer, t. VII, p. c83; — pour hâter le départ des croisés (17 mars), Rymer, t. VII, p. 385; — la réunion des vaisseaux, des vivres, etc., 26 et 30 mars, ibid.f p. 386. — Presse des vaisseaux, 8 avril, ibid.,^. 391 : tout vaisseau de 1 6 à 1 00 tonneaux devait être saisi et amené à Sandwich ; — Ordre aux collecteurs, même date, ibid., p. 392. — Sergents d'armes, missionnaires, 23 avril, ibid., p. 393 : « Pro pra'senti a viagio inquod ipse,in obsequium nostrum ad partes transma- « rinas in proximo, annuente Domino, profecturus extitit (au maire de Londres, 27 avril ; ibid., p. 394). La même chose est 'lite à J. Devereux, capitaine de Calais , chargé de passer la
revue des troupes de l'évêque, 8 mai, ibid., p. 395. Le roi, après le départ de Texpéditiou, ne laisse pas que de recommander encore la perception des offrandes. (25 juin, ibid., p. 399.)
Popularité de la croisade de Vèmque de Norwich. Froissart, II, 207; Waîs., p. 297; Knighlon, p. 2671 : « Incredibilem « summam pecuniœ, auri etargenti, atque jocalium, monilium, a annulorum, discorum, peciarum,cocliarium et aliorum ornaa mentorum, et prsecipue de dominabus et aliis mulieriûus; « nam dicebatur quod unica domina ei contribuit c lib. et sic a alicc quœdam majus, aliœ minus. Et sic secretus thésaurus «< regni qui in manibus erat mulierum periclitatus est. Dicebaa tur enim quod quidam de commissariis suis asserebant quod a ad eorum prœceplum angeli de cœlo descenderent, et animas « in purgatoriis locis positas de pœnis eriperent, et ad cœlos a absque mora deducerent. »
Page 176, note a.
Dépari de révêqae de Norwich, Wals., p. 299 ; — Règlement de Vèvèque de Norwich. « Que nule home soit si hardy par le chemyne de robber ove prendre par ascune extorsione ove tortuose manere biens denuly tanqils entrent la dez enmys, qils puissent gaynere par droit de guerre, sur payne qils n'averont parte del pardon ne de absolution. » (Knighton, p. 2673.)
Froissart (II, 207) fixe le départ au 23 avril ; Walsingham, (p. 299) verslafêtede la Trinité (17 mai). Otterbourne, de même vers le milieu de mai (p. 157). Le moine d'Evesham (p. 44), à la Saint-Pierre, 29 juin; Knighton (p. 2672), en juin, sans fixer la date. Les actes prouvent, contre Froissart, que ce fut au moins après le 27 avril, et contre le moine d'Evesham, que ce fut avant le 27 juin. A cette dernière date le roi pourvoit à la garde de Gravelines qui a été conquise (Rymer,t.YII, p. 399). C'est à la date de Walsingham et d'Otterbourne qu'il s'en faut tenir : elle est confirmée par celles qu'on trouve dans la Grande Chronique de Flandre (publiée par Sauvage) pour la suite de Texpédition.
Page 178, note a.
Prise de Gravelines. Wals., p. 299; M. Evesh., p. 45. Le moine d'Evpsham dit qu'ils tuèrent tous les hommes, n'cpar-
gnant que les femmes. Walsingham semble tout transporté encore de ce zèle d'extermination : « Ils les arrachent de leurs cachettes, dit-il des habitants, et leur font rendre leurs armes souillées : Pollulos spiriius compeUunt emittere violenter (p. 299). »
Page 183, note a.
Siège d'Ypres. Grande Ghron. de Flandre, c. 112; Wals., p. 302, M. Evesh., p. 46. Froissart, II, 209. On accusa le duc de Lancastre d'avoir tenu les meilleures troupes en réserve, ne laissant partir que les mendiants. L'évêque, au dire de Walsingham, recevait assez mal ces bandes nouvelles d'auxiliaires qui n'étaient bons qu'à consommer ses vivres : « Ut « quid ergo venistis ad consumendum victum qui vix sufficiet « bellaturis? Vos numerus estis fruges consumer e nali : melius « fuisset vobis domi sine cura super ollas carnium resedisse. » Il aurait dû s'en prendre un peu à lui-même, à ses prédications et à ses instructions. C'est de là que l'auteur fait dater l'irritation dn peuple contre lui. [Ibid., p. 302.)
Députation de Véveque de Liège, Froissart, II, 209.
Page 184, note a.
Résistance d'Y près. Grande Chronique de Flandre c. 112, p. 236 et suiv. L'auteur parait être du temps et de la ville même; les détails qu'il donne sont d'un témoin des faits. — Arïiicments des Français. Froissart, 11,210. — Service des vivres. Religioux de Saint-Den v s, IV, 1 ; — Levée du siège. Grande Chronique, ibid.: Froissart, II, 21 1 ; Relig. de Saint-Denys, IV, 2; Wals., p. 303; Otterbourne, p. 157; M. Evesh., p. 47. Voyez auh-si au parlement suivant (novembre 1383) le procès fait à l'évêque de Norwich et à plusieurs de ses capitaines pour les divers incidents de cette campagne. (Rot. Part., t. III, p. 152- 158, et ci-après.) L'évêque, sans accuser ses capitaines comme le font les trois historiens anglais, dit que c'est le départ d(\s gens de Gand qui le força, vu l'approche des Français, à lever le siège d'Ypres. (Rot. Pari., t. III, p. 154, § 19); mais il prétend que c'est le refus de se^ capitaines qui l'empêcha de rnaichor contre l'avant-garde de l'armée française {ibid., p. 156, J5 22). On voit |)Oui tant, par la suite des événements, que plusieurs de ses capitaines allèrent au-devant des Français plus loin que lui.
Page 191, note a.
Reddition de Bourbourg. Froissart, II, 215. — Médiation du duc de Bretagne. « Et vous dis que à ce traité le duc de Bretagne fut grandement pour eux. » (Froissart, II, 215.) « Prœ- « dictus dux Britanniap tamen miserans, strenuitatem eorum « tum ponderans , affectionem quam habebat ad Angliam 1 (quippe qui sororem Régis Augliae habuit in uxorem) inter « regem FrancicB et eos mediavit. » (M. Evesh., p. 48.) Cf. Reb'g. de Saint-Denys, IV, 4. Knighton convient que, sans le duc de Bretagne, ils étaient tous perdus : « Dux Britanniœ « ibidem cum rege Franciœ fuit, qui fidelissimus amicus genti « Anglorum pro suo posse in occulto extiterat. Qui, in quantum K potuit, apud regem procuravit ut eis absque damno talem a concederet conductum ; et aliter non evasisset nec unus quicc dem Anglus » (p. 2672). — Argent donné aux capitaines anglais. Rot. Pari., t. III, p. 156-158, § 24. Nous reviendrons sur leur procès en parlement. — Reddition de Grave- Unes. Rot. Pari, t. III, p. 152, § 15; 156, § 22. Ces détails sont empruntés au procès de l'évêque : cf. Froissart, II, 215 et les autres historiens, Knighton (p. 2672) dit que l'évêque repassa en Angleterre après la Saint-Michel (29 septembre).
Page 193, note a.
Partialité de Walsingha7n.Ws.\s.j p. 297. — Uévèqm forcé d'aller à Ypres : « Ad villam de Ypres pervenerat,... quamvis « invitus, quamvis protestans non esse suae voluntalis sedem a ponere, sed Franciam tam in causa papœ quam régis intrare. « Gompellitur per milites dominum Th. Trivet, W. de Elinam a (sic) et W. de Faringdon residere, velit nolit, invitus. » {Ibid., p. 302.) — L'assaut d' Ypres : œ Sednostrismilitibus hoc placuit « insiiire villam,... propter pericula quae possunt emergere. « Fuerunt qui dixerint dominum Thomam Trivet etquosdamex « militibus reliquis utres plenos auro de villanis cepisse.... Unde a non solum plebs communis suspicabatur eos esse prodilores, a sed clamando publice testabatur.... Yidens ergo episcopus in « dies numerum suorum minui , instat apud milites (qui jam « non ejus subditi, sed magistri fuerunt eôecti) ut contra villam « suas vires experian tu r. » (Ibid., p. 303). — Projet d'entrer en Picardie. « Alloquilur suos mililes, scilicet dominum Th. Trivel
« et W. de Elinham (Elmham) cœterosque, dicens se velle Picara diara ingredi.... Nihil tamen profecit, sed cum injuria etiam « contumelias recepit ab eis dicentibus eum temerarium et nes- « cientem vires tantae multitudinis, quœ centum habebat contra « unumexillis. (Ibid.) » — L'évêque bravant l'armée française: a Quibus auditis episcopus valefecit eisdem cum paucis admo- « dum, Picardiam ingrediendo.... Quum ergo episcopus prope 0 partem exercitus Gallicorum appropinquasset, deraonstravit se «c suosque in campo , explicatis vexillis ; sed nemine audente « conserere , quia nondum totus exercitus Gallicanus convenea rat, Episcopus vexilla reflexit, et sub omni festinatione ad « villam suam de Graveling cepit iter. » {Ibid.)
Page 196, note a.
Michel de la Pôle : sa famille ^ Dugdale, Baron, t. II, p. 182 ; son père compromis, Rot. Pari., t. III, p. 123, § 11. — Ses services à la guerre. Dugdale, 1. 1. p. 181 [183] ; cf. Froissart, 1. I, part. II, c. 279, etc. — Amiral pour le Nord. Dugdale, ibid., et Gotton, Abridym., p. 152 ; — gouverneur du roi avec le comte d'Arundel. Rot. Pari., t. III, p. 102, § 38 ; — chancelier (vendredi, 13 mars 1383)-, Rymer, t. YII, p. 381.
Page 197, note a.
Vues sur la Flandre. Pouvoirs pour traiter avec les villes de Flandre (l" juin 1383) ; pour recevoir l'hommage des Flamands (20 juin). Les commissaires sont l'évêque de Norwich. J. Devereux, capitaine de Calais, Hugues de Galverley, Th. Trivet, W. Elmham, J. Philipot, etc. (Rymer, t. VII, p. 395, 396). Ce n'est pas sans raison que J. Pliilipot est associé à ces grands personnages. On se rappelle quels services il avait rendus, et quelle place il occupait dans le parlement. Il mourut l'année suivante. (M. Evesh., p. 53.) — /)é^, 8 septembre 1383, Rymer, t. MI, p. 307 ; — Lancastre lieutenant du roi en Picardif
(12 septembre, iblcl.y p. 408 et 410). — Des actes spéciaux du même jour lui donnent des pouvoirs particuliers pour traiter, et avec l'adversaire de France (c'est ainsi que dans les pièces diplomatiques on désigne habituellement le roi de France en Angleterre), et avec le comte de Flandre (ibid., p. 410 et 411).
Page 198, note a.
Surprise d' Audenar de par François Ackerman et les Gantois. Froissart, II, 213; Wals., p. 306. Les Gantois offrirent dès lors de se donner au roi d'Angleterre. Mais la croisade de l'évêquedeNorwich venait de manquer ; et le roi, qui craignait pour Calais, s'excusa, alléguant les dangers de son propre pays. (Wals., Ibid.) — Commissaires de la France pour la paix. Ils sont nommés dans le sauf-conduit qui leur est donné par Richard, 4 novembre 1383. (Rymer, t. YII, p. 414.) — Conimissaires anglais. Leurs pouvoirs leur sont donnés à la même date {ibid. y p. 414); des pouvoirs spéciaux leur étaient confiés le même jour pour traiter en particulier avec le comte de Flandre. {Ibid., p. 412.)
Page 200, note a.
Subside. Rot. Pari., t. III, p. 151, § 13. Sur le quinzième voté, une moitié devait être levée à la Saint-Hilaire (i 4 janvier) ; l'autre, à la Pentecôte, avec cette clause que si avant Pâques la paix était faite, cette seconde moitié ne serait point levée. L'aide de e** par livre et de 2' par tonne de vin était destinée à la sauve-garde de la mer. Les deux amiraux du Nord et l'Ouest s'engagèrent à bien défendre la mer, à l'aide des ressources qu'on leur procurerait : mais ils refusèrent de le faire, en quelque sorte, à forfait, en prenant à leurs risques et périls l'aide spéciale votée à cet usage. {Rot. Pari., t. III, p. 151,