VALEUR POUR LES CULTIVATEURS ET LES BUCHERONS
Voyons maintenant ce que vaut pour nos cultivateurs et nos bucherons l'exploitation de ces forêts, c’est-à-dire une bonne partie de nos cultivateurs et les bucherons de métier. Pour base de calcul prenons la moyenne des prix courants actuellement payés par les marchands de bois pour faire préparer le bois dans la forêt et l'amener sur le bord des rivières, prêt pour la flottaison, ou aux stations de chemins de fer, laissant de côté les gages représentés par le coût de la flottaison. Avec ces données on forme le tableau suivaut :
Pin bianic......... 30,725,000 M à $6.00...$ 184,350,000.00 Pin rouge. ...... + 7,500,000 ‘‘ à 5.00... 37,900,000.00 Epinette..........107,000,000 ‘ à 5.00... 428,000,000.00 Cyprès......... « 10,000, 000 ‘: à 8.08... 30,000,000.00 Pruche....... ER 200,000 ‘‘ à 4.00... 800,000.00 Bois francs....... 1,110,000 ‘‘ à 5.00... 5,550,000.00 Bouleau ..... sscer. 00000 à 460... 40,700,000.00 Peuphier........…. 10,265,000 ‘‘ à 3.00... 30,795,000.00 Bois à pulpe. .... ..745,493,077 cordesà 2.50... 1,863,732,692.00 Hcormants....:.1c. 730,500,000 pièces à 0.10... 73,000,000.00 Poteaux........ + 17,500,000 ‘‘ à 0.50... 8,750,000.00 Billes à bardeau... 700,000 M à 4.50... 8,150,000.00 Cèdre carré..... +. 30,000,000 p. cu. à 0.10... 3,000,000.00
ation, qui forment un total d'environ $15,000, 000 Par année,
On objectera peut-être qu’une bonne partie de cette richesse fo: restière est inutilisable, et Par conséquent sans valeur, parce que le bois ne peut Pas être sorti de la forêt par la flottaison.
Cette objection ne Peut s'appliquer qu'aux forêts Comprises dans les territoires de Mistassini et d’Abitibi, Puisque le reste de notre domaine forestier est sillonné dans toutes les directions par d'innombrables rivières Sur lesquelles 1a flottaison du bois peut se faire aisé.
ment jusqu'aux scieries, jus u’au littoral de la mer, jusqu’aux jusq Jusq Jusq
Ce rapport, il est peu de Pays qui aient autant d’accommodations, de facilités et d'avantages que la province de Québec Pour sortir ses bois de Ja forêt, Particulièrement Jes bois mous. L'exploitation de
ment augmenter avec le temps, avec l'accroissement de la population
et l'épuisement des forêts des autres pays.
Maintenant, quant à l'exploitation des forêts d’Abitibi et de
Mistassini, les territoires du Nord-Ouest n’offrent-ils Pas une brillante Perspective ? Avant Peu d'années, i] Y aura dans ces territoires
sera si facile, par la flottaison, de le descendre sur le Nottaway et le Rupert, jusqu'à l'embouchure de ces deux fleuves et ‘€ transpor-
eo UT oies LA e— a —
de #27.
urant un paration hommes moulins de navie.
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es dans e notre nnome aiséu’aux trans- Sous ns, de ir ses on de ffaire aireation
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ter de là par la navigation sur la baie d’ Hudson au port de Churchill, qui n’est éloigné que de 900 milles de celui de la baie de Rupert ! Du port Churchill un tronçon de chemin de fer d'environ 350 milles de longueur, à travers un pays uni, où l'établissement d’une voie ferrée serait très facile, transporterait ce bois au cœur même des meilleures terres à culture et à blé de ces territoires. Le Manitoba fait des efforts pour assurer la construction d'un chemin de fer qui se raccorderait à Vork Factory avec la navigation sur la baie d’'Hudson. L'un des propriétaires du ‘‘Canadian Northern’ déclarait ces jours derniers, que ce chemin de fer sera continué jusqu’au port de Churchill par un embranchement de trois cents milles de longueur. Si ces p:\ jets se réalisent, il est clair que ces chemins de fer procureront un marché avantageux aux produits des forêts du Mistassini et de l’Abitibi.
Quant à l’Abitibi, cinq compagnies sont déjà incorporées pour construire des chemins de fer qui traverseront ces territoires pour atteindre la baie James ; trois de ces chemins de fer traverseront le territoire en question, du sud au nord et deux de l’est à l’ouest. Il est tout probable que le Grand-Tronc-Pacifique traversera aussi l'Abitibi, ce qui devrait donner une grande valeur aux forêts de ce territoire. Un tronçon de chemin de fer d'environ soixante-quinze milles de longueur, à partir du lac Victoria et en allant vers le nord. pourrait amener le hois de cette partie de l’Abitibi à la rivière Ottawa, sur laquelle il pourrait être descendu par la flottaison aux scieries et aux stations de chemins de fer qui se trouvent plus bas sur cette rivière, et de ces différents points le bois pourrait être expédié aux différents marchés, de la même manière que l’est actuelle ment le bois provenant des forêts de l’Ottawa.
Mais pour rester dans les limites de la réalité actuelle, ne prenons que ce qui est présentement utilisable, c’est-à-dire les forêts des régions du Sud et du Centre et dans celle du Nord une aire de seulement 30,626,876 acres comprenant la partie supérieure des comtés de Champlain, St-Maurice, Maskinongé, Berthier, Joliette, Montcalm, et 25,250,876 acres des forêts les plus facilement accessibles, actuellement utilisables, de Chicoutimi et Saguenay.
Au bas chiffre de 24 cordes à l’acre, pour l'épinette noire, de 4 corde pour l’épinette blanche, à prendre dans les têtes d’arbres dont
les troncs seront mis en billots, de À corde Pour le sapin, l’on P |! rait d’une première Coupe, dans ces 30,626,876 acres de forêt, ! || 76,567,190 cordes d'épinette noire, 15,313,438 cordes d’épin fi] blanche, 15,313,438 cordes de sapin, soit un total de 107,194, cordes de bois à pulpe. Calculant l’épinette blanche, pour les bil | |: de sciage, à seulement 500 Pieds superficiels à l’acre, il y aurait d
Les bois francs n'ont de valeur, comme matière première comme produits ouvrés, qu’en autant qu’ils sont accessibles transport par chemin de fer. Dans les circonstances présent.
| | Billots de sciage Droits de coupe Pin blanc... ... 30,400,000,000 pds à #1.30... -$ 39,520,000.0 Pin rouge... 7,500,000,000 à 0.80... 6,000,000.0t Epinette.. 87,313,438,000 « à 0.65... 56,753,735.0 Pruche,,,.... 200,000,000 à 0.65... 130,000.0€ Merisier,..... 80,000,000 «: à 2. : 104,000.00 Erable ...,... 70,000,000 :: à 1.30... 91,900.00 Chêne .... 2,000,000 « à 0, 2,600.00 Dre... 44,000,000 ‘ à 1.30... 57,200.00 Frêne... , 26,000,000 ‘ à 1.30. 33,800.00 2 0: VTT 25,000,000 :: à EM... 32,500.00 Noyer tendre. 1,000,000 : à É00.... 1,500.00 Bois blanc... 20,000,000 ‘ à L90,... 26,000.00 Bouleau...... 35,000,000 :: à VS... 22,750.00 Peuplier ..... 53,000,000 ‘ à 0.65... 34,450.00
se en 125,769,438, 000 $102,819,535.00
] l’on pour- :
forêt, faire
d'épinette |
07,194,066 " les billots turait dans région du
-mière ou ssibles au présentes, e de l’ac- Jour faire S, il faut ‘ductions actuelleaitement S :
Bois de pulpe
Epinette...... 148,878,628 cordes à $0.40.... 59,548,251.00 Sapin,........ 27,913,338 ‘ à 0.40... 11,165,335.00 Peuplier....... 11,000,000 ‘à 0.40... 4,489,000.00 187,783,965 $875,113,586.00
Dormants de chemins de fer Cèdre......... 220,000,000 pièces à 0.02... 4,400,000.00 Cypès. 5... 211,253,352 ‘‘ à 0.02... 4,225,000.00 1 POP 4,000,000 ‘à 0.02... 80,000,00 235,253, 352 $8,705,067.00
Poteaux pour fils électriques CO. : 17,500,000 pièces à 0.05... $ 875,000.00
Billes à bardeau CRE. iv + 1,300,000,000 pds à 0.65... 545,000.00 Bois carré
CGR. se, 30,000,000 p. cub. à 0.2... 600,000.00
Le total des droits de coupe s'élève à $188,958, 188.00
Répartie sur une période de cent ans, cette somme représente pour le gouvernement provincial un revenu de $1,889,581 par année, seulement pour les droits de coupe.
Pour les cultivateurs, ou les colons et les hommes de chantiers, l'abattage ‘le ce bois dans la forêt et le transport aux bords des rivières ou aux stations de chemins de fer, représentent en gages les sommes suivantes, en calculant sur les prix courants :
Billots de sciage
UN JU $ 182,400,000 FIN FOUR... 1... 37,500,000 $219,900,000.00 Phoette,.. 349,253,752.00 PTÜCHE.. ce 800,000.00 $569,853,752,00 VA
Bois durs.,,,,,,... $ 1,340,000 Bouleau, Ce
140,000 Peuplier, ,,..., sors 159,000 ——__———— 1,639,000.00 Ron $571,492,752.00 Bois à Pulpe Epinette,,.,.,,.,, + $372,179,570 Le ce EPP 69,783,384 SP EN DEEN 27,500,000
. ——— $ 469,462,954. 00 Dormants de Chemins de fer. . rase 21,525,335.00
Poteaux pour fils électriques. Sade 8,750,000.00 Billes à bardeau,...... ENTRE Sith 8,450,000.00 NS a 3,000,000.00
éspectivement les vale suivantes :
Espèce de bois Droits de coupe Gages Total Epinette........ $ 116,301,986 $ 721,433,399 $ 837,735,3 ER ere has 45,520,000 219,900,000 265,420, 0 PRIVE RTS 11,165,000 69,783,000 80,848, 0 TO 6,720,000 42,200, 000 48,920,0 Peuplier...,,... 4,434,450 27,659,000 32,093, 4, CYR... 4,225,000 21,125,335 25,350, 3:
Bois durs....... 428,600 2,190,000 2,618, 6 Bouleau....,... 22,750 175,000 197,5C
Dans ce total de $1,293,183,193 l’épi
et le pin 20.52%. Le Sapin figte
» les billo une valeur de $#674,312,9287 et le bois à Pp
ulpe $544,576,540, ce qu ne fait qu’une différence de $129,735,747.
Si, au lieu de ne prendre qu’une étendue de 25,250,876 acres dans les comtés de Chicoutimi
ivriers, les les valeurs
Total
pour les sentent À ce qui prendre COutimi
ment ces comtés, il faudrait ajouter au bois à pulpe ‘‘flottable''
155,609,380 cordes d'épinette et 38,902,345 de sapin, soit un total
de 194,511,725 cordes, ce qui donnerait $77,804,688 en droits de coupe | pour le gouvernement et $196,279,312 en gages pour les ouvriers | employés dans la forêt ou une valeur totale de $564,084,000. A jou-
| et Saguenay, nous prenions les 87,494,628 acres de forêts que renfer-
{ tez cela aux $544,576,540 mentionnées plus haut et vous ‘arrivez au chiffre phénoménal de $1,108,660,540, comme représentant la valeur du bois à pulpe en droits de coupe et en gages, c'est-à-dire en ne prenant que l’épinette et laissant de côté plus de trente mil-
| lions de cordes de peuplier, que nous avons dans les forêts compri-
1 ses dans les limites qu'avait la province de Québec avant l'anne-
| xion, en 1898, des territoires d'Abitibi, Mistassini et Ashuanipi.
Ces chiffres peuvent donner une idée des possibilités de l’industrie de la pulpe et du papier dans la province de Québec.
| Le bois à pulpe d'Abitibi et de Mistassini n'est pas utilisable
pour le présent, vu qu'il n'y a pas de chemins de fer pour sortir ce
bois ou ses produits : mais le bois d'Ashuanipi est aussi utilisable que celui de n’importe quelle autre partie de la province, vu qu'il peut être amené par la flottaison jusqu’au golfe Hamilton, un bon port sur l'Atlantique, 250 milles au nord du détroit de Belle-Isle,
Du golfe Hamilton aux ports de la Grande-Bretagne, il n'y a que
1,750 milles. Il y a une Compagnie qui opère dans ces forêts et a son
moulin à scie à l'embouchure de la rivière aux Oies, affluent du
fleuve Hamilton, ce qui met hors de doute que les opérations forestières sont possibles dans ce territoire. Les forêts d’Ashuanipi ont
une ire d'environ 20,000,000 d'acres et peuvent donner en bois à
pulpe 50,000,000 de cordes d'épinette et 10,000,000 de cordes de
sapin.
Sur la carte de la province de Québec, ce territoire d’Ashuanipi
n’a l’air que d’une parcelle ou d’une petite lisière, ce qui n'empêche
pas que son étendue excède d'environ 7,000,000 d’acres celle de la
Nouvelle-Ecosse et d’au delà de 2,000,000 celle du Nouveau-Bruns-
wick, de m me qu’elle égale à peu près celle de l'état du Maine, qui
ne renferme que 21,145,600 acres.
Il y a beaucoup de pouvoirs d’eau considérables dans l'Ashuanipi, notamment celui de la Grande Cataracte, ou chute McLean,
f Jill sur le fleuve Hamilton, à environ cent cinquante milles de la té f Nil ‘la marée, Cette chute a 302 pieds de hauteur et l'on estime qu | peut développer une énergie de Plus d'un million de Chevaux-vaf Tout cela peut donner une idée des possibilités de la prov
de Québec pour ce qui concerne l'industrie de la pulpe et du pa]
même en ne faisant entrer en ligne de compte que cette parti
ses forêts d'épinette qui est accessible par les voies d'eau et, par co quent, pratiquement utilisable.
Evor.urion DANS LA VALEUR DES FORÊTS
Le pin blanc, il y a une trentaine d'années, ét le seul bois ayant une valeur commerciale, d'exportation. Les explorateurs env une concession forestière classaient ]
sapin, le cèdre, même Je pin rouge, parmi les non-valeurs, au ra des déchets. Le pin rouge fut le Premier à conquérir Je droit qu cité dans le monde du Commerce de bois et aujourd’hui il est pr LE | presque à l'égal du pin blanc, même pour l'exportation, L'épine | || [| blanche est venue ensuite et figure maintenant au Premier rang par: j | | 4 les bois recherchés du Commerce, même du commerce d'exportatio RUES L'honorable W., C. Edwards, qui parle d'expérience, n'hésite pas nn dire qu'il y a plus d'argent dans l'épinette que dans le pin, qu son avis il n’y a pas au Canada de placement de capitaux aussi be qu'un placement sur une Concession d’épinette, qu’il préfère un pl cement sur une concession (Zmit) d'épinette à un placement sur ur 1 Concession de pin. Un autre Prince du commerce de bois, M. J. [| Booth, a fait la déclaration suivante au cours de son témoignag | | devant la Commission de Colonisation, l'année dernière : 1] ‘* Jadis, nos explorateurs, c’est-à-dire les hommes que nous en voyions explorer Pour nous faire Tapport de la nature du bois, par
| couraient la forêt et nous faisaient apport qu’il y avait telle quantit
de pin sur telle étendue de terrain, et quand nous leur demandion:
ce qu’il y avait sur le reste du terrain, ils nous faisaient cette ré. ponse, qui réglait la question : ‘: Seulement de la racaille,” voulant dire par là que c'était du bois d'aucune valeur, et comme question de fait, l’épiuctte, à cette époque, n'avait aucune valeur. Aujourd’hui, cette même épinette qu’il Y 4 Sur nos terrains a une valeur égale, sinon supérieure, à la valeur qu'avait alors le pin.
ait regardé con Surtout pour le comme oyés dans la forêt pour éval ’épinette blanche, la pruche
ss —
le la tête de time qu’elle tUx-vapeur, la province du papier, Le partie de par consé-
‘* Pour aller un peu plus loin et vous démontrer comment la valeur de nos forêts s'est accrue, laissez-moi vous dire qu'à cette époque nous n'attachions aucune valeur quelcinque au pin rouge. Longtemps après que je fus entré dans le commerce de bois, nous n'aurions pas abattu un pin rouge pour le mettre en billots, même dans les endroits où nous n'avions qu'à l'abattre et à le rouler dans l'eau d’une rivière ou d'un lac et à le laisser descendre à ses frais et dépens ; pas de pin rouge à cette époque pour les marchands de bois. Aujourd'hui, dans nos opérations en forêt, partout où nous { trouvons une épinette, nous l'abattons comme nous abattons le pin blanc, et le pin rouge entre aussi en réquisition absolument comme le pin blanc. Le pin rouge vaut aujourd'hui autant que le pin blanc.
‘Je mentionne ces faits pour vous faire voir l'évolution qui s'est opérée depuis quelques années dans la valeur de nos forêts."
Le cèdre est une autre espèce de bois, jadis regardée comme n'ayant aucune leur pour le commerce et qui figure aujourd'hui
rdé comme commerce ur évaluer pruche, le , Au rang le droit de l'est prisé
-'épinette parmi les essence les plus précieuses. ing parmi ‘ C’est un bois, dit M. Booth,—et il parle d'expérience, —qui Jortation. sera de plus en plus recherché, à mesure qu'il sera plus connu. site pas à # C’est un bois auquel les chemins de fer auront maintenant à demanpin, qu'à À der leur approvisionnement de dormants. Laissez-moi vous en faire aussi bon la démonstration. Il y a peu d'années, vous n’auriez pu vendre un e un pla- seul dormant de cèdre pour mettre sur un chemin de fer. Vers : Sur une cette époque nous commencâmes à les employer sur notre chemin . J.R. de fer. Nous considérions que notre chemin serait bien équipé avec 10ignage ces dormants. Pour vous démontrer combien les dormants de cèdre sont prisés aujourd'hui, comparativement à ce qu'ils l'étaient à cette ous en- époque, je vous citerai le fait que le Grand-Tronc m'a demandé de ois, par- lui fournir des dormarts de cèdre que j'emploie sur mon propre juantité chemin (le Canada Atlantique, dont M. Booth a été le propriétaire). andions J'ai offert des dormants d'épinette rouge, mais l'administration m'a tte ré- répondu qu'elle ne veut pas acheter d’autres dormants que ceux de voulant cèdre. Cette compagnie emploie aujourd’hui les dormants de cèdre uestion comme elle employait jadis les do- ants d'épinette rouge ; ceux de Fos cèdre durent de quinze à vingt anis, au lieu que ceux d’épinette rouge valeur
ne durent pas plus de cinq ans. Cela démontre la valenr du cèdre,
qui se trouve dans toutes les parties de nos forêts. J'attache aut de valeur au cèdre que j'ai sur mes ‘‘ limites "’ (#)qu'au pin. L servateur ordinaire n'a que peu d'idée du cèdre et de sa valeur général. On emploie ce bois pour faire des cuves, des dormants l'on en fait les piles de viaducs :es plus sûres pour les chemins fer ; on l’emploie pour faire des poteaux de télégraphe, de télépho ainsi que les cuves employées dans les usines à papier, Nous n'av pas d'autre bois dans le Pays pour bien remplacer Je cèdre, dont fait aussi les piquets de clôture, Aux Etats-Unis, un dormant de cèc vaut plus qu'un dormant de n'importe quelle autre espèce de bo Voilà les raisons qui me font dire que nous avons dans nos for d'immenses richesses à notre disposition. Si, non seulement ce: qui s'occupent de cette question, mais même ceux qui voudro l'étudier, veulent bien se donner le trouble de réfléchir et de jet un regard autour d'eux, ils constateront qu'il y a plusieurs espèc de bois, que nous avions coutume de considérer Comme sans valet et que pourtant nous avons commencé à utiliser avec un si ai empressement, ils verront bien vite, dis-je, ce que vaudront n forêts dans quelques années.
‘* Pour revenir au cèdre, je dirai que c’est un bois permanen qu'aucun insecte n'attaque ni ne touche, C'est un bois qui cro partout dans les terrains bas. Tout de même, c'est un bois qui m rite bien d'être conservé. I] pousse où nul autre bois ne Pousserait.
Il y a une vingtaine d'années, l'hon. M. W. C. Edwards a fa la déclaration suivante devant un comité de l'assemblée législativ de Québec :
‘Je déclare ici que j'attache de la valeur à tous 1 trouvent dans une ‘‘limite'’. A mesure que le abondant, je considère que la valeur des autre considère que le pin blanc, l'épinette, le pin r rable, la pruche l'épinette rouge et le cèdre ont une valeur commerciale. Le hêtre, je la valeur, de même que le bois blanc ou til d'opinion que tous les bois qui se trouven
es bois qui s pin deviendra moin S bois haussera, } ouge, le merisier, l'é sont tous des bois qu pense, prendra aussi de leul d'Amérique. Je sui:
t dans les ‘‘limites'’ pren (*) On appelle ‘limites "’1es concessions forestières offermées par le gouver.
nement à des industriels qui y font la coupe du bois Cette expression baroque est la traduction littérale du mot anglais ‘limit ”.
Che autant pin. L'ob-
valeur en !
rmants, et hemins de téléphone, 18 n'avons e, dont on t de cèdre e de bois, 108 forêts lent ceux voudront t de jeter
s espèces !
1s valeur, n sia, ide
lront nos !
rmanent, qui croît qui mésserait. ’’ ds a fait gislative
is qui se ra moins era. Je sier, l’ébois qui aussi de
Je suis "? pren-
> gouverbaroque
dront de la valeur, seront utilisés pour les fins commerciales et seront autant d'actif pour la province." :
Cette prédiction s'est accomplie à la lettre quant à certains bois regardés naguères comme n'ayant pas de valeur commerciale, tels que le cèdre, la pruche, le sapin, l'épinette noire et elle s'accomplira pareillement à l'égard des bois durs, à mesure que ceux-ci deviendront accessibles par les chemins de fer.
Un exemple frappant de cette évolution dans la valeur commerciale de nos forêts nous est fourni par l'épinette noire et le sapin. Jusqu'à ces dernières années l'épinette noire, qui n'atteint qu'un diamètre comparativement petit et ne donne que des sciages de pauvre qualité, était regardée comme n'ayant absolument aucune valeur et un marchand de bois qui eut parlé d'acheter une ‘‘limite'' d'épinette noire aurait été considérée comme ‘‘ron compos mentis'' où un homme ayant perdu la raison. Aujourd'hui les ‘‘limites'’ boisées de cette même épinette noire sont recherchées avec la même avidité et payées des prix plus élevés que ne l'étaient il y a vingt-cinq ans les ‘‘limites'’ boisées en pin blanc. Et j'oserai dire que dans bien des cas il y a plus d'argent à gagner dans l'exploitation d’une ‘‘limite’’ d'épinette noire, qu'il y en a dans l'exploitation d’une ‘‘limite'’ de pin ordinaire.