INTRODUCTION
La Corse, la moins étendue des trois grandes îles de la Méditerranée, ne mesurant que 183 kilomètres du Nord au Sud, et & de l'Est à l'Ouest, mais une des plus belles, est un champ de ressources thérapeutiques, qui mériteraient de retenir un peu plus l’attention des patriciens, tout au moins français.
Aussi, ignorée, comme l’est, le titre de cette modeste publication pourrait laisser croire que nous n’avons pas échappé à la subjection, à laquelle notre amour de la petite patrie pouvait condamner et river notre esprit... « Richesses Thérapeutiques de la Corse », voilà qui peut faire présager d’une fastidieuse énumération de ressources plus ou moins banales farcie de louanges interminables. Cest d’ailleurs, de quelques richesses seulement que nous avons voulu parler, celles dont la mise en valeur immédiate sera la plus pratique. Nous ne songerions pas à mentionner les multiples guérisons miraculeuses en des Lourdes en miniature, car le peuple Corse est superstitieux corame toutes les peuplades imaginatives ; on aurait pu, encore, malgré l’aridité de cette étude, constituer un herbier, vu que les plantes médicinales pullulent dans le jardin insulaire, mais quel pays n’a pas les siennes ?
C’est de toute autre façon encore, que la Corse est admirablement dotée : elle offre une étonnante variété de climats, car l’on peut, pendant l'hiver, jouir de son climat
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si doux sur ses rivages, et respirer l’air pur de ses montagnes pendant l'été ; elle reste, de plus, avec ses sources ferrugineuses, un des plus riches départements français en stations thermales.. Ce sont là les trésors, qu’un coupable abandon laisse inutilisés ; elles feront l’objet de notre étude.
D'où une division toute naturelle de notre travail :