‹ Riche ou pauvre, exposition succincte des causes et des effetsde la distribution actuelle des richesses socialesChapitre 84 sur 86 · ÉPILOGUE · texte numérisé non relu

ÉPILOGUE

velles institutions, laissez au développement naturel des sociétés le soin d'y pourvoir. Il n'est donné aux individus ni de retarder, ni d'accélérer un mouvement par lequel ils sont emportés eux-mêmes.

Le progrès! c'est en effet le dieu de notre époque. La croyance au progrès a remplacé toutes les autres. Rappelez-vous cette colonne, tour-à-tour de flamme et de fumée, qui guidait les Israélites dans le désert : la génération actuelle se laisse conduire de même par ce météore, tantôt brillant, tantôt nébuleux, qu'on appelle progrès. Où arriverons-nous en suivant un tel guide .'' Au mieux possible en toutes choses, répondent nos fatalistes. C'est ce dont je me permets de douter.

Propres et perfectionnement sont loin d'être synonymes. Il y a progrès pour un être quelconque, physique ou moral , lorsqu'il avance dans une direction qu'il a choisie, ou qui lui a été imposée par quelque force extérieure ; mais ce progrès n'est un perfectionnement que si la direction choisie ou imposée rapproche l'être en question du but vers lequel il doit tendre.

L'homme individuel va se développant, de

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