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Richelieu à Luçon, sa jeunesse--son épiscopat

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du Clen

PAÏ LETOUZEY ET à

17, RDE DU VIEUÏ

T Mi

imbler ; je voudrais raconter ce qu'a été scopat et montrer que Tévêque a préparé it années obscures qu'il a passées dans lo li un merveilleux apprentissage de la vie uçon a été Técole où il s*est initié aux afouverner la France; car il n'est personne r plus justement qu'à Richelieu cette paformait alors les grands politiques ; elle opre de l'homme et y ajoutait la force du

cette période de la vie du Cardinal, les si nombreux qu'on le souhaiterait. Comme rquer M. Avenel, Richelieu, avant son seible avoir été méconnu de ses contempocette époque font à peine mention de lui.

ne lui donnent « que quelques mots d'inplein d'inattention ou seulement les mar-

le, c'est-à-dire à sa correspondance, qu'il

vêque et théologien^ Paris 1882, p. 43.

c. relat, à la guerre d'Espagne.

ons diplomatiques et papiers d Etat du cardinal

Introduction, p. LUI.

ceux qui l'avaient approché et q rite de son esprit et l'élévation d i de la famille de Richelieu, oh un i nétrer, m'ont donné de curieux c de Luçon avec sa mère, ses frère non sans surprise, combien cet i verture de cœur fut tendre et g< i moment où il se débattait encore c

Je ne me dissimule pas néanmc insuffisantes pour traiter complet \ J'ai particulièrement souffert de c i il m'a fallu retracer les années dans les ordres et son voyage à 1 :

été réduit à de simples conjecture i petit volume de l'abbé de Pure, q i curieux et les plus intéressants.

« Rechercher, dit M. Avenel, dan « devenu célèbre les germes naissa i « ront plus tard, soit qu'on aperç « qu'on puisse déjà surprendre le \'.

« c'est une étude qui a son chari « tés (1). »

(1 ) Avemel, Revue des questions historit,

et après eux Mézeray, la font rei le Gros, et par les hommes aux de Jérusalem (1). Mais cette ill l'époque de la toute-puissance trop peu désintéressée pour être i André du Chesne a bien soin de ciens de la maison du Plessis ont seulement que, lorsque le duc Richelieu ses prétentions à une oi bornait à répondre qu'il n'était royaume qui fût descendu par les .

de France (3). Souvent, en effet, épousaient les filles des seigneurs fi que ce grand nombre de gentilsho;

U) Aot)ré dd Chesne, Hist. généalogique de la r. p. 46. n composa son livre en i631, lorsque le Cardi considérable, lorsque lui-même, client du grand mii laits et, honoré de sa bienveillante familiarité,

(3) RioheUétt^ Mémoires, t. II, p. 326. Édition Mich

î Jérusalem et de Chypre (3). Il mentionne

laume du Plessis, seigneur de la Vervo-

autres terres, situées en Touraine et en

sous la domination de Philippe-Auguste,

ilevale Poitou aux Anglais. Enfin, aux ar-

le, on voit une foule de papiers ou actes

[uels figure, à partir du xiv* siècle, le nom

nom était porté par deux branches dis-

ssédait la terre du Plessis ; l'autre, d'où

1, s'était fixée non loin de là, à la Vervo-

ancêtres du Cardinal, dont on puisse af-

ins le soiD qu'il prend, dans aes Mémoires, d'indigner si rie sont de bonne on médiocre noblesse ; et Tallemant est roche à Richelieu d^aroir en « trop de faiblesse snr sa îc .. Tallemant, t, II. p. 2.

e cardinal de Richelieu, p. 46. Pour tout ce qui se le Richelieu, nous n*aTons fait que résumer le !•* chainean, qui a fait une étude très consciencieuse et très inal. Cf. Bossebœuf, Richelieu^ monuments et souvenirs

Ist. de la maison du Plessis de Richelieu, p. 7.

source des cadets. Le troisième se i Louis, devint à la mort de son père hérita tout ensemble des seigneuries d Chillou et Richelieu. 11 servit Fran^ mourut dans la force de l'âge, en 1551 Françoise de Rochechouart, il eut dei sis qui fut tué dans un guet-apens, s pigny, par le sieur de la Brichetière, et père du Cardinal .

François du Plessis était Tun des f hommes du xvi* siècle. Il avait été éh

(1) Amelot de la Houssaye, dans une note manuscri i qae nationale, prétend que la seigneurie de Richelieu, i du Plessis, était entrée dans la famille du Cardinal pot de Pierre d'Amboise, évèque de Poitiers, avec Catherin thicaire d'Angles. C'est \k une odieuse calomnie. M. M réfutée en établissant, d'après des papiers de famille Vienne, qae la dite seigneurie appartenait aux Cléraml>

?!o5 ** "^ ^°*" **® *^^*® *^*"^* 9«« Viene d'Ambo 1481. (Mabtinkau, Le cardinal de Richelieu, p 43 ' des questions historiques, t. VI, p. 148.

le, tint tête, l'épée à la main, aux seivoulaient s'opposer à la fuite de leur r leur poursuite, détruisit le pont de la je ce retour en France ne fut qu'une divertissements qui commencèrent à lu'à Lyon. François de Richelieu pro- )our gagner de plus en plus la faveur algré sa jeunesse, fut-il nommé conprévôt de France (3) et chevalier du tne prévôt, il exerçait une véritable

nflaence de François Pidonx, médecin fort habile, >n8 de Châtellerault^ qni profitait de son crédit auprès rendre des services à ses compatriotes da Poitou. it médecin du roi, accompagna Henri 111 en Pologne 11 était Tami de François de Richelieu. (A. Marti* t^, p. 70).

! de Richelieu, p. 4.

nn tribunal important; il veillait au bon ordre de ^1. C'est eu qualité de grand prévôt que François de ir Henri IV un rapport sur le procès fait à Jacques (Pierre de Mirauhont Xe prévôt de Vhôtel et le

irait été fondé par fleuri III, le 31 décembre 1578, en i le concernaient, arrivés le jour de la Pentecôte: ne de Pologne et son avènement à celai de France.

des rapports d amitie et de bc La marquise de Richelieu « C'était, dit André du Chesi plus vertueuses dames de so lides vertus les agréments de Nommée dame d'honneur de femme de Henri III, elle avait urbanité exquise et cette distin été apportées en France par • vivant dans un milieu corrom} prochable dans sa conduite et d tissements et les plaisirs frivoles geaient à prendre part, ne pure profonde, cette noblesse de sen

L'ordre comprenait 100 chevaliers qui de Saint-Michel. Chaque chevalier jouissait d' plus tard à 300 livres.

(i) Tallemant des Aéaux, d'ordinaire si hc qae le père du cardinal é^it un bon gentilh

(2) Andbé du Ghe5ne, Éist. de la maison

rtriait la naissance, en un temps où elle /vuila val(îur personnelle. Il sera, de plus, traditions qui exerceront chacune une ^•ir »a vio. Il recevra des Richelieu, avec iMMnrnl inviolables au roi, cet esprit cherdiuir militaire, ces goûts de luxe et de ilrrisaiont la noblesse de cette époque, u rontrairo, vieille famille parlementaire •nicoî* do judicature, lui transmettront (M'ocôduroot do la chicane, cette rigueur Aoivico do la justice, et cette énergie, 'ulîdilô dauîii lo gouvernement et Tadmivua uu 5<^i redoutable usage pendant son

lHc5i^i^ do Uîcholieu est né à Paris l'.

W -Mi' H- hù, vfut ;|m U it4i«liliiO» ;ta ^

t usage se perdit. D'ailleurs, le conformellement interdit pour ne pas iments de mariage résultant de la

onde à Tune des époques les plus

mue nue copie très exacte de l'acte de baptême. les ioeendies de la Commune. — L'abbé de Pure ihe était alors la plus grande paroisse de Paris.

(1524-1592) se distingaa en Piémont sous Franreligion ; il assista aux batailles de Dreux, Saintaréchal de France en J577, il fit rentrer les places D8 l'obéissance royale. Il se rallia des premiers à

combattit i Arques et à Ivry. Après la bataille ue avec une extrême habileté, il disait au Hoi : li ce que derait faire Biron, et Biron a fait ce que ut la tête emportée d'un coup de canon au siège

Dmbattit à Saint-Quentin et à Calais. 11 assista ataille de Moncontour. Comme Gontaut-Biron, il et fut fait maréchal de France, 1579. Henri JV le d'irry. « 11 est juste, lui dit-il, que tous soyez servi à mes noces. » C'était un véritable preux tlance et son honnêteté.

onarchie absolue^ 1. 111, p. 275.

protestants.

Le marquis de Richelieu

toutes ces luttes . Il était ai

mais des liens d'affection €

à Henri IIÏ. Du reste, il avj

deviner les prétentions des

lui faisait un devoir de resl

droit. Il est probable qu'il ^

guerre qui venait d'éclater.

son maître et partagea s(

charge de prévôt et les joi(

rue du Bouloi ; c'est là que

premières années de son e

et donnait les plus vives ii

deux frères et sa sœur so

maison était tenue avec l

étaient de toutes les fêtes c

vait lait a Cracovie. Il sortit le derve et supporta bravement les coups ligueurs envoyaient de loin au roi

le ne rentrer dans la ville rebelle que cette perspective d'une guerre civile lis de Richelieu ne pouvait laisser sa 5 Texposer aux horreurs de la lutte et é des ligueurs. On est donc fondé à époque (1588), et non pas en 1590, eau, que sa femme et ses enfants soretirèrent à Richelieu pour y trouver la fin de la guerre. Outre la satisfacde danger, le grand prévôt pouvait oirs de père avec son attachement à ance de Blois à Richelieu n'était pas t donc facile, sans cesser de remplir

f de Richelieu, p. 4.

f autres qu'on devait prend

moins, rien ne prouve qu mort du duc de Guise (1).

certainement refusée à pa.

toutes les sévérités de la ju façon s'associer à un acte « lâche assassinat.

Le jour même de la me camp de Saint-Cloud, Frai au roi de Navarre. Il ne su de LaTrémoille et de tant ( protestants qui se retirèrer il prêta serment au Béarnai talions, des inquiétudes e toutes parts autour de lui

(i) On ce s'explique pas Terreur de connaît le petit-fils du prévôt d'Henri il dînai était mort avant l'avànement d'H(

ibitionner le marquis de Richelieu.

Lge, il s'épargna moins que jamais siégeants souffiraient presque autant •ties qu'il fallait repousser, les atlatentait aux portes de la ville, les que le roi faisait souvent avec l'élite a campagne et jusqu'en Picardie, iges de vivres ou capturer des corps i fatigues épuisèrent le marquis de ide d'une fièvre violente et mourut au messe, le 10 juillet 1590, sans avoir »ir une dernière fois sa femme et ses

. C'était un homme aimable, spiriprêt à rendre service, le modèle en liomme. Deux lettres qui nous sont '. rintimité de ses rapports avec

chelieu, t.!*", p.I

fêtes de la Cour des Va.

château de Poitou, et, ce ( reux, la gêne, succédant delà fortune.

Le château de Richelieu édifice que le Cardinal de\ « C'était un petit castel biei uoe joHe chapelle gothique aumiheu de cours et de jai fossés remplis d'eau coura située au milieu d'une vaste

pays voism était monotone nications étaient faciles avei

(1)11 existe k la Biblioth. nationale Elles sont de 1S87 et 1588, et proayent de grand préyftt. (Biblioth. nationale,

(3) Oom Mazet, bénédictin du xvii Poitiers. — La gravure de ce château des Estampes (ch&teaux de Touraine).

On ne voyait antour du château que d

qu'elle était veuve et qu'elle établir? Elle comprit qu'il v£ point détourner de son œu^ proposition du roi, le priant fils Henri, qui était nourri co Le roi s'inclina devant ce i nel. Il donna le titre de gent

(1) Les biens de la famille étaient noi 1"* ia terre patrimoniale de la Vervolière:

Braye; 3» celle de Primery, relevant de Mau8Son,prè8 de Braye; 5» le domaine d nay; 6» enfin la chàtellenie et le prieu Richelieu, p. 65.)

Mais, comme le fait remarquer M. d'A% fiefs immenses et des revenus très restr leurs terres à perpétuité, et Ton appelai Mais cet intérêt, qui était resté le môme ( dérisoire par suite de la dépréciation de 1' nétaire. — D'autre part, les droit féodaux et corvées, étaient peu lucratifs. Voilà p< étaient obligées de solliciter du roi des pe ecclésiastiques. (D'Avknel, Richelieu et U

^ — — ' —1^ «o^ ^.^ ^^ Vi^ ^« m^ V« A ^^ AA ^0 <

! couture destinés aux serviteurs et aux

avait conservé pour la mémoire de e les années ne purent jamais affaiblir.

• ses faits d'armes et à vanter les grâces •lesse de son caractère et la générosité là le sujet ordinaire des entretiens du le ces épanchements intimes devaient er à faire naître des sentiments élevés

Tands soins de ceux qui Tavaient bien servi , que

a avoir récompense, il la donnait à leurs héritiers, rand prévdt de Richelieu, qui laissa sa maison fort uvais état; donnant plusieurs bénèBccsà son second

pour se faire chartreux, il les redonna au troisième B Richelieu. Et quant au âls aîné, il eut 1200 écus

la Cour. » (Fontenay-Mareuil, année i6i0, p. 72.) fut plus tard le précepteur de mademoiselle de Pont- 1. A. du Ghesne dit qu'il n'était pas moins renommé ine. Il s'appelait Hardi le Guillon. {Hist de la mmf') 'te de la duchesse d'Aiguillon, p. 25.

maison paternelle de querelli pûtes avec ses frères, de ri relégué de la maison pour et

M"' de Richelieu ava séparer de son fils. La prem l'enfant avait grandi et les leç ne lui suffisaient plus. D'aillé carrière des armes, il devait, à Paris, pour suivre les coun les académies.

« Les gentilshommes, à leui naient le nom d'un fief sous et quand l'usage des titres se précéder ce nom de fief d'un « Pour se conformer à cet us

(i) Rbmy do Ferron. Vita card, Richelv (2) lyAvENEL, Richelieu et la monarchie

alion qui lui fut donné, de passer par une crise terrible. Les avaient dispersé les maîtres et les [enri IV rentra à Paris, il n'existait ni aire, ni enseignement supérieur. Les ransformés en corps de garde et en B la Ligue et les horreurs du siège

. paroisse de Jaalnay, était entrée *dans la maison da Leroy, fille de Guillon Leroy, seignear du Chilloa, rançois du Plessis, 3* du nom, vers 1519. (Avenjel, ^s, janvier 1869, p. 149,)

édicis. M*® d'Arconville, donne les détails les plus de Richelieu avec la famille de Bouthillier. Son a Porte, avait pour principal clerc DenysBouthillier îlui-ci, devenu dans la suite un personnage fort imrelations avec son ancien patron. En mourant, La à son ami de veiller sur ses cinq petits -enfants, uis de Richelieu, que la mort de leur père avait ; embarrassée au point de vue de la fortune. Bouacquitta avec la plus scrupuleuse conscience. 11 'isy les trois fils du marquis de Richelieu et les fit ts. De là cette amitié d'enfance que Richelieu eut qui dura toute sa vie. (Vie de Maine de Médicis,

Ce fut une ère nouvelle affluèrent, plus nombreux \ son de Robert de Sorbon (

Scot et de saint Thomas, i dont la renommée se répai !

Avant tout, il était néces

d'enseignement et de les ap i

Le roi chargea l'archevêqi :

commissaires, parmi lesqu ;

Harlay, de préparer les réf i

qui dura trois ans et demi,

mation de 1598, qui fut en i

geignement auxvii^ siècle. C(i

mais il avait fallu pourvoir

devaient venir plus tard. Ei

cet édit était le fruit d'un ti

le Parlement et l'Université

peut-on ajouter à cause de

par cet édit était véritablem(

M. m m»-*^ WX^l

ec formaient alors la base de l'enseimaire de Despaulère était la seule qui ' et au XVII* siècle, et Dieu sait ce qu'elle lême de larmes aux écoliers de cette •édigée dans un style obscur, embari latin, deux défauts que les élèves ne Poutefois, ce rudiment n'était pas sans fna des latinistes de premier ordre et urant l'usage du latin dans les collèges, tait interdite aux maîtres etaux élèves, 3S récréations qu'en classe, les cuisiniers, les fournisseurs euxits àcette règle, et il va sans dire qu'ils lement. La langue qu'on entendait au souvent qu'une parenté très lointaine ou de Quintilien (1).

li avait fourni aux étudiaots da papier et autres

seignement nouveau. Mais ^ des chiffres arabes était er archives des Affaires étrang recettes en 1610, ainsi qu( sommes y sont inscrites er cette numération suffisait, p son budget.

L'arrivée de Richelieu à P C'est là le programme d'éti nous est permis de penser q avec cette sagacité supérieu qui l'approchaient, il remp

objets de qaalité inférieure fut appelé i réprimande en latin, dans le style des Ci çais, dit le papetier, et je vous répondra coûter cher. Il fut traduit devant le Pai par les magistrats qui voulurent bien' ce ment le recteur et les professeurs dureni coupable indulgence. (Théry, Hist. de l (1) L'abbé de Pure fait nu tableau évi* lieu au collège de Navarre. 11 vante sa

:qui,depuislaRéforme, avaient changé 3mme le dit André duChesne dans son laniéré, Armand aimait les lettres, « et t son inclination naturelle venaient ler leur futur protecteur (2). »

liège de Navarre rapportent un souvee Richelieu dans cette célèbre maison, ize ans, en qualité d'enfant de chœur, solennelle qui, se fit à Saint-Denis, le 3 Jean Ion fut proclamé pour la qua- ' Université (3). L'écolier devenu cardià se rappeler ce pieux pèlerinage ; et était venu vers lui en députation, il

qualités qui auraient fait de lui un écolier parfait, sans peine les premières difficultés de la langue e : « Statim ac velut uno haustu cuncta deglutiit lE, Vita em. card. Richelii^ p. 7.) souvent du grec dans ses livres de polémique reli-

îe la maison du Plessis-BichelieUy p. 73.

gymnasii historia, in-4«, p. 1052.

à Texplication des livres de ] Dans redit de réformalion, il ^ de laisser de côté les questi Aristote plutôt en philosophes gliger les mots pour ne s'occui commandation prouve que si A dant Descartes , le maître p^ perdait du terrain. Cette méthi au moyen âge avait certainem prit et de lui donner i'habitud

(1) D'après Fabbé de Pure, Richelieu fit eat pour maître le célèbre Hennequin. Sur celte iuscription : Sorbona parva vocor, m

Hic Logicam et Ethicam ab Hennequino Pure, Vita em. card. Richeliij p. 15.)

L'ancieDDe Université de Paris se divisai Picardie, Normandie, Allemagne, et cbacu prenait plusieurs Collèges qui s'appelaient personnage célèbre. Le collège du Pless Plessis, notaire du pape Jean XXII et ancêti le principal collège de Normandie. Launoy s sa philosophie» comme ses humanités, au coll

(2) Charles Jourdain, Hi$t. de V Université

30urs. Au mois de juin, les candidats lie épreuve, également publique, sur >urs,et cette session d'examens se teret des réjouissances où se glissèrent 5 abus, qu'il fallut proscrire ces sortes

itellectuelle qui fut donnée à Riche- 1 plutôt que d'imagination, il dut sursophie, et c'est peut-être dans ces ibles joutes oratoires, qu'il développa

'ersité avaient conservé l'usage primitif de ne receea bloc, à certaines époques variables, une ou deux î donnaient lieu à des désordres peu dignes du corps ercices publics de philosophie, et lorsque les écoit au mois de juin, venaient apporter à leurs pro- 5 minervales, la coutume avait aussi consacré des •epas, dans lesquels, suivant l'expression de l'un des jhe de Bacchus se mêlait impunément à celui de lient aux fonctions de cuisiniers et d'échansons, et u bruit des tambours et des fifres, n'imitaient que se prépare au combat. (Abbé Pdyol, Edmond Ri-

l'esprit à la précision, la mén un si grand élan aux facultés Avant dé quitter le collège du Chillou subit l'examen de Arts. Comme notre baccalau] l'entrée de toutes les carrières à un office d'avocat, de ma£ ■ encore qui , voulant entrer dai rir les grades théologiques, • épreuve. Richelieu qui se pr aurait pu se dispenser de ce :

Bassompierre, Schomberg et < chaux de France, ne se mettai ; bacheliers de la Faculté des A ton parmi les gentilshommes ; d'eux savait un peu de latin, voir. Le duc de Rohan attribue Louis XIII déclarait n'avoir jai

trie (2). Il fallait donc de bonne heure des camps et se livrer à tous les exerirmer un officier. C'est dans ce but ieu fréquenta pendant plusieurs années ppelait alors académies, des salles où ►prenaient Téquitation, l'escrime et la

se familiarisait avec le cheval, et cela

i temps où les voyages ne se faisaient

cavalerie était considérée comme la

j l'armée. Il ne serait pas venu à l'esprit

e-t-il, que plusieurs historiens ont cru que Richelieu {u'après avoir terminé ses études. Il est très probable

étaient une partie importante de l'éducation des 5 se pratiquaient pendant la période même des études, le jeune marquis du Chillou se faisait remarquer par

corps. Aussi, maître de se choisir une carrière, il n'héna au métier des armes : « Ad mililaria statim trans- . card. Richelii, p. 9.)

ai artiste ni lettré. Il dédaigne Tagriculture; il dérorie et au commerce. 11 ne lui reste donc que la guerre )'Atenel, t. II, p. 4â.)

bonne contenance.

L'escrime n'était pas mo tion. Sous Henri IV, les duel le plus frivole, et tout gentilh un galant homme devait être fallait donc, pour se confQrn une très grande pratique d( perdu un de ses oncles dam père l'avait vengé en tuant exemples de famille n'étaien l'éloignervde Tescrime, qui é et d'élégance^ en même temp querelles à venir.

« Mais le divertissement le toujours renouvelé et toujours

{i) Û'AvfiNBL, Richelieu ei la monarc

- i^v^ui uevenir evéque de L,uçon.

luttes religieuses, qui sévisse le Poitou, Tavaient empêchi siège. Un certain François . i place de l'administration di s'appelait confidence, La confi un ecclésiastique recevait un i le remettre un jour et d'en c ; en partie, à la personne qui 1 contrat simonîaque souvent ; siège de Luçon passa, à la i entre les mains de son nevei Celui-ci ne résida pas davantag i Aussi, dans toutes les nomii durant ces deux épiscopats, i vacante^ pendant la vacance <:

grands dommages pour le biei

(i) Ce François Hyver avait été précède RîchelieUf monuments et souvenirs, p. 15,

de Luçon, et se retira à la grande Gharette résolution affligea profondément , car cette démission privait la famille .000 livres.

ses perplexités, elle eut Tidée de confier 3n plus jeune fils, s'en rapportant à son olution de ces difficultés. Elle lui dit que rtisan habile et ambitieux, pourrait peut- Bureux mariage, soutenir honorablement le, mais qu'il était incapable, avec ses d'en r.elever jamais l'éclat et la fortune.

que son frère Alphonse, en renonçant astiques pour s'enfermerdans un cloître,

sa maison et en achevait l'abaissement.

lors que lui seul pourrait, en immolant iclat d'un nom que la mort de leur père

dans l'oubli. Le sacrifice était grand,

et de vertu, et ne prenaient de leu revenus qui y étaient attachés, on nepe quelque admiration pour ce jeune hon Tépiscopat, obéit sans doute à des n qui a du moins le courage de se prépa le travail aux obligations de sa nouvel A cet égard, toute son éducation ét£ qu'il s'instruisît aussi rapidement que ] sciences ecclésiastiques et qu'il imprim la gravité et la dignité qui convienneni d'un diocèse. Il devait passer sans tr; i ments mondains à une vie retirée, des demie aux études théologiques, des r fortune à la réalité d'une carrière ai semée de difficultés. Mais cette brus i n'était pas pour le décontenancer ; avec i plesse de son esprit et l'énergie de son cai

(1) BoNNEAU Avenant, Hist. de la duchesse d'Aiguil

3 étaient insuffisants pour leur apprenir état.

iur était enseignée, soit àlaSorbonne, sons, tant séculières que religieuses, l'Université, telles que le collège de s, les Jacobins, etc. ; de plus, on avait les années, au collège Royal, des coupées par les professeurs les plus , Duval, Gamaches, et Loppé.

ans la Faculté de théologie était très le maître ès-arts, qui était préalablenaissance des belles-lettres et surtout lit avec raison jugée très utile à la ats, depuis la réformation de 1598, er pendant trois ans. Au bout de ce m examen qui portait sur la philosoimen theologicum) ; et si leurs réponses Is étaient admis à soutenir une thèse mite de laquelle ila étaient bacheliers.

docteurs de la Faculté; ils devî dication. Ils étaient soumis constant qui tenait en éveil et d leurs facultés. La méthode et habituait les étudiants à toutes sion publique, et provoquait émulation qu'on ne retrouverait saignement théologique de notre De nos jours, l'enseignement la théologie dogmatique et la tl sainte, l'éloquence sacrée, l'his droit canon. Mais alors, cette dei à la faculté de droit et non à cel d'éloquence sacrée n'existait nul par les prédications auxquelles liers (2). Quant à l'histoire del'Ég

^ (i) La licence^ aa lieu d'être un grade com

d'ètades et d'épreuves qui s'ouvrait tous les deui

(2) Cependant les l^acheliers, dans la pratiq

s avaient eux-mêmes entendues autrei notaient les explications.

i, ces leçons avaient je ne sais quoi de X, et les plus savants professeurs en 'ieux procédés de la scolastique. Richelerdre son temps aux vaines disputes de i ses yeux était de pénétrer les difféogme et de la morale, et de se rendre sur chaque question les arguments les nprend donc que la direction d'un seul :périmenté, lui ait paru plus profitable 3 la Faculté de théologie, t qu'il était d'usage de dispenser les ' épreuves ordinaires et des conditions té. Il leur suffisait de subir Vexainen 5 candidats avant la tentative ; puis, au

ï, que de s'acquitter des sermous imposés par les '0 more, baccalaureis conciones condicantur. quos si itis arbitrio relicta mulctencar. » {Reformat. Univer-

peui-eire les nautes aesiinees [\ Nous n'avons aucun détail su évêque de Luçon fit ses études t seulement qu'il s'y appliqua avec sans dommage pour sa santé. Il m rir la somme des connaissances née devoirs d'évêque ; il voulait encore controverse. Avec son esprit positii logie devait répondre aux besoins d

(1) En commeDçant ses études théologiques, Rich ses grades en Sorbonne : « Ad Sorboaica postmodui et insignia baccalaurei indueret et adipisceretur ».(A Richelii, p. 17.) Cet auteur dit qu'il prit pour profe tospéan, et qu'il remmena dans sa maison « qooct etiam «t citius stadium theologicum percurreret ac me velocius emetiretur. (De Pore. Vita em. card. Riche. dit de môme que Richelieu futTélève deCospéan : « (M de saint Ambroise et il conservait dans la cour et au^ M. le cardinal de Richelieu, qui avait été son écolier rèrérait. Ce bonhomme... avait tant d'amitié pour me la semaine des leçons sur les épîtres de saint Paul. » , to lect. des grands écriv., t. It, p. 184.) Cette dernier* netz prouve que l'épiscopat n'aurait pas empêché Cospé

voit, c'était, suivant le mot du Père i tables champs clos où des hommes de nt des hommes de bonne foi, où la ae égale pour tous, et la conscience le

rences était très fréquent au xvn* siècle, ron passait pour le plus illustre défenne. Le triomphe éclatant qu'il avait Jssis-Mornay, à la conférence de Fontaiux du roi et de la cour, lui avait valu, i cardinal, une influence et une autorité ans les affaires politiques et religieuses

d'acquérir une gloire toute semblable.

nous raconte « que les succès de du

• lui ce que les trophées de Miltiade

; saint Dominique, p. ^^*

était déjà acquise, il pouvait fair<

la politique. Il renonça donc à soi

conserva toute sa vie un goût très

giques (2). C'est à sa demande q

controverse avec les protestants

Renversé du pouvoir avec Conc

forcés à écrire un livre de poléni

de théologie pastorale. Plus tare

délassait des préoccupations de

avec des docteurs de Sorbonne si

ou de morale. Il fit même venir

Richer qui, dans un livre fameu:

condamnables sur la puissance i

et qui persistait dans sa doctrin

(i) ÀVBSRT. Vie du card. de Richelieu^ p.

(2) Richelieu avait en grande estime et pre Véron, qui s'était distingué dans ses nombreu Le cardinal aimait à le voir et à discuter avec Un curé de Charenton au XVII^ siècle.)

^\AKj A\^0 tXCJtltO UlVy J-/VytJH^I. x.«.^

concor-

poésie elle^xnême. Pour gouverner les ivoir quelque chosedes secretsde Dieu(l).»

estimaïUl que tout homme d'État devrait , ^ • dehors de son propre exemple, ^^ cardinal Duprat qui négocia le ^ cardinal d'Ossat qui réconcilia Henri IV

o ae Lionne qui, après avoir étudié yeux de son oncle, Tévêque de Gap,

® plus consommé du siècle de Louis XIV, ^^ Polignac qui fît élire le prince de

^^ (1696) et négocia le traité d'Utrecht

1 îibus des mathématiques rend absolu, théologie rend subtil et ductile. Elle l'autre le raidit. Sur chaque difficulté, tctions, elle crée mille ressources pour |uer le bien (2). » On l'a dit maintes

t politique de Richelieu, Paris. i866, p. 13.

liberté de conscience, quanc galives royales sans se bro nombreuses circonstances, i inspira sa conduite, et, au 1:

recourir aux lumières des thé( avait à prendre de graves i affaires du royaume.

On ignore la date précise c Richelieu et de sa retraite à la tes du roi ne suffisaient pas à possession de Tévêché de Luc de Rome l'investiture canor d'âge pour être ordonné, car i!

ans. Le cardinal du Perron, traordinaire auprès du Saintd'intervenir en faveur du jeu écrivait au roi : « Gependan touchant l'affaire de M. de R

•mptait en tirer profit pour le grand contre r Espagne, ne voulait pas que ieu fussent négligés. Il chargea de 1606, son annbassadeur à Rome (2) et (3) d'unir leurs efforts pour hâter proposition. Il écrivit d'abord à : « Monsieur d'Alincourt, j'ai notre Saint-Père le pape M. Ar- Jsis, diacre du diocèse de Paris, helieu, pour être pourvu de l'évêché par la démission et la résiliation qu'en f. François Hyvert, dernier titulaire e ledit du Plessis, qui est déjà dans e du tout atteint l'âge requis par les

on, p. 457.

da marquis de Villeroy. II était ambassadeur à

vait négocié le mariage de Marie de Médicis avec

négociateur prudent et habile, en même temps 605, il avait présidé avec un faste inouï Tassemlivement archcTêquede Narbonne, de Toulouse et

vertus, qualités et mérites du toutes les deux de la bien veilla et l'affection qu'il avait pour I

Cependant toutes ces soUici I au commencement de Tannée encore été expédiées. D'ordina de bénéfices avaient unmoyei agréer leur nomination par h recourir aux banquiers eœpéc

Ces banquiers avaient monc relations du clergé de France eux qui transmettaient les s d'obtenir les bulles au meill avec la Componenda et les Ils réussissaient d'autant m

(1) Bbr6eb db Xivret, Lettres de Henr

Ces lettres de Henri IV réfutent égalée

qai prétendent que François Hyvert cessj

is doute pas d'aller faire Texpérience :iques, et de devoir uniquement aux le et à la distinction de son esprit le ans laquelle ses puissants patrons l reçut à l'ambassade de France un l!espérer un homme que Henri IV itre appui dans le cardinal de Givry [ualité de comprotecteur du royaume.

Foyeuse lui-même le traita avec une i ménagea ni ses conseils ni son créieu put voir de près cette cour romaine oustant de rapports, et avec laquelle de si fréquentes relations, nce du P. Le ^ossu, un farouche

monarchie absolue^ t. II, p. 234.

voyage de Richelieu à Home en Tan 1604. Outre itre encore plus grossière en disant que Hichelieu retourna en France qu'après les avoir terminées. I, Vita di Armando card. di Plessis, duca di

duire en les résumant.

Un jour, dans un entrelien avec l les raisons de son voyage à Rome, à parler de Henri ÏV, du succès d dont jouissait le royaume et de Tai le peuple. Mais le pape, peu touch à son tour les 'désordres de ce pri:

« Je ne veux pas revenir, dit-il, sur I prédécesseurs, mais je crains q i s'abandonnant aux plaisirs gross i exemples à tout son royaume. » i Richelieu est un moment décor ; retrouve sa présence d'esprit, et i i de son langage il calme Tanimo Prenant ensuite directement la ( tant de force et d'habileté qu

(1) Abbé DE Pure, Vita ern. card. Rich \

i'esprit absolument admirable, se met r, à réciter le sermon tout entier avec t de précision qu^aurait pu le faire Torajuelqu'un qui l'aurait écrit. Le pape et ment là applaudirent à ce tour de force, ensuite de traiter lui-même, et à sa fa- Jn jour suffit à Richelieu pour se prépain, il prononçait son discours en prèle la cour Pontificale, et tous furent îilité, de son érudition et de l'élégance gardait comme un miracle que tant de es chez un jeune homme de vingt-deux

é enfin un trait de sa grandeur d'âme, vait rencontré à Rome un Français qui et qui se disposait à entrer dans l'ordre 3 était absolument sans ressources, car ns un naufrage. Richelieu est ému de infortunes de son compatriote. Il le

oe laii lui connu aans nome i beaucoup ce jeune évêque i restreintes, savait faire de si i

Mais il attira surtout l'atten prit aux délibérations de la c congrégation avait été institu i au conflit qui divisait depuis sur la question de la grâce. L( la grâce n'est efficace que p; volonté. Les Thomistes prête grâce est efficace par elle-mêi livrait à d'interminables discust des combattants sans les éclai i ne sait à quelle occasion Rie part à la lutte ; on ignore mêm!

sait seulement que son inter sien profonde (1). « Les Ita

II) M. AvENEL pe6se que Uichelieu ne pr

!S, mais encore a À appui très etiicace y. Nous lisons en effet dans Y Histoire '«, à propos du cardinal de Givry le cet évêché : « Dans Temploi de î bonheur entre autres de proposer au mmandation du Roijl'évêché de Luçon Cardinal de Richelieu et d^obtenir la sans difficulté, tant il était dès lors en is vertus et ses mérites incomparables, i liste des bénéfices que notre cardinal consistoire Tan 1606, où il y a : « Die ibris proposita fuit Ecclesia Lucionensis e du Plessis de Richelieu (2) . »

puie sur ce fait qae le P. Serry, dans son Abrégé on de Auxiliis ne fait aucune mention du nom de le jeune évêque de Luçon exprima son opinion à ce iculier avec le pape, et que c'est ainsi qu'il trouva lité de ses études théologiques et la supériorité de son ■or., t. VI, p. 169.) • généalogique de la maison du Plessis Richelieu,

. des évéques de l'église de Metz, îietx, i633, in-4»,

pasieur, Dien qu u n au encore q sicut accepimus^ in vigesimo teri tutus existas. Ces paroles du bre raison à Mourgues de Sainl-( que Richelieu aurait trompé le En effet, en décembre 1 606, il i S'était-il vieilli de deux ans poi dispense qu'il sollicitait? Le fa En tous cas, il n'y a pas moye contradiction qui existe entre 1 du jeune évêque.

Mais si Mourgues de Saint-Ge le reste de son histoire est pi en effet que Richelieu , une foii pense, serait allé se jeter aux p avoué sa supercherie ; et que le donné et Tavoir congédié, aurai vent répété : « Ce jeune homn sera un jour un profond politiq

é archevêque de Bordeaux dans Tespace . On s'explique donc sans peine que it que diacre à son arrivée à Rome, ait Les semaines après, revêtu du caractère

îs (4), il songea au doctorat. Dès le

|ue de nombreax exemples de nominalions épiscopales ue. La Valette, fils du duc d'Epernon, était archevêque [içois de Sourdis, archevêque de Bordeaux i 22 ans, [ue d'Orléans à 21 ans.

exigeant sur les conditians requises par Tépiscopat. II ent politique : « Ceux qui recherchent lesévêchés par * faireleur fortune, sont d'ordinaire ceux qui s'attachent airparimportanité ce qu'ils ne peuyent espérer de leur les choisir, mais ceux qui sont appelés de Dieu à cet eur manière de vie différente, ceux-ci ('exerçant aux se pratiquent dans les séminaires, et il serait fort l'ella ne choisira que ceux qui auront passé un temps ides, à travailler aux dites fonctions dans les séminaires ir les apprendre ; n'étant pas raisonnable que le plus métier du monde s'entreprenne sans l'avoir appris. Ta er les moindres et les plus Tils sans avoir fait plusieurs estament polit.^ u 1^, p. i07).

9 avec la réputation d un prélat instruit, régulier et

sa personne et son talent. D'à tique, il était supérieur à ses

très attaché à la personne da roi dont il ara entretien avec le Pape. Aussi Henri lY li familièrement son évoque, et Yilieroj déclar tant de modestie unie à tant de mérites, et lançon le plus brillant avenir. (Abbé ob Pui

« Henri IV l'appelait son évéque^ reconna ment d'nae mitre, mais ene<»e d'nne titre, i chelieu. Arsenal, 187, £• 33.)

L'auteur de la Vie msc, du tard, de Hichei èvéqne k la reine, qui lui fit également bon a

(1) Voici l'extrait des registres de la Facu

« Oie 17 jalii anno 1606, Oominus Joannes episcopus designatus, instituitin facultate suj g»co, cum quo faeultas dispensavit de tempoi deret, Komam perrexitetbullasquasyocantobl consecratus, secundam scriplo babuit suppli lormolà coaceptam :

« Dignissime Domine Decane, vosque S. S.

qaâ tandem ratione de actibus theologicis, qu oporteat, ut tum Régis voluntati, tam votis mei Il de primo acta, moré solito, uno dempto pi consuetadinem, de tertio instar resumpt»? qu «eus. Vestri ordinis observanUssimus Armand

Ui postulationi annuente facultate, respond » oclob 1607, operto capite, sine praside, in pnin» hcenu» baccalaureis per faculiatem J^J*^ignj, etc. (Db Pube, Vita em, card, Richelù

m argumentation fut très brillante. Il îtique si serrée et déploya tant de so- 'exposition, que les examinateurs lui é le titre de docteur (1).

les, qui faisait partie du jury, déclara s eu de soutenance pareille à celle de t appréhendé lui-même de discuter si docte et si subtil théologien » . Un li voyageait en France et qui se troubonne, fut tellement satisfait de cet 5on admiration dans ses mémoires (2).

li-même disait, longtemps après, de

candidat était tena de répondre à toafes les objecparfois que les esprits échauffés par l'ardear de la la gravité qui convient à une solennité de ce genre, n, prince de Gonti, le père Amoux, jésuite, ronlut i faculté s*7 opposa avec tant d'énergie ane le pauvre a querelle fut un instant si vive qu'il perdit son en Sorbonne comme un monument de sa témérité. Richelieu, t. I.)

iu card. de Richelieu dit à tort qu'il rentra en Arsenal, 190 ter. f 2.)

iiDrement la bibliothèque con i l'administralion du collège.

Après avoir pris ses grades i meura encore une année à Pari i Pour obéir aux règlements de I livra au ministère de la prédicat!

que le père Cotton, le carême cl Roi. Henri IV lui donnait les bienveillance. Il aimait à Tappi là qu'il avait contribué plus q honneurs deTépiscopat. 11 lui av retour de Rome, qu'il demande pourpre de cardinal, et, par S( pleines d'une affectueuse courto du jeune prélat et ouvrait de vî naissante.

(1) AoBEaT, Hisl. du card. duc de Rie illustres, ne juge pM moins favorablement • U avait Tesprit vif, le jugement solide, 4e tout «atteprendre. et k l'épreuve de tou

l'sonne ne résidait dans son bénéfice, îfois l'intervention de Tautorité civile ins évêques à faire la visite de leur le sacrement de confirmation. Pour aucune disgrâce n'égalait celle d'être piscopale. Aussi s'est-on demandé, I motifs qui déterminèrent Richelieu 'un pauvre diocèse, alors qu'il aurait et y mener cette existence brillante, nom, son rang et sa jeunesse. On a irt inattendu un raffinement d'ambiï, sinon le mot, du moins les sentimieux être le premier dans une bour- ^ome. A vrai dire, Richelieu, à qui ne permettaient pas de faire grande

eu, t. VII, p. s.

Richelieu, p. 19.

ueuA ans d i aori ae la corrupiii.

vécu dans la solitude et le travai haute mission dont il est revêt obligations et toutes les responsa En supposant même que Tambil à cette détermination, et que, dan l'évêché de Luçon n'ait été qu'un « ; davantage (1) » , il n'en faut pas moi l'esprit de décision dont il fit preuve Ami de l'étude, il eut le bon sens ( divertissements frivoles de Paris ne j et qu'il trouverait, au contraire, à Lu cueillement qui sont si favorables au Toujours poursuivi du désir de marel cardinal du Perron, il sentait qu'il ne \ faire un nom dans la controverse qu'en

M) Mgr Pbrraod, Le card, de J^chelieu, p. 16.

esquelles il doit souvent défendre ses de conflits. L^épiscopat allait donc être en tissage du gouvernement; c'est dans large qu'il allait acquérir la prudence, 1 aux affaires, la fermeté, Tesprit de 3s qualités en un mot qui conviennent que et à un homme d'État.

\roir fait ses adielix aux amis qu'il lais- 1 route pour Luçon^ dans les premiers 608. Le voyage était long et particuliè- ;e des rigueurs de la saison ; les routes at et peu sûres. Il ne pouvait songer à l ou en poste : c'eût été compromettre sntrée dans sa ville épiscopale. Il fut iter un carrosse et quatre chevaux à e sa famille et cousin des Bouthillier.

encore une nouveauté : c'étaient des (S ou huit personnes pouvaient trouver

ses fatigues et se guérir des i marais de Luçon.

Le 21 décembre, il arriva ville, Tune des plus importantes ou sept mille habitants, et étai d'une élection. Les échevins et 1 haiter la bienvenue. Richelieu h d'avoir son évêché proche d'ut pour avoir donné une infinité d Gomme toutes les sciences se fc l'une ne peut subsister sans l':

plus grand prix à leur amitié et ( « Si vous me jugez capable de terminant, je m'offre de bon pliant de croire qu'il n'y a perso

(1) D*Atin8l, Bicheliw et la mQnarchie a

vous laire paraître combien je vous omets que vous me voudrez tous du ne allusion aux démêlés qui existaient ntre le chapitre et M"" de Richelieu, m appel à la concorde et à Toubli des résence était une garantie d'apaisement

irangues, Tévêque, escorté des chanoi- Luçon où il arriva le jour même, fête de

liai ne lui fut pas complètement applileur de Saint-Gemmes, l'épée au côté, t en chausses semelées, venait prendre I nouvel évêque, et le conduisait jushé . Mais les du Bouchet, seigneurs de nt faits protestants; ils avaient même, 5 religion, livré Poitiers aux héréti-

t. I, p. 12. — (2) Id., p. 14.

LuçoB n'est qae de 6 lieues.

à perdre la mémoire de tout ce q

« Cette sainte loi doit être re< exhorte, autant qu'il m'est poss moi, bien que je ne puisse ign( compagnie qui m'ont été fort ce temps qu'il a plu à Dieu de proteste que je n'en aurai aucu doit convier à faire de même, s rend entre vous, afin qu'avec le vous ce que l'on disait, en l'Ég] chrétiens, eorum cor unum etanin

Richelieu revêtit ensuite ses c à l'autel, puis au trône qui lui ava; et reçut les promesses d'obéissai sents àla cérémonie. Il prêta lui

(i) AvEXBL, Lstires de Rich., t. 1, p* 14.

il sur ceux qui l'entendirent : « Mesirivre avec vous et faire ma demeure il n'y a rien qui me puisse être plus en vos visages et reconnaître par vos essentez de la joie ; je vous remercie

)us me rendez de votre bonne volonté, ériter par toutes sortes de bons ofle j'aie en plus grande affection que de \ à tous^ en général et en particulier, compagnie il y en a qui sont désunis 31 croyance ; je souhaite en revanche \ d'affection ; je ferai tout ce qui me ous convier à avoir ce dessein, qui BU qu'à nous, et agréable au Roi à qui }laire (2) . »

3S furent terminées, le nouvel évêque •le serrement de cœur, en visitant sa

d' Aquitaine, t. LXIV, p. 488.

lestants. Uéglise Saint-Philibert avai comble et n'offrait plus qu'un vaste Uévêché, grande construction massif neaux, était absolument inhabitable. / avait servi d'abri aux catholiques ass tants, et les murs portaient encore d( des attaques qu'ils avaient soutenues, vahiesparles halliers; les jardins et les cessé d'être entretenus depuis plus de « lieu dut donc se mettre à la recherche d' Un gentilhomme du pays lui offrit une i la cathédrale, et c'est là qu'il logea en at épiscopal fût réparé.

Le peuple de Luçon était bon, si très dévoué à ses évêques. Mais le étaient nombreux, actifs et remuants ville une très grande influence. Ils l'absence des évêques pour s'arroger \ exorbitants.

1 etonnanie

ici le pornraence si ïnfe. Tout de Richeuvre très e, à J'œil orle lête, 'iicbelet.

plus de tableau igujllon Ayaioon ;

lignait ée, sa mfraipar-

et de cette pâleur fiévreuse qu( vaient lui donner plus tard . Ei soigneusement bouclée, qui re en faisait un beau cavalier en n de noblesse et de distinction ( Voilà rhomme qui vient de et qui va donner à cet évêché et de son génie . Le théâtre du la tâche bien obscure; mais i pressentait que son séjour à ] très courte pour parvenir à de

(1) BoNNEAo Avenant. Hist. de la Dm

)elles, 7 chapitres, <0 maladreries (1):

s devait pas dépasser cent mille âmes, aire, Luçon ressortissait au Parlement e ecclésiastique, il dépendait de Tar- X. On ne sait pas ce que Richelieu t pour la première fois le diocèse qui e trouve dans sa correspondance auys, aucune appréciation sur lès mœurs itants. Il ne dit rien de ces paroisses } il allait administrer le sacrement de

port sar Tétat da Poitou présenté k Loais XIV par lar Charles Ougast Matifeox (Fontenay, 1865), bous Bompreoait 2 arehidiaconés, Il abbayes, 7 prieurés, eurés, chapelles, qu'aumôoeries et autres petits ffres sont assez sensibles; cependant elles s'expliquent tnéficiers étaient à la fois prieurs et curés. — Dans reles détails suirants sur le diocèse de Luçon : aucune Tille dans son enceinte et que le plus conit Luçon, qui est un fort gros bourg où Tévéque a lonnable, et est seigneur et baron de ce lieu et de us, sans compter ce qu'il aura du douzième des pourront raloir 6.000 livres de rente. » {.Rapport 1663^ par Charles Golbert de Croissjr, p. 86.) rchevéche de Bordeaux. Diocèse de Luçon, p. 33.

toutes ces eaux stagnantes dégage et rendaient le pays très insalu été assainie que par les grands qui ont été exécutés dans notre s Le pays était fort pauvre, témo d'un voyageur de Tépoque. « Lu( au rang des villes, si on ne coi porte d'évêché. Elle est située d petit ruisseau, iau milieu de gra principalement du côté où nous de la mer seulement de deux chemins y sont entre deux fossé i garde à soi, on peut s'égarer qui ne sont pas frayés, et qui i endroits de ces marais pour al i qui sont la retraite de pauvres i

(i) Les eag de maladie étaient si fréq> toisin de Loçon, dut éUe transféré à la B i

)up que les évoques de cette époque orité et les mêmes droits que ceux pour la. collation des bénéfices dans la juridiction épiscopale était considépar les prérogatives de quelques abbés, eurs laïques qui avaient le titre de parons que Richelieu eut Thabileté de ne [ner par ces privilèges qui étaient très )uvaient pas être abolis. Il professa le our les droits acquis ; mais il s'arrani rendre aussi illusoires que possibles, re vingt-cinq ans, il ne pouvait pas intérêts matériels de son bénéfice. Il

, cité par M. Hanotaux, Revue des Deux-Mondes,

lu était de 18.000 livres. Une autre source de menu itait le droit de bréviaire et de cheval. A la mort d un ier, le bréviaire et le cheval du défunt 'even«ie|i* de les héritiers ne payassent une indemnité de 10 livres .XIV, p. 821.)

cette église, à laquelle étai de rechercher ce qui est de m*ont été donnés en dépôt (1 indice du goût de Richelieu ] preuve de son esprit d'ordre prise de faire valoir tous se légitimes. Il est probable qi pièces qu'il réclamait, et qu'( fonds des archives de Luçon quand Soubise, à la tête des : sac de la ville, tous ces papi( i mais regrettable, puisqu'ils m i d'étudier, documents en mains , épiscopale de Richelieu.

L'un de ses premiers soucis avec le chapitre. Ce conflit d^

(i)AvENEL, Lettres de Rich.y 1. 1, p. i7

de régler à Pamiable ce différend qui \ entente et qui était si préjudiciable à Il commença par étudier l'affaire avec un et, après s'être convaincu que les réclatre étaient bien fondées, il consentit à ar un contrat du 4 juin 1 609, il s'engagea la somme qui^serait nécessaire, après que a fabrique auraienteté consacrés auxrépaeut bien soin de stipuler qu'il ne faisait

lu, au moment de prononcer ses vœux à la grande Charine à Armand pour qu'U fût employé à releyer les églises lites par les protestants. L'abbé de Pure affirme que non ta le vœu de son frère, mais qu'il dépensa lui-même une edans ce môme but decharité. (Abbé de Pore, Vita em. « 11 fit bâtir diverses églises et en rétablit ^autres que Rec. de pièces relat. à Richelieu. Arsenal, 187, f» <W. — ivé dans son diocèse qu'il y donna toute son applicarreurs et des vices qui s'y étaient glissés depuis plus de n'y avait fait de résidence, 11 en fit la visite entière, y iu) avaient été détruites par les huguenots; il en ramena , prédications au giron de l'Église. H était en ce temps-là m jeune évoque résider que cette sage conduite donna ôquede Luçon. » {Vie msc. ducard, de Rich. Arsenal, l»b,

qui Tenlourait. »

Les rapports d'un évêqun assurément la partie la plus iii son administration. Il lui faut i maintenir intacte son autorii caractère paternel^ pour réfor les personnes, pour récomp<i éveiller les jalousies. Richeli pareille tâche.

Le clergé du commenceme perdu de ses habitudes gra guerres de Religion, « le mo camps, l'évêque dressait de cabinet des princes, le préd séditieuses harangues ; tous chacun était jeté hors de sa

(1) DoM FoNTBNEAU, Papiers d'Aqu latin, n* 18389, f 7J.

(2) Jacquinet, Les prédicateurs du 2

I livraient au tratic.

Lorsque Richelieu eut sond porta hardiment le fer quidevai de remédier aux abus était d prêtres les règlements discipli

Or, comme dans Tune des den il avait été statué que les évê( année une assemblée synodale, l'exemple de Tobéissance, et coi Cette conduite était sage. En a| son pouvoir d'évêque, il avait à c jeunesse, son autorité ne fût con nus. En convoquant les principa

même pas la formule de rabsolation^etse par d'abréger à leur gré les paroles sacramentelli dant aux curés d'admettre aucun prêtre vagabc paroisses, plus de sermons, plus de catéchisa ignore parfois jusqu'à l'existence de Dieu. A I quartier Saint-Sulpice un autel élevé k Belzébutt titions des sorciers. » (D'Avbnel, Rich. et la \

jeune évêque rappelle à ses prêtres les larges et les intérêts religieux et moraux sont confiées . C'est assurément le témoi- ;usable et le plus décisif que Ton puisse zèle épiscopal de Richelieu, lu Plessis de Richelieu, par la miséricorde du Saint-Siège apostolique, évêque de Lus et bien aimés confrères les abbés, doyens , ît autres bénéficiers de notre diocèse, combien Tusage des synodes a été prudemit institué et pratiqué en TEglise, dès que irent cessé et qu'il fut loisible aux chrétiens ir aviser aux affaires appartenantes au bien

esse aroir reça de Pierre Petit et de La..... la somme de it de MM. les abbés d'Angles et de Talmond pour la comtes amendes auxquelles ils avaient été condamnés pour plusieurs synodes, selon qu'ils étaient tenus, de toutes lemeureront quittes pour le passé en Tenu d» Présent 'iquel, ce second jour du mois de mai 1609. » {Archives

fr

« Pour ces mêmes causes, nous senon

de rechef notre dit synode, le treizième,

accoutumé, mais nous avons trouvé bor

vaut les visites de notre diocèse que nous

dèsUannée passée, afin qu'ayant acquisp

de l'état où il est et des maux auxquels

nous puissions plus utilement, à la tenue

faire des statuts synodaux qui soient invi

àTavancement de la gloire de Dieu, et e

rituel de tous nos diocésains. Et en attei

fassions savoir notre intention, laquelL

vous attendiez touchant le temps auque

faire venir en assemblée en ce lieu, noi

tout notre pouvoir que vous ayez, comm

teurs, à veiller soigneusement sur vos

quels Notre-Seigneur J.-C. a bien c

précieux sang ; et que vous vous con

ent publiées plus tard par les soins du Luçon, J. de Flavigny (2), sont de la main m, A ce litre;, elles méritent d'être briève- *autant plus qu'elles sont fort peu con-

3 tout d'abord le but de ces ordonnances :

notre pouvoir régler et policer notre dit [ue faire se peut pour la gloire de Dieu ous, et obvier aux désordres qui s'y sessés quant à la discipline ecclésiastique, publier les ordonnances qui s'en suivent, irons être inviolablement gardées sous •après. »

prêtres de son diocèse « de s'adonner iété et à la vertu, de fuir l'oisiveté, et

fonds français, n» 22884, f» 56.

»etit livre ictitalé : Briève et facile instruction pour

vignj. Fontenay, 1613, iii-12, 78 feuiUets.

raïuaii. uup vuiuuiiut/uA,

concile, qui est plus portatif.

Sous peine de suspension û prêtres de remplir des emplois comparaître devant des juge vront être célébrées dans la \ modes pour le peuple. Les tave i fermés pendantla durée des offi i à communier le premier dima moins aux quatre grandes fêtes tous les dimanches une leçon avec le peuple Toraison domini :

et les dix commandements enls i les fidèles puissent les apprend Les fiançailles se célébreron et aux portes des églises, afin dans ces sortes de cérémonie trois dimanches différents les aux évêques la connaissance d

lébration des sacrements. Ils devront k subir un examen par-devant leur

fidèles qui savent lire de s'instruire Tétude du catéchisme. Parmi les lux âmes, il indique la Méthode de les pécheurs du Père de Grenade.

s publications concernant les affaires s qu'à rissue de la grand'messe, et à Cnfin, pour graver dans Tesprit des donnances, Richelieu veut qu'on les mois à la place du prône, îscriptions nous ont paru intéressanl'^ue historique, parce qu'elles révèlent )n sous l'épiscopat de Richelieu. On abus qu'il fallait abolir, tels que le es et subalternes, les amusements et 'es. On peut même reconnaître, dans

« Monsieur, j'ai vu la lettre < les différends qui sont entre le i Je ne puis que je ne les blé manient les affaires de ma les uns avec les autres . . .

grands- vicaires , et comme tels très desseins que de faire pas tentement, ce qui se fera, poi de Dieu. Il semble par votr( mauvaise humeur, lorsque vo moi, j'aime tant mes amis, que leurs bonnes humeurs, et devraient point faire paraître vous a piqué, vous deviez l faire sentir Taiguillon à ceux ( Dieu, jusqu'ici garantis de pi me gouverner, et sais davar sous moi se doivent gouvei

ind vous m*écrivîtes, mais m style conforme au vôtre je vous assure que Taffec- ►rtée ne diminuera jamais, ez vouloir vivre avec moi ie vous. J*ai recherché les la bonne volonté ; je crois ir reçu des témoignages, , si c'était à recommencer, j moyen de faire paraître )us fût utile . Vous le devez e je suis

iné à vous servir,

LRMAND ,

lUçon (1). »

ParlementjVenregistrement, la construire, et vingt autres for i rager le zèle le plus ardent et 1 Mais Richelieu, avec la viv pas homme à reculer devant leî s'entendre avec ceux de ses prêt lui être le plus utile. Avant d'er importance si capitale, il était fi de conseils, et de s'assurer des compris que les vœux du clei i dessein, il demanda aux syndics bâtir un séminaire. Cette autor avril 1612 (2). Mais comme rœii

(1) Le cardinal Charles de Lorraine, arch.

actif an concile de Trente et qai avait fai ment des séminaires, fonda, à son retour à France ait été dotée, 1667. Mais il tomba en (Gault, Hist. du collège des Bons-Enfants,

(2) Sur la fondation du séminaire de Luç4 collect. D. FoNTBNBAU, Bib. nat., fonds lat.

2, il acheta de ses propres deniers une j de Téglise, et y installa les premiers ents. Conformément aux lettres du Roi, rganisation et la direction de la maison, isard, docteur en théologie et curé de supérieur. D'autres prêtres, également j du diocèse, enseignèrent la théologie •aie, le droit canon et l'histoire sainte ; hargé d'expliquer les cas de conscience, nt ne marcha pas aussi bien que Tardent •é. Quand il s'agit de répartir la taxe de

les idée» de tolérance contenues dans ces lettres paten- 1 pas de séminaire dans votre diocèse, que nous sommes plusieurs habitants d'iceluy, par défaut de bonnes in- } de la religion catholique, apostolique et romaine, et réduire et remettre au giron d'icelle, par bonnes et \tes autres voies douces et gracieuses, de notre propre que TOUS ayez à rassembler les personnes ecclésiastiques EAU, Papiers d'Aquitaine^ t. XIV, p. 189, Bib. nat,

cA., t. I, p. 70.

ranties de stabilité et les traditi le succès d'une telle œuvre, co lion de son séminaire (1616) \

La congrégation de TOratoin cinq ans. Elle avait été fondé 15 novembre 1611. Il n'avait était déjà célèbre par ses prédi troverse, et surtout par le rôle < conférence de Fontainebleau, ( cardinal du Perron.

Les Oratoriehs avaient pour i cation du clergé. Ils n'avaient r clôture, ni règles monastiques, et la piété étaient leurs seuls me quaient à remplir, avec toute 1

(l) D.FoTTBHBvu, Paniers d'Aquitaine, t. X n» 13389, fo 88.

torité est dans la douceur, et le respect

ô secours de la crainte. La charité qui

3père un si grand miracle, et sans autre

e, elle sait, non seulement captiver, mais

L volonté propre. »

e Richelieu avec le père de Bérulle da- Le père de Bérulle^ dit-il, dans ses mé- 3as plutôt institué son ordre des pères de êque de Luçon, qui lors arrivait nouvelîhé, apprenant que cet institut avait pour s évêques en Tinstruction des pauvres ient état d'aller catéchiser dans les pas, prit connaissance dudit sieur de Béd'établir sa compagnie en sondit évêcbé, îconde maison qu'ils possédèrent en ce

nme dans une lettre de juin 1612, adres-

H, année 1629.

taxe des bénéBces.lecanonicatet la cathédrale et la cure de Saint s'engagaient à nourrir et à habii fonts ou jeunes gens, nés dans led, et destinés au saint état du sacerc par les mêmes pères ». Ils étaient la disposition de l'évêque deux ec chiser le peuple et l'instruire dans EnÛD, le chanoine Froissard devai demmté, une rente viagère de 300 1 Ce contrat porte la date du 14 déct pas oublier qu'à cette époque Richeh 'a Reme et à la veille d'entrer au coni

flî ^"t ^"''^ "^^ Richelieu. 1. 1, „ 84 I»» rAnnt cUe Carte ""* °""*''' *« ?'*"'«•'«'

raordinaire au diocèse, que les secondes Haient moins favorables aux bénéficiers, et dû être consultés pour le règlement d'une

nportance.

ralysa tout. En Tabsence de Tévêque qui llement à la cour et qui ne faisait plus )n dans son diocèse, les chanoines et les énéfices se sentirent plus de hardiesse pour la taxe convenue. De leur côté, les Oratoit plus les subsides promis, diminuèrent le esseurs du séminaire. Sur les instances de ivait que sa maison périclitait, le père de çon. Il désigna un supérieur et un prédicaque le lui avait demandé ; mais il ne réussit résistance des chanoines. Les Oratoriens se eu à peu. En 1625, il ne restait plus qu'un père Le Gentilhomme, qui, en retour de sa orale, apprenait à lire et à écrire à quel-

de capucins à Luçon et aux Sa jouissaient à cette époque d' comme prédicateurs et comme fi i été ouvertement protégés par E i suspects que les Jésuites et prc tanée de leurs rivaux, ils avaiei une influence prépondérante. 1 leur magnifique couvent de la m et les seigneurs de la cour leur chaient leur direction et leurs c Cette prospérité était d'ail

(1) Le trait suivant, empranté à Batterel occupa coommment de l'éducation et de V Hichelieu, réfléchissant en ses derniers joui rapport au but qu'il se proposait de re] quoique un peu tard» de mettre entre les 3.000 écus pour aider à faire l'ouverture celles de nos maisons où cet établissement et bien résolu d'assurer ensuite le fonds, pc progrès... Mais la mort du Cardinal, au moi avoir eu le temps d'assigner les fonds proje desseins. « (Père Ingold, Archives de Vév

concours à un double point de vue. Il les ts missionnaires pour évangéliser les populagnes ; et de plus il avait le dessein de

hospice où ils soigneraient les nombreuses raient les émanations pestilentielles des

! voir se réaliser ces projets charitables qui xutement de sa sollicitude pastorale. A es son installation (février 1609), il fit des e commissaire des capucins de Fonten.iy l'envoyer quelques-uns de ses religieux à (osition ayant été bien accueillie, Tévêque exprimer ses remercîments et sa satisfac-

ai reçu une extrême joie d'apprendre

ard. de Sonrdis, p. 9i. — A Saint-Maixent, leur charité lerveilies. Beaucoup de huguenots, abandonnés de leurs irtis en recevant les soins de ces religieux. (Maurice de table, p. 397.)

sur remplacement du couvei fonder. Cette cérémonie se fii inaccoutumée, dont le souveni i laire de l'ordre (2). Les fidèles accoururent en foule et prirent ]:

heures et aux processions prei •les religieux dans chacune d; érigée en présence de l'évêque de possession une fois accomp ses démarches, ni ses sollicita d'argent, pour hâter la constri pice dont il voulait doter sa vil Le conseiller d'Etat, Claude de la Reine les lettres pateni fondation. Le 26 mars 1613, i

(1) ÀVENEL, Lettres de Richelieu, t. I",

(2) Bullarium capucinorum, t. V, p. K

Lviserons au surplus avec M. de Beaurands moyens aux Sables-d*01onne. Car léfier que nous puissions être gratifiés de I grandes dépenses qu*elleest contrainte e conserver la paix et la tranquillité

', 21 avril 1613, Claude de Vie rendait ie ses pourparlers avec les ministres, e proposer à la Reine votre saint désir des bons pères capucins auxSables- 3 conférer avec les trois principaux , desquels elle prend Tavis en toutes lesquels louèrent comme ils devaient 'autant plus que je leur représentai '^se, l'état auquel vous l'avez trouvé, u, il s'est amélioré par votre travail, niais ils m'ont fait voir l'instance

^gères. France^ t. 759, f* 4.

.^nir gain de cause. Secondé p

était en rapports d amitié depui

des capucins pour la province

faire donner les lettres patente

deux couvents. D'après le Bi

Sables-d'Olonne fut inauguré en 1619.

Les capucins furent pour R pleins de zèle. Leurs prédicatic vent triviales, mais toujours apoi bien dans toutes les paroisses ( ticulièrement utiles auxprotestai d'octobre, dit le 3krcure frança la mission du Poitou, par leurs plus grande partie des religion et plusieurs de ceux de Fonteno

(1) ^^<^hivesde la famille de Richelieu, t, (3) Année 1G22, t. Vltt, p. 491.

)utation d'orateur : il tenait à François de Sales, de Camus n temps, il aimait à prêcher sitait et où il administrait le ne nous reste malheureusecations. Elles devaient être ^née et moins brillante que icés à la cour; mais nous igences et les faiblesses de an, devaient être largement ouffle apostolique qui Taniiques.

rsaire Pierre de la Vallade, ministre lent demandé pour ministre en 1603,

fut adressé par Ange de Raconis, bliée sous le nom de Pourparler ade fit une réponse au catéchisme pitre des ministres de Giiarenton La Roclieile, 1619.) tis habebat. . . uteruditos pastores tros per rura rusticos spiritnalibus

DE Pore, Vita em. card. Richeliif

baux seraient décisifs pour nol i maximes de Richelieu dans le hommes ; on y surprendrait si i

dtt * I

cultes de sa charge et usant d(

esprit-et de toute la vigueur de

ter les lois de TÉglise, pour

plus divers, pour imposer sa ji

les différends et surtout rameii

aux habitudes régulières etchr

luîtes civiles leur avaient fait p

Mais à défaut de ce documei

lettre de Richelieu annonçai

verra combien il était préoccu

son diocèse.

« Armand-Jean du Plessi évêque et baron de Luçon, à r

les mois après notre arrivée en ce lieu, ites de cestuy notre diocèse ; lesquelles iivant Texemple des saints et bienheuiésir des sacrés conciles de TÉglise, ement aux évêques de s'acquitter de le Tun des plus importants de leur igé que pour rendre notre travail plus fruit au salut et édification des âmes, il is exhorter, comme de fait nous vous os chères et bien-aimées ouailles, de 3res ardentes que vous ferez à Dieu, envers le prochain, pour attirer sur ices, qui seules peuvent rendre nos ibles au bien de vos consciences. Et 3ns été dûment informés qu'il y en a a tentation de l'esprit malin a eu tant retenir de déclarer à leurs confesseurs commis il y a plusieurs années, nous lu avertir, par le grand et ardent

notre, nul ne peut négliger sai sachiez mieux le temps auquel à ce que nous désirons de vo, vous avertissons que nous vou présent mandement soit lu et j les églises paroissiales et cot d'icelles. »

« Donné à Luçon le jour d'avril

D'ailleurs rien ne prouve mieux qu'apporta Richelieu dans l'accompli que la manière dont il nommait aux 1 rement la plus lourde et en même tei ses responsabilités. On sait en effet qu^ ne disposait pas seul des bénéfices de s le Roi, le chapitre partageaient avec existait même beaucoup de laïques, i

(«) BibUolkè,», «.tionale. food» fr.«ç.U, „. nSU,

n'avaient pas le courage apostolique de

ïe brouiller avec personne, sut très habi- J intérêts religieux de son diocèse avec qu'il devait aux grandes familles qui J présentation. Ainsi, il écrivait à M"* de pos d'une nomination à un bénéfice pour ivait le droit de proposer un candidat :

mé André s'étant présenté, je prends la ertir de son incapacité, et vous supplier, que je vous dois, d'avoir pour agréable ^rge, je le refuse pour conduire un trou- -Ghrist, comme est celui des âmes qu'il a ng. S'il vous plaisait révoquer la présenet trouver bon que cette cure fût mise au at celles qui sont purement en ma coUae action digne de vous et rendriez un lui que vous servez si religieusement,

bénéfice à quelqu'un qui en vous avez la volonté d'en pourv< de sa capacité si vous en faitei l'en pourvoir sur votre préseï ment en cette occasion, mais € l'estime que je fais de votre vei

Grâce à ce mélange de com fermeté, Richelieu sut éviter te que des nominations conforme sans cloute, il se relâchera de ce fices ecclésiastiques comme ( les distribuant à ses créatures ( compte de leurs vertus et de 1 nous oblige à reconnaître que t

(1) AvENEL, Leltres de Richelieu, t. !•', {i) Idem..., t. 1«', p. 30.

cèse (1). Obligé de vivre avec eux, bileté de résister à tous leurs emp torts de son côté. Il fit tout ce qu( et son zèle pour les ramener au ca traita jamais en ennemis. Il se égard avec une mansuétude et conciliation qui font le plus gran vues et à sa sagacité politique.

Certes, il peut paraître difficile e du vainqueur de la Rochelle le c conscience. On se figure volontie ses fonctions d'évêque et à son battre toute religion opposée au culier la religion protestante ; au qu'il poursuivit avec un acharner

(1) Sous Loais XIV ils araient 30 temple i Etat du Poitou, p. 88.

luuuiit;, ei eu lit uuuipciraiii avci^ ics

porains. Or, comment, au début du ait-on la tolérance religieuse ? « Le

le monde entier, dit M. d*Avenel, Pout autour de nous, dans les États foi du plus grand nombre proscri-

les opinions dissidentes. Les cat à Genève par souffrance^ mais n'a-

s'y marier. L*exercice de la religion

dans toute Tétendue de la Hollande, i la paix d'Augsbourg, tout membre

pouvait déclarer unique, sur son qu'il professait et interdire Texercice union rivale. Il n*y manquait pas; ues de Bohême contraignaient leurs ésse, et, s'il faut en croire Schiller, cet usage les y faisaient aller de es Luthériens, là où ils étaient les I non seulement les catholiques,

lestants de ne pas les inquiéter p accordait même l'admissibilité a laires. Mais le libre exercice de que dans les lieux où il existait au deux localités par bailliage ou se les places de sûreté qui leur étaiei rien à voir avec la liberté de consc une concession exagérée et très pensée de Henri IV, ne devait ê1 de Nantes^ pris dans son enseml d'union et de paix inspirée par l( considérants de cet édit ne consa< le principe de la liberté. Du rest l'opposition du Parlement pour s( n'étaient pas encore mûrs pour ( Pourtant, à la mort de Henri J

(1) D'AvBNBL, Richelieu et la monarchie c

3as besoin d être confirme, néanmoins, ts soient assurés de notre bienveillance, )us faire connaître davantage notre in- ! garder inviolablement ledit édit pour ous nos sujets. »

t un désaveu formel des mesures vioon avait enfin compris la nécessité, et

de la tolérance. Ce n'était pas encore ice telle que nous l'entendons de nos re que les intéressés eux-mêmes ne la leur suffisait de n'être pas inquiétés et leur culte comme bon leur semblait, emier qui se soit nettement prononcé pieuse. Ses déclarations sur cette grave ombreuses que décisives.

d'abord de connaître son jugement ly. Parlant de la reine Marguerite de 3n 1615, il dit dans ses Mémoires :

)laient apporter une réjouissance pu-

Le aeveiuppcuiciu est un j caractéristique ; on y voit que i Barthélémy comme un crime, I sur l'ambition des princes Lon Dans une autre partie de se une émotion profonde, les scè ' duisirent, lorsque les Maures France (1609), et il ne craint \ \ d'Espagne « le plus barbare co i les siècles fasse mention (2) ».

Dans son admirable instrucii digea en 1616, dès son arrivé; trouve la confidence des idées j:

pendant son épiscopal, il fait ce a maintenue toute sa vie : « Au qui lient les princes, et autres âmes, qui nous obligent pour n

(1) Richelieu, Mémoires, t. !•% p. 248.

(2) iD ., Mémoires, t. VU, p. 34.

da sans hésiter la liberté de conscience et , et mérita d'être appelé, par certains cageants, le Pape des Huguenots, jsession de son siège, Tévêque de Luçon des plus pacifiques intentions à Tégard 3ans sa harangue d'arrivée, il avait dit sais qu'en cette compagnie, il y en a qui ^ec nous quant à la croyance ; je souhaite lous soyons tous unis d'affection. Je ferai ra possible pour vous convier à avoir ce jera utile aussi bien qu'à nous, et agréable î devons tous complaire (2). »

oies conciliantes, il s'éleva plusieurs déue et les protestants de Luçon. Ceux-ci ir temple à une distance de la cathédrale ait trop rapprochée. Les travaux étaient

Bichelieu, t. !•', p. 2Î5. k., t. 1", p. 15.

tants. Ils se plaignent d'être

C'est à tort, disent-ils, que l

pas salué quand il passait en f

De plus, il a privé un bon vieil

sa terre de Luçon pour aucune

ligion réformée. Enfin, il a re qui l'avaient déjà été en l'églis

ajoute « qu'ils sont résolus de

les incommoder (1) ». Nous igi

à ces différents griefs. Il est j

plaignants à montrer une humeu

ter les propositions de Tévêque

700 livres qu'il leur offrait, ils i

prêche dans un autre endroit où i

ni provoquer les catholiques (2)

(1) La Fontrnbllb de Vaudoré, Hiat. du 1. 1", p. 367.

(2) LiÀviâE, Hist, du Protestantisme dam

\ grand nombre. Ils ont néanmoins Y conserver en la liberté et Texercice içoivent tous les jours quelques ous, les gouverneurs desdites villes aux violences des ministres et du îvêchés qu'il y a audit pays, celui de r ceux de la religion, et l'église leur

les abbayes sont possédées par M. de mi possédées par gentilshommes et 5 que huguenots, et y a tels, comme r de la Forge-Nocey, qui en tiennent i desservir tellement quellement par omestiques, et qui leur servent justions.

a religion prétendue réformée con- 'aller au prêche, la plupart à coups lodérés empêchent qu'ils n'aient ni , ni leurs fermes, ni celles des habi-

danl que leurs biens fussent c ces ruines. C'était, en effet, le nombre des actes de représai vendications de ce genre n'aurf i temps après la guerre ; mais ell où les auteurs de ces dégâts éi chaient les occasions d'en com i

Les protestants prétendaier taines taxes, telles que le droi tuaient en partie la dotation de lieu n'était pas homme à m clergé. Il fit appel au Roi, et 18 avril 1609, contraignit les dîmes que les catholiques (2).

Néanmoins, tous ces démêlé

(1) Lièvre, HisL du Protestantisme dar

[l) U FONTBNBLLK DB YaUDORÉ. HlSt. d

»««^A%^ m^^\j^KJ VAV^ MMM\^M.M.^\y V/ «»

îuloirdu bien (i). »

mieux combien les passions religieuses BS, après dix années de paix officielle, qui se passa à Boufféré, et dont le récit ve dans les Papiers d'Aquitaine, Mathieu le la Buffetière, gentilhomme protestant, ^ai 1613. Le clergé de la paroisse de iverti que les réformés du pays avaient r ce seigneur dans l'église. Dans cetteprérent fermées avec soin. Mais, le 25, une e protestants, accompagnant la dépouille eligionnaire, se présentèrent aux portes ouvant fermées, ils les enfoncèrent à enterrèrent le seigneur de la BufTetière ^ en vain que le clergé et les cathohques à cette violation. Les huguenots ne se voir terminé la cérémonie et après avoir lichelieu ne pouvait pas tolérer un pa-

chelieUf t. !•', p. 52.

ceux qui n ont point ae aroiib ei notre service en plusieurs cures < ment la jouissance, mais Tusage < de telle conséquence que, s'il y outre le signalé service que vous i en aurons une obligation indicibl i Les protestants, en effet, ne s( de violer l'Édit de Nantes. Au avantages obtenus de Henri IV, conscience, la liberté du culte daii de villes, 150 places de sûreté, emplois, des chambres mi- partie ' gués à la cour, ils cherchaient à leurs privilèges. Ainsi, à Tasse avaient demandé le rétablissemer qui avaient été supprimés par Vl

(i) D. FoNTENBAU. Papiers d'Aquitaine , t, 19389, f<» 82. — Par un édit du 8 nov. 1656 gentilhomme protestant qui avait été enterré Tasse. {,Pap. dCAquit,, t. XIV, f» 815.— (2) A

is, uii lu. le uuu u n.uiijai^ï j«w«-

J à compenser ce qu'il y avait de précaire i comme société religieuse ; mais beaucoup rivés d'organes pour exprimer leurs doent comme une sorte d'offense le droit aux Français de l'autre communion, et la Qur plus marquée des réformés à devenir t alarmait les esprits éclairés ; aussi les ûres à l'assemblée de Saumur causèrent- )yaume une certaine effervescence (2). »

ans notre sujet de raconter en détail les mblée. Nous voulons seulement indiquer u'éprouva Richelieu en assistant de si intrigues, à ces délibérations séditieuses avec l'attention d'un futur homme d'Etat, réunit le 14 mai 1611. Dès le début, il se •ndes divisions (3). A l'exception de Duli demandait le maintien des édits et leur

ssemblêes politiques, p. 226.

des Princes de Condé, t. III, p. 15.

ssemblêes polit, f p. 229..

Charnier et pour scribe Desbord séditieux qui fussent en France pendant tout le cours de Tasseml prêcher feu et sang et celui-ci poi lui fut possible à des résolutions ( La régente avait envoyé à Sat Boissise et Bullion . Ils ne réussi raison. Ils demandèrent aux prot( députés chargés de défendre le pa se séparer. Mais rassemblée se c désigna cinq de ses membres poui cahiers de doléances. La Reine rt à leurs plaintes quand ils auraient qu'ils se seraient dissous. Une sec voyée, mais sans plus de succès .

marque Richelieu, les cahiers étaie

(1) Richelieu, Mémoires ^ t. XXI bis., p. 105.

. Ce n'était pas aux réformés à donner re rÉdit de Nantes (2). »

Jaumur n'eut pas d'autre résultat que s esprits. « Les députés, dit Richelieu, n tel mal de cœur qu'ils résolurent enéputé de ceux qui étaient à leur dévoprovince et y ferait trouver mauvais, possible, le procédé du parti contraire afin qu'on renouât une assemblée ou 3 moyen des cercles qu'ils avaient inveau moyen pour troubler le repos de her en eau trouble (3). »

rement la conduite du ministre Cha- 'e au chancelier que si on n'accordait L permission qu'ils demandaient, ils dre. « Le chancelier, dit Richelieu,

XI bis, p. 105.

rance, t. XI, p. 30.

CXI bis, p. 107.

le contact journalier des réfornr. •

menées, de leurs prétentions et < i

La rébellion du duc de Rohar i

fournit, peu de temps après, à Ta :

de montrer son zèle pour la reli^

gneur, que son rôle à Tassembl i

fort suspect , aurait voulu être i

d'Angély, dont il était le gouveri i

mis dans la place un lieutenant, î I

très dévoué. Les deux adversai

pendant huit mois, Tun cherchai!

tenant royal, Tautre faisant bonm

les intrigues du gouverneur. Su

deux furent mandés à la cour. Il

Mais, quelques jours après, le di

que son frère, le duc de Soubise,

[i) RiCHfxiBQ, Mémoires, t. XXI Me, p. 10

t la soumission du duc de Rohan. Mais 1 échange : 1* la suppression officielle des formée^ les trouvant injurieux pour la re- ; 2° la tolérance des conseils provinciaux, t un grave échec pour lamour-propre et Marie de Médicis.

t cette affaire avec une attention toute parsur les lieux; il pouvaitdonc juger de l'état connaissance de cause. D'autre part, la rgé de l'avertir de ce qui se passerait dans in devine que cette première marque de i faisait entrevoir la possibilité de jouer un taires publiques, ne pouvait qu'exciter son ice.

irs 1612, il écrivait àPhélypeaux de Pontte les protestants du Poitou n'étaient pas

seigneur de Pontchartrain, élait exclusivement chargé des prit une part considérable aux oonférences de Loadun.

la Reine. — Richelieu en aurait où Duplessis-Mornay s'est mot pansif qu'à Tordinaire ; mais, e i faire apprécier ses confidences, de vive voix lorsqu'il aura Thon dant, à moins que la Reine ne li renseignements. Ce qui domimi c'est le désir manifeste d'attirer sa personne. On sent qu'il en a mettre en lumière son dévouei services qu'il pourrait rendre, si à son concours.

Dans son discours aux Etats | trouva l'occasion de dire nettem»

à tenir envers les protestants. Il tinction entre les protestants rel quilles. Il demanda les répress

(1) AvENEL, Lettres de Richelieu, t. l"", |

ivons dit, il appela dans son diocèse (ucins et les chargea de donner des JS paroisses. Nous l'avons vu, les ! ces saints religieux eurent les résuli. Beaucoup de réformés se convertit chaque jour du terrain dans le

on concours personnel dans cette . Quand il fut renversé du pouvoir îontre les protestants un ouvrage de [ui eut le plus grand retentissement, i loin l'occasion de parler en détail révêque de Luçon réfutait la lettre !S ministres de Charenton, et d'en ogique et littéraire. Nous voulons comme un témoignage indéniable 3e, les graves, et solennelles paroles »i dans son épître dédicatoire :

i plus grande modération qu'il me

force, je lui dirai que les voies que j'estime les plus convenabh ; Terreur : l'expérience nous fais i aux maladies les remèdes violen i davantage (1). »

On s'est donc étrangement trd à Richelieu d'avoir rempli l'adresse des protestants. Il su quente, que nous venons de cit de ses sentiments de charité et c à leur égard. Sans doute, il c l'ardeur et la vivacité d'expressi( la conviction de défendre la ^ l'hérésie, il garde les plus grands tiques. Sa discussion est parfois

(1) RicBSUBU, tées principaux points de la adressé aa Roi par les quatre minUtres de G

ous demande en votre conscience si tous essent votre créance nous traitent ainsi en vous demande pas si les nôtres reçoivent sont élevés aux charges, c'est trop : je ider si on leur donne la liberté de pro- 1, non ouvertement, mais en cachette, ' vie ? Après avoir bien pensé à la quesis, vous ne me pouvez répondre autre Is reçoivent quelque grâce en tels états, re que nous estimons le plus. Aussi, vos -ils qu'il faut bannir et punir les héré- 'té de conscience est diabolique ; ce qui isez partout où vous êtes les maîtres (2).»

lier, il mérite certes d'être estimé comme un des plus sont imbus de ces nouvelles erreurs; et si, outre sa quelque chose en lui, il me semble que ce doit être un très appelleraient peot être indiscret. Je ne le dis pas té de Leurs Majestés étant que nous virions tous ea is très marri. Je voudrais plutôt le servir, mais non lience et de la vérité. »

de la foi catholique, p. 24.

fatévêque de Luçon, il fit les s

les plus conciliantes aux protes

travaillant avec un zèle admira

mener au catholicisme (1). Le

repousa leurs prétentions et ré:

mais il ne porta jamais atteinte i

Quand, plus tard, devenu m

guerre aux huguenots et qu'

chelle, il restait encore fidèle

poursuivait non pas des hérétic

était impitoyable dans la répres

sauvegarder deux choses qui <

l'autorité du Roi et Tunité de h

(1) On sait par la correspondance de Rich des libéralités dans tontes les provinces da giou et ponr la conversion des hérétiques travailla à Tinstmction du duc de la Trém( joars de disenssion, « parce que, dît son cœars aussi bien que les villes. » — J Paris, 1882, t XI, p. i34.

'iosilé réclame quelque chose de plus î officielle et publique. Nous voudrions ) intime, étudier ses pensées secrètes, ations, ses désirs ambitieux, et reconse le détail de cette existence obscure nena pendant huit ans au fond de son uelle il trempa son caractère, se forma )uverner les hommes et mûrit les grands réaliser dans la suite, te vie intime et faire cette étude psyourrait jeter un jour si nouveau de Richelieu, nous n'avons guère ►rmations, sa correspondance. Il faut it la meilleure. Les grands hommes ne ue par leurs lettres ; c'est là qu'ils se t, sans masque et sans artifice. Grâce )us le feu de Faction, nous surprenons projets, les mobiles cachés qui les ont

ue direction pour la conscience lieuses destinées à un diplomal ne trouve aucun apprêt et où Vo de sincérité, nous donnent une ( et plus vraie de Thomme ; elles aspects qui étonnent parfois, i charme ; et peut-être quelques n de physionomie encore inaperç blance de cette étrange figure historiens par sa mobilité et soi Ce qui frappe tout d'abord ( Richelieu, ce sont ses efforts po' 18.000 livres que lui rapportai revenu bien modeste pour un c était sans patrimoine, qui avait

(i) AvBNBL, Introduct, p. 100.

(2) Pouillè général de l'archeTèché de Bo p. 1.

[•oitre ses ressources, non pas par cupiire honneur à son rang d'évêque et à la 3on (2).

r confidente de ses embarras une certes, qui habitait Paris et qui était pour ^ dévouée. Le jeune évêque s'adressait à aère, et les lettres qu'il lui écrivit forla partie la plus curieuse et la plus picorrespondance-

chelieuy t. I, p. 28-

doute de ses propres débats lorsque, daos son Testat cette page si curieuse : « Il arrive souvent qu'un les qualités que lui donnent les canons, et que Q lui peut désirer^ mais pauvre par sa naissance, lis ans dans l'impuissance de faire sa charge, tant auquel les concordats Font obligé, qui emporte souvent ^enu^ qu'à cause que ce nouveau droit lui en soustrait on joint à ces deux dépenses celle qu'il faut qu'il fasse dont il a besoin, et se meubler selon sa dignité , il se ans se passent avant qu'il puisse rien tirer pour sa beaucoup ne vont pas à leur évéché, s'ezcusant sur la énage (résidence) qu'ils sont contraints d'y faire, et se Is doivent avoir pour paitre leur troupeau, aussi biePâ par LS de charité, que par leurs paroles. » Test, t. I«^p.l38.

que vous en dire encore, car toui beaux comme vous savez. Je ne lion ici, je vous assure. Je suis exl n'ai aucun lieu où je puisse fa fumée; vous jugez bien que je hiver, mais il n'y a remède que assurer que j'ai le plus vilain < crotté et le plus désagréable ; mî quel est l'évêque. Il n'y a ici auci ni jardin, ni allée, ni quoi que ce maison pour prison (2). »

Toute prison qu'elle était, il fa d'une manière décente, et ce n

(1) AvBNBL, Lettres de Richelieu, t. !•', p.

(2) Ce qoi prouve que Tèvêque n'exagérait Luçoa, c'est ce proverbe en vers macaroniqo

Beati qui habitant urbes« Exceptis X>u^on,.Séez et Mail!

(Dugast-Matipeu:

« Sans lui, j'étais mal ; mais je n'ai que le comptes, car quelque compagnie qui sait fort bien ce qu*il faut faire. » Ce merveille ; tout le monde est surpris de 'eut-on faire croire à son maître « qu'il eur dans le pays (1) ».

tre d'hôtel ne suffît pas ; il faut encore i d'argent. Aussi, Richelieu s'informeeront deux douzaines de plats d'argent omme on les fait». Il serait ravi que lui en procurer au prix de trois cents

la rigueur cent autres écus «pour ^ose de chétif. Je suis gueux, comme n que je ne puis faire fort l'opulent ;

3 j'aurai plats d'argent, ma noblesse

domestiques de Richelien, en 1626, il n'est pins KDs doute mort peu de temps après l'arrivée du

je ne sais que faire, n'ayant point logis étant si chers; si j'en trou> preûdrai toutefois, Tincommodil étant grande, aussi que tous les a Paris dorénavant, et que, cela éta mes provisions en temps et lieu. M il faut que j'avoue que je m'en trot

En attendant il demande ce que en envoyait de Luçon, il reviendrais il ne s'approvisionnera de la sorte ( profit. Du reste, ce qui le préoccupe c'est le logement et la grande quanti faudra pour s'y installer. « D'autre ce meur, c'est-à-dire étant un peu glori étant plus à mon aise, paraître davar plus commodément, ayant un logis à i

(1) AvBiiKL, Lettres de Richelieu, t. I», p. 26. (Î)b..i6td., p. 66.

îon garda toujours à M"' de Bourges inaissance pour tous les bons offices noignés. Ayant appris en 1612 qu'elle d*argent, il lui écrivit aussitôt pour lui J'espère que vous serez bientôt hors de )le votre repos. Je voudrais avoir moyen ue chose pour vous en tirer, je m'y ontiers. Et bien que ma bourse ne soit faut, si est-ce que la vous offrant avec e vous prierai de disposer de tout ce

! plus clairement de cette corresponî si intime, c'est l'esprit d'ordre de lit dans la gestion de ses affaires la ureuse avec laquelle il veillait aux inté- *ersonne mieux que lui n'a su concilier grandes choses et le soin minutieux

helieUf t. !•', p. 56.

été inconnus. Que l'homme dEi

cesse menacée par des intrigues

tracté, dans cette nécessité de ii

dureté et même une attitude terrib

adversaires, nul ne saurait le conte

le cœur n'était pas aussi complet

tend Michelet. Dans sa correspo:

dans ses lettres de jeunesse, on <

ture de cœur. On y découvre une

désir sincère de rendre service, u:

traste singulièrement avec les t\

prendra plus tard. L'expérience d

le maniement des affaires et Texe

peront à un degré incroyable s

mais ce sera au détriment du co

bonté, de bienveillance et d'affab

jeunesse, donnaient un charme

nomie.

e laire la laveur ae croire quii ny a I souhaite avec plus de passion que de paraître par quelque agréable service à une si sainte société (1). »

enveillance et ces offres d'amitié sont correspondance de Richelieu. « Mon- 1 autre gentilhomme, je chéris tant fue je ne saurais laisser passer plus faire de nouvelles offres de mon afce, et crois que si je suivais mes •s, vous seriez tous les jours impormais je sais que mes discours vous comme ma personne vous est inutile ns, j'oserai bien vous assurer qu'en puisse être, je ne manquerai jamais ner, vous reconnaissant si obligeant lettre un crime de lèse-majesté si je re ces devoirs. Je souhaiterais avec

IteUf t. !•', p. 16.

neuse correspondance est toute rei

mandations ou de sollicitations, e

intérêts qui lui ont été confiés, i

prix et qu'il ne négligera rien pc

ses démarches. Aussi, personne n

ter, ni plus ingénieux à obtenir.

il écrivait aux rapporteurs, aux

juges. Il avait pour maxime « q

tient pas pour éconduit du premi

Avait-il besoin de Tappui d'un gr

fisaitpas ; il s'adressait également

à ses enfants , et même à leur gou^

quelque influence ; il voulait que

dans ses intérêts et parlât pour h

Il faut reconnaître, d'ailleurs, (

uniquement pour être utile à ses

et qu'il n'y apportait aucune oste

(4) AvBNBL, Leltres de Richelieu, t. !•', p. I

à la charge se gâtent par un long repos

l». Ildisaitaussi : « Tous les politiques

les peuples étaient trop à leur aise, il

! les contenir dans les règles du de-

Luçon, il fut frappé de la misère de 3 plus pauvres de France, et. ne se os, qu'il n'eût obtenu pour ses diocéfiscales moins rigoureuses.

3S pays d'élections (2)^ les populations

à la merci des traitants ou partisans,

ms pitié. Il n'y avait pour elles aucun

riches banquiers, qui affermaient les

le administratif, Tancienne France était diyisée en is. Les premiers établissaient eux-mêmes Tassiette perception; tandis qae dans les pays d'élections, evenus publics étaient répartis par des officiers (saires des partisans qni les avaient affermés^

culier, comme je le fais avec beauc modérer la charge, laquelle ils o à leur grande incommodité. Je i trouverez point ma requête incivi considérez que votre ville, en co i malheureux bourg n'est rien, paie fait. » Après cet exposé de la s d'en venir aux menaces de procè !

vous volontairement le soulageni voies de la justice ne me peuveni que vous veuillez me donner sujel

(1) « Tribata et vectigalia egregià ac paternft itaet contra morem. » Abbé de Pure, Vita em.

Le môme auteur ajoute qu*à cause des serv rendus, Richelieu était très aimé de ses diocès deyinxerat animes et corda, ut cuncta ad lil arbitrium episcopi et pastoris agebantur, ragé Tere patrem qui, temporalibus spirituaUa curaret. y> Op. cî7., p. 49.

f , contrôleur général aes nnances, ei cuarui présenter sa requête. On remarquera Bspect qui remplissent cette lettre ; elles jeune évêque une très haute estime pour >nore de sa confiance et pour les fonctions . « Monsieur, bien que je sache que la i portent le faix des plus grandes charges ioit plutôt mériter par très humbles ser- • par supplications, la connaissance tou- Dntentement que vous prenez à vous em- )lic me met la plume en main pour vous ilement. Monsieur, de vouloir témoigner é à tout ce pauvre bourg, en une affaire 3 représentera particulièrement si vous

ries du Lundi, t. V1I| art. Richelieu.

Rich., t. I», p. 18. Ces lettres étaient adressées à lu Roi en réleclion de Foatenay. Golieclion Robuchon. i Poitou. Notice sur Luçon par le P. logold.

Rich., t. I»', p. 20.

bhgeance, s*il s'employait avec lati ment pour diminuer les charges ( sera pas surpris qu'il ait été bonp tous les membres de sa famille ur absolu dévouement.

Sur ce point encore, on s'est mé de reprocher à l'évêque de Luçon à l'endroit de sa mère, de ses frè Nous espérons faire bonne justice reste n'a d'autre fondement que famille dans la correspondance c M. Avenel.

Nous reconnaissons, en effet, ( ne contient qu'une seule lettré < M" du Pont-Courlay. et qu'on d'autres lettres adressées soit à autre membre de sa famille. Ma

(i) Martinsao, Le card. de Richelieu, p. 15É

urs autres de ses parents. On s'envoyait porteurs ou des messagers qui étaient issions verbales, et transmettaient les noude détails qu'on n'aurait pu le faire par la distance était assez rapprochée entre ieu et, par conséquent, Tévêque pouvait

Scultés rendre de fréquentes visites à sa i la Meilleraye qu'habitait son oncle, et le ay, qui était sa résidence de prédilection, §tapes -OÙ il pouvait se reposer des fati- On comprend donc que les occasions de ant plus nombreuses, celles de lui écrire équentes.

n'est pas impossible de déterminer avec sion les rapports affectueux qu'entretenait i siens. A défaut des lettres qu'il a écrites, irtie de celles qu'il a reçues, et Ion verra îS, dont plusieurs paraissent ici pour la

traites des archives de la famille prendre tout ce qu'il y avait de d^ filiale dans Tâme du jeune évêqui « Mon fils, je ne puis assez v< vous avez de moi, ni vous dire l meurer au monde pour y donner à ceux que j'y ai mis. Je vous dis

au désespoir, et vous dirai néai agréable de me retirer chez voi ma résolution et que je le désire ] faites cela de bon coeur. L'on ava ici, vous eussiez voulu me donn vous n'eussiez pas été chargé de ment et de cœur d'adviser leque commodité, <5ar je vous dis qu plus est de vous soulager tous ai Je supplie Dieu qu'il vous donne bientôt en la sienne, et vous €

les troubles et les irrésolutions où je le-là ,me tue, et vois bien que je n'aurai jue, vous sachant tous heureux, je serai lie Dieu que ce bien m'arrive bientôt et i et au ciel la récompense de la bonne e témoignez. Je vous écris cette lettre ce que je dois dire et ce que je dois ins je vois que tout s'oppose à ma rei je crois qu'il faudra que j'accepte la roua me faites en demeurant ici, et cela le j'ai de vous causer une telle incomencore une fois que cette peine-là m'en e vous ne le supposez, et supplie Dieu sainte bénédiction, et vous de m'aimer

^ de Richelieu.

e de Richelieu.

chacun son hôte et veulent pren Je crois bien que la plupart de c est un Dieu comme font les dia qu'il ne tardera guère à les punii En attendant ce châtiment cél

démarches pour épargner à sa i pareilles scènes. Il s'adressa au de Bouillon, leur demandant de au château de Richelieu (2) ; i I de Condé dans ce sens : « Moni!

j'ai eue que personnes qui n'on I mais bien une langue et un cœu Dieu, ne recevraient aucun mal conseiller à ma mère de ne poic retenu en la mienne, et, qui pb

(1) Archives de la famille de Richelieu.

(î) ÀVBNBL, Lettres de Rich., t. !•', p. lô

par la fièvre depuis plusieurs mois, il iblir auprès de sa mère, et se fit porter

de Richelieu. A son arrivée dans la rouva sa mère tenant par la main les rançoise de Richelieu qui venait de lu de ce spectacle , embrassa sa mère lit et jura de prendre soin de leur éduent il tint parole .

son beau-frère, M. du Pont-Courlay, îir. Pendant quelques jours la famille 3re était heureuse et fière de ces réuûent chaque année et qui lui causaient onde joie. Mais bientôt Tévêque de séjour de la campagne, fut rappelé à es de la politique. Ses adieux à sa Wes <pie de coutume ; - il - pressentait

définitifs. La marquise de Richelieu

lui imposait •

Son frère aîné, Henri, était la le Grand Prévôt. Il avait eu de Henri IV (1). Sous Louis XIII, il dix-sept seigneurs qui se signale par le luxe de leurs habits et c bien vite dévoré sa fortune en i prunts qu'il contracta achevèren tien et son patrimoine. Un ricb mais ce ne fut pas pour longtem Guyot des Charmeaux, lui appo:

goût très vif pour les fêtes et les quis reprit ses anciennes habitu

(1) Le marquis Henri de Richelieu reçut de ètaitsibien en crédit auprès dufloi qu'il inspir de^ Blédicis le traita avec la même faveur. 11 - privilégiés qui chaque soir restaient auprès d retirée. (FoNTENAT-MAnBoiL« Mémoires, an Taubmant des Réaux, ti U, p. 1.

(S)« On dit que -sa femme, comme un tai loi ferait une robe : « Faites-la, dit-elle, con Migneurs. » Tallbmant, Historiette de Rich

nanae, il usa de son créait en laveur ue îux qui se trouvait engagé dans un procès fit réussir par l'intervention de M. d'Alineur. Nous avons trouvé aux archives des s une lettre inédite d'Alphonse qui nous ments de cordialité dont les deux frères L pour l'autre.

à Tévêque combien il était désolé de le icapable de faire le voyage de la Grande nse ajoute : « Un de mes amis m'a fait ue vous avez faite h la clôture des Etats, neur qu'elle vous ait réussi à votre conté assuré qu'elle avait été fort agréée d'un inais que vous me feriez cette faveur que

ea fît profession à la Grande Chartreuse en 1606, et y

ms manifester le désir de rentrer dans le monde. Il

18 la Chartreuse du Liget, près de Tours, à la Grande

fut nommé prieur de la Chartreuse voisine d'Avignon.

3 cloître pour devenir archevêque d'Aix, il ne fit que

se de son frère. Par goût, il serait resté dans rhumilité

Igieuse. — (Mighbl de Purk, Viia Alphomi Ltidovici

1653, in- 12.)

Richelieu se montra particuli i sœurs. Il aimait tendrement Fi M. du Pont-Courlay. Elle était tii i et d*un naturel très grave et très i rut, en 1616, Tévêqùe de Luçon l'aînée devint la célèbre duchesii François de Vignerod, fut élevé pi au grade de général des galères d

Sa seconde sœur , Nicole, eut grande encore dans ses faveurs, 1617 avec le marquis de Brézé.

lant fut encore rehaussé par le Médicis aux jeunes époux, en cor Luçon ; malheureusement Nicole ses facultés perdirent peu à peu

(1) Archives des Affaires Étrangères. Fran (î) Archives de la famille de Richelieu.

qui ont tendu à la perfection. Mais le

mer à Dieu et de se sacrifier pour lui

t après les crises politiques et sociales.

les guerres de religion, on vit une foule

et épuisés par les ardeurs de la lutte

:res et leur demander de leur servir de

e de la sainteté et de la vertu. Mais les

iient rares au lendemain de la Ligue. Les

; manié le mousquet et avaient porté, dans

aris, les plus violentes attaques contre

re son successeur, étaient peu familiers

stique. Habitués à vivre dans les rues et

iques, ils devaient difficilement se plier

constant, à cette vigilance, à cette atten-

)nscience, enfin à ces conseils toujours

B que demande la direction des âmes.-

qui devint amiral et qui fut tué k bord de son yaissean, 1 1646. II donnait les plus brillantes espérances. -^ Voir istoriette de Richelieu, t. U.

lettre suivante qu'il écrivit à u table traité de spiritualité. < lettre que vous m'avez écrite q deux esprits contraires dont Tu l'autre la douceur ; l'un vous r attire à la terre ; en cette rech élection de l'un qu'en abandoni Pour l'aider dans son choix, deurs de Dieu dans un langage tien : «Consultez la foi, lui dit-i est un bien si grand qu'il mér attente, peine et travail ; que jour au repos éternel, sans divc est bien tolérable souffrir ici-b attente ; que ce même Dieu est les biens que vous trouverez « vous contentent si fort que voi parer; que ce qu'il a daigné c ne manque point en lui ; q

ur s éviter la peine de chercher les idées eut méditer. A son avis la méditation ^ses : les pensées et les affections. Les e simples et sans recherche ; les affecloivent être vives, fortes et jaillir du

:e la méditation le matin et l'examen de *our ce second exercice, il faut s'applijustice de Dieu et sa bonté. La pensée

nous aidera à corriger nos actions dénême impossible de songer à sa bonté ,

notre âme le désir de tendre à la per-

érations sont assurément fort justes, re très pratique. Mais, ainsi que nous fait trop défaut. On n'y sent pas assez d'un apôtre qui aime les âme&, et qui

quelques-unes sont assez longues, qi en deuil. Mais il ne faut y cherche i fonde, ni ces cris du cœur qui jailli tissante. Pour panser des douleurs, rations abstraites, métaphysiques, ( c(msolatio ad Marciam de Sénèque.

Ainsi il écrit à un fils qui a perdu fortes trouvent ordinairement en ell< leurs afflictions, que les plus faibles par radoucissement que le temps secours d'une consolation emprunté votre constance n'arrête le cours de tant que la grâce ne détruit pas tuu bien que vous ne sauriez perdre, sai d'une douleur extrême, celui que voi Toutefois, s'il vous plaît, après avoi jeter sur la nécessité de mourir qui

oigner la part que je prends à votre mal ; j divertissement est le vrai remède des e de discours pour vous convier, mon penser plus à cet accident qui vous est )our vous réjouir du bonheur de cette regrettez, et non vous affliger de ce que es pour la posséder en son paradis (2). »

îre dont le fils était malade : « Qui ferait vie sans traverse se mécompterait bien nce que Thomme puisse avoir, il doit se rompe souvent aux choses mêmes auxon est le mieux pourvu ; c'est pourquoi nstance aux accidents qui arrivent tous roirait presque lire une traduction de

)as que la piété lui fit défaut. Sans doute*

ch.y t. V\ p. 44. ?A., 1. 1« p. 47.

jA., t. I« p. 34.

Il était très dévot à Notre-Dac sanctuaire célèbre de Saumur. I datait du xv* siècle ; il y avait Richelieu y venait souvent en pèl duisit le Roi et les deux Reines dont une chapelle avait été const que Louis XIII vint remercier 1j de la Rochelle.

Cependant, malgré Télévatio n'était pas exempt de quelque f vulgaires. Les pressentiments, le Toccupent. Il ne laisse pas de Taccomplissement de certaines ] tains songes ; il ne s'étonne pas < planètes, des jours heureux ou i mettrait, s'il faut en croire div la puissance de la magie et l'efl

(1) AvEWL, Lettres de Richelieu, Inti

superstitieux quand il s'agissait de nuise de bonne heure ; ses historiens 3t la cause de ses premières douleurs 1 il se livra pendant ses études théoninait presque constamment; dans orrespondance il se plaint sans cesse iccablent, lui enlèvent tout repos et )plication (1). Il confesse qu'il a la londe et «plusieurs le croiront aiséisantant, mais peut-être en un autre

B. «c EUe réglait toutes les affaires de TËtat ogues, et les avis des plus sages polltiqaes srvatioDS de Fabroni, qui dressait des figures choses de quelque importance qui regardaient 9, par hazard ou autrement, il réussit en diverses e du Roi; en sorte que la Reine déférait k ces pu faire à de véritables oracles. • Benoit, Hist. Les observations de Fabroni se faisaient sur la ' avait fait construire et qui ae voit encore près

08. En 1611, la fièvre le retint plusieurs mois de Fontevrault. En 1612^ nouvelles souffrances . ^u somme, la maladie fut la grande épreuve mais complètement rétablie.

servirai pour me mettre devant les Je vous remercie aussi de votre bo fort à propos pour m'aider à me ti \ maladie. Vous avez voulu marier :

corporels, afin de procurer la santé I rendre à mon corps celle dont il y ; destitué. Je désire de bon cœur qui

leur effet en moi . Et, en cette cons prières, estimant qu'elles auront ti la donne à tous les médicaments d

que son bois et vos prières me r ; souhaite être (4) . »

{l)AvENKL, Lettres de Rich. t. !•% p. 80.

(3) Ce médecin était de Poitiers et ami de I Vèvèqaede Luçon k partir de 1609; plus tard, i service qu'il finit par devenir son secrétaire int pour frère un avocat de Poitiers, chez qui descc par cette ville.

(3) Le bézoard était un composé de calculs ou attachait des vertus curalives presque miraculc faire un présent de prince. Richelieu en reçut u siège de la Rochelle.

(4) AvENEL^ Lettres de Rich., t. !•', p. 99.

qui me tourmente, je promets de tonaer ichelieu une messe qui se célébrera tous année, et pour cet effet donnerai à un 1 annuel 36 livres pour les messes qui actions de grâce (2). »

uve que chez Richelieu les croyances ne IX grandes et fondamentales vérités du s'étendaient jusqu'aux pratiques dedéiantes et les plus naïves. Mais le caraclinistre se retrouve même dans ses prières, ïue huit jours pour le guérir de ses maux lai, s'il n'éprouve aucun soulagement, il e libre de tout engagement. Plus tard il ent avec les princes de l'Europe. Dans

i, le jour même de la mort da Cardioal, on introduisit tan de bas étage qui fit prendre au malade de la fiente ;omba quelques instants après ce singulier remède.

il et 48.

lichelieu, Introd., p. 99.

3S le milieu où il a vécu. Il est particulière savoir quels ont été ses amis au temps

' de rechercher Taction qu'ils ont pu avoir vie.

jà dit^ Richelieu avait à cette époque une e cœur, une cordialité dans ses relations accessible au sentiment de Tamitié. II ne i il était dans tout Tépanouissement de sa Bs conspirations et les haines politiques fe étouffé en lui les instincts généreux de d était ambitieux, et il savait sans aucun pouvait mieux servir ses rêves de graninfluents. Il est donc intéressant de rerrespondance quels sont les personnages bonnes grâces, qu'il séduisit par son 'ièrentplus tard à sa fortune. Relégué, ms un modeste évêché de province, il se lier avec des hommes de valeur ; il

amideniance.

Les relations de la famille d»

lier étaient fort anciennes. L Tévêque de Luçon, François di ment de Paris, avait eu pour p lier et lui avait laissé son étude appartenait à une bonne famill

la suite un personnage assez lents et à sa fortune, mais il i ; ancien patron . Avant de moui i recommanda instamment ses grand prévôt avait laissés orji Denis Bouthillier accepta cett; avec un véritable sentiment de r»; auquel il devait en partie sa maison les fils du marquis de avec une sollicitude toute pater collège de Navarre ou du colley dans la famille de Denis Boi

rram et de voir si le jeune évêque, qui la solitude de son évêché, avait quelque }u avec faveur à la cour. Le chanoine s*acouble commission avec le plus grand zèle, gnent quatre lettres qu'il écrivit à Richelieu iour à Paris et qui sont aux Archives des res. Ces lettres, qui furent expédiées à nt de la mort du Roi, donnent les détails nts sur cet événement qui produisit une ^pression dans tout le royaume, ui est du 16 mai 1610, présente un récit amsi dire par un témoin oculaire, du IV. L'abbé de la Cochère fait le tableau pontanée et si profonde qui éclata dans

nJfJ!^'^ ^f ^^^*'"X appendice. Richelieu fut utile à

Bouthillier. Claude, l'aîné de ses fils, fut nommé surin-

eiait le père de GhaWgny, qui à son tour devint aussi

f P'oma éféque d'Aire en 1623. - Victor, d'abord

ie?e dans la suite sur le siégre archiépiscopal de Tours.

aôroué k aichelieu, fut placé auprès de la Heine mère

» commandements. Il eut pour fils l'abbé de Rancé, le

appe, dont Richelieu lui-même fut le parrain.

lui dans les termes les plus il noine, que comme on parlait présence des jeunes prélats de à vous nommer, Monsieur 1( fallait point vous mettre parn plus vieux vous devaient cède rait montrer l'exemple aux aut le dit, me Ta rapporté en ces

« Voilà, Monsieur, tout ce Excusez-moi, s*il vous plaît, j mauvais termes ; car je n*ai { l'accident qui est advenu » (la cette réflexion qu'on retrouve Mémoires de Richelieu : « J'o jamais pensé qu'une perte co en mon particulier (1). »

Six jours après, 22 mai, ne Paris. « Je me contenterai de

(i) Archives des Affaires étrangères.

est tenu en très haute estime, les nouvelles politiques. « Les protestants Jmuer, mais la Reine a déclaré qu'elle les n liberté des édits ; de quoi je m'assure ant^ car autrement ils se perdraient. »

par le menu les intrigues de la cour et les e la Reine. « Quant à ce qui se passe ici, l'est pas encore permanent. La Reine a omte de Soissons le gouvernement de prince de Conti s'en est fort offensé et it pour avoir le gouvernement du Daudonné à M. le comte en faveur de son îine l'a contenté en lui donnant le gounais, Forez et Baujolais. On tient pour ince de Condé sera dans trois semaines ivoie copie de la lettre qu'il a écrite à

leur, on tient que les obsèques du feu ►t. II y a deux évoques qui feront deux

calmée. « On a eu nouvelles fort solennellement les obsèqu Roi, On a fait de même à Lyo part des évêchés de France on n où assistera tout le peuple. »

L*abbé de la Cochère, après i très renseignements sur Tasser se tenir au mois d'août, sur 1 Souvré et du « seigneur Conci iiayes de Marmoutiers et Saint-1 maréchal de la Châtre, qui allait Clèves, termine par ces mots où \ affection et Tardeur de son dévoi « Je ne puis m'empêcher de vous Je vous en demande pardon . Je se je me mettais à vous dire Textrêm

(1) Archives des Affav-es étrangères. France, t.

pas à sa réputation, et le second la st pas des plus heureux à parler en |uérir ensemble la grâce de bien écrire her. L*un a comparé notre Roi avec mantpas qu'un seul Roi fût digne d'être grand prince, compara le commencela fin de sa vie avec celle de David, de as. Ce serait folie de vous en vouloir j 'espère vous faire voir les pièces ennt plus agréables que tous les échantilferais voir.

toutes les églises de cette ville trois sers consécutifs, les églises étant fort bien même de velours noir, et à cette Saintaucune réjouissance, étant du tout ense- 3ommun de toute la France....

irdi à Saint-Denis le corps du feu Roi

* étrangères, t. 767^ (• 211.

nous aurions aime a savoir pe funérailles du Roi, et surtout i les oraisons funèbres qui furen et à Saint-Denis , car il était quence .

A la suite de ce voyage à ] trouver, Pabbé de la Cochère l'assemblée du clergé qui se L'évêque avait songé un instan il jugea qu'il pouvait se faire r noine et il lui donna procur£ affaires du diocèse. En écrivai lui dit que Tabbé de la Cocher dignement de cette charge » . 1 un témoignage qui n'est pas mi homme de cœur et d'esprit to adresse et sa fidélité » dans toi confiées.

(1) Archives des Affaires étrangères, t.

Du Mont-de-Marsan, le 26 n

<.«.. '^' — ^""* ""^ permettrez, 1 r^^!*r '^ '* Pentecôte, en Jaq.

n»andé à Dieu qu'il vous donnât l «wî», Spiritum sdentise dont voi pourvu, mais bien Spiritum gau trouve souvent parmi les plus gra>

devoiK ,.^-'''""'^P""'esgran< 2„ l """^ "^ '« commandez.

mCu^' de rhumeur dont vou.

luoiqae très courageux et vaillant.

/^eveque d'Aire n'eut pas le R'cheheu qu'il avait projetée : r

toire, car personne n'eût été plus de«a vieille amitié, denousfouri

ne pouvait pas trouver une meilU toutes les ressources de sa charité abbaye jouissait d'immenses revei y avaient-elles introduit tous les ( mondaine. Elles n'observaient pk comme ce monastère en avait beî dépendance, il en résultait un grand affaiblissement de la vie religieuse

L'abbesse, Eléonore de Bourbon, animée des meilleures intentions, m le courage ni les forces nécessaires p forme de son abbaye . Sur le consei avait demandé et obtenu comme coao nette d'Orléans, veuve de Charles d< Belle-Ile. Celle-ci, qui était une'fe s^élait résignée qu'à contre-cœur à q Feuillantines, à Toulouse, où elle vive

le 26 mars 161 i, Tabbesse Eléonore de

'était pas homme à ne pas tirer parti de servait si bien ses projets. Il pressa l'Orléans de prendre la direction de la la coadjutrice s'y refusa, déclarant les supériorités en horreur, principaleles maisons où il y a beaucoup d'éclat (1).

l'elle était à Fontevrault, elle avait perdu ! prendre l'esprit qu'elle désirait, et elle ner la responsabilité des désordres que amnait, sans pouvoir y porter remède, tiplia inutilement ses efforts pour la faire )n. Il ne réussit ni à la convaincre ni à esseins.

as , il recourut à Tévêque de Luçon et

unuscrite du P. Joseph. — Ck)pio du couvent de la

considération et en celle de Dieu qui regardiez (1). »

Le P. Joseph, qui sans doute coi

crut faire un coup de maître en appel

cours, a On Tenvoya supplier, dit J

consoler ces religieuses et de tâche

de persuader à M"' d'Orléans d'ac

besse. Il y arriva et ne put rien gaf

et le Révérend Père résolurent d'aï

était la Cour, afin d'obtenir que R/

Lavedan, aussi nièce de la défunte,

ou l'autre, en cette charge comme s

cer utilement. » Et Le Pré Balain aj

emphase si pittoresque : « Où voua

la première entrevue de ces deux

mière affaire qu'ils ont traitée enser

puissants génies s'ajustèrent si bien

(1) AvBNSL, Lettres de Richelieu, t. !•', p. 42

on ami et de mettre en lumière ses qualités

le Tévêque de Luçon se réalisèrent en parit bon accueil, et s'occupa avec bienveilue les deux amis venaient lui soumettre .

elle laissa Antoinette d'Orléans libre de pour la solitude, et, par un arrêt, elle pères de Fontevrault de se choisir une

le Père Joseph crut le moment opportun e Médicis de son compagnou de voyage, le important qu'il avait joué dans la relit, il vanta son éloquence, son habileté, nseils, son expérience des affaires, enfin Roi et à la Reine.

aidoyer n'eut cependant pas un résultat qu'elle se défiât de ces éloges et les jugeât

iu P. Joseph.

Filles du Calvaire. Quant aux r( elles se réunirent et élurent po dan. Richelieu obtint pour elle les et procéda lui-même à son intron satisfait de ses démarches et c Lavedan dirigea ce grand monas supériorité.

Richelieu, qui, dans cette circot le zèle le plus louable à la réform qui dans la suite devait donner u restauration religieuse en France:

ce témoignage dans son Testamen sidère qu'en mes premières anné' dans les monastères d'hommes e vait en ce temps-là que des scanc pies là où Ton doit chercher de 1 ne reçois pas peu de consolation

it grande connaissance de votre charité, 3 vous soyez importuné de la démarche - vous conjure encore d'apporter ce que la conservation du bon droit de celui à

Heurs le concours que prêta le P. Joseph installation des capucins à Luçon et aux 1 est à croire qu'il lui rendit d'autres bons îine arrivé au ministère, en 1624, Richete lettre significative, qui est la preuve la le sa reconnaissance et de son affection igieux : « Comme vous êtes le principal l'est servi pour me conduire dans tous les vois élevé, je me sens obligé de vous en res nouvelles, et de vous apprendre qu'il

tl politique, t. I«',p. i04.

Rich., 1. 1% p. 64.

1er que le P. Joseph était le confesseur de Tévègae de

[a'où allait leur intimité et lear mutaelle confiance.

« Il le portait haut, dit Talleman fort bien son diocèse. » C'est lu prince de Condé, qui lui avait re légère : « Ce n'est pas dans la V( plomb. »

Sa famille était originaire de le bas Poitou. Il avait commenc Navarre, mais les troubles de la I bouillant écolier s'était empre pour prendre les armes. Il assista Chartres ; puis, lorsque sa coui grâces du Roi, il se laissa pous ment, avec la ténacité indomptal:

(1) AvBNEL, t. II, p. 3. Cette estime et eett P. Joseph. Quand le saint religieux tomba n fois chaque jour de sa maladie et y demi regrets qu'il avait de voir éteindre ce grand proche de soi ». — Au dernier moment l'a trouva malade. On Tenteudait répéter avec < n'ai plus d'appui I — (Le testament et les nne fille du Calvaire, Bibl. Poitiers, n« 281,

er des armes ; tous deux aussi avaient été Cglise, plutôt par les circonstances que supérieure ; tous deux enfin étaient deverélats et avaient apporté dans le gouveriocèse une fermeté et un zèle dignes de jouter qu*ils étaient doués]d'une ambition |ue le souci de leur charge pastorale ne lement de se pousser sur le chemin des

levêque de Bordeaux, par le bénéfice de gnité, était de beaucoup en avance sur le uçon. Aussi, dès son arrivée dans son chercha-t-il à entrer en relation avec son ►politain. Il lui écrit plusieurs lettres qui le, mais cela ne le décourage pas. Il lui >ur prendre de ses nouvelles et lui remetians laquelle il lui dit : « Je ne puis vous je reçois de voir que Téloignement des

téressé. L'assemblée générale du suivante à Paris (1612). On sait c avaient lieu tous les deux ans, les ( destiné au Roi, et lui présentaient soit sur les affaires religieuses, soit Richelieu, avec la sagacité mervei compris qu'il pourraitjouer un rôli blées où l'éloquence était une ca C'était aussi pour lui une occasion veau à la Reine, et de faire la coi les plus influents de l'épiscopat. C songé à poser sa candixiature. Mais jeunesse était un obstacle à la réal crut sage de solliciter l'appui du carc suffrages de ses collègues ne lui ferai* soutenu par son métropolitain. Il lu

(1) Aven EL, lettres de Richelieu, t. I", p. 64.

jr assurer le Cardinal de ses sentiments, urner cette démarche pour que Tintérêt ature ne paraisse pas Tavoir inspirée.

, Richelieu s'entendait déjà à merveille à avait besoin. Mais, dans le cas présent, s furent inutiles, car il ne fut pas élu ne figure pas sur la liste des prélats qui bérations de l'assemblée de 1612. Il dut IX ans, c'est-à-dire la convocation des r trouver l'occasion qu'il cherchait de se

'un très petit nombre de lettres de l'archevêque de Bordeaux. Mais il est leurs relations durent être fréquentes, ts hiérarchiques, une sympathie réci- .ussi cette vivacité d'allures qui leur

e donnât ce titre de Monseigneur qa*aax cardinaux, isait « Monsieur ». Ce n'est que plus tard, sous le s appela tous Monseigneur.

et la grande dévotion que vo i

quoi j'ai loué Dieu de tout moi

zèle que vous avez à la gloire

y a dans tous ces compliments

désir de se concilier les boni

trop manifeste. Mais ce qu'il j

ges disparaîtra avec les ardeu

nesse, et fera place à une app

lités du Cardinal et de sa fam

Richelieu fera appel à ses coi

l'aider à réconcilier Louis XI

ministre, il prendra l'évêquc

Sourdis, frère de l'archevêqu

(i) AvBNEL, Lettres de Rich., t. !•'. p. 1

(2) Jd., p. iOl.

(3) L'èvèchè de Maillezais était dans LaçoQ dans celle des Hichelieu. Trois ( Maillezais en moins de cinquante ans : S Henri de Sourdis.

évêque de Luçon et que M. de Saintîz M. de Poitiers, de la maison de la )rélat venait souvent s*y divertir. » Du e était vicaire général de Tévêque de )our un homme instruit, spirituel et de t en outre distingué de manières, et sa chose de particulièrement doux et insitous ceux qui rapprochaient. L'évêque : de fréquents séjours à Poitiers, comme •euses lettres qu'il s'y faisait adresser, très le charme de Du Vergier de Haus'établit entre eux les relations de la [2).

ie de M. de Saint-Cjran, pour servir d'éclaircissement )Iogne, 1701, 2 vol. in- 12, p. 90.

tuelle, le vicaire général de Poiliers savait an besoin laeuses. En 1614, lorsque le prince de Condé, révolté mparer de Poitiers, il se heurta à une résistance à e. L'évèque fit fermer les portes, tendre les chaînes, à la maio^ à la tète des habitants. Devant cette attioncer à son dessein, mais, en se retirant, il se jura que lui avait faite Tévéque de Poitiers. En attendant

bien, je ne laisse de me plaind de ce que vous me dépeignez a A cela, je n'ai rien à dire, s tiers comme quelques peinln bonne et si forte qu'il leur est i représenter avec avantage ce qi si j'ai quelques parties des bc donnez, ce sont celles qui me vôtres, et qui me portent à voi De son côté, du Vergier de H reste avec l'évêque de Luçon.

l'effet de sa vengeaDce, et poar éclairer Vo Do Vbbgibr écrivit un savant oavrage int teigner de la Rochepozay, évéque de Poitie permis aux ecclésiastiques d'avoir recour le dit fort bien M. Avenel, cette thèse ne qai eut toujours des inclinations belliqueu sur la gaerre sa fortune et sa renommée.

(1) AvENBL, Lettres de Rich., t. !•', p.

(2) AvBNEL, Lettres de Rkh., t. I«% p.

Drincesses. Du Vergier de Hauranne je et c'est de Bayonne, son pays natal, ieu, qui probablement était à Bordeaux sieur, si j'avais les yeux si bons que la e ne vous donnerais point tant de peine lettre, et vous auriez plus de plaisir à Je qui est arrivé à Madame par les 3 défluxion sur les yeux qui m'empêche lie n'a su m'empêcher d'écrire, parce e vous dois, ou plutôt ce que je veux îs les appréhensions. Monsieur, qui usqu'au Mont- de-Marsan, durant le se sont évanouies à son arrivée à depuis deux jours, et croit-on qu'elle 5« de ce mois, et que les échanges % qu'on retournera le plus tôt à Borîjournera, à ce que j'ai ouï dire de la s, que deux jours.,.

gères. France, t. 770, £• 19.

cacher dans Bordeaux, le jour un certain endroit proche du F pistolets sur sa personne . La f donné moyen de s'échapper, el qui l'a piqué quelques jours aj supérieur, qui en a avisé les mi ont donné avis au Roi et lui ot cela est aussi public partout con plus qu'il ne faut le désirer.

«J'ai des choses à démêler résoudre à le quitter. J'attendrai ments et vous prierai , Monsieur, et je n'ai garde de manquer à qu'il vous plaira me les prescrii

(i) Anâold d*Andilly (dans son Journal, d'Espagne s'est travesti pour accompagner si

(2) Bertrand Deschaax, de la famille des v sacré é?êqae de Bayonne en 1598. En 16H, sans quitter son siège ëpiscopal , et en 1623, i

auranne n'est pas le seul que Richelieu

î son épiscopat et qu'il ait ensuite com-

son ministère . Parmi les personnages

sque, il faisait des protestations empres-

umbles de dévouement et de services,

us ses ennemis. Il a jugé les uns avec

'^e dans ses Mémoires et il a poursuivi

icroyable acharnement ; car personne

ns ses rancunes comme dans ses ami-

ieu de faire l'histoire de ses rapports

ude de Vie, Phélypeaux de Pontchar-

Ue et d'autres à qui il a témoigné au

le et de bonne grâce et qui, dans la

jaires déclarés. Il faudrait citer encore

ince : « Savez-vous bien de quel homme tous me le six armées ! » (Sainte-Beave, Pori-Royal, t. H,

cette retraite inévitable. Il se fit

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