I. Souvenirs de R. Wagner ^^at Angelo Neumann
1, Précédemment^ p«raît41, sur la place Saint- Marc et au Lycée MarceUo Wagner avait eu deux attaques. La veille de sa mort, dans la soirée, Wagner « se mit au pianp pour la dernière fois et entonna les dernières paroles du chant des Pilles du Rhin : Dans l'abîme seulement existe Tintimité ou la loyauté. — Oui, répéta-t-ii, seulement ^ans l'abîme ! » (de Wolzogen).
Wagner avait redouté la venue avant Tachèvement de Parsifal^ ne réalisait-elle pas le vœu exprimé jadis à Mathilde Wesendonk : oc Ah !
mourir comme un écho, mourir comme la dernière onde sonore de soi-même ! » Et tandis que la destinée accomplissait ce vœu, là-bas, sur la verte colline qui porte le théâtre, comme un adieu suprême, adressé par le maître au monde que son puissant génie avait réussi enfin à conquérir, les sonorités voilées, à la fois pleines et douces, de l'accord qui ouvre et conclut Parsifal^ semblaient encore retentir.