livres pour sa charge
outre le titre de grand maître d
ment du Poitou. C'était partir se
ressèment. Une fois hors des affî
de ses réclamations et même, co
ses prétentions par les protestan
Il était encore surintendant,
LuQon lui demanda une dimii
diocèse. La lettre qu'il lui écrivit
de formules humbles, polies
devine que Richelieu se sent un
du ministre du Roi, et il serepi
bienveillance : « Ce que je n'eu
je n'eusse su que ceux qu'avec
plus encore pour les qualités qi
charges, sont bien aises d'av<
(1) Due d'Auxale, Uist. des princes de
ment regrettable que ces beaux sentiré ; car quelques années plus tard Ribienfaits qu'il avait reçus, consignait plus perfides insinuations sur la prode Sully (3). Il ne se débarrassa pas jions si modestes et si pleines de déféiont il se servait à l'origine pour Tami Roi. Parvenu à son tour au ministère, Y ; mais ce ne sera plus qu'un billet se à un vieux ministre oublié par un
•■ Mémoires de Richelieu qai se rapportent à Sully : se retirer au commencement de février, chargé de t servi lui avait acquis, mais d'envie par la grande lit fait sa charge et de haine pour son humeur 95.) — «On peut dire avec vérité que les premières excellantes, et si quelqu'un ajoute que les dernières saurait soutenir qu'elles lui aient été utiles sans i') — Un peu plus loin, il dit que Sully, qui était 'res de rentes, en était liorti avec plus de 150.000. hute de ce colosse n'a entraîné personne dans sa l'amis.
de Luc on : « Et qui doute, aussi çais qui a du jugement, lequel v( chine, sa femme et Mangot, le g Barbin et Luçon, régir tout le rc seiis d'État, disposer des digr France, et tenir Vos Majestés en i de leurs fantaisies, ne tienne cela cence pestiférée en l'État (2)...
Et quant aux grandes choses son second ministère, Sully lei silence. 11 raconte en détail « le auxquels ne se peuvent égaler t plus signalé Charlemagne et Phi moyen délaisser ignorer l'actio ministre qui avait repris ses de de les réaliser avec tant d'éclat
(1) Àrch. des aff. étrangères . France, t. i
(2) Économies royales ^ p. 492, édit. Mich
(3) Hicheltea ne dut pas être surpris d
l*évêqxie de Luçon est Tun des ance, « à qui les plus vieux doi
s, archevêque de Bordeaux, le t il encourage ses débuts et lui do . Il s'intéresse à ses travaux, dema ^e es, et il déclare, en 1610, à Tabbéde ait voir son évêque à Paris pour être 5 événements.
Charles de Bourgneuf, après avoir t ce qui s*est passé à rassemblée du /oir parlé de ses efforts pour faire du Concile de Trente, termine sa it : « Pour le présent, j'ajouterai que oi, qui sommes vos petits disciples,
plume : « Tout homme qui a eu la faveur n'aime
rrès lui, quoiqu'il souffre un autre régner; la raison
faveur, il croit que tous ceux qui la possèdent
(Maximes d'Etat et fragments politiqttes, par
av.
Si Û.C
P '^ gUf
e et toute nue, e MICH. êtes sans cajole
^'ol^ofàbtitkl le, etque les q %iiIon et seule opér sez cii ..-^ seront sans inter
yées aux effets de votre amc
ble (2) . »
1612, l'évêque d'Orléans, (I
cotSKpli mente sur ses travaux de co
•^ex^Qus toutes vos lettres, et me pi
\a ïiOTitro verse, vous ne m'en m an i
deux Anglais pour vous y servi
parlé ni écrit. Il semble que ce se
gnon. Mais je vous veux faire le
appris, qui est de bien apprendre
(1) Arch . des aff. étrangères. France, t. 770
l tient beaucoup à son affection et que ses t un reproche de ne vouloir aimer que
s-mêmes font le plus grand éloge de son e. M. d*Alincourt, qui le connaissait de- Rome, lui écrit en 1612 : « J*ai toujours de votre courage aux choses spirituelles es, et maintenant que vous étudiez si en augmentez Topinion, estimant que )as tant de peine sans quelque grand desive être utile à TÉglise, et combien que iez de vos amis, ils ne laissent de s'en résouhaiter autant de force et de santé qu'il Dur servir à un dessein si généreux. Vous )rce livres des hérétiques,et si n'aviez vos agents en cette ville, je m'offrirais d'en 1 (2). »
gères. France, t. 768, £• 208.
son dessein, « et ce d autant pJ qualité de votre diocèse, Tétat combien, grâce à Dieu, il s'est industrie et résidence (2). »
De tous ces témoignages, il la réputation d'un évêque pieux à ses fonctions et à ses études th et estimé de la plupart de ses ce que, dès cette époque, et malf d'une certaine célébrité qu'il d( ni à la situation de sa famille, n Dès lors aussi, il s'était atta( tard, devaient être ses collaboi l'abbé de la Cochère, le P. José]
vivaient presque dans sonintimi du Perron et La Rochefoucaud veillance toute particulière. Su
{i)Arch. des aff. étrangères. France, t.
(2) Arch, de la famille de Richelieu.
ne pouvait favoriser davantage génie politique. Use trouve, en e lieux, souvent contestable, est justesse.
Qu'on suppose qu'à Tâge de envoyé comme évêque dans quel mandie ou du Limousin. Assurén eût été un prélat actif, intelligen rets spirituels et temporels de soi une certaine réputation par soi ou par ses travaux théologiqu( en politique? Rien ou presque fine dans son évêché, et vraise lui serait pas venue, au fond de s dans les affaires publiques. Ta évêché le plus gueux et le plus en sait, il se trouvait placé dans u vation pour étudier les grands
)mbreux et remuants : nous avons raconte 3 eurent avec l*évêque de Luçoh. La Rorès de là, et il suffisait d'une protestation rdre parti de cette Rome des huguenots me révolte dans toutes les provinces de ! était donc en mesure, par des rapports s protestants et par la nécessité où il était oits contre leurs prétentions, d'étudier sur iire, la question religieuse. Il était amené igné de conduite, faite de tolérance et de liqua d'abord aux dissidents de son dioquera plus tard à tous les protestants" du
ose pas d'avoir pr^té à Richelieu des raes qu'il n'arai t igDage :
as qu'étant attaché a,nx fonctions de TEpiscopat dans le ft Rochelle, je pensais souvent dans une profonde paix 3 place à robéissance du Roi. Ces pensées passaient
des songes ou de vaines imaginations; mais Dieu ayant prît ce qui ne m'avait semblé autrefois que deschimëres, lace pour la réduire à son devoir, je pensais, durant ce
par la raison ceux que le Roi retirait de la rébellion
netlemenl formulé dans son es poser un jour à ces brigandages ' du bien public, et de faire rentr« béissance au Roi tous ces prince sans cesse en péril le repos et la i il n'y aura pas de témérité à afôr ont été le pivot de sa politique i grands et la ruine des protestî son épiscopat, qu'elles germèi
chelieu.
Le Poitou lui rendit un a moins précieux, ce fut de Ten de le produire ainsi sur cette depuis si longtemps à jouer un son entrée éclatante aux affaire dier les premiers indices de se
par la force. » Méthode la plus facile ei qui se sont séparés de l'Eglise, par le car< etl
nt où son diocèse lui apparut comme ien étroite, et où il se demanda si les rit ne comportaient pas des charges éclatantes. Les sentiments pieux qui prit possession de son siège s'étaient loussés ; le désir de procurer la gloire Lissi vif dans son cœur, et déjà il sonpropre gloire et à sa fortune. Dans s'opéra cette transformation intime?
i à Richelieu d'être un bon évêque, et Il côté de la politique? Un précieux i y a quelques années par M. Baschét, nd honneur à sa pénétrante sagacité, Dndre à cette question, a pour titre ; Instructions et maximes pour me conduire à la Cour ( 1 ) . Elle mais M. Baschet a victorieusement
pages ne nous le disent pas. Pou de supposer la nature de ses rêves, il avait même plu à Henri IV qui 1 traitait avec une prédilection toute s'agissait d'aller plus avant dans 1( il fallait le séduire, et entrer autai intimité. Or, le titre qu'on donnait ( bien en Cour, c'était celui d'aum^ très probable que celte aumônerie de ses convoitises ; dans sa pensée toute naturelle à un rôle plus coi déterminait pas encore à lui-mên qui certainement impliquait une publiques. De là des règles de préceptes établis pour une manièi des maximes composées pour ur recommandations faites à soi-mê pour se les mieux imposer, poui
remarqué et qu'il ait compris qlie son as. Il assistera à son dîner et se tiendra isse jeter sa vue de ce côté, quand il est sait qu'Henri IV est grand buveur, il li parler quand il boira : on ne dérange îi grave occupation. La règle suivante connaissance du caractère de Henri IV :
Lgréables au Roi sont ceux qui élèvent Il aime les pointes et les soudaines j point ceux qui ne lui parlent hardi- 'espect. » Cependant, avant de s'engaation, il fera bien de « considérer quel s Taborder quand il sera de mauvaise lans ce moment-là il rabroue tout le
is seigneurs, surtout ceux qui sont en rès du Maître, se souvenant « qu'il y a
icL et maximes. Introd., p. iO.
traitées « galamment, sans péda
trop curieusement ce que l'on sait:
beau trait d'histoire, il le notera ]
lui et s'en servira à l'occasion. Po
la conversation à table se résumei
d'une profonde sagesse : « Parler
l'on sait, et à propos, avec ordre
n'importe pas moins de savoir écc
attention ainsi que beaucoup de g
lui. S'il connaît les faits qu'on rac
contenance» que s'il les ignorait.
D'ordinaire, quand on voit l(
demander des services , sinon pc
amis. « Mais il prendra garde q
dera ne soient des personnes od:
sollicitera pas non plus pour (
injustes et contraires au bien pu
', «1X11 i^u cjitîs suieui lues aans i orure uu
ites. Richelieu est tout entier dans ces iptions : c'est déjà l'homme ami de î son temps, qui plus tard dans les aft de netteté et de précision et qui, avec cuvera le moyen de suffire à tout. — Du i aucun de ses correspondants. « Il n'y a -il chevalier de TOrdre, qui soit dispensé lettre d'un beaucoup inférieur. » En préil conservera une copie des lettres qu'il , pour s'en servir suivant les circon- Ues qui lui paraîtront dangereuses, il les oit garder celles que la cassette ne peut 1. » Enfin il cultivera la connaissance des : ces sortes de personnes lui seront fort 5e de sa correspondance, es pages sont consacrées à la dissimula- -on la pratiquer, et dans quels cas estomprend que cette question n'ait pas
mement pressante, ne la dire ni i Quand ces coups sont échappés d on ne peut plus les raccommod pourraient faire leur profit les hot temps.
On en conviendra, ces pages bition jettent une vive lumière sui Luçon. Son âme s'y révèle à nu.
à faire sa carrière, et pour cela d< grands ; mais on le voit aussi cî périls et les obstacles qu'il renc préparant à les éviter. Prudeni attentif à lui-même et à ce qui p ceux « qui ne laissent rien à la \ ôter par conseil et par prévoyan mais les occasions qu'elle leur a rendre à la Cour ; que le vent soi
us profonds souvenirs, et cela ne tient iportance réelle de sa personne, à la il s'était acquise en Europe, à ce vide apporter dans les affaires la disparition xpérimenté, grand homme de guerre, ainistrateur intelligent et économe de les circonstances dans lesquelles ce rir rendaient le désarroi plus général et e la France tombait aux mains d'une e neuf ans.
3 qu'un tel événement ait été pour Rim changement d'attitude et peut-être le (2).
la nouvelle régente, était beaucoup au-
oll. Pelitot, t. XXI bis, p. 75.
fut touché jusqu'aux larmes de la mort du Roi, et ir le repos de son âme; — mais qu'aussitôt ce devoir 5 à la Reine. — Abbé de Pure, Viia em. card.
qu inspire un grand caractère (2 Il ne perd pas son temps di modifie aussitôt le plan qu'il s'éi pour Texécuter. Dès le 22 mai, Roi, il rédige son serment de fi Ce serment n^était nullement néc( demandait. Mais comme il vc avait hâte de faire connaître ses clergé. Cette précipitation a mên rimenté qui étonne de la part d'ui Voici, d'après M. Avenel, le 1
« Nous, Armand-Jean du Pie grâce de Dieu et du St-Siège apost Luçon, et les doyens, chanoines, cl protestons, sur la foi que nous c
(1) Richelieu, Mémoires^ t. XXI 6w, p. 5.
(2) Hanotaux, Lettre à M. Baschet, Instruclù
(3) Atrnel, Lettres de Rich.y t. 1«', p. 53.
*incesse maintiendra toutes choses au a prudence du plus grand Roi que le ciel s ont établies ; nous jurons sur la part e en Théritage céleste, de lui porter supplions Dieu qu'il nous envoie pluîrmettre que nous manquions à la fidé- , et jurons maintenant au Roi son fils ésirons avec dévotion être comblés des bénédictions, afin que nous puissions les lois de ceux qui, obéissant à la souîront heureusement le premier Etat de
par la main du Roi des rois du ! mai 1610. »
rmes mêmes de ce serment qu'il avait isée qu'il serait placé sous les yeux de fond il n'y est question que d'elle et ue vont ces compliments un peu ma-
mesure n'est peut-être pas suffisameu chargea son frère Henri de remettre
pas: il était décidé, non pas ànégl cèse, mais du moins à prendre me de la résidence. Il voyait tant de si volontiers , qu'il ne croyait pas crime en venant chaque année pai Cour.
Nous avons raconté ailleurs ses e pour rendre son installation à Pari savons les services de tous genres sa vieille amie M"* de Bourges. Qi le logis fut meublé et pourvu de toi sa noblesse, il se mit en route et premiers jours de juillet. Le pied-àlui avait aménagé était situé en face Ce n'est pas sans raison que R
(i) Arch. des aff, étrangères, t. 767, !• 211. (2) Delort, Voyage aux environs de Paris,
lite des embarras à un gouvernement t leurs intérêts. Richelieu ne semble e ces libéralités excessives de Marie ip ont pensé, dit-il, qu'elle eût mieux isi et que la sévérité eût été meilleure, plutôt la mémoire des bienfaits que
J monarchie absolue, t. II, p. 63.
ir par M"' de Gaercheville, dame d'honneur de la "es de Saint-Simon, t. Hl, p. 214 et 480. — Voici t- Simon relatif aux relations de Richelieu avec i Guercheville fut dans cette place (de damed'hon- B cause de la fortune du cardinal de Richelieu; ses •ntroverse le lui firent connaître, et comme il avait ne de cette vertu, il le voulut et y réussit si bien, une, et devint si bien sa protectrice auprès d'elle, de faveur et de confiance qui lui valut, par elle, tout t. lU, p. 480.) Est-il besoin de dire que St-Simon est ivait été présenté à la Reine, sous Henri IV, lorsqu'il t également chaque année, à partir de 1610, puisqu'il I, à cette époque il n'avait encore écrit aucun ouvrage
entretenait un commerce au moins de bonne amitié Ile, femme de Charles du Plessis Lyancourt, marquis îur de la reine Marie de Médicis, et cette dame ne 1 recevait de la Cour. Elle s'appelait Antoinette de de Richelieu. Arsenal, n" 186, f» 7.
et boudait. Personne ne 1 aimait.
pour le soutenir, il était fatalemer
Du reste, il y avait un favori qui
c'était Goncini, et celui-ci, par lei
allait prendre une place prépom
gouvernement. Quand Sully se rel
écrivit sur la porte de TArsenal : il
de Pâques, s'adresser au marquis <
St'Germain, Au vieux serviteur (
Florentin, sans naissance, sans f<
courage, qui se fit couvrir d'honn
qui l'histoire serait aussi impil
porains, s'il n'avait pas eu le mér
de le protéger et de le faire entre:
L'évêque de Luçon resta à Pari
Il mit tout en œuvre pour se faire
les principales églises et eut un g
visites aux ministres, à Villeroy,
(1) RicuELiEU, Mémoires, t. XXI bis, p. 77.
œuvres habiles devaient réussir, int à Paris pour entretenir les bonnes r à son égard. En 1611, nous l'avons ours à Fontainebleau, en compagnie intéresser la Reine à la réforme de t. Au printemps de Tannée suivante, t-André-des-Arcs, avec un succès tel et les princes lui firent plusieurs fois tendre.
de prédicateur n'eût peut-être pas ittention des ministres et à révéler )ccasion qu'il souhaitait si ardemtitudes aux affaires, c'est aux États devait la rencontrer, çut la lettre suivante de Sully, gou-
« Monsieur, ayant été particulière-
et oct. 1887, p. 285.
vAc. laiic ittui uuur it; on viuts ul
utilité de ses sujets . Vous tiendn à ce que toutes choses se fassen que vous pourrez, qu'il soit déput ordre, de probité, qualité et po
au sujet, pour se trouver au tem Assemblée. Votre piété et affecti font espérer que vous la témoign importante occurrence ; vous assu de moi, soit pour le bien du s< pour la considération particulièr( ainsi que de tout le public, je ne m leur témoigner, en toutes occasic ployer, Far dente affection que je je me transporterai en mon gouve « Et pour votre regard, je vous votre vertu et fais état de vot conjure de vous assurer de la mi vous baise les mains et prie le Gn — De Orval, 23 juin 1614. »
L.e pius important agent électoral en it Tévêque de Poitiers, ce prélat bais déjà parlé. Il avait une vive affecde Luçon ; aussi mit-il tout son zèle à fididature. « On ne nommera qu'un it-il quelques jours avant le scrutin, je vous avais parlé ne peut accepter )n âge, de sorte que vous serez seul, 3s pour beaucoup de raisons... »
lection venu, on ne put obtenir du d'un seul député : il fallut donner que de Luçon le doyen de Saint- ^é de vous donner cet assistant, écrieposay à Richelieu, parce que ceux rmuré s'il n'y en eût pas eu un de la lomme deux partout et qu'on compte dit, les voix des députés et non pas
ichelieu. Revue des Deux-Mondes, !•' août 1889.
elle doyen de Sainl-Hilaire.
Les quelques semaines qui suiv
.la rédaction du cahier du clergé.
Poitiers pour prendre part à la dise
qu'il y apporta le familiarisa par a
devait défendre aux États générai]
Richelieu dut éprouver une vi apprit qu'il avait été élu, car c'éi unique de sortir de F obscurité de i scène. Ce n'est pas, comme le aimât ces grands conciles natio prouvé dans la suite que ces asse goût et qu'il n'avait nulle envie de les actes de sa politique. A vri dans les États généraux, c'est qi y jouer un rôle. Quand il aura affaires publiques, il pensera to
(1) jReoue des Deux-Mondes, 15 mars 1859,
es discussions et les conflits qui s'é- 1 ordres ; il juge avec unegrande sédiscours de l'Assemblée, mais il n'in-* ila aux délibérations, ni si ses avis
is de discussions aussi stériles qu foirent invités à présenter leurs cahiers, ce de clôture, le 23 février 1615, que
SXII, p. 25.
a'il joua un rôle pacificateur dans la lutte assez sse et le Tiers-État. Nous lisons en effet dans un a Chambre de la noblesse : a 11 a été délibéré irgé pour leur dire que Messieurs de la noblesse se recevoir du Tiers-État la satisfaction selon la gravité rouver bon que nous envoyons vers le Tiers-Etat si ce n'est que nous apprenions, par le retour de à donner de la satisfaction. Procès-verbal de la )ar le commandement du Roi à Paris, durant les 3ar messire Raimond de Montcassin. Poitiers, in-f^
inéraux, t. 111, p. 344. « Le jeune prélat se fit le du peuple et parvint par son habile langage à
Un loi a demandé instamment de terminer les inno levées contre le goaTernement, et sur lesquelles ment qu'il y aura un grand mécoutentement des si ceux-ci n'ont pas obtenu, au prix de sacrifices résultat. Les cahiers du peuple commencent au s un certain espace pour le premier. Ils out écrit pation très sérieuse de leurs sollicitations à S. conforme à la justice.
€ C'est encore cet article qui contenait le ser de respect absolu pour l'autorité du Roi, de la ] le clergé et la noblesse ; c'est pourquoi le prél mages et ses actions de grâces avec une courte 1
« En finissant, les Etats du clergé se sont \ d'heureuses insinuations, lui ont persuadé de < concile de Trente, quant aux clauses qui ne royale ; les deux ordres ont voulu que tel fût 1 Tiers n'a pas été appelé k donner son consenten
<x Dans un autre article, on supplie S. M. de p ment au serment de son Sacre, et de maintenir 1
« Pour finir, le Uoi a marqué son intention de
^ La Reine a voulu que de toute façon la di ordres, ne voulant pas admettre le Tiers, surtou déjà admise en Espagne, et pour lui faire pis faible satisfaction dans l'ensemble. — Les autr bien important. Ils concernent seulement la r Ordres en particulier. — Paris, ce 25 f év. 1615
« Pierre Gontarini. »
Bibl. nationalOi fonds lulien, Amb. venit.^ n
s, réloquence des choses et des idées,
permettra de voir ce qu'il y a d'im- •s, qui a été trop négligé par les histoli est a peu près inconnu. Peut-être apprendre les premiers germes des 3alisera dans la suite, tout en tenant , des contradictions inévitables entre [ue de Luçon et la conduite politique ieu. Cet exemple prouve, une fois de m même homme varient avec les siet que les hommes d'État seraient imbarras s'ils étaient irrévocablement ;s de leur jeunesse, 'abord le Roi de permettre aux États loléances. Il exposera les maux dont se gardera bien d'en faire remonter 'à lui. « Ces maux, dit-il, nous les
ancCy t. Xi, p. 82.
en honneur et en courage, ne peu maison du Roi, ni offices en laj récompenser, est obligé de le fai en leur accordant des bénéfice tous les maux, celui-là est le ph pable.
Richelieu demande ensuite qu soient appelés dans les conseil qu'il fait remonter aux Druides, époques de notre histoire nations 35 chanceliers qui appartenaien grands de nos rois sont ceux qi du concours des évêques. Charl faisait rien ni en paix ni en guen avis. « Aujourd'hui, il semble, ont de servir Dieu les rende inc qui en est la plus vive image. »
croire, car, au contraire, les qua
i vôtre répondra un jour devant le sou-
ins. »
rimer les réserves par lesquelles on a in successeur à un homme vivant. Les aé cette pratique, qui du reste est sans ; car, de la sorte, ayant les mains liées atenter tout le monde par des bienfaits, érance à ceux à qui il ne peut donner *e considération, si elle n'est pas d'un évèle du moins une finesse et une pers-
es.
B que rÉglise soit exempte d'impôts :
a doit tirer des ecclésiastiques, dil-il,
zstament politique^ il revenait sur la même idée : >Qyent préférables à beaucoup d'autres lorsqu'il est >on pour être moins sujets à leurs intérêts, mais parce que les autres hommes, puisque n'ayant ni femmes liens qui attachent davantage. » Testament politique,
**Yec lesquelles nous voulons les c tolérantes avaient quelque mérite pouvait compter plus d'un vieux li où les passions religieuses étaient Après ce tableau des maux doni indique les remèdes qu'il faut y ap velle les anciennes ordonnances et pas un jour, mais toujours », ( lustre. « Les simonies, les confi vices, en seront bannies et la règne. »
Le Roi doit aussi interdire les < blesse : il est responsable devant qui se perdent par cette voie inhu cette réforme et la gloire sera sa i Louis XIII est encore trop jeun
(1) Rieheliea faisait sartoat allusion à Pai racontée plus haut et au sacrilège de Milhau protestants la yeiUe de Noël
ae 1 r^iai a iravers les orage» ci. ico
té, il ajoute : « toute la France se reconée à vous départir tous les honneurs qui nement aux conservateurs de la paix,du uillité publique. » Les mariages espate et requiert raccomplissement, seront Ire les deux plus grands royaumes du ; beaucoup fait, Madame , mais il n'en : en la voie de Thonneur et de la gloire, 'élever pas, c'est reculer et déchoir. »
vite à écouter les demandes des Etats, inuer sa sage administration; de cette i au titre glorieux de mère du Roi, royaunie.
e diffère donc pas d'accomplir les rér lande, et tout d'abord qu'il accorde la Têts du concile de Trente. L'évêque de ; décrets contribuerqqt puis^aojmefl^ euse en France. D'ailleurs, pourquoi qui a déjà été prise en Espagne, en
le Roi et la Reine. Ce fut un grai Le clergé avait lieu d*être fier de s de cet ordre venaient d*être fidèle duites, et Ton né pouvait s'emp Tévêque de Luçon s'était acquitté rite et un talent supérieurs à son i
(i) Il faut reconnaître toutefois que Henri Y des déeiets du concile de Trente, qu'avec cet pape : a excepté aux choses qui ne se pourri quillitô du royaume, s'il s'y en trouve de tell Michaud et Poujuulat, 1** série, t. X, p. 345.
(2) Mercure français, 1. 111, année 1615. — « environ trois heures après midi, Messieurs le dirent à la grande salle de Bourbon avec 1( Etats... Le Hoi et la Reine étant arrivés av< sonnes qui doivent assister en telles actions M. l'évèque de Luçon, après une grande et ti cahier général de Messieurs .du clergé... » Ra de la Chambre de la noblesse, f« 412.
(3) Voici comment M. Picot apprécie le disco avait été chargé par le clergé de prononcer le an choix de son ordre. Dès le début de la se> vute intelligence et il avait su mettre les grât paedigiettBe ambttioBk Son discours, admirabl dés'.iuagn^' ni ces phrases vides et sonores orateurs de ce temps. Le style était simple et i
lonc véritablement une œuvre collective :
5S délibérations du clergé. Les idées ir sont celles de Tépiscopat, mais elles nés : il y a solidarité entre lui et son
loin notre sentiment sur la valeur litté- 3, et nous chercherons à déterminer les lence de Richelieu. Ici, il serait curieux )nseils que donnait alors Torateur du lite quand il devint maître des affaires, d des réclamations de Tévêque de Luçon luissant Ministre de Louis XIIL Nous B foule de points il fut infidèle au projsse. Une fois Ministre, il ne diminua les impôts pesèrent plus lourdement
te harangue ne heurtait aucune des susceptibilités si ipes et des compagnies qui l'écontaient. » Picot, Hist p. 398. •
Iribuer de ma part à une si saint
appelait une sainte action en 16
pour le dioiîèse de Luçon, il refi
toute la France. Ce n'est pas q
mais la lourde responsabilité qi
voir la question sous un autre p
tout, à fortifier le pouvoir royal,
lennellement certains décrets q
rindépendance de la couronne
brouiller avec les magistrats du
avait restreint les prérogativ
comme Tensemble des décrets c
lément, dans chaque diocèse, p
que (1), il jugeait inutile de les
(i) ÂVENEL, Lettres, de Rich., t. !•', p. 1 (2) Qaelqaes mois après la dissolution de:
de 1015 discuta de nouveau cette question.
frappé.
Mais où le terrible Ministre se d lorsqu'il souhaite que raiilorité roy qu'elle ressemble « à un ferme roct le heurte », et que le Roi règne longe pour être la consolation de ses su ennemis, A Tentendre parler de la ne négligera rien pour faire de « ne conçoit pas l'autorité royale, p à la façon de S. Louis ou de Loui redoutable, incontestée]; son idéal avec quelque chose de plus grand « Mon premier but, dit-il plus tard le second fut la grandeur du royau les princes, s'il écrasa le peuple d'im protestantes, ce fut au profit de soi justicierfut avant tout l'homme du
On conçoit que ce discours de Ri lation pour tous ceux qui Tentendirei
ivjais 11 se trouve a h'oiuers puui *v. ^ a Reine, et déjà il est tenu en si haute mande de demeurer auprès de la prinest tombée malade et qui ne peut se requelques jours après le départ du reste
uand il était ainsi chargé de veiller sur la future reine d'Espagne, Tévêque de ire des commandements de Marie de ait ces fonctions avec un empressement 1 pourrait peut-être démêler autre chose d'un fidèle serviteur. Les paroles suiit Tune de ses lettres à la Reine mère, e de ses sentiments : v Cependant, je jesté de me permettre de lui faire voir
leliea ne fut pas de ce royage, c*est le silence qa'il ^moires, c'est aussi l'absence de son nom parmi les , c'est sa lettre à TéTéque de Langres, qu'il espère it du TOjage de Bayonne, c'est enfin la correspondance [ui le tient au courant Je toutes les péripéties de ce cpédition militaire.
honorifique que réel ; néanmoins
Richelieu dans la confiance et Ta
11 ne prend pas une part dir
Loudun. Mais il s'installe dans so
pouvoir les suivre de plus près, que de Rayonne, qui est à Toui courant des dispositions de la C( lions ouvertes avec le prince de
Après la rentrée de la Cour à I conseiller d'État. Son avenir est i Rarbin et Mangot, deux créature sont au ministère. Il est imposs ne soit pas appelé auprès d'eux {
En attendant, Marie de Médic affaires délicates.
(4) AvENEi., Lettres de Rich., t. VIII, p. 9. (i) Lettre de Tévêque de Bayonne à Richel de la famille de Rickelieu.
élite et d'adresse pour dissiper les iie les mauvais esprits lui donnaient ce qui me réussit non sans peine (1). »
céda ; il permit à Tévêque de Luçon ' et approuva tout ce qui s'était fait )tions et les disgrâces. Il s'engagea mère à toute espèce d'assistance, et rosité provoqué par les hautes espé-
concevoir, il se fit fort de maintenir ►ntre tous ennemis (2).
:XI bis, p, 303.
indemnité de 8S0 livres poar le dédommager de égociation. « Nous Armand-Jean da Plessis, étr.de «il d'Etat privé, confessons avoir reçu comptant sterville, conseiller du Roi en son conseil d'Éiat et me de huit cent cinquante livres à non.s ordonnée le nous avons fait en diligence, et ses chevaux de Ile de Chinon, dudit Chinon à Chenoncean et de trouver M. le prince de Gondé, pour lui rendre les tre retour en pareille diligence^ de laquelle nous pajé et en acquittons ledit sieur d'Esterville...»
« AnMArn), év. de Laçon.
. !•', pièces originales. Plessis, n' J30Î, f 35.
pouvait être sérieuse et pleine de p< ras, Marie de Médicis crut plus sage
«La Reine, dit Richelieu» em] qu'elle put pour lui faire connaître vers lui M. Marescot, maître des i rien avancé, elle me fit Thonneur d( un voyage de la part de Sa Majeî quelque dextérité par laquelle je esprit et le ramener à la raison ; m£ car il n'en était pas capable (2). »
La situation était pleine de diffi( jeune, la Reine allait tour à tour de Le maréchal d'Ancre était impopuli très étaient sans prestige et sans f( riser la révolte du duc de Nevc
(*) MoNGLAT, Mémoires, p. 18.
(2) HiCH., Mémoires, t. XXI 6w, p. 361.
s du ministère (2). Et quant à la Reine, li étaient acquis à Tavance à Thomme ir la distinction de ses manières et les qui depuis deux ans était le confident
agent préféré pour les missions déliiont la présence au ministère ne pou- •rite et le prestige du gouvernement, lée du Roi, eut lieu le 30 nov. 1616 • tra au ministère avec le titre de secré-
mille de Bouthitlier, avait fait la connaissance de
n emploi subalterne et qoe la faveur de Léonora
Barbin, fut cause en grande partie de la nomina*
ne secrétaire d'État en 1616.
(PoujouIat,t. l*f, p. 168.) « Je lui gagnai le cœur, et
la première fois qu'il m'aboucha. II dit à quel-
avait un jeune homme en main capable de faire
ts jours après le nonce Bentivoglio annonçait ainsi
lent de ministère. c< L*évéquc de Luçon est secré-
ue jeune, est des plus éminents de France par sa
|uence^ sa bonté et son zèle pour la religion. On
nt nous sera favorable... Comme secrétaire d'Etat,
UX. » AVENBL, t. VUI, p. 11.
ncre lui demanda de renoncer a son X affaires ; mais le nouveau secrétaire ément d*y consentir. Il avait Tesprit évoyant pour abandonner une position avantageuse, en vue d'un titre sans ais abandonné à toutes les éventualités vori eut beau s*entêter et se fâcher : le 3t se montra décidé à quitter plutôt les ! épiscopal. La Reine s'interposa, et er à gouverner son diocèse, a bientôt combien il avait été sage en « On a vu peu de grands hommes, reSj déchoir du haut degré de la for- !ux beaucoup de gens (^), » 11 lui était par son propre exemple la justesse de révolution de Palais du 24 avril 1617 lien qu'à ses protecteurs.
3 la joie puérile de Louis XIII quand
bis, p. 99.
lui et ses papiers confisqués. Rich plus de ménagements. Son caractèi
(i) Amaald d'AndiUy raconte dans son joari aononcer an Roi Ja mort du Maréchal, le prince de la cour, l'épée à la main, et cria : « Gourag*
* Roi... »
« Apiis, le Roi s'en alla dans sa galerie et se « avec une contenance très contente et très assurât « faire la révérence. 11 y fut encore une partie d « li^i-méme k plusieurs choses. Il dit qu'il y avait Journal d'AnNAULD d'Andilly, p. 282.
(2) Rich., Mémoires, liy. VUI, p. 420. —Je ne sérieux l'anecdote racontée par Taliemant des Ré ▼raisembiable que le Roi ait dît k Richelieu, apn
• Mpj voilà délivré, de. votre tyra\;inie, Monsieur de I trop petit personnage pour avoir pu faire peser sa t. U, p. 3.
(3) Arnauld d'Andilly raconte que Févéque de rendit à la salle du Conseil accompagné de M. de voulut pas l'admettre avant d'avoir su du Roi si qualité de secrétaire d'Etat ou de conseiller d'EU aussi que aie Roi était favorablement disposé pour qu'il coutinuAt l'exercice de sa charge pour l'assur affection, fidélité et capacité très reconnue. Sa Ma, de venir au conseil, les anciens ministres, prévoy son esprit reluisant comme il faisait par-dessus le pour oracles de l'Etat comme ils voulaient qu'on toutes les traverses dont ils se purent ressouvenir
aes aurait même poussé la générosité *ester au conseil avec tous ses appoinçu par Villeroy, qui venait de prendre stère , et comprenant que de ce côté il r sur des dispositions bienveillantes, îrvicesà la Reine mère qui venait d'être érai, dit-il, l'honneur de la suivre en la fortune qu'on me faisait espérer. » > ici des airs d'héroïsme qui ne sont ►rmes à la vérité. Sa première pensée, ini, avait été de rester au ministère. Ce la conviction que cela était impossible de la Reine. Son dévouement, comme t donc de nécessité (2) .
iris, il négocia les adieux de Marie de . Il est peu probable que la Reine ait
ane des rares posonnes qui obtinrent la permission I mort do Maréchal. (Journal d'ÀBNAUD p'Andillv
cr
cesse que son dévouement n^évei de son favori et ne lui attirât quel espéra cependant, par la sagesse duite, prévenir les mauvais offi( cette vue, il engagea Marie de M( d'elle son confesseur, le P. Suffn pectait la piété et la droiture, con de ce religieux rassurerait le R( loyauté de ses intentions. L'évêqi
(1) RiCH., Mém., année 1617. (Pouj., 1. 1", « An sortir de Paris, je raccompagnai, rec< qae je prenais à son affliction, que je n'en ei qae ses ennemis me voulurent faire de leurs sien expresse du Roi par écrit, de peur qn pable de l'avoir suivie et soutinssent que je savais bien l'épineuse charge que ce m'était mais j'espérais me conduire avec tant de c ténèbres de la malice conjurée contre moi. Et à la Reine d'envoyer quérir le P. Suffren, pers éloigné de menées et d'artifices, et qui n' seulement à la Reine jusqu'à l'extrême néces pas trop tôt comme il avait été mandé, mai
lavori au courant de 1 état d esprit et a Reine, et attestait que toutes « ses
» et qu'elle ne gardait aucune rancune toutes ces précautions furent inutiles.
Richelieu, en parlant de ses ennemis, Heu m'avait donné... A quelque prix
voulaient point voir auprès de cette it bien désiré m'éloigner d'auprès lité et leur inexpérience, qui leur faies empêchaient d'oser prendre résoommander par Sa Majesté de m'en
but, ils eurent recours à la ruse. Ils ue le Roi allait donner à Tévêque de er Blois. Le marquis de Richelieu en 'ère, et celui-ci, croyant plus habile [idement, prit congé de la Reine et se
Supplém., p. 400.
(Pouj., p. i7i.)
était très pénible : on trouve la c( l'agitaient dans différentes lettres raconte à un personnage de la Co aussitôt après avoir reçu Tordre ( Sa Majesté, dit-il, étant une loi obéissance, je me promets que la due en cette occasion me tient vous... Je m'assure que chacun avoir toujours été telles qu'on 1 homme de bien et du tout pas prince... Je me promets que ceuj térêt le croiront comme je le dis, < mon innocence on me croira toi veulent le voudraient persuader.
(i) CoUect. Dom Foateneaa, t. LXIV, p. 1 (â) Il ne résida pas à Couosay d'uae façou
comme le prouve sa lettre au P. Honoré, datée
t. IV, (• 779.
ne saurait méconnaître l'accent de L se retrouve dans toutes ses lettres rait que le malheur n'a fait que ra-
et son dévouement au Roi. Il ne lui i d'amertune ou d'aigreur : il tient à
à force de soumission et d'égalité dit-il à l'évêque de Paris, Henri de îstés puissent avoir en toutes choses iir, car pour les troubles que plusieurs tout ensemble, s'ils arrivent, je m'esici en repos, étant inutile à servir le ireux pour avoir assurément du repos isi servant Dieu et mes amis, je suis ement le temps parmi mes livres el -e, en vivant de cette façon, que nos
l'esprit du Roi le résultat qu'en car quelques jours après celui-ci fidèle ami, le père Joseph, d'in part, plus que dains cette lettre, son trouble ; il parle ici avec quand on écrit à un confesseur e dans sa pensée, aucun mot poi véritables sentiments : c'est le 1 âme qui se montre à nu. « Mon ] par cette lettre que j'ai de la con qu'il y ait plus d'un an et demi q je veux vous écrire avec la mê n'avions bougé d'ensemble. Je calomnies que tous les jours oi
(1) AVENEL, t. 1", p. 557.
(2)AvENKL, Lettres de Rich,, t. I«', p. 55
(3) Cette phrase prouve clairement que le
aacan emploi pendant le premier ministère
J'ai su que vous voyez et estimez it que j'ai toujours tenu pour être et effet, je vous supplie de le conla mienne, de contribuer, en ce qui Roi prendre une impression de ité de mes actions, et de croire, ce jffets, que j'aimerais mieux mourir •vice. Vous en pouvez donner votre vous assure que vous n'en serez que je dois en cela en telle recomnquerais plutôt à moi-même que 5 jamais cru que la passion de itrepris de me faire de mauvais )rce contre mon innocence... Le 3 bonnes intentions et justifiera les and crêve-cœur de voir que, traïs huguenots prennent occasion de outre eux par les mauvais bruits it courir de moi dans la cour. Je
parer. Il y avait toujours pour l scène tant qu^il serait apprécié du comme le plus grand malheur qui j aux yeux du prince pour un homm Voilà pourquoi il cherchait partoul tecteurs qui pussent le justifier et fidélité.
Nous dirons plus loin quels étaiei verse, auxquels il se livrait ; consi le malheur avait en quelque sorte a rendu singulièrement accessible à reconnaissant des moindres marqu consolations qui lui arrivaient de to chez lui des élans de gratitude un pe temps, il comprenait mieux la var maines, et toutes ses lettres de ce d'una piété et d'un détachemenl
(1) AvBNEL, Lettres de Rich., t. VU, p. 482.
a pour ma demeure, où je puisse vivre le je suis sans coulpe, l'assurant que, stimerai grandement heureux s*il me ses bonnes grâces, de la conservation ujours plus d'état que de celle de ma
de d'exil : la réponse ne se fit pas ttre du 7 avril 1618 le Roi lui enjoiitinent » pour Avignon, sans quoi il irvoir par autre voie » . Son frère, le et son beau-frère, M. du Pont-Courlay, er (3) .
irtreuse. « Cependant je ne yeux pas oublier de vous re redevable du souvenir que vous avez eu de moi tans le monde, on perd la mémoire de ses amis. Le rendu de votre charité, en me départant par vos 3ns, m'a confirmé en la résolution que j'ai prise de ^ et l'affliction comme venant de la main de Dieu... » crivant au P. Soffren^ il lui dit : « Je supporte inies qu'on me met à sus, me confiant en mon >ieu le permet pour mon bien... Je m'assure que tttes prières. » Avënel, t. I«', p. 558.
Tabord reçu Tordre du Roi de se retirer dans leur
Ilk
n'aurais point le courage d'espérer ce Majesté, si ma conscience accusait actions. . . Le temps et mes déportem qu'il vous plaise que j'aille, feront toi ennemis qu'il n'y a rien au monde capi fidélité ni d'altérer ma prudhommie (1
Richelieu resta près d'un an à Avign exil, il se comporta avec la même rés dence qu'à Coussay. Il donna la me temps à la composition d'un catécl sous le nom dUnslruction du Chrétien, les mérites de ce livre, qui place son a des écrivains religieux de son époqu(
La mesure prise à l'égard de l'évêc
maison (10 février 16!8). Journal «I'Arnauld d'An pas surpris à la réception de cette dépêche, ayant 1 de ceux qui gouvernaient toute sorte d'injuste, barba RiCH. Mém. (Coll. Mich. et Pouj., t. !•% p. 4'^3.)
(i) AVBNBL, t. 1", p. S69.
ement. Il faut attendre que j'aie eu nce et que je sache comment cela s'est
îté que je m'assurais que lorsqu'elle sieur nonce, elle demeurera contente it que ce que Votre Majesté a fait faire B Luçon, elle y aura sans doute été puissantes raisons, étant impossible ent, attendu la justice et la piété qui y al es actions ;
3rélats de l'Église doivent être les prelutres l'exemple de soumission et jverains ; et que, pour l'obligation de prélat s'en était dispensé il y a deux charge qui l'arrêtait nécessairement a Cour, qu'encore à cette heure il êché, et qu'en tout cas il y a moins de son diocèse que s'il y était pré-
« Au sortir de T audience du pape, M. le ( me parla longuement de cette affaire et me en est de très dangereuse conséquence, et chrétien et si pieux comme est Votre Maje façon les évêques, encore que c^ soit i trouvera d'autres princes et potentats qui, l feront toutes sortes de violences et oppr< siastiques, qu'il me priait et conjurait d^ efficacement à Votre Majesté et l'assurer sions elle aura de l'autorité du Pape tout pour ce que Sa Sainteté n'aime point les remuants, et désire pour toutes choses Votre Majesté et la prospérité de vos 17 mai 1618 (1). »
(1) Négociât, de de Marquemont. Arch. de LyoJ Bibl. Mazarine. n» 1826. — « II ne sembla entrer sï pour faire voir à Rome qu'il méritait le chapeau. » A'
la mesure prise àTégard de Richelieu. « Sa le cardinal Bentivoglio (30 mai 1618), a entrait pas dans Texamen des causes qui ié Sa Majesté à prendre cette résolution; ï propos de déclarer quelorsqu'en cas sem- *océder contre la personne des évêques, il 3 d'user des voies ordinaires, c'est-à-dire >aint-Siège et à son nonce. Sa Sainteté a amicalement et en bons termes (i). »
îui gouvernait Avignon au nom du pape ois Bagny, «homme, dit Richelieu, de sincérité et de non moindre intelligence (2). » Il fît bon accueil à Tévêque exilé et ec lui en relations étroites d'amitié. Il usa uence pour décider Paul V à intervenir en 3u, et ce fut le nonce Bentivoglio qui fut
Francia del cardinale Guido Bentivoglio. Firenze, 1863iv. XXI, p. 384.
Illustrissime. Voilà tout ce que je v susdite lettre et aux dépêches chiffré deTit(l).))
Outre le palais du vice-légat, il fau maisons furent ouvertes à Richelieu. Il pour l'agrément de son commerce, et s Timportance du rôle qu'il avait joué. ^ certain des sympathies qu'il rencontra c frère qui se trouvait alors à Paris ave Roi: «Je vous prie, lui dit-il, de m'env quenée, mais belle tout à fait s'il se peu aussi que vous puissiez m'envoyer deux fèvrerie de cent écus les deux pour joinc et quelques autres petites pièces que je v que vous savez. » Rajoute qu'il lui faut qu( en rapport avec sa condition ; car il estim ne rien donner que de donner un maig
(1) Nunziatura di Francia del cardinale Gmdo Beni
(2) AvBNEL, t. !•', p. 578.
le fît consentir à négocier. Le comte de Sully, le cardinal de La Rochefoucauld e furent envoyés successivement et sans Marie de Médicis. Il fallait quelqu'un de )lus agréable à la Reine pour adoucir son ler des mesures violentes qu'on lui suggépersonne n'en doutait, c'était l'évêque de foseph et l'abbo de la Cochère allèrent
de Blois, Marie de Médicis ayait pour ministre l'abbé 'avait bien servie dans sa disgrâce, mais qui était vindicatif de quartier aux ennemis de sa maîtresse. Comme ce feu t le royaume, on envoya pour l'éteindre plusieurs pacifiu Perron, le jeune archevêque de Sens, le Père de Bérulle La Cour ayant été avertie de l'obstacle que l'abbé Ruccellaï t le parti de faire revenir l'évêque de Luçon, parce qu'on lit sur l'esprit de la Reine. Il promit avant que sortir ! princesse à la paix et il tint sa parole ; car il ne fut pas le que le traité fut conclu... L'abbé Kuccellaï ayant été ; du duc de Luynes qui le reçut à bras ouverts. Cet abbé i de Thémines appela en duel le marquis de Richelieu ird. de Richelieu, Arsenal, 190, t. I", f» 3. Cette vie de de Longuerue ; elle a été imprimée dans le Recueil de r servir à Vhisloire de France, Genève, 1769, in-12.
gociations, d'une incomparable dex traité d'Angers, Marie de Médicis Richelieu, que le mariage de sa nièce
(1) « Le Roi envoie M. du T. (M. du Tremblay, fi « de famille était le Clerc du Tremblay) vers M. d « d'aller trouver la Reine-mère à Angoulème. M. de a Roi écrivit au bas : M. de Luçon parti d'Avignon 1 « à Vienne par dix oa douze des gardes de M. d'à « garde la nuit devant son logis. (M. d'Alincourt ava « temps auparavant.) Puis il fut conduit à Lyon. « carrosse, et après avoir vu sou pouvoir de s'en al « conduire hors la ville après diner. 11 devait arriver
d'ARNAULD d'ANDILLY, p 408.
Voir aussi Fontbnay-Mareuil, p. 41 1 ; Brienne, p Le marquis de Richelieu et sou beau-frère du depnis le commencement de février avec la permissi Institut, fonds Godeproy, u» 258, fo 230.
(2) S'il faut en croire Tallemant, on savait fort 1 était r objet de son ambition :
a Un jour que Boisrobert était avec le cardinal appDrta des chapeaux de castor. L'évèque en chois robert? — Oui, mais il vous siérait encore mieux s' votre aumônier. C'était M. Mulot, alors préseni jamais à Boisrobert. » Tallea^aut des Beaux, t. 1
3. Cette nièce de Kicheiieu, Mlle de Pont-CourJ Gombalet etqai devint plus tard duchesse d'Aigai
e nous avons faite de notre pauvre ache bien qu'elle vous sera d'autant ^ous étant déjà vous-même perdu au ciel, sa yie et ses œuvres vous sont les que vous Ty retrouverez, puisai a départi autant de grâces, de iiceurs qu'elle avait reçu en l'autre
lions et d'amertumes... Pour moi, 3nir ses bons exemples et les vôtres
10.000 livres de dot et 12.000 écus de diamants. — uchesse d Aiguillon.
la paroisse de Braye-sous-Faye, où était situé je snt cette mention : « Le 14 norembre 1616, envii. s'en est allée de vie ft trépas, noble dame Suzanne
» AvENBL, Revue des quest. hist, t. VI, p. *o«res de la famille, et en particulier à Armand retenu ues, de se rendre à la sépulture, on la remit au 8 ss funérailles . « Le corps fut déposé dans l'église , en présence de tous les enfants de ladite dame de grande partie de la noblesse de Poitou et au mi-
de personnes de tout rang. » Bossebobof : Rictie-
i de ce frère à qui Dieu avait donné s et qui aurait pu être pour lui dans luxiliaire.
, dont la vie était ainsi partagée par rtunes et les prospérités les plus )as de vue son diocèse.
à Avignon, il donnait, par devant ['église cathédrale de Luçon « de sa e volonté et pour Taffection sincère clergé » . Cette chapelle comprenait s burettes, une cuvette, six chande- )upillon, deux grands vases à laver, ides châsses à reliques, une clochette « le tout en argent vermeil doré, ciitre, ses ornements et trois tapisseries Luçon et à Coussay, pour tapisser le ïdrale. Il se réservait seulement la j sa vie durant, après quoi, ils de-
ae Luçon.
En effet. Tannée suivante, quand contre son fils et que les protestants d le clergé et les habitants de Luçoi pour se défendre en temps de guei penser que Richelieu, qui était alors festait des ardeurs très belliqueuses à cette résolution.
Dans ce contrat, protestants et c£ réunissent dans un intérêt commun, Tinfluence de Tévêque les passions peu calmées. Ils supplient le Roi et sous leur sauvegarde et protection. ' bitants se retireront la nuit dans 1
(4) D. FoNTEWKAU, t. XIX, £• 781. — Lnçon ne w furent envoyés à la Monnaie sous Louis XV pou Do TiEssAT, Hist, des moines et des évéques rfj? J
(2) Il ôcri?ait k TareheTéque de Toulouse cette 1 par un général : « Monsieur, le Roi est au Mans nous venir épousseter comme il faut. Toute Pesp Messieurs n'en veulent point ouïr parler. En cette laire ce que doivent faire des gens à qui la nécesi y sont conarmés par la justice de la cause d'ui comme est la Heine. » Avkkbl, t. !•', p. 633.
énote un si remarquable esprit d'entente 3z les habitants de cette petite ville, fut
'Angers (10 août 1620), la Reine pressa
er le chapeau de cardinal pour Tarche-
, fils du duc d'Épernon, et pour Févêque
;'empressa de la satisfaire et il écrivit au
Tabbé de la Cochère à Rome pour y
is nécessaires. On peut supposer que ce
3 mêmes de Richelieu que Tabbé de la
pour remplir cette mission officielle;
comme on Ta dit , son agent secret,
é de parler au nom du Roi. Il faut re-
que personne n'était capable de servir
lent et de zèle les intérêts de Richelieu.
tait connu, éveilla même des soupçons.
-aignit que Tabbé de la Cochère ne
r, f 213. Bib. nat., fonds latin, n« 18389, £• «»♦
affaires de votre frère et les vôtres. A Rome, car sans doute je sais que M. d autant qu' il peut j quelque bonne mine q bonnes paroles qu'il vous tienne, mai M. de Luynes pour éviter les inconvéi à mon opinion, selon ce qu'on me mai nouvelles chez M. le nonce (i). »
Le Roi revint à la charge le 4 déc cardinal Borghèse, neveu de Paul V, peler à son oncle qu'il sollicitait pou chapeau de cardinal pour Tarchevê l'évèque de Luçon. Dans cette lettre, i!
en doute le succès de la première cand celle de Richelieu présente sans doul insiste d'une manière particulière : < fais dudit évêque de Luçon pour sor suis encore obligé, en considération
(1) Archives de la famille de Richelieu.
ns laquelle Louis XIII parut à la tête
igné fils de Henri IV. Saint-Jean-d'An-
)ise; mais après l'échec des troupes
jban, ce chef huguenot recommença
sa foi donnée de ne plus porter les
îln marchant sur les Sables-d 'donne,
ille de Luçon, y pénétra de vive force,
lirent toutes sortes d'excès. (Mars-avril
le clergé delà ville s'adressa à Riche-
aration. Celui-ci répondit qu'il fallait
ion des vexations, pilleries et misères
travaillés » afin que l'on pût y porter
•vé le procès- verbal qui fut alors rédigé
Bc, le P. Joseph conseillait à Richelieu de rappeler slarer que cet ecclésiasiique n'avait été envoyé à Rome la promeàse faite à la Reine, et qu'en tout cas il ne ai. (Lettre du P. Joseph citée par Avenel» 1. 1*',
que les troupes de Soubise, enfermé étaient tombées aux mains du Roi et q de déprédations avaient été sévèremer Quelques mois après, en septem laborieuses négociations dont le réc après celui de M. Zeller (2), Tévêque < au cardinalat (3). Ce fut une grande clergé qui s'empressa de lui adresser nouveau cardinal lui répondit : « Me
(i) D. FoNTBKBAU, Papiers et Aquitaine, t. XIV, n« 18389, p. 93.
(î) B. Zeller, Richelieu et lés ministres de Louis (3) Le nonce Corsinl avait entravé de tout son poa^ obtenir pour lui-même le chapeau de cardinal qui é Luçon. Ce n'est que sur les instances formelles du F la demande à son gouvernement. Richelieu n'ignoi ses intrigues pour faire échouer sa candidature. J compliments un peu forces du nonce au sujet de s* mots d'une malice fort aiguisée : « Vous trouverej m aurait été un grand contentement que nous eussi motion. Une autre occasion donnera à votre méri Hichelieu et les ministres de Louis XIII, p. ii9.
O OUIO i-lC YUUO tUUO) Cil gC/UC/lCli. vw vri*
ionné serviteur. — Lecard. de Riche-
ièreDt pas à Richelieu à roccasion de son élévation ouYé dans une vente publique une plaquette contenant I au nouveau cardinal le lendemain de sa promotion, g^nataire de la lettre, Peltier, se félicite « de voir des Qonter aux plus hauts degrés d'honneur. II rappelle à la prêtrise et son sacre épiscopal avant Page fixé par alités qu'il a toujours montrées : « Votre incomparable \ érudition et l'intégrité de vos mœurs eussent semblé ^cl.e si on ne vous eût élevé sur un théâtre si éminent. » tte éloquence qui ravit les États généraux du Royaume vait su s'acquitter du ministère de l'État ». Ici le com- I la mesure: « Quelles mains, s'écrie-t-il^ furent jamais lans le maniement des affaires publiques! On ne peut afic d'une sordide avarice ait jamais souille votre âme, ttre d'indigne de votre naissance. » Après quoi il lie Richelieu pendant son premier ministère a répandus vertus il fallait une récompense : c'a été la pourpre de s estiment que l'État n'en peut que beaucoup mieux que Sa Sainteté ne juge que cette élection ne soit une
mrtout d'être cité : « Oh I si ce grand monarque veut digne prélat^ quels fruits n'at-on pas à en espérer, mière n'apportera *t-il pas en un temps calamiteux où t être plus recueillis que jamais! » Ces paroles sem« eur de la lettre était sûr de ne pas déplaire au nouveau ir. Quoi qu'il en soit, il est bon de constater en quels même avant sa toute-puissance,
il était devenu le chef de la fa majorai. On li^i avait alloué une \ comme conseiller du Roi, et la Reii les deux abbayes de Moreilles et de plus lieu de craindre pour son aven qu'il y avait peu d'apparence qu'il re\ et se sentant trop attiré par le ma politiques pour être tenté d'aller reprei de son diocèse, il se démit de son évêc de Bragelonne, doyen de l'église de Sa L'acte de renonciation fut signé l 19 mai 1623(1).
Le 5 jiiin suivant, le Cardinal adress au chapitre de Luçon : « Messieurs, regret que je me suis démis de mon év^ y rendre en personne l'assiduité que de moi ; mais les lois de ma conscieni
(i) D. FoNTENBAU, t. XIV, f« 793. — Bib. nat., fon
B esprit de charité pour tous, et la rcher vos intérêts que j'ai ci-devant )n que vous avez de tout temps s conviera, je m'assure, à me rendre uvenir de moi en vos prières publi- B je vous en supplie d'affection. Je e décharge de décimes, que je vous surée de ce que je désirerais faire ortante occurrence, et du désir que vos cœurs, vous vous souveniez de
église et que je suis certainement, . — Le card. de Richelieu (1). »
stre, Richelieu n'oublia pas les pros au chapitre de Luçon d'être pour ]!haque fois que le clergé et les ha- (i influence, ils le trouvèrent disposé
1623, l'année même de sa démisjon des commissaires royaux pour
blirait jamais ici. ti est cette esperan nous fait si librement recourir à vc religionnaires s'efforcent de se rétabl s'étant pourvus au conseil du Roi , ils tenu un renvoi de la cause en la Chai quelle ensuite de ce ils nous ont fait aj nous supplions très humblement Votr toujours rendue recommandable par affection paternelle envers ses sujets, < tion d'une cause si juste et si sainte. E ajoutant l'obUgation que nous en auron sans nombre, lesquelles vous avez acq élançons nos vœux dedans le Ciel, poi votre santé, qui est très précieuse à tou sacrons nos vies et nos désirs à Texécu déments, comme étant. Monseigneur, très obéissants serviteurs. Les habitar janvier 1624 (1). » (Suivent les signal
(1) Arch. des aff. étrangères. France, 1696, Poito
droit et laissa à son successeur la on bénéfice.
u 30 décembre 1637, le Roi, à la dinal, prenait le chapitre de Luçon iale. Cet acte avait une très grande lettait les maisons des chanoines et bri des exactions des gens de où les logements de troupes étaient onde comme une calamité^ on comfaveur ait été très appréciée par le n'ait fait que resserrer les liens de ichaient au Cardinal, lant quinze ans le titre d'évêque it années qu'il résida dans son dio- •eu près continue, il y donna, nous j toutes les vertus épiscopales, se ses devoirs et soucieux du progrès
Aquitaine, t. XIV, f 239. Bib, nat., fonds latin,
leur iciuuiguaii. cuui pu
efficace.
en Sorbonne avaient éveillé en lui le a célébrité par Téloquence et la eon- 1 préoccupation des affaires publiques on ne heure de ce dessein; mais les 'il avait données au début de sa cars'y arrête et qu'on discute ses titres ime écrivain.
n'y avait ni journaux, ni tribune, le
ncipal orateur : orateur populaire par
ic, orateur toujours respecté à cause
était une puissance, parce qu'il était
ic et que seul aussi il pouvait à peu
aer son opinion sur les événements.
les prédicateurs de la Ligue : ils
les maîtres de la capitale. Quand
, il rendit une ordonnance très sé-
inueraient leurs prédications sédi-
^antes, il inséra l'article suivant ;
narchie absolue . {Rev. /^ù/., janvier 87, p. 43.
ureui pius appel a la vioieiict;. uvs
ardentes et si haineuses, revêtirent polies. L'esprit de charité remplaçi les fougueuses déclarations. Les i prêchées dans ces mêmes chaires ( leurs ennemis les plus passionnés fut exposée dans une langue digc ceptes de Téloquence sacrée fure tique (2).
Le terrain était donc pour ainsi abus et de tous les excès qui avaiei catholiques, et Henri IV, en ramen caractère évangélique, avait non se' de sa politique, puisqu'il avait rédi doutables adversaires , mais il lui a les saines traditions qu'elle avait de Le moment était donc propice poui ment nommés les précurseurs de B
(1) . IsAMBBRT, Recueil des anciennes lois frai {%) Lézat, La prédication sous Henri IV.
(3) Jacqoinbt, Des prédicateurs du XVII» sit
b, Aristote à Tertullien, où Mucius e saint Etienne, Phocion en regard faut-il le dire, Régulus auprès du utes, qui sont celles de l'époque, ne i la vigueur de ces orateurs, ni leur geur de leurs vues, ni la sûreté et îtrine .
buta dans la prédication, il y trouva res d'une valeur et d'une autorité tton était le prédicateur favori du le poli, aimable, tolérant, mais dont d'antithèses et de latinismes, étaient Dule de locutions venues du Limou- Le P. Séguiran, également jésuite, e de son temps s'il avait un pen lions subtiles et des termes scolas- 3 bouillant et emporté, s'était fait
i IV n'entendait plus la Térité depuis qu'il s'était
d'orateur et de controversiste : < savant et le plus éloquent de Fran lui reprocher certains abus d'espi peu justes à force d'être subtils,
le style, une solennité exagérée briller et d'éblouir ses auditeurs. M doivent pas faire méconnaître les S( la langue française. C'est à lui qu'el pleur et de l'harmonie qui caracté Balzac. Aussi a-t-on pu l'appeler le En sa qualité d'aumônier du Roi grande influence sur les prédicateu:
sermon à Saint-Merry il recomman et aux pasteurs de prêcher la Vérité, la voie la plus sûre pour ramener plus facilement par ces moyens lén n'a fait par le fer et les armes, q
»our son diocèse ; la seconde fois en Paris pour tenter la fortune et essayer le Marie de Médicis .
rge de grand aumônier de France, du prédicateurs qui devaient se faire enévêque de Luçon parla plusieurs fois tle carême de 1608. Nous avons même lande à du Perron d'être dispensé de saint, se réservant de prêcher le jour de :e, pleine de déférence pour Tévêque leine d'être citée. « Monseigneur, ayant ement par le sieur du Peyrat, que vous i cette fête de Pâques devant Sa Majesté, assurer par cette lettre que, faisant état 1 à vos commandements, je tâcherai en lUS en rendre preuves par effet, exécuçus de votre part. Mais d'autant, Mons quinze jours, je suis travaillé d'une
lionne et très obéissant serviteur.
Luçon (1). ))
Richelieu reparut à la Cour en 161 1 époque il se fit entendre chaque année tantes chaires de Paris. « Il prêcha, c avec des discours animés d'une si grai zèle de piété si ardent qu'il attira Tac Cour. Mais surtout les prédications Saint-André- de s- Arcs ravirent tellem( et de la Reine-mère, qui l'honoraient sence, qu'ils disent publiquement n'a^ reille à personne 'dont les paroles leu vivement Tâme (2). »
U) AVENBL, t. Vil, p. 317.
(2) André Do Chesne, Hiat. généalogique de la mai
« Jam quadragesimale stadium erudilis concionib
admiratio tuditorum parturit et ad nos transmisit.
«egina interfnerant. Jam aula tota confertim niebat. Q
aut acaminis aat Tenustae orationis curiosus adv<
Iqu'un vint lui dire que M. l'évêque t pas, et s'il lui plaisait que Ton L Reine répond : « Oui, mais il n'est s bien aise, dit le Roi, il ne sera pas
s des témoignages relatifs à réloippelons ceux que lui rendaient ses hère avait une si bonne opinion des 1 évêque, qu'après avoir parlé des e l'oraison funèbre de Henri IV, il j des actions dignes de vous, sijvous i. » Deux ans après, Tévêque de i Cour il est question de l'envoyer à rtir les protestants. Sous Henri IV
mero auditorum nec horam spiritas admiration, em. card. Richelii, p. 61 : « Ses talents pour la 'il fui prié d*alier prêcher à Paris. 11 j prôcha un 10 ; la Cour en fut charmée, et le Uoi et la Reine leur présence. » Vie manuscrite du card, Rich.
(idot.
15 août 1626, au moment de donn à la Reine-mère et à Gaston d*Orléi de la conspiration de Chalais. Le fi grâce en trahissant tous ses amis savait l'âme faible et timorée, il v( menaces de la colère céleste. Api ments sous forme d'antithèses, ti prononça avec une vigueur partici destinés à terrifier le malheureux G que Dieu s'unit dans le ciel à celle dit, sa mère et sa fille tout enseml:
unit-il en terre et votre mère et celu comme votre fils, fils qui vous craindre toute sa vie, non seulem mais comme son vrai père, et qu sans avoir lieu d'appréhender u
(i) Documents inédits sur VHist, de Franc
e sainte aux fidèles de son diocèse, il 3cenls qui conviennent mieux à un pass pour preuve ce sermon, récemment renonça dans sa cathédrale le jour de la [ venait d'arriver à Luçon quelques jours liait profiter de la solennité de cette fête loliques de sa ville épiscopale. Ce disjvêque avait sans doute longuement préla première fois qu'il allait paraître dans édrale, nous permet de juger les défauts méthode oratoire.
3ment commenté le texte qu'il a choisi :
m est, il indique la raison qui Ta décidé : « C'est pourquoi voyant qu'il a plu à • la charge de vos âmes et' par conséteur, je me suis résolu, me rencontrant 3usement en ce lieu, d'embrasser l'oc-
r FHist. de France. Mélanges, t. III, p. 821.
rite a été publié par le P. Ingold de l'Oratoire, dans la
èse de Luçon, le 22 décembre 1888.
amphigouri, pédanlisme et sécherei tères de ces développements orai heurtés, qu'on ne lirait pas si on n( ils sont sortis (1). »
Mais la seconde partie, par son c la précision de Tidée et même par échappe à tous ces reproches .
La transition en particulier est
grâce poétique : « Le prophète Eze( qui avaient les ailes, les pieds et la vraie figure de ceux qui annoncent qu'avec les ailes d'une sainte méd contemplation plus relevée pour et que par après ils s'abaissent pour et qu'ils se rendent si intelligibles puissent tirer du fruit de leurs dis que saint Augustin dit : « Patiantu
(1) Hanotaux. MélangeSy t. 111, p. 810.
jntenir !
ae Jésus-Christ, en venant sur la terre, faut, pour qu'il demeure en nous, que la paix dans nos âmes. » Et ici, Richeits de la paix avec une vigueur et une lirévèlentrhomme politique. « Dieu,ditiiement favorisé les armes de notre Roi ibles il a mis fin aux misères de son Etat, is la France armée contre soi-même et 3 ses propres enfants. La paix est en ce est point assez pour inciter le doux Jésus leure avec nous. Il faut qu'il soit en nos )ns, et principalement en nos cœurs. »
X, c'est l'unité et l'ordre. « La paix puîtient par l'obéissance que les sujets renje conformant entièrement à sa volonté n de son État. »
înt aux villes lorsque les personnes priât modestement dans le respect qu'elles
gence avec eux. « Je proteste, d
peu que j'ai d'esprit, si peu que j î
nir Tunion de laquelle dépend notr
Nous pouvons maintenant nous i
de l'éloquence religieuse de Riche]
ni l'onction de saint François de
tique du cardinal de BéruUe; mais
reprocher, comme on l'a fait, l'ii
tion littéraire (1). Ce discours est 1
quablement lucide et méthodique
la symétrie dans ses développer
idées dans une langue correcte, pi
Sans doute on n'y trouve pas les (
cette allure et ce mouvement qui
Mais c'est la parole d'un homme
ce qu'il avance, qui cherche avan
(1) Hanotaux, Mélanges, X. III, p. 810.
aommes d Etat. Le passage où Riches excès des protestants et contre la proes ecclésiastiques est animé du souffle quence. Sa protestation contre les duels
le.
ment à la Reine-mère est un chefde finesse, de flatterie discrète et déli- Richelieu tient à la charmer et à mériter
lorceaux sont d'un éclat qu'il faut signajste du discours bien des endroits qui )n ne retrouve que les procédés d'une )anale. L'exorde en particulier, où Torale des Etats à ces solennités païennes, esclaves pouvaient impunément dire très, serait simplement ridicule si l'on le goût de l'époque aimait ces sortes e rapprochements. Parfois aussi, il se issements de mots et de métaphores, à
VfAAA|^A
jiirv/^i'^ii' ^^^K».» .^ ^
dignalion dédaigne ces figures outrée de commande ; elle n^est éloquente que
et naturelle .
Un autre défaut qui peut être enco
harangue, c'est l'amour excessif d'i
Pourquoi, par exemple, remonter aux
que les prêtres ont toujours été appelée
Rois? Pourquoi aussi cette longue éi
gnages empruntés aux Pères de l'Ej
pour condamner les empiétements deî
la juridiction ecclésiastique ? Toute ce
peu pédantesque serait beaucoup mie
dissertation théologique que dans ]
adressé à un Roi de treize ans, à un(
nistres qui, à coup sûr, devaient être
patrologie et le droit canon.
Mais ce sont là des défauts pour ai qui ne sauraient faire tort aux qiial remarque dans ce discours. L'ordre j
)Q travail plus raisonnablement qu à xrfaite connaissance de ce que les Grecs d*artifîce au parler, possède toutes les ue? Et de qui dois-je attendre une plus que de celui dont les écrits et la vive les principaux ornements de notre élo- 3 de notre morale ; nous donnant, tant pour le bien vivre, les meilleurs pré- '. ? Il y a bien plus, Monseigneur ; pour dans tout cet ouvrage de Téloquence 1 cru satisfaire aucunement à ce qui îs forces par l'inscription de votre t en soi ce que Quintilien disait de \ que, de son temps, il n'était plus le bien de cette divine éloquence dont 'le idée. Ceux qui seront assez heu- •eprésenter Tagréable ton de vos réglés de toute votre personne, et
l'aurait pas loué d'une qualité qui manqué ; car alors son compliment et il savait que les épigrammes étaie ministre.
Le mérite de Richelieu comme éc contesté. Nous lisons, en effet, dansl qu'on admirait les livres de controA Cardinal et que les vers auxquels étaient trouvés « clairs, purs et cou
S'il faut en croire les Maximes ei duire à la Cour^ Richelieu avait en d'écrire l'histoire de Henri IV. C livre qu'il avait pris l'habitude de les traits qu'il recueillait dans ses ] versations. Aussi n'est-il pas invrai à réunir toutes ces notes éparses p vrage à l'éloge du prince qui lui avj;
(1) La Mothb Lb Vayer, !'• partie, t. U, p.
tation d'écrivain. Le premier parut ce titre : Les principaux points de le, défendus contre V écrit adressé au es de Charenion.
constances Tévêque de Luçon fut de polémique religieuse contre les uynes avait éloigné le Père Cotton le à la Reine, et il l'avait remplacé »mptait bien que ce religieux, à qui itre de confesseur du Roi, serait Lussi l'employa-t-il dans certaines iprès de la Reine-mère dont il faltions et deviner les desseins. Ce ir de V Histoire de VEdit de Nantes 1 scélératy sciait acquis . quelque
reprises dans les Instructions pour se conduire
Durand et Mestrezat(l). » Dansl' au Roi, les auteurs énuméraient par les réformés. Ils se vantaien défendu les prérogatives royales ( dans les derniers États de Paris. 1 se dirent naturellement offensés grand bruit de part et d'autre. Le faire ; mais le Roi Tévoqua devai ment de lui dédier des livres si supprimer celui des ministres ' qu'intervint Richelieu. Il venais retirer à Coussay, et il était heur de sa solitude il ne s'occupait j reste, il n'était pas sans habilet ministres que le Roi venait de ainsi l'apparence de défendre cep que par ce. moyen il réussirait à i
(I) Benoit, Histoire de l'Édit de Nantes.
Gharenton parut vers le 12 juillet 1617 ; Joum |2) Le livre des Ministres était précédé <
oible la vérité de la religion calho-
te attaque, c'était donc de la part
»reuve de zèle épiscopal, c'était té-
3ur les intérêts de son diocèse, et
itte c'était pour défendre son Roi et
t la charge.
dans un autre chapitre les paroles de
e et de tolérance que contient cette
égard des protestants. « Mon devoir,
faire du bien et non du mal, de les
lesser. » Il s'efforce de les convaincre
5 doctrines, il a pour leurs personnes
us bienveillantes.
la discussion, il indique clairement le C'est, dit-il, de faire voir que les misent mal fondés dans toutes leurs préoute occasion de se louer de nos rois
vre. Mais Itichelieu, plus habile, fit de l'épitre aa Roi tation.
pour en tirer des aveux précieux à 1 vera la vérité de la religion catholiqu
Le livre comprend dix-neuf chapiti consacrés à répondre point par poir ministres, et les cinq autres contienne quelles « leur croyance doit être abhor.
11 n'y a pas de plan proprement < dant distinguer deux parties : Tune où gâtions des ministres et où Tauteur s sur la défensive ; l'autre dans laquell l'offensive, il accuse la Réforme d'av( ciennes hérésies, ouvert la porte à ton dans ses fondements l'autorité même c
Le second chapitre est de beaucoup c'est même le seul qu'il soit nécessair( cier le talent de Richelieu comme pol avaient prétendu qu'Henri IV devait s testants. L'évêque leur répond qu'ei « quand il était fauteur de leur s
econnaître et à les publier. »
estants une autre réponse qui est s plaignez de nos Rois, leur dit-il.
accordé la liberté de conscience, ormes Font toujours refusée à leurs rgument sur lequel nous avons déjà 'un des traits les plus originaux et lique de Richelieu.
ires qu'il a écrit ce livre en six ontiers qu'il y a là quelque exagécoup plus dans le vrai lorsqu'il dé-
J'ai entrepris une œuvre contre ai pas sans veilles (1). » Cependant ins le style comme dans la compo- 3 des traces de précipitation. Ce
soit médiocre, comme le prétend
. visible au contraire qoe Richeites les sources protestantes du
des questions qui touchent à Thisto ton s'élève, prend de Tallure, et il n* traîné par le feu de l'argumentatioi d'une belle venue qui fait songer à La publication du livre de Richel une lettre du 14 février 161 8, le card çait au cardinal Borghèse, neveu de
(i) Peut-être lira-t-on avec quelque curiosité Compagnie de Jésus, dans un lirre très intéressant ▼rage de Bichelieu; on sait que les Jésuites sont égard. « Richelieu, pour ne pas être trop long, La théologie, rÉcriture sainte, la raison, les écri^ lui fournissaient des arguments sous lesquels il t qu'il choisit sont tellement opportuns, si évidei tant de force, d'une manière si serrée, dans un précis, qu'ils suffisent pour renverser cet échafau d'accusations iniques contre l'Eglise que les paste de dresser en présence du Roi.
« Au reste, cette réfutation porte le caractère di de ce frisson de haine qui circule dans l'écrit dei empreinte du calme d'une cause sûre d'elle-mé de cette fermeté tranquille, de cette noble autorii de ce sentiment de compassion et de charité qu'el les esolaTes de Terreur. » — P. Prat, Recherchet de Jésus en France au temps du P. Cottm, Lyo
(î) B ENTivoouo, Lettre 1078.
t été pendant trois ans Taumônier )rit de réfuter la Réponse aux mim. Mais les preuves lui parurent si es sur sa propre religion et ne tarda holique (1665) ; suivant Tusage, il sion dans un écrit public intitulé : La )ras, dédié à Nosseigneurs du clergé étractait ses erreurs et exposait les
, Richelieu avait pour ainsi dire 1 avait demandé que les ministres ivoque: «S'ils nous font connaître Téance, nous leur serons beaucoup înousavonsplusdepeineàladécou-
n 1663 un poème épiqae, Jonas ou Ninivepéni' as sa 7* satire :
ma sèche dans la poassidie.
second livre religieux. Il parut en àlnstruction du Chrétien. Ce n'est p< théologie proprement dite, bien qu'il connaissance de la théologie dogmati( essentiellement un abrégé de la doctri posé en vue du peuple et destiné à être au prône des messes paroissiales, pou instructions des curés.
Ce livre répondait à un besoin urge religion était le mal de cette époque. L étaient conservées dans la plupart des fidèles ne connaissaient que très incom religieuses et morales. D'autre part, guère compter sur le clergé, quimanq zèle pour remplir un tel ministère. Co bien il était urgent de faire pénétrer jusque dans les esprits les plus simf au secours des pasteurs qui, dans beai été incapables de faire des instructions comme il les aimait, il préféra compo
t ce qu'il désire de tout chrétien, et sposer à le faire. C'est le but de is dédie à très juste titre, puisqu'elle
)ute qu'il a écrit son livre dans un lut étant de paître les colombes i peuvent chercher leur nourriture
i curés, il leur dit qu'il a fait cet le sa charge et les aider à remplir la ie lire une leçon de son livre chaque 3e paroissiale. Quand la leçon sera coupera, « désirant, dit-il, non iple cette nourriture spirituelle, soit servie de telle sorte qu'ils la our cela, il veut que les curés fas-
rétien» Poitiers, 1621.
maire de la manière dont le chrétiei ses devoirs : telle est la substance ( et surtout si pratique. Car c'est là saillant de Tesprit de Richelieu, c'* les théories spéculatives pour tendn Avec un rare bon sens et une parfait ces prédications où Torateur chercb âmes, mais un moyen de faire paradi érudition, w Vous avertirez de notre i tous les prédicateurs qui prêcheront s'arrêter plus en leurs sermons à ins qui est de son salut, etPexciter àfaire der quelque point de doctrine trop 1 dont la connaissance ne lui est poii yeux un commentaire très clair et trè catéchisme l'emporte sur les sermons plus éloquents.
T^t^ryi; juuntf, il aemauae coiumeui
i quel temps, en quel lieu, de qui?
i méthode a Tinconvénient de trop
ns sans fin et les arguties de la
de donner trop de sécheresse au
j dogmatiques, viennent les réflexions onduite pratique qui s'en dégagent, ivement, aucune chaleur, rien qui •émue. Il semble que Fauteur se proler à Tesprit et à la raison sans tenir D'ailleurs, il ne range pas la sen- :és de l'âme ; suivant une division Bs trois puissances de l'âme sont la i et la volonté (1). Les sentiments lez ses auditeurs sont de véritables e pour ainsi dire sous la forme de a humble, s'écrie-t-il, considérant aissé et humilié jusqu'à l'opprobre
étrangères envahiront la France et c rapproche des bandes espagnoles, village, après avoir lu quelques pa Luçon, inviteront les paysans à priei cette instruction; et qui sait si ces 1 pour le grand Cardinal ne lui seront bunal de Dieu que d'avoir vu penda trembler à ses pieds (1) ?
VInstruction du Chrétien obtint un donnant leur approbation (20 octobi augastins déclarèrent « qu'ils avaient d'une bonne et saine doctrine. . . , d peuvent recueillir beaucoup de frui pour la clarté, facilité et excellence structions qui s'y trouvent » .
L'ouvrage eut plus de trente éditioi d'évêques l'adoptèrent pour l'usage
(1) M" Pkrraud, Le Gard, de Richelieu éuéque e
is fortifier d'ao noorc! appcd Es refîgioB le Sénat apostolique d'une noaTeSe Durant la désignation de Leors Majestés ^us t'avons récemment décoré de lapooreffet, de même qae les lois de la discilaient sagement le triomphe aox soldats
it servi de rempart à la république, et nnemis, ainsi est-ce avec raison que tu lis grande dignité dans l'Église romaine.
B nous avons à soutenir contre le prince lîce et ta piété ont été dans nos contrées
salut pour abattre Torgueil des héréle Sainte Vindicte parmi des peuples
jouis, notre très cher fils, non seulede la faveur royale et de la munificence isi de la juste renommée due à tes quala splendeur de tes mérites brillait d'un iblique chrétienne, qu'il paraissait im-
Ce sont là les grands services que 1 et attend de toi ; quant à nous, certa sera pas déçu, nous t'embrassons a charité paternelle.
« Donné à Rome, à Sainte-Marie-1 1622,1a seconde année de notre pont
On sait que Richelieu ne trompa pape , Malgré les soucis de la politic De la perfection du Chrétien^ ouvrage rédigea à Tarmée, sous les murs de sa pensée devait être le complément Chrétien, Il composa aussi un secoi contre les protestants. Il fut publié soins de sa nièce, la duchesse d'Aig vanl: Traité qui contient la méthode assurée pour convertir ceux qui sont i ouvrage posthume est la preuve irréc
(i) Zbller, Richelieu et les ministres de Louis XI (2) Commencé ea 1636 li Corbie, la Perfectio 1639 pendant le siôge de Hesdin .
obscure, ou à exposer quelque
3ssant le salut de la France. Il
ision forte, pittoresque, saisissante,
5e. Lorsqu^il traite au contraire des
échappe le plus souvent au mau-
ue, sa langue est grave, simple et
mais rhomme de génie et surtout
f révèle trop rarement. Par ses livres
, l'émule des du Perron, des Bérulle
l'emporte même sur eux par la clarté
'H style ; mais il est loin de l'allure
s Pi'ovinciales . Pour que la prose fran-
immense, il fallait quarante ans encore
redevable à Tévêque.
Entré dans TÉglise sans vocalior bénéfice dans sa famille, Richelieu plier à toutes les exigences de sa renonce brusquement aux séduction condamne à yne retraite laborieuse logie et se prépare à devenir, comn pion du catholicisme contre les pro
Au lendemain de son sacre, et aj qui l'ont fait remarquer, il a le cou où le retiennent de si brillantes esp à Luçon, au milieu des pauvres p' pasteur. S'astreindre, à vingt-trois résidence, alors que la plupart des saient si aisément, ce n'est pas le mais plutôt la marque d'un espri remplir tous ses devoirs.
Pendant les huit années à peu
lument inconnu. Ce n'est pas le ut plier devant lui, et qui, pour > pas devant les mesures les plus s. C'est un prélat aimable, séduiunesse et les grâces de son esprit, 3 ceux qui rapprochent, régulier ent pieux, même avec un certain juste et ferme dans son adminisips accueillant, hospitalier et ser- . Enfin il se montre à nous avec urait pas soupçonnée et que les itique lui feront perdre trop tôt :
issi est-il aimé de tous ceux qui )énétrée de reconnaissance pour •ères et ses sœurs recourent à lui le ; ses amis et ses serviteurs lui mt fidèles dans lamauvaise comme ifin, sescoUègues dans Tépisco- [is haute estime. Us parlent avec
gâtions qu'elle lui imposa.
Né avec des qualités brillantes, il solides études littéraires et philos faisaient guère les jeunes gens de s tion a peu de prise sur lui ; son es positif. Il est avant tout homme de diatinctif de ceux que la Providence les peuples. La théologie, par ses mi tinctiona infinies, achève d'affiner donne cette souplesse qui fait les di
Quand cette première éducation ( tration d'un diocèse Tinitie à la prati choses. Les fonctions délice^tes el chargé lui font acquérir cette ^nféi sable aia hommes d'État, et que tions du génie ne sauraient rempla avait voulu réunir autour de lui
i la question religieuse^ qui était oque, et il est ainsi amené à se ae de conduite, faite de tolérance jue d'abord à son diocèse et qu'il te la France.
plein théâtre de la guerre civile, observer les révoltes des grands, que ces levées de boucliers font t à la tranquillité publique. Il est mais encore la victime des excès s rebelles ; aussi le voit-on multiprières, pour épargner à son dioelieu les horreurs de la guerre.
)n le charge de négocier avec les ce de Condé et le duc de Nevers, 3voir. Il n'est donc pas téméraire ents, auxquels il est mêlé d'une
difficiles à récompenser. Vienne donc pelé au ministère, il aura pour coUab comme les Boulhillier, le cardinal de E et le cardinal Henri de Sourdis.
Enfin, comme un diocèse est un ch cessairement restreint, il a la bonne par le Poitou aux États généraux. Là bérations où s'agitent les intérêts non mais de la France entière. Il peut à des maux dont elle souffre -, des doléa présentent les trois ordres, des rea qu'ils proposent. Observateur sagace blesse du gouvernement en face des qu'il fait pour éluder leurs demandes jour où les favoris de rencontre aur( Roi sera obligé de confier le pouvoir à < plus habiles, et plus fortes. Ce chan
le Medicis et devenir ministre. Apres
iministration déjà résolue et énergi-
i palais le renverse. Mais cette chute
Vvec une merveilleuse dextérité et une
a ne rebute, il reprend un à un tous
ises intrigues, "il se remet en route, sé-
1 redoutable aux autres, et après sept
ence et de souplesse^ couvert cette fois
cardinal, il rentre de nouveau au minis-
nde prise de possession est définitive ;
lais dire le Roi, jusqu'à sa mort.
9 sous Louis XIII, etc., Paris, 1837-1842, 4 vol.
de Nantes, 1685-1695, in>4, 5 parties, ra di Francia, Firenze, 1863-1870, 4 vol. in-8». ;hesse d'Aiguillon, nièce du cardinal de Richeres charitables, 1878, in-8o.
ichelieu et de ses enyirons, Tours, 1890, in-8<> . 1 en France sous le ministère du cardinal 50, ln-12, 2 vol.
)B curieuses de l'histoire de France, 1'* partie, tie, tomes VI.
table de Lujmes, dans le Journal des Savants,
liTersitô de Paris jusqu'en 1600, Paris, 1761,
noble, 1668, in-12.
lu Tremblay, Angers, 1889.
tiôque historique et critique du Poitou, Paris,
talogique de la Maison du Plessis-Richelien,
I du Poitou, Poitiers, 1828, in-8«, tome !•'.
i Poitou. Mémoire au roi par Colbert de Ooissy,
le Juste, Paris, 1654.
EUchelieu, Paris, 1885, in-8«.
il'"'' . An iX
Paris, 18W 1° '
2 vol. ,
^ Reçu
Ua/,8G,Ba)Uot
iqae de la Coar, Paris, 1645, in-fol.
lUX, Paris, 1872, 4 vol. in 8».
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lenri IV, Paris, 1862, 4 vol. in-8.
)t critiques sur la Compagnie de Jésus en ton, Lyon, 1876, 5 vol. in-8«.
es du clergé, tome II .
. cardinalis Arm.-Joan. Plessei Richelii,
cordia, ab ann. rep. f. 1585 ad ann. 1619,
lovici Plessei Richelii, Parisîis, 1653, in-12.
jendant le XVII« siècle, traduction française,
lal François de Sourdis, Bordeaux, 1867, in-8». curieuses faites pendant le régne du connéa.l2.
cardinaUs Richelii, Orléans, 1626, in-4». , cardinal di Plessis, duca di Richelieu, Vienna,
ie du P. Joseph Leclerc du Tremblay, Paris,
)seph, 1704, in.l2.
clion Pelitot, 10 vol. in-8°; Coll. Michaud, 3 vol.
épiscopale 68
protestants iOl
'évoque de Luçon 122
amis 154
que de Richelieu 189
ie Luçon (1616-1623) 226
ir et écrivain 2S8
la h« I
o) -i Cik, la. \ it.o. Irj^u, i.