‹ RichelieuChapitre 9 sur 196 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

diplomate profondément dévoué aux intérêts de son pays. Un sentiment religieux profond s'allie chez lui à une notion très nette des droits de l'Etat. Il juge les choses de France avec clairvoyance et impartialité.

3° Le résident florlntin Giovanni Battista Gondi '. — Gio. Batt' Gondi, de Florence, fut attaché de bonne heure à la personne de Camillo Guidi, diplomate qui, après avoir été à Rome un des principaux négociateurs de la dissolution du mariage de Henri IV et de Marguerite de "Valois, fut longtemps accrédité à la cour de France. Batt' Gondi s'y trouvait avec lui, pendant l'année 1618, lorsque, après la mort de Concini et au moment de la persécution des Florentins établis en France, le résident Matteo Bartolini fut expulsé. Le chevalier Guidi fut envoyé en France pour accommoder cette affaire, sous la médiation du duc de Lorraine, qui avait accueilli Bartolini dans ses États. Pendant l'éloignement du résident officiel, alors que durait encore la mission de Guidi, Batt" Gondi fut chargé d'informer le secrétariat d'État de Toscane de tout ce qui se passait à la cour de France, et particulièrement des affaires concernant la reine mère. Louis XIII s'étant réconcilié avec Marie de Médicis, Bartolini fut rappelé à Paris, à titre de réparation pour le grand-duc qui était alors Cosme II; il n'y resta que quelques mois et s'en retourna à Florence en 1621. C'est à partir de ce moment que Batf^ Gondi exerça avec suite les fonctions de résident, mais sans en avoir encore le caractère officiel ; il fut donc l'agent du grand-duc auprès de la reine mère, plutôt qu'auprès du roi. La partie de sa correspondance qui se rapporte à cette époque est celle dont l'analyse et les extraits figurent dans le présent travail.

j. Archivio mediceo, Francia. Filia 4'>-2j, ancien XLVII.

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