‹ Rideau a huit heuresChapitre 33 sur 75 · ARSÈNE, NOUVION, UN GARDIEN · texte numérisé non relu

ARSÈNE, NOUVION, UN GARDIEN

Le Gardien.

C'est ici, Monsieur. (// sort.) NouviON, à Arsène qui eit absorbée dans sa

méditation .

Arsène. .. Arsène...

Arsène.

Ah ! quelqu'un. Monsieur Nouvion ! [A part.) Grand Dieu !

Nouvion.

Oui, Arsène, c'est moi. Ma présence vous trouble ?

Arsène.

Non... non... excusez-moi ; j'avais demandé à être seule.

Nouvion.

Remettez-vous, ma pauvre enfant. Vous me connaissez à peine, et nous ne nous sommes vus que bien rarement ; mais je ne pouvais demeurer indifférent à votre malheur. Aussitôt que j'ai appris la terrible accusation qni pesait sur vous, je me suis promis de chercher à vous être utile. Je suis touchée de votre intérêt ; mais j'ai accepté toutes les conséquences de l'acte dont je me suis rendue coupable, et je ne sais le service que l'on pourrait me rendre.

Nouvion.

Cependant vous n'êtes pas d'une nature mauvaise ; votre vie avait été sans reproche jusqu'alors, et cet acte peut sinon se justifier, au moins s'expliquer et être atténué dans une certaine mesure par des circonstances que vous devez à vous-

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