CONCLUSION
Sur les richesses crénothérapiques de la Corse
Les Sources, qui mériteraient mieux qu’une étude aussi succincte que la nôtre, ces sources, ne sont-elles pas innombrables pour un pays aussi petit que le nôtre ? Et leur abondance ne leur fait rien perdre de leur puissance thérapeutique ! De plus, à tout moment de l’année, on peut recourir à leur générosité curative, sans que l’on ait à abandonner un climat, tout aussi généreux, pour ne compter que sur leurs effets isolés.
En été, vous êtes à Orezza même, délicieux séjour pour profiter de l'air pur de la montagne ; que, les frimas revenus, vous alliez vous baigner dans la chaude lumière d’une station hivernale, vous pourrez donner suite, s’il y a lieu, à votre traitement ferrugineux, car l’eau d’Orezza est aujourd’hui transportable.
Pietrapola est fréquentable toute l’année.
Guagno et Guitera, idéalement situés, vous feront profi- . ter des bienfaits de leur eau, tout en vous faisant éviter l’accablement de la canicule ; l’hiver venu, Ajaccio, rieur vous accueille, et, chaque matin, en guise de promenade, vous vous rendez à Caldiniccia, qui vous offre une eau, plus faible que celles de Guagno et de Pietrapola, mais néanmoins active.
Vous voudriez éviter ce déplacement quotidien, allez à Baracci, au fond du golfe de Vallinco, et, là, vous doublerez sur place votre cure thermale d’une cure climatérique.
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Et, où donc les malades, qui cherchent anxieusement une fin à leurs misères physiques, pourront-ils réunir deux éléments thérapeutiques aussi importants, la cure hydrominérale et la cure climatérique, en n'importe quelle saison ?
Mais, hélas ! toutes ces exhortations en pure perte, car hôtels luxueux, endroits de plaisir, devenus avec le progrès « des conditions indispensables de l’existence » sont absents de nos Thermes |!
Cependant des établissements plus modernes et des hôtels mieux aménagés nous suffiraient ! Car on lalssera volontiers les stations à la mode, où pullulent les plaisirs, pour avoir recours à nos sources incomparablement puissantes, jailiissant dans des contrées, gâtées par la Nature, et, où le repos et la tranquillité éloigneront le malade de l'agitation importune de la vie mondaine |