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Agucchia, 28 juillet

104 LA conveînTion d'occagna

forts seraient démolis et que la sécurité de la religion catholique serait garantie K Du 29 au 31 juillet, il poursuivit le gouvernement français de ses instances, et il crut pouvoir trouver, dans les réponses évidemment évasives que lui firent les ministres, les bases d'un nouvel accord, qu'il appela le compromis de Béziers et dont il fit part au Saint- Siège dans les termes suivants : « Voici ce qu'admettent les ministres français; ils ne veulent en aucune façon consentir par une convention expresse à quoi que ce soit qui semble infirmer le traité de Madrid. Mais le roi catholique peut, de son propre mouvement, déposer les forts, et, quand le roi de France sera à Lyon, les bons offices de Sa Sainteté chercheront à lui faire accepter le fait accompli -. »

Le compromis de Béziers n'était, comme la convention d'Occagna, qu'un expédient pour traîner encore les choses en longueur. Peut-être le gouvernement français ne pouvait-il pas faire autrement que de se prêter quelque temps encore à cette situation fâcheuse; l'intérêt évident du gouvernement espagnol était de la faire durer. « Le gouverneur de Milan, écrit Agucchia, continue ses armements, et la cour de Madrid, en ne l'approuvant ni le désapprouvant, ne cherche qu'à gagner du temps. Les Espagnols attendent en effet l'issue des affaires d'Allemagne ^, qu'ils voudraient voir réglées d'une façon quelconque afin de se désintéresser de cette guerre; ils attendent ce qui résultera des affaires de Flandre '*, qu'ils espèrent voir tourner à bien, et ce qui adviendra également de celles des Grisons et de celles des Français; quant à ces dernières, ils se promettent bien qu'elles se termineront comme sous Montauban ^ »

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