‹ Rideau a huit heuresChapitre 38 sur 75 · LE DOCTEUR, ARSÈNE, MADAME NOUVION · texte numérisé non relu

LE DOCTEUR, ARSÈNE, MADAME NOUVION

Madame Nouvion, au Doclcur.

Laissez-nous seules, je vous prie.

[Le Docteur sort.) Arsène.

Elle!! Vient-elle m'implorer ou m'outrager?

Madame Nouvion.

Mademoiselle Réaux.

Arsène.

Appelez-moi Arsène tout court. Aussi bien -e suis votre sœur de lait. En vérité, ce'a nous a porté bonheur à toutes deux!

Madame Nouvion.

Mademoiselle Réaux...

Arsène.

Soit. Que me voulez-vous?

Madame Nouvion,

L'intérêt, un intérêt sincère

Arsène.

Ecoutez-moi, Madame. L'hypocrisie de votre part, dans ma situation, serait chose aussi cruelle c[ue vaine. Il n'est pas permis de se jouer d'une pauvre fille à laquelle il ne reste que les larmes et la honte. Ai-je besoin de vous l'apprendre, vous ne pouvez vous intéresser à moi.

Et pourquoi donc ?

Arsène.

J'ai observé le silence avec tout le monde ; pour vous ma langue peut se délier ; il n'y a pas de danger que mes confidences aillent plus loin. Pourquoi, au lieu d'intérêt ou seulement de piiié, est-ce de la haine que vous devez me porter? Une haine mortelle, que je vous rends bien, croyez-moi. C'est parce que... O mon Dieu, quel souvenir! Parce que j'ai tué Marcel Froissy, et que Marcel était votre amant.

Madame Nouvion.

Malheureuse 1

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