ACTE I, SCÈNE XIV
ter. Je le prends à mon service. Je te présenterai moi-même à la veuve d'Edouard... j'ai plus que jamais besoin d'avoir a côté d'elle un homme qui seconde mes vues et surveille ses desseins. Tu as ma confiance.
SCROOP
J'essaierai delà mériter, milord, et, Dieu aidant, j'y réussirai, j'espère.
Tu vivras a ta guise: si tu aimes le vin, même du vin des Canaries, tu en boiras; si tu veux de l'or, tu en auras; si tu es joueur, tu joueras... Mais moi qui ne suis ni ivrogne, ni avare, ni joueur, je te ferai pendre la première fois que tu regarderas en arrière, quand tu devrais regarder en avant. — Acceptes-tu?
SCROOP
J'accepte I
RICHARD, lui frappant sur l'épaule.
Tu feras ton chemin. (Grand bruit de voix au dehors.) Quel est ce tumulte ?
SCROOP
Ah ! quelle cruauté ! c'est une troupe de furieux qui ameutent la foule contre un pauvre alchimiste que j'ai connu autrefois, Hugh Hawkins ! 11 est avec sa fille!
Bah ! un sorcier ! (Regardant avec tranquillité.) On le tuera ! ■ SCROOP. (Il décroche une épée du mur et se précipite dehors.)
Je le sauverai!...
(Il son.)