‹ Rideau a huit heuresChapitre 8 sur 75 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

En tout cas, c'est le hasard qui l'aurait préparé. Puisque je lui dois cette rencontre inespérée et qu'il nous a mis dans ce dédale, permettez-moi de vous proposer le seul moyen d'en sortir. Madame, consentez à m'accepter pour époux. Nous pourrons habiter ensemble cet immeuble; toutes les difficultés se trouveront supprimées, et je serai le plus heureux des hommes. Madame Page.

Monsieur, de toutes vos folies celle-ci est la plus forte. Vous voyez combien il m'était impossible, avec vos sentiments, de vous agréer comme locataire.

Thémines.

Je parle très sérieusement, je vous jure. J'avoue que cela s'écarte un peu du formulaire classique, mais puisque le dénoûment est moral et bien trouvé...

Madame Page.

Finissons, monsieur. M. Colombet doit remarquer que nous restons bien longtemps à débattre les conditions du bail de cet appartement, que je ne vous loue pas, et vous ne voudrez point me compromettre auprès de mon concierge. (^Bruit au dehors.) Quel est ce bruit ?

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