‹ RichelieuChapitre 123 sur 196 · Nonce, 27 janvier · texte numérisé non relu

Nonce, 27 janvier

2. Dès le 21 novembre 1622, le cardinal Ludovisi avait indique comme solution à M. de Marquemont le dépôt entre les mains du pape.

cour de France; mais le secrétaire d'État fit valoir en faveur de la combinaison que le duc d'Olivarès, devenu maître absolu de la direction des affaires dans le royaume d'Espagne, après la mort de son oncle, don Balthazar de Zuniga, n'était pas disposé n admettre les tergiversations du gouverneur de Milan et qu'il voulait en finir avec cette interminable affaire '. De son côté, l'ambassadeur de France en Espagne, M. du Fargis, donna l'assurance que la cour de Madrid voulait en venir à un accommodement définitif.

Le gouvernement français eut la faiblesse de se montrer disposé à écouter ces dernières propositions, c'est-à-dire à remettre les différends de la Valteline à l'arbitrage de Sa Sainteté. Le chancelier et le président Jeannin firent part de cette décision au nonce, qui en conféra également avec Puisieux. Les ministres de Louis XIII admettaient une occupation momentanée des forts par les troupes pontificales, le rétablissement au point de vue temporel de Tancien état de choses en Valteline, et le niaintien, au point de vue spirituel, de l'état de choses présent. Consentant à négocier sur ces bases, Puisieux prévint Corsini qu'il devait cependant donner préalablement avis de ce changement de front aux alliés confédérés à Lyon et aux Vénitiens particulièrement -, et il le fit, malgré les objections du nonce. Dans une audience qu'il donna à Corsini, le roi lui déclara « qu'il était résolu à s'en remettre à l'arbitrage du pape et qu'il allait faire envoyer au commandeur de Sillery les pouvoirs nécessaires pour traiter; mais que, si les Espagnols usaient encore de lenteur, si leur but n'était pas d'en finir, la guerre deviendrait inévitable, parce qu'on ne remettait le tout à Sa Béatitude que pour recourir à un remède suprême ^ » Le nonce n'avait jamais pensé que le roi pourrait aller aussi loin dans la voie des concessions '.

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