Ambass. tiorent., 6 juillet
juillet 1624, l'alliance était contractée avec la Hollande, et la clause religieuse déjà admise. Or ce traité ne porte même pas la signature de Richelieu \
En Valteline, les choses restèrent en l'état; c'était cependant un progrès que d'avoir envoyé en Suisse le marquis de Cœuvres pour essayer de soulever les cantons contre les prétentions autrichiennes et espagnoles.
On jugera par tout ce qui précède, que, s'il y eut beaucoup de mollesse et de faiblesse même dans le fait de La Vieuville, il y a tout au moins de l'exagération dans ce résumé méprisant que le cardinal donne de la politique étrangère de son prédécesseur : « Il promet aux Espagnols que Mansfeld ne viendra point; que le mariage d'Angleterre ni le traité avec la Hollande ne se feront point; de se contenter que le roi d'Espagne ait les passages par la Valteline, pourvu qu'il les demande. »
L'ambassadeur de Venise dont on sait que les instructions, tendaient à faire sortir la France de sa réserve, ne s'exprime point, tant s'en faut, avec la même dureté que Richelieu sur le compte de La Vieuville : « Le marquis, dit-il, a toujours été porté vers les résolutions généreuses et, pendant le temps de son ministère, la France a montré au monde qu'elle était décidée à maintenir sa réputation, et
I. Articles accordez et convenuz entre le roi de France et les ambassadeurs extraordinaires de messieurs les Estatz des Provinces- Unies. (Bib. Min., Mss. X. V, 36.) Alliance offensive et défensive :
Prêt de I 200 000 livres en 1624 » 100 000 — 162D
Pour la religion romaine, il est convenu que l'exercice en sera permis dans la maison de l'ambassadeur, c'est-à-dire aux Français seulement et non aux Hollandais.
Signé : Lesdiguières, La Vieuville, Buillion, Henri d'Essen, Nicolas de Bouchert, Adrian Favis, J. de Bostzeler et d'Aspren.
Cf. Ambass florent., 6 juillet 1624 : « Les ambassadeurs de Hollande sont venus à Paris, et après en leurs expéditions pour les subsides ont reçu chacun un collier d'or de douze cents écus et sont repartis pour leur pays. »
à prendre la défense des intérêts de ses amis et alliés, chose à laquelle n'ont jamais pensé ses prédécesseurs depuis une longue série d'années 1. »
La politique intérieure du marquis de La Vieuville causait aussi de grands mécontements ; on lui reprochait sa hauteur , sa présomption , ses paroles irrévérencieuses à l'égard du roi ; un libelle célèbre intitulé : La voix publique au roi , et que l'opinion attribua au cardinal de Richelieu, bien que le résident florentin le défende d'être homme à s'abaisser jusqu'à de certains m'oyens, fut porté à la connaissance du roi ; il est certain que cet écrit contribua singuHèrement à précipiter la chute du surintendant; tous nos témoignages sont d'accord sur ce point. La Vieuville commit la faute de se mettre au plus mal avec un personnage qui n'abusait pas de son influence et qui s'en servit cette fois de la façon la plus active contre lui : nous voulons parler du maréchal de Bassompierre qu'il accusa de rece-