‹ RichelieuChapitre 93 sur 196 · IX. Décharge des comptables · texte numérisé non relu

IX. Décharge des comptables

X. Cassation de tous jugements prononcés contre ceux de la religion.

XL Confirmation des jugements donnés par ceux de. ladite religion entre eux.

XII. Élargissement de tous les prisonniers sans rançon. Rétabhssement de tous en leurs biens, honneurs et dignités.

Xin. Formation de commissions mixtes pour l'exécution du traité.

Sous cette forme, le traité donnait pleine satisfaction aux revendications du roi; mais il faut reconnaître que des articles secrets annexés aux conventions précédentes en atténuaient singulièrement la portée. Il était en effet stipulé par brevets particuliers que les fortifications de Montauban et de La Rochelle seraient maintenues et que les deux tiers seu-

I. Les Mémoires du duc de Rohan en contiennent le résume, que Ton trouve aussi dans la relation journalière citée plus haut; le traite est inséré dans le manuscrit de Corsini, sous le titre suivant : Articoli délia pace stabilita dalla 3/'« A'''"*» di Luigi XIII co suoi sudditi Ugonotti net campo sotto Mompolieri (20 octob 1622).

lement de celles de Nîmes, Castres, Uzès et Milhau seraient démolis. Enfin une dernière clause était ainsi conçue :

(c Leur accorde Sadite Majesté que les places qui restent en leurs mains de celles contenues en Testât du feu roi, signé et arresté à Rennes le 14 mai 1598, y demeureront pendant trois ans à compter du jourd'huy, pour leur servir de retraicte en cas d'oppression contre la volonté de Sa Majesté, dont sera fait estât particullier, n'entendant que les autres places qu'elle a réduictes et remises en son pouvoir ou qui sont demeurées en son obéissance soient ny puissent estre prétendues pour places de sûreté '. »

Le duc de Rohan fut traité avec générosité; mais les avantages qui lui furent concédés semblent inférieurs à ceux qui avaient été le prix de la soumission des ducs de La Force et de Chàtillon, devenus maréchaux de France. 60 000 écus de pension, le gouvernement de Nîmes, Castres, Uzès et des Cévennes n'étaient cependant pas des dédommagements à dédaigner pour celui qui, en déposant les armes, recevait par délégation du roi l'autorité qu'il avait exercée comme chef des rebelles dans des régions profondément imbues de l'esprit protestant, (c La paix ne peut être plus honteuse, écrit le nonce; mais il convient, puisqu'elle est faite, ou de se taire ou d'en parler avec éloge, bien que l'on pense que, dans l'exécution, puissent survenir tels embarras qui renouvelleront la guerre sans que les conseillers de cette paix puissent jouir des fruits qu'ils s'en promettaient -. »

Sans approuver les violentes récriminations du nonce, nous ne pouvons méconnaître le bien-fondé d'une partie de ses critiques relativement à la paix de MontpelUer. Le but poursuivi depuis deux ans, c'est-à-dire le rétablissement de la souveraineté royale, dans son intégrité, sur toutes les parties du territoire, n'était pas atteint au moyen d'un traité

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