DE LA CONCENTRATION DES CAPITAUX
De ce qu'un certain nombre de riches ne font jamais valoir eux-mêmes les capitaux dont ils disposent, on est tenté de conclure qu'il existera toujours, pour les pauvres^, des carrières ouvertes,, une possibilité de s'élever, par leur industrie, de la condition de salarié à celle de capitaliste^ et même à celle de rentier ; or^ à un très-petit nombre d'exceptions près, ce n'est point ainsi que les choses se passent.
En effet, il y a chez les rentiers, surtout chez ceux qui ont des capitaux considérables, un penchant bien naturel à choisir les placements surs, plutôt que les placements hasar-