SCÈNE V
ARSÈNE, seule.
Mais c'est épouvantable! Remettre ma défense à l'homme dont la femme lui a dérobé l'honneur, en même temps qu'elle me volait mon fiancé. Ah! pour elle ce serait le commencement de la punition divine. Mais mon cœur et tout mon être se révoltent à l'idée que M. Nouvion prenne ce rôle, lui si bon, si honorable. Et s'il parvenait à savoir, — car il l'a dit, il remuera tout pour apprendre la vérité, — que l'indigne complice de Marcel vivait à son fojer, quelle horrible chose! Ah ! pourquoi n'en ai-je pas fini avec moimême, après avoir vu tomber celui que j'aimais ? J'avais bien besoin de vivre, vraiment ! Qui me donnera le moyen d'échapper à cette torture ? Mais dire un mot pour essayer de diminuer ma faute et surtout accepter M. Nouvion comme défenseur, jamais! jamais !
70 ARSENE REAUX