‹ Richelieu à Luçon, sa jeunesse, son épiscopatChapitre 3 sur 17 · VI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VI INTRODUCTION

« Rechercher, dit M. Avenel, dans la première « vie d'un personnage devenu célèbre les germes <( naissants des qualités qui se développeront plus « tard, soit qu'on aperçoive de piquants con- « trastes, soit qu'on puisse déjà surprendre le « présage de ce que verra l'avenir, c'est une étude (( qui a son charme... ; elle a aussi ses difficul- <( tés (1). »

Le charme, il est impossible de ne pas l'éprouver au contact de RicheUeu, quand on assiste aux premières manifestations d'un génie qui sera si puissant, quand onle voit administrant un diocèse avec une décision et une prudence que ne comporte pas son âge, conciliant ses devoirs d'évêque avec le service de son ambition, recherchant toutes les occasions de se produire et de mettre en lumière sa valeur et son talent, s'entourant d'amis fidèles et de protecteurs dévoués, enfin, après huit années de labeurs obscurs, de méditations silencieuses, et, il faut le dire aussi, d'intrigues savantes, arrivant aux affaires avec un esprit déjà mûr, une expérience consommée et des aptitudes supérieures à tous les emplois.

Mais si cette étude m'a vivement passionné, j'en ai éprouvé aussi toutes les difficultés. Je l'ai pour-

chelii vilœ et forlunx exordia, ab ann. rep. f. 1585 ad cura. 1619, Parisiis, 1656, in-12.

(Ij AvE.NEL, Revue des questions historiques, t. VI, j). 147.

INTRODUCTION. vu

suivie avec le sentiment que le sujet était trop délicat, mes ressources trop restreintes et surtout mes forces trop insuffisantes : si je n'ai pas su remplir ma tûche, j'aurai peut-être le mérite d'avoir indiqué à d'autres tout ce qu'elle offre d'intérêt.

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