Riel et la naissance du Manitoba
En offrant au public cette brochure que nous intitulons “RIEL ET LA NAISSANCE DU MANITOBA”, nous croyons nécessaire d'informer le lecteur à quelle occasion ces deux conférences furent données.
L'an dernier, le Manitoba célébrait le 50me anniversaire de son entrée dans la Confédération canadienne. Pour donner tout l'éclat que la province devait à cette fête, le gouvernement local fit appel à toutes les sociétés et à tous les groupes soucieux de l'histoire manitobaine. Le banquet donné par l'UNION NATIONALE METISSE, le 12 juillet, à Saint-Norbert, fut la réponse des Métis, les vrais pionniers de la première heure dans ce pays.
Pourtant, nous ne pouvions célébrer sans déchoir dans notre amour de la tradition nationale et religieuse. L'éregtion de la Rivière Rouge et de l'Ouest en province et partie intégrante du Canada, étant la fin du régime de liberté absolue dont nous avions joui jusque là, nous n'avions pas à nous féliciter de cet évènement, surtout en songeant aux outrages qu'ont subis depuis 50 ans la parole donnée en 1870 et la langue française. D'un autre côté notre loyauté nous défendait de.rester indifférent devant l'enthousiasme général, c’est pourquoi, nous. nous sommes contentés de commémorer seulement.
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La journée débuta par un service solennel pour tous les Métis morts au service de la Patrie, puis vint le. banquet auquel étaient conviés les dignitaires du clergé, les officiers des sociétés soeurs et nos représentants. Une table d'honneur avait été réservée aux viëillards et aux vétérans de 1870 pour signifier à ces généreux défenseurs de nos droits que la génération d'aujourd’hui se souvient de ce qu’ils ont fait.
Après avoir passé quelques hëüres dans une agréable causerie des choses d'antan, toute l'assemblée se dirigea vers la chapelle de Notre-Dame de Bon Secours, où Son Honneur le Juge Prud'homme et M. de Trémaudän donneérent les conférences qui sont l'objel de la présente publication.
, La réputation de ces deux écrivains est faite depuis longemps, nous ne saurions rien ajouter à leur nom; mais nous voulons leur prouver notre reconnaissante appréciation en publiant leurs travaux pour qu'ils aillent raviver aux foyers de ceux qui étaient absents les évènements historiques qu'ils relatent, et remettre à leur place bien des faits qui ont été, par ignorance où à dessein, défigurés par l'histoire enseignée...